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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 09:47

Autre mariage contre-nature mais totalement de saison : la soupe poires carottes.

Très facile à réaliser et absolument succulente !

Il vous faut peu de choses :

- 3 poires (Comice, si possible)

- 4 carottes (on va dire de taille moyenne ?)

- 1 l de bouillon de poulet

- 3 oignons

- 1 pincée de cumin et/ou de gingembre (la recette disait "ou", mais j'ai fait "et" et c'était très bien !)

La réalisation est presque aussi simple que les courses :

Peler et couper oignons, poires et carottes.

Faire revenir les oignons dans de l'huile.

Ajouter les poires et les carottes.

Couvrir avec le bouillon et faire cuire 45 min.

Mixer.

Ajouter le cumin/gingembre, saler, poivrer.

Miam !

Soupe poires carottes
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 08:23
Nos guerres* - Chronique express

"Ce qui nous faudrait, c'est une bonne guerre."

Bien longue, bien sale, bien violente, parfaite pour relancer une économie moribonde, réguler une population galopante et, tant qu'à faire, fédérer la Nation face à un bouc émissaire si possible hors-frontières (sinon ça devient une guerre civile et ça il n'y a rien de pire en terme d'image internationale).

Grand-père avait combattu les Prussiens ?

Qu'à cela ne tienne : son petit-fils fera de même.

Bon, entre temps la Prusse a changé de nom mais n'en demeure pas moins l'ennemi héréditaire ( ah, la force de la tradition !) et, preuve qu'elle est restée la même, elle pourvoit toujours ses petits soldats en casques à pointe.

Peut-on résumer la guerre en 10 chapitres - alors qu'un mot suffit, à choisir entre "connerie", "barbarie", "horreur", "massacres" ou "c'est encore les petits qui trinquent pour les grands", mais je sais que ça fait plus d'un mot... - ? (oui, ma ponctuation est heurtée, et alors ? C'est la faute à la guerre).

10 angles de vue pour en appréhender plusieurs facettes, au front comme aux champs, au fond (de galeries de sape) comme au bordel, à l'hôpital de campagne comme au sanatorium. Autant de rouleaux compresseurs à illusions où seul le rire gras (et forcé, mais on fait comme on peut en temps de guerre...) provoqué par les histoires de fesses et de fèces (quintessence du comique ctroupier) résonne entre obus et barbelés.

"Rien de ce que j'ai vécu ces vingt dernières années ne m'avait préparée à cela."

Entre pochade et poésie, amertume et noirs souvenirs, le récit de David BENITO saccade des vies coupées en tranches par le Grand Conflit, Premier du nom, mondial et abominable.

Personne pour rattraper personne.

Trous d'obus et gueules cassées, petites gloires et souvenirs balayés, horreur partout et justice nulle part.

La guerre, quoi.

Au dessin, Laurent BOURLAUD pioche dans la riche et chaotique iconographie de l'époque : Pablo PICASSO par-ci, Fernand LEGER par là, BD de l'époque (petites vignettes carrées surplombant les textes) et motifs Art Déco en devenir.

A chaque histoire son style, tantôt net tantôt charbonneux, bien plus libre que les personnages qu'il dessine. Le CUBISME n'est jamais loin, parfaite illustration d'une déconstruction en perpétuelle exécution.

Et si bien des crânes et des visages vous évoquent Georg GROSZ c'est parce qu'il a su mieux que quiconque donner corps à l'horreur absurde et cynique.

Parfaitement écrit et illustré, Nos guerres n'a rien d'un conte de Noël ou d'une primesautière sauterie (youpla boum). Juste un devoir de mémoire salutaire où le fond et la forme conjuguent l'art et l'horreur au service de l'Histoire.

On a fait pire.

Champimages de guerres

Nos guerres* - Chronique express
Nos guerres* - Chronique express
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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 09:39

J.J. GRANDVILLE, Scène de la vie privée et publique des animaux, 1842

Le Misocampe
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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 19:19

Avec les fêtes viennent, comme de bien souvent, la bonne cuisine, l'alcool à flots et, de fait, les mariages contre-nature (souvenez-vous du célèbre slogan "Tu t'es vu quand t'as bu ?").

A mi-chemin entre la ferme et la mer, voici donc une petite recette de saumon en paupiette qui surprend autant qu'elle plaît.

Pour 4 personnes :

- 6 à 8 tranches très fines de saumon (j'ai pour ma part opté pour un carpaccio de saumon. Un peu rude à rouler sans tout disloquer, mais on ne peut pas trouver plus fin à part de la gaze)

- 1 c.à s. de jus de citron

- 1 c. à c. de sauge en poudre

- 1/2 c. à s. de moutarde

- 100g de poireaux

- 6 à 8 tranches de poitrine fumée

- 4 c. à s. de fumet de poisson ou de bouillon de volaille

Etalez les tranches de saumon, arrosez-les de jus de citron, salez, poivrez, enduisez de moutarde puis saupoudrez de sauge (attention, pas trop sinon ça domine).

