
La poussière vole dans les ruelles de
Dice Town... Les portes et les
dents grincent, les volets et les coups de feu claquent, et chacun scrute son voisin, la main sur la gâchette...
Les gouttes de sueur perlent aux tempes, les doigts se crispent sur les armes, car la lutte est impitoyable pour savoir qui récupèrera les pétites de la
mine, qui braquera la
banque,
qui se servira dans les réserves du
general store, qui s'attirera les faveurs des filles du
saloon, qui récupèrera l'étoile du
shérif, qui deviendra l'heure propriétaire des
terrains en vente, ou qui, malchanceux, ira voir le
Bad Luck Dock...
Une grondement sourd envahit l'espace. L'orage ?
Non, le roulement des dés dans les godets ! Car les seuls armes autorisées à
Dice Town sont, comme sont nom l'indique, dans la langue de Gary Gigax, des
dés.
Chaque joueur dispose de
5 dés poker, c'est-à-dire dont les faces portent les valeurs classiques des cartes : 9-10-Valet-Dame-Roi-As.
Dés dans le godet, on remue on remue et PAF ! (et le plus drôle est de le faire bruyamment, bien sûr !) on fait claquer le godet sur la table.
On regarde alors secrètement les dés, et on doit au minimum en garder un, gratuitement. Tout dé supplémentaire gardé coûtera 1 $ (et l'argent est une denrée rare !).
On dévoile alors le ou les dés gardés, puis on relance les dés restants, jusqu'à épuisement (ou presque).
Toutes les combinaisons sont alors comparées, et permettent d'engranger des gains en fonction des valeurs de dés : pépites d'or, dollars, équipement, possibilité de piquer des cartes aux autres,
étoiles de shérif, titres de propriétés...
Quand les réserves de pépites ou de titres de propriété se tarissent, la partie s'arrête, chacun convertit ses possessions en points de victoire (et tout compte !), et le tour est joué.
Jeu rapide, convivial, soumis à un semi-hasard pondérable par l'utilisation des dollars et des cartes,
Dice Town promet un bon moment, à la fois bruyant (merci les dés !) et riche en
tractations (notamment pour soudoyer le shérif, seul arbitre en cas d'égalité).
Mécanisme simple, accessible, qui colle bien au thème "western", que demander de plus ?
Donc, grand merci à
Bruno CATHALA et
Ludovic MAUBLANC, et rendez-vous à Ok
Corral...
Champi Ludi