Une fois n'est pas coutume, voici une nouvelle rubrique pour vous faire partager une autre de mes passions - mais quand dort-il, devez-vous vous demander ? Bien trop souvent, malheureusement...
Nous voici donc réunis aujourd'hui autour d'un ami cher qui accompagne bien volontiers lectures ou parties de jeux : notre ami Bacchus.
Il se niche au creux des caves et des salons les plus agréables de la région, mais aussi, et surtout, entre les rangées de vignes et les vieilles bâtissent qui parsèment avec bonheur notre beau terroir varois (un peu de chauvinisme gastronomique n'a jamais fait de mal !).
En route pour le premier domaine d'une sans doute longue série, qui sera alimentée (hips) au gré de mes virées viniphiles.
Nous voici quelque part entre Cuers et Pierrefeu, à l'entrée du Domaine Turenne.
La maison est modeste, cachée loin de la route principale, mais son coeur est précieux.
Il nous est ouvert et offert par Philippe BENEZET, qui parle de la terre, de la vigne et de son vin avec une généreuse et discrète érudition : qualité des sols du département ; différents procédés mis en oeuvre - assemblage, vinification - pour obtenir des vins qui lui plaisent ; avis éclairés sur le vin de manière générale, sur les goûts, le plaisir...
A la carte, peu de bouteilles différentes, mais toutes chargées d'une histoire.
Le blanc, mariage de Vermentino et de Petite clairette "du Var", mêle rondeur et pétillant.
Le rouge, entre Mourvèdre et Carignans, offre saveurs multiples et complexes et fraîcheur presque fruitée.
Je n'ai pas goûté le rosé, mais s'il est à l'avenant du reste, il doit être délicieux.
Mention spéciale pour la cuvée "Les Gravoches" - nom de ce mélange spécifique de terre argileuse et de cailloux calcaires qui plaît tant à la vigne - qui donne un rosé d'un séduisant vermillon, et un rouge où le fruit cuit caresse le cacao torréfié.
Quant au nom, je vous livre une petite anecdote en attendant que vous n'alliez l'entendre de la propre bouche du vigneron : Monsieur de Turenne n'est peut-être pas passé par ici, mais il avait donné son nom à la chocolaterie familiale de Sedan, dans le "Grand Nord". La chocolaterie a fermé, mais le nom est resté.
Comment ne pas faire confiance à une famille qui a vu naître entre ses mains du chocolat et du vin ?
A déguster entre amis, forcément...
Cham'hips

