Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
  • Contact

Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





Contacts

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:33

La Pulcina de Michele DE LUCCHI

Café à tous les étages
Repost 0
3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 09:28

Petit aperçu sur le site de la BNF de l'exposition d'Anselm KIEFER L'Alchimie du livre, chassé-croisé entre papier et matières, pages et paysages, fenêtres ouvertes sur les mondes étranges et tourmentés de l'artiste.

Puissance des objets transcendés.

Alchimie du livre
Repost 0
25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:05
Marzi T1

Après deux mois consacrés à l'actualité BD, k.bd se replonge dans les mois à thème qui ont fait sa réputation.

Au programme en février - il faut donc bien un peu anticiper ! - "Enfance", à travers des livres relatant l'enfance (justement) du narrateur.

Ou de la narratrice, en ce qui concerne Marzi, jeune fille qui nous entraîne dans la Pologne des années 80.

Un pays et une époque dont nous avons sans doute une image un peu caricaturale, faite de froid, de files d'attente, de froid, de pouvoir central oppressant, de froid, de privations, de froid et d'une religion sans aucun doute omniprésente et pesante (et de froid).

J'ai donc abordé le tome 1 (de cette série qui en compte 6, réalisés entre 2005 et 2011) en espérant pouvoir faire voler en éclat mes idées reçues.

Marzi - avatar de Marzena SOWA, la scénariste - habite un grand et gris HLM. Une ou deux chambres par appartement, six étages, un ascenseur qui fonctionne et qui offre mille occasions de jouer aux nombreux enfants qui y vivent et qui font de la cage d'escalier leur terrain de jeu quand il fait trop froid (comment ça, j'insiste ?).

La vie semble rythmée par les jeux avec les voisins et par l'utilisation des tickets de rationnement qui permettent - quand les magasins ont été livrés - d'avoir de la viande, des oranges ou du pain. Le tout est d'avoir la patience d'attendre en files disciplinées et d'espérer que les stocks seront suffisants pour pourvoir aux besoins de tous les clients.

Quand elle ne joue pas avec ses amis de palier, Marzi semble assez silencieuse et solitaire. Sa mère ne semble pas très tendre avec elle - et vice-versa - tandis que son père, qu'elle semble adorer, rapporte chez eux de quoi égayer le quotidien : carpe pour respecter la tradition annuelle, livre d'histoires pour sa fille, diapositives pour enchanter les enfants.

Sa mère, plus dévote (elle ne part pas avant la fin de la messe, elle !) rapporte plutôt des images du pape visitant sa Pologne natale (nous sommes à l'époque de Jean-Paul II) et passe des jours entiers à l'église quand la petite famille part à la campagne.

Car la vie de Marzi alterne entre vie des villes et vie des champs, où les hommes triment dur, parlent peu, boivent beaucoup, tandis que les femmes cuisinent et prient. Les animaux, la neige, les mille et un outils sur l'établi amusent les enfants, mais là encore Marzi est souvent seule au milieu des grands, condamnée à jouer avec son lapin en peluche.

Ces petites tranches de vie sont mises en images par Sylvain SAVOIA, découvert avec le tout autre univers de Nomad, et compagnon de Marzena.

D'un trait simple et souple il brosse portraits et paysages, mettant l'accent sur les grands yeux de l'héroïne et sur les traits exagérés des adultes vus à hauteur d'enfant. Son dessin se fait presque parfois trop simpliste, peut-être mû par cette volonté de tout raconter et montrer du point de vue de la petite Marzi.

L'immuable gaufrier de six cases scande parfaitement les jours monotones de la fillette tandis que la palette plutôt froide nous transis comme les personnages.

La Pologne que nous présente Marzi n'est ni accueillante ni chantante et, malgré les jeux d'enfants, on sent une lourde chape peser sur toutes les épaules.

Seul moment de grâce : la journée à l'école, présentée comme un havre de paix et d'attention portée aux enfants.

Sans être ni très drôles ni très tragiques, les histoires courtes de ce tome 1, Petite carpe, dessinent une histoire finalement très proche des images que je me faisais de ce pays à cette époque.

