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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 09:03

Welcome to the death club - CouvertureBridge, judo, macramé, randonnée, biker... Nous avons tous, à un moment ou un autre de notre vie, fait partie d'un club. Sans jamais tous fréquenter le même, faut pas exagérer, les goûts et les couleurs, tout ça...

Pourtant, qu'on se le dise, tous les "clubbeurs" du monde se retrouveront sous la même enseigne, en bout de course : "The Death Club".

 

Voilà sans doute pourquoi, en toute logique, WINSHLUSS a décidé de brosser un portrait en petites touches de ce club pas comme les autres.

Welcome to the death club, ce sont huit histoires courtes dans lesquelles la Mort (sic) joue le premier rôle. Qu'on cherche à l'éviter, la contourner, la retarder, ou - passez-moi l'expression - la baiser, elle finit toujours par avoir le dernier mot.

Seule ou en famille, elle s'invite sur la route, dans les immeubles anonymes, sur les champs de bataille, dans le coeur des artistes, à la fête foraine.

 

Difficile de traiter un sujet aussi grave, aussi sombre, sans l'humour indispensable pour en rendre la lecture supportable. WINSHLUSS s'y entend pour inviter rire grinçant et cynisme cruel à chaque coin de case. Quasiment sans dialogues - seuls les zombies ont droit à la parole ! -, avec un expressionnisme particulièrement éloquent, il brosse, à travers ces contes cruels, le portrait peu reluisant d'une humanité - qu'elle ait visage de cochon, d'oiseau ou de cafard ! - particulièrement détestable, cruelle, égoïste, lubrique, amorphe, cupide.

 

Graphiquement, l'auteur du très célébré Pinocchio, et de l'inattendue adaptation animée de Persépolis - avec Marjane SATRAPI - fait feu de tout bois. D'une case à l'autre, son trait peut passer de l'épure au charbon, des aplats les plus froids et cernés aux lavis du brouillard graphique. Mais loin de nuire à la cohérence et la fluidité, ces ruptures, qui rappellent combien rares sont les auteurs à sortir des sentiers battus de la conformité, mettent le dessin au service de l'expressivité maximale. Aucune concession à l'académisme, l'histoire seule au premier plan.

 

Que les plus angoissés se rassurent : ce concentré d'humour noir et d'acidité se termine bien, autour d'une barbapapa, entre un père et un fils réconciliés.

Comme quoi, finalement, la vie n'est pas si dure que ça.

Et, au pire, il reste la mort pour s'en remettre.

 

Champimages en noir et blanc.

 

(A noter qu'en même temps que WINSHLUSS développait son Death Club, FELDER et WITKO, ses compagnons de route chez les Requins Marteaux, inventaient la vie de Muerto Kid. Il est parfois des sujets cruellement d'actualité...).

 

Welcome to the death club - Extrait

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