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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:01

Tony Chu T2 - CouvertureNon non, vous ne rêvez pas, c'est bel et bien lui que vous apercevez sur la couverture et dans l'extrait visible un peu plus bas : John Colby, surtout connu, dans le monde de Tony Chu, pour avoir pris un hachoir en pleine tête dès les prèmières page du tome 1. Cette petite mésaventure culiniaire lui avait d'ailleurs valu un bref séjour en hôpital, et son remplacement auprès de son collègue par l'imposant et mystérieux Mason SAVOY qui, pour des raisons évidentes (et si elles ne le sont pas plus pour vous que pour moi avant de m'y replonger, relisez le tome 1 pour vous en convaincre), est absent de Un goût de paradis.

 

Reprenons en quelques mots la recette de notre héros : cibopathe, notre cher Tony peut, après avoir mâchouillé à peu près n'importe quoi (et je précise, n'importe quoi, ce dont son supérieur direct, qui ne le porte pas dans son coeur, a bien conscience) en retirer tout un tas d'indices. Oh, pas simplement la teneur en calcium, sel ou vitamines, mais l'historique intégrale et détaillé. Pour un fruit, cela peut remonter jusqu'à la graine, en passant par les cultivateurs et pesticides rencontrés. Pour un cadavre, cela peut être un tout petit plus intéressant... le tout étant, pour le flic, de se mettre à table (pour une fois que c'est ce côté-là de la loi qui doit s'y coller !).

 

Après les glauques entrepôts ou les fraîches étendues polaires entrevus dans le tome 1, l'île de Yamapalu, paradisiaque et tropicale à souhait, vous souhaite la bienvenue : soleil, sable fin, restaurant gastronomique (ce qui, dans ce monde frappé par l'interdiction formelle de consommer du vrai poulet suite à une épidémie de grippe aviaire, est devenu rare), et surtout "une sorte de fruit". Une sorte de fruit qu'un petit monsieur bronzé à chapeau de paille avait montré à Amelia Mintz (journaliste saboscrivneuse, si, si!) dans le tome précédent, histoire de lui faire voir du pays.

 

Bon, je conçois que tout cela puisse sembler un peu confus, mais cela ne fait que rendre justice à la densité du récit proposé par John LAYMAN et  Rob GUILLORY : dans un monde à peine plus futuriste que le nôtre, rongé par des incidents sanitaires d'envergure et par une paranoïa galopante (futuriste, vraiment ?), tous les moyens sont bons, mêmes les plus... originaux pour lutter contre le crime (le trafic de viande de poulet, par exemple, ou le vol de coq de combat !), pour faire toute la lumière sur les vérités les plus sordides (qu'est-ce que le gouvernement essaie de cacher derrière cette fumeuse histoire de grippe aviaire ?) ou pour lutter contre les vampires.

Euh, oui. Les vampires avaient été évoqués (en russe) dans le premier opus. On comprend tout de suite mieux dans ce tome pourquoi.

 

John LAYMAN tire de nombreuses ficelles pour donner à son récit un rythme sans failles. Chapitre après chapitre, avec un découpage toujours dynamique, il multiplie les pistes sans jamais nous perdre, alliant l'humour à l'inventivité. Je vous laisse le soin de découvrir par vous-même ce que peut être un cibolocuteur, par exemple.

 

Graphiquement, Rob GUILLORY continue de creuser une veine cartoonesque efficace et énergique au service de l'expressivité des personnages et de la fluidité des mouvements. Ce semi-réalisme permet de faire passer la plupart des horreurs (comme mâchouiller un cadavre, entre autres !) avec une certaine légèreté. Vraiment.

 

Mention spéciale pour le "fruit" tentaculaire (mais si, ne me dites pas que vous ne l'avez pas remarqué, dès la couverture), et pour la joyeuse apocalypse qui s'invite à plusieurs reprises au fil des pages. Et qui ne laisse pas le temps de s'ennuyer.

 

Regrettons toutefois que ce tome nous laisse un peu sur notre faim (ah ah), et espérons que la suite arrivera bien vite... dans nos assiettes (bon, ok, j'arrête de filer la métaphore avariée !), car quelques questions restent encore sans réponse.

 

Du beau travail drôle et prenant, ce serait bien dommage de s'en priver.

 

Champimages épicées.

 

Tony Chu T2 - Extrait 1

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