Le point de vue enfantin n'offre pas de recul et livre des faits en toute subjectivité, ce qui fait leur intérêt autant que leur limite. Le dessin efficace mais finalement un peu fade laisse la même impression, d'ailleurs...

Les souvenirs des jeux d'enfants ou des rapports aux adultes peuvent faire écho à ceux des lecteurs trentenaires mais difficile de savoir si le propos pourrait intéresser les plus jeunes, à qui l'album semble finalement s'adresser.

Chronique d'une enfance douce-amère au pays de la privation et des contraintes (morales, sociales, alimentaires...) Marzi semble renforcer les clichés. De quoi plaindre encore davantage ces générations usées ou rechercher d'autres sons de cloche - s'il y en a.

Je tenterai peut-être d'en lire la suite par curiosité plus que par intérêt profond.

Champimages qui donnent froid.

Marzi T1
Marzi T1
Repost 0
25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 09:44

Pour un virage résolument végétarien de la consommation animale...

Un bestiaire alimentaire revisité par Sarah DEREMER, à découvrir lors de la visite d'un "zood" ?

Animal food
Repost 0
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 16:47

100% livre, 100% poster, voici venu le bookster !

Peu d'ouvrages ont encore franchi le pas, mais voyez les mots se tordre et se compresser pour se faufiler hors des couvertures et envahir votre intérieur !

Désormais les tranches ne suffisent plus : les caractères bien trempés veulent voir le jour et se montrer sous leur meilleur.

Pas encore vu de mes yeux vu mais sur le "papier", c'est alléchant !

Bookster
Repost 0
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 17:08

Kenji KAWAKAMI, exposé début 2015 au Palais de Tokyo, a fait de cette expression son adage.

Retrouvez quelques unes de ses plus brillantes inventions dans cet article du monde.

Il y a comme un petit air du Grand Show des petites choses, parfois.

A vous de réinventer votre quotidien !

Inutile donc indispensable
Repost 0
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 09:57

Ici

Ici

C'est Ici que tout a commencé - et que tout finira sans doute.

Ici, derrière ces murs, dans ce marécage, sous les flots, dans le bouillon primordial, sous la froide lumière d'un hiver nucléaire.

Ici, dans la permanence d'un lieu malgré le temps qui passe, les âges, les ères, les animaux de tous poils et de tous costumes, les sautes climatiques, stylistiques, paléontologiques, anthropologiques, cosmogoniques, même.

Ici que se joue l'Histoire, de la Pré à l'après, rapide balayage d'une éternité cloisonnée par nos perceptions humaines.

Une simple maison.

Cheminée de pierre, sol et murs de bois - nous sommes bel et bien aux Etats-Unis - grande fenêtre donnant sans aucun doute sur "la rue", et sur "la maison d'en face".

Une vaste pièce que les Français, gastronomes avant tout, baptisent "salle à manger" quand, outre-Manche/Atlantique, on parle de "living-room" (et soudain me vient la chanson de Paris Combo du même nom, dans laquelle une faune bigarrée s'invite dans la plus grande et vivante pièce de la maison...).

Un living-room vivant à travers les âges, peuplé "de cheveux longs, de grands lits et de musique, peuplé de lumière et peuplé de fous" (j'ai le dimanche matin musical, moi !), de grands bisons, de tyrannosaures, d'Amérindiens, de colons, de peintre du dimanche, de jeunes filles en robe à ruban, de repas en famille, de blagues au salon, de deuils, de joies, de danse, de changement de papier peint...

Ici raconte donc en plan fixe la vie d'un lieu, depuis l'origine du monde, ou presque (3 000 500 000 av J-C, ça commence à faire quand même !) jusqu'à l'an 22 175, de quoi déjà bien se projeter.

Le paysage naturel tantôt noyé, tantôt boisé, laisse tardivement - en 1907 seulement ! - place à un chantier de construction. S'ensuit l'installation des occupants successifs, chaque époque amenant son décor - papier peint, peinture, mobilier -, ses tenues, ses modes de vie et ses préoccupations.