Coupez les blancs des poireaux en rondelles fines (vous pouvez y ajouter un oignon) et faites les revenir dans de l'huile jusqu'à ce qu'ils soient translucides.

Répartissez les poireaux sur les tranches de saumon.

Roulez-les en paupiette, enveloppez-les dans une tranche de poitrine fumée et piquez avec un cure-dent.

Faites dorer dans de l'huile puis ajoutez le bouillon et faites mijoter à découvert environ 10 min.

Régalez-vous !

Saumon en paupiette
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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 16:59
Zaï Zaï Zaï Zaï*

Aucun doute là-dessus : il l'a vue, derrière un laurier. Elle gardait ses blanches brebis. Il lui a demandé d'où venait sa peau fraîche, et là tout a basculé : elle lui a dit d'aller siffler là-haut sur la colline, ce qui, tout le monde le sait pertinemment, ne rend pas la peau "fraîche" mais la peau "sèche".

Après, tout s'enchaîne : sa peau lui tire, il va à la pharmacie, laquelle n'a pas de crème car c'est la crise ma bonne dame mais allez voir au supermarché d'à côté vous allez voir comme ils sont gentils et bien achalandés et comme ça au moins vous ne m'encombrerez plus le paysage avec votre peau qui se lézarde tellement qu'elle en fait fuir les clients.

Ni une, ni deux, il court au Super Truc du coin, avec la hâte d'en finir qu'on imagine bien, et là, c'est le drame : il n'a pas son pantalon habituel.

Il le sait bien, pourtant, qu'on ne change pas ses habitudes comme ça, qu'on ne saute pas sans réfléchir dans un pantalon fraîchement sorti de l'armoire sans contrôler poches et doublures de celui que l'on délaisse soudain derrière soi.

Mais non, môssieur n'en fait qu'à sa tête, change de pantalon comme d'autres de chemise (quelle idée !) et le voilà fort dépourvu quand la bise fut venue au moment de passer à la caisse.

"Vous avez la carte du magasin ?"

Bien sûr qu'il l'a la carte du magasin ! Et qu'il va la brandir pour pouvoir sortir et enfin se passer cette pu... fichue crème afin d'en finir avec cette peau SECHE que si l'autre tanche qui garde ses brebis là-haut dans la montagne youkaïdiyoukaïda elle a pas débarrassé le plancher quand il sera de retour pour avoir une explication ben je peux vous dire mon bonmonsieur que ça va lui faire drôle.

Mais voilà. Pétri de telles certitudes sauvages et vengeresses, on finit non seulement par se faire rattraper par le destin mais, en plus, par se manger une bonne correction.

"Je crois qu'elle est restée dans mon autre pantalon..."

Ah tu peux fanfaronner, maintenant, tu peux t'en prendre à la bergère qui, si ça se trouve, a fait exprès de t'envoyer siffler là-haut sur la colline car elle a bien vu que le dessin sommaire et en léger relief qui bombait ta poche arrière n'était PAS celui de la carte du magasin mais celui, sans aucune forme d'importance, d'une carte de visite, à jouer, du monde ou de bus, qu'importe, mais pas la CARTE DU MAGASIN, donc après tu peux te la ramener tant que tu veux et maudire tous les chanteurs français (enfin, francophones) possibles, tu n'as à t'en prendre qu'A TOI-MEME !

Quoi ? Qu'entends-je ?!? Tout cela n'aurait en fait été qu'un prétexte pour enclencher une course poursuite, un road movie, de quoi alimenter un moteur à inspiration qui donnait des signes de fatigue ?

Mais mon bon monsieur FABCARO, faut assumer la surproduction et la vie de rock star ! Alors comme ça on fait croire qu'on a besoin d'une excuse narrative pour déclencher une nouvelle aventure séquentielle ?

Je me MARRE !

Quand on n'a pas de tête - pour vérifier qu'on a bien sa carte du magasin dans sa poche de son pantalon - on a de bonnes jambes, comme le dit l'adage, et ce ne sont pas les vieux de la page... ben de la page sans numéro parce qu'en plus môssieur est pas foutu de paginer ses bouquins ! donc ce ne sont pas les vieux de la page trucmuche qui diront le contraire.

Donc pas de tête = cours, Marcel, cours, et surtout ne t'arrête pas ! Parce que le vieux monde est derrière toi, et parce que tu passes à la télé, et la télé elle dit que tu es le mal, alors faut pas t'aider pas te parler pas te regarder même à part pour être bien sûr que c'est bien toi avant de te dénoncer aux forces de l'ordre que quand même quand on voit la délinquance qui galope comme ce fugitif on se dit qu'on était mieux avant quand même.

Alors oui, tu vas de village en village, tel le Heidi des temps modernes, tu rencontres des fantômes du passé qui te renvoient à la vacuité de ton existence et à une certaine forme d'inutilité qui semble te caractériser, mais peu te CHAUT ! Tu persistes alors que tu dois te rendre à la raisons, aux forces de l'ordre et au karaoké le plus proche !