Loin toutefois de s'attacher à la chronologie chère à Jens HARDER, Richard McGUIRE s'offre et nous offre un kaléidoscope temporel : 2014 - 1957 - 1942, le rebrousse-temps des premières pages ne dure pas et un chaos apparent s'installe très vite, d'autant plus quand les époques décident de se côtoyer sur les mêmes pages : le chat noir de 1999 s'invite dans le salon de 1957, lequel se retrouve plongé dans la froide forêt de l'hiver 1623...

A chaque case son époque, à chaque espace inter-iconique son ellipse temporelle, tantôt infime tantôt infinie. Les époques ne se suivent pas mais se ressemblent par leurs échos, leurs symétries, leur rythme ou leur couleur : un geste, un mot, un regard revient d'année en année, de siècle en siècle, le peintre impressionniste se confronte à une soirée super-8, le perroquet moqueur à la biche bientôt atteinte par une flèche, la chute de 2014 à celle de 1926 ou 1852.

Quelques constantes demeurent : les carnavals, les photos de famille, les jeux d'enfants. Des élans, des pulsions, des teintes traversent parfois les âges, mais sur une échelle de temps bien courte à l'aune de celle de la Terre.

Le lieu bien plus intemporel que ceux qui le traversent

Si le passé est plus ou moins sûr, l'avenir l'est bien peu - en tout cas pour l'humanité. L'auteur se prête donc parfois à un jeu divinatoire qui détruit, engloutit, rebâtit, irradie puis fait place nette : la forêt primordiale - postordiale ? - fait son retour et nous renvoie à notre rôle de poupées figées dans une maison en carton pâte.

Un regard qui explique peut-être la rigidité des poses et des personnages - qui semblent tous dessinés d'après photos. Choix ou heureux hasard ? Les corps sont souvent aussi raides que l'intérieur domestique est froid - sans doute à cause de l'hyper-netteté informatique - mais la vie jaillit des vibrants décors naturels. C'est Ici, aussi, que se confrontent nature et culture...

Un regard qui semble faire de ce "living-room" la scène sur laquelle la vie joue et se joue, avec ses surprises et ses récurrences, ses bizarreries et ses échos. Ici et/est tout le temps, avec ou sans nous, mémoire des temps passés et à venir.

Ici c'est un peu mon bureau d'où je vous écris, chaque écran, porte, fenêtre, étagère ou livre autour de moi renvoyant à un temps, un souvenir, une image d'avant ou d'après.

Et soudain Ici se fait Maintenant, parfaite incarnation de cet insaisissable instant suspendu entre projeté et réalisé.

Un vortex de mots, d'images, de sensations que seule la bande dessinée pouvait non seulement représenter mais permettre d'approcher.

Ce qui fait de Ici, à l'instar d'Asterios Polyp ou des Sous-sols du Révolu bien plus qu'un simple livre : une expérience.

A vous d'y plonger.

Champimages plus fortes que le temps qui passe.

Ici
Ici
Ici
Ici
Repost 0
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 09:53
Raging Bulles à Toulon - 21 janvier 2016

On avance, on avance, on avance, comme chantait Alain (pas le philosophe, l'autre), donc on avance la date en janvier (Festival de BD d'Angoulême oblige) et pour une fois je publie les titres en avance. Ca explique sans doute les aléas météorologiques de ces derniers temps !

Donc premier rdv BD de l'année à venir :

jeudi 21 janvier à partir de 19h30 à la Table de Lilith, rue Paul Lendrin (à Toulon).

Au programme (je sais, les titres ne sont pas de toute première fraîcheur, mais on fait avec ce qu'on a, parfois !!) :

VAN SCIVER Noah, Fante Bukowski, ed. L'Employé du Mois.

BACILIERI Paolo, Fun, Ici Même Ed.

ADAM Benjamin, Joker, ed. La Pastèque.

DEVILLE Rachel, La Maison circulaire, ed. Actes Sud.

TIGNOUS, Murs murs, ed. Glénat.