Oui, au karaoké, car on a les peines qu'on mérite, et pour avoir contraint tes lecteurs à fredonner du Joe DASSIN bien malgré eux - bon, moi ça m'a pas trop dérangé, vu qu j'adore, mais quand même, pense aux autres, à ceux qui n'ont pas de goût musical - durant toute la lecture de ton Zaï Zaï Zaï Zaï, ainsi qu'à chaque fois qu'ils ont dû en causer, ben ça va en faire des chansons ringardes à brailler en public au micro pour te faire pardonner !

Comment donc ? Ton album est drôle et décalé ?

Mais bien évidemment !

C'est une critique acerbe de la société de consommation et du spectacle qui en détourne les codes avec un sérieux apparent pour mieux les démonter ?

Pour sûr !

D'ailleurs, la critique unanime et les prix qui pleuvent sont bien la preuve non pas de ton talent mais de la place bien calibrée que tu as réussi à prendre dans ce SYSTEME que tu prétends dénoncer.

Y a pas dire, bien joué !

Un vrai Joe DASSIN des planches à dessin - tu mériterais qu'on te rebaptise Joe DESSIN, tiens ! - qui, derrière des chansons prétendument subversives (Tagada voilà les Dalton, Il faut naître à Monaco...) peaufinait des blockbusters musicaux à faire pleurer CALOGERO (sic).

Trêve de style et d'ampoules aux phrases : la fuite éperdue du personnage-auteur (persoteur ?) alimente un récit brillant ayant réussi l'amalgame de l'autorité et du charme (ah ah), patchwork de gags en une page à l'absurdité décapante (si, si !) réunis autour d'un fil rouge qui rit jaune.

FABCARO s'était déjà posé en auteur humoristique de talent, le voilà maintenant adoubé pamphlétaire sans en avoir l'air.

Si tout ça ne finissait pas en chanson, on en redemanderait presque !

A une ou deux roulades arrière près.

(Vous l'aurez compris, lisez la BD, cette critique ne vous aidera absolument pas à vous faire un avis clair à son sujet !!)

Champimages qui roulent et amassent des rires.

Zaï Zaï Zaï Zaï*
Zaï Zaï Zaï Zaï*
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 22:55
Raging Bulles à Toulon - 17 décembre 2015

Proche édition de notre Raging Bulles toulonnais :

Jeudi 17 décembre

à partir de 19h30

A la Table de Lilith

Rue Paul Lendrin

(à Toulon)

Une semaine plus tôt qu'en temps normal en raison des fêtes de fin d'année, et une sélection un peu plus réduite par manque de temps pour les chroniqueurs.

Pensez à me faire part par mail de votre présence svp.

Au programme :

ZEP & VINCE, Esmera, ed. Glénat.

David B, Hasib et la reine des serpents, ed. Gallimard.

AYROLES François, L'amour sans peine, ed. L'Association.

CHAVOUET Florent, L'île Louvre, ed. Futuropolis.

DE GROODT Stéphane & PANACCIONE Grégory, Qui ne dit mot, ed. Delcourt.

Bonnes lectures !

Raging Bulles à Toulon - 17 décembre 2015
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:58
Contrebandes voit Rouge le 5 décembre 2015

Samedi 5 décembre 2015, à partir de 10h, la librairie Contrebandes reçoit Johan TROÏANOWSKI pour la sortie du nouvel opus de Rouge : Petite princesse punk.

A vos livres et vos yeux pétillants devant le talent, le trait, les couleurs, la magie...

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:26
Raging Bulles à Toulon - 26 novembre 2015

La prochaine session de notre Raging Bulles mensuel aura lieu

JEUDI 26 NOVEMBRE

A partir de 19h30

A la Table de Lilith

Rue Paul Lendrin

A Toulon

Au programme :

Benoit PRETESEILLE, Histoire de l'art macaque, ed. Cornélius.

PASTOR Anthony, Le Sentier des Reines, ed. Casterman

FIOR Manuele, Les variations d'Orsay, ed. Futuropolis

CLARKE, Réalités obliques, ed. Le Lombard

HILL Joe & WILSON III Charles Paul, Sans Issue, ed. Milady

FUJIWARA Kamui & OTSUKA Eiji, Unlucky young men 1, ed. Latitudes

Bonnes lectures !

Raging Bulles à Toulon - 26 novembre 2015
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 06:35

La 4ème édition de Quand l'artiste se livre bat son plein.

Sur le thème "Des livres de caractères", retrouvez dans différents lieux culturels de l'aire toulonnaise (médiathèques, bibliothèque universitaire, librairie) des livres rares et des oeuvres originales mis en avant pour leurs qualités typographiques ou leur rapport à l'alphabet et à l'écriture.

Nous vous invitons à participer au vernissage de la manifestation qui aura lieu samedi 21 novembre à partir de 17h à la Librairie Contrebandes en présence de l'artiste Albert LEMANT, dont les illustrations y sont exposées pour l'occasion.

Quand l'artiste se livre 2015 - Autour d'Albert LEMANT
Quand l'artiste se livre 2015 - Autour d'Albert LEMANT
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 17:27
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