BERNARD Mai Li, Pigmentations d'un discours amoureux, Dédales Ed.

Bonnes lectures !

Raging Bulles à Toulon - 21 janvier 2016
Repost 0
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 09:47

Autre mariage contre-nature mais totalement de saison : la soupe poires carottes.

Très facile à réaliser et absolument succulente !

Il vous faut peu de choses :

- 3 poires (Comice, si possible)

- 4 carottes (on va dire de taille moyenne ?)

- 1 l de bouillon de poulet

- 3 oignons

- 1 pincée de cumin et/ou de gingembre (la recette disait "ou", mais j'ai fait "et" et c'était très bien !)

La réalisation est presque aussi simple que les courses :

Peler et couper oignons, poires et carottes.

Faire revenir les oignons dans de l'huile.

Ajouter les poires et les carottes.

Couvrir avec le bouillon et faire cuire 45 min.

Mixer.

Ajouter le cumin/gingembre, saler, poivrer.

Miam !

Soupe poires carottes
Repost 0
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 08:23
Nos guerres* - Chronique express

"Ce qui nous faudrait, c'est une bonne guerre."

Bien longue, bien sale, bien violente, parfaite pour relancer une économie moribonde, réguler une population galopante et, tant qu'à faire, fédérer la Nation face à un bouc émissaire si possible hors-frontières (sinon ça devient une guerre civile et ça il n'y a rien de pire en terme d'image internationale).

Grand-père avait combattu les Prussiens ?

Qu'à cela ne tienne : son petit-fils fera de même.

Bon, entre temps la Prusse a changé de nom mais n'en demeure pas moins l'ennemi héréditaire ( ah, la force de la tradition !) et, preuve qu'elle est restée la même, elle pourvoit toujours ses petits soldats en casques à pointe.

Peut-on résumer la guerre en 10 chapitres - alors qu'un mot suffit, à choisir entre "connerie", "barbarie", "horreur", "massacres" ou "c'est encore les petits qui trinquent pour les grands", mais je sais que ça fait plus d'un mot... - ? (oui, ma ponctuation est heurtée, et alors ? C'est la faute à la guerre).

10 angles de vue pour en appréhender plusieurs facettes, au front comme aux champs, au fond (de galeries de sape) comme au bordel, à l'hôpital de campagne comme au sanatorium. Autant de rouleaux compresseurs à illusions où seul le rire gras (et forcé, mais on fait comme on peut en temps de guerre...) provoqué par les histoires de fesses et de fèces (quintessence du comique ctroupier) résonne entre obus et barbelés.

"Rien de ce que j'ai vécu ces vingt dernières années ne m'avait préparée à cela."

Entre pochade et poésie, amertume et noirs souvenirs, le récit de David BENITO saccade des vies coupées en tranches par le Grand Conflit, Premier du nom, mondial et abominable.

Personne pour rattraper personne.

Trous d'obus et gueules cassées, petites gloires et souvenirs balayés, horreur partout et justice nulle part.

La guerre, quoi.

Au dessin, Laurent BOURLAUD pioche dans la riche et chaotique iconographie de l'époque : Pablo PICASSO par-ci, Fernand LEGER par là, BD de l'époque (petites vignettes carrées surplombant les textes) et motifs Art Déco en devenir.

A chaque histoire son style, tantôt net tantôt charbonneux, bien plus libre que les personnages qu'il dessine. Le CUBISME n'est jamais loin, parfaite illustration d'une déconstruction en perpétuelle exécution.

Et si bien des crânes et des visages vous évoquent Georg GROSZ c'est parce qu'il a su mieux que quiconque donner corps à l'horreur absurde et cynique.

Parfaitement écrit et illustré, Nos guerres n'a rien d'un conte de Noël ou d'une primesautière sauterie (youpla boum). Juste un devoir de mémoire salutaire où le fond et la forme conjuguent l'art et l'horreur au service de l'Histoire.

On a fait pire.

Champimages de guerres

Nos guerres* - Chronique express
Nos guerres* - Chronique express
Repost 0