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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:07
Parlons jeu, parlons bien.
Cela fait un moment que le ludomonde n'avait pas eu droit à sa place ici, alors que je ne cesse de le fréquenter - comme vous pouvez le constater ici.

Une des dernières acquisitions en date n'est pas forcément la plus récente, mais comme on dit, c'est dans les vieux pots, tout ça...

Que Bruno FAIDUTTI, l'auteur de China Moon, ne se méprenne toutefois pas : loin de moi l'idée de le traiter de vieux pot, ou de pot tout court, d'ailleurs.
Et plutôt que de tourner autour, allons un peu à l'essentiel.

Soit une mare couverte de magnifiques nénuphars. Certains sont en fleurs, d'autres propices à la poilade (on les reconnaît à la grenouille hilare qui les orne) ou à la chasse (ceux décorés d'un papillon), enfin certains ont été pourvus d'un ressort permettant de se déplacer une deuxième fois dans le même tour.

Dans les starting-blocks, trois grenouilles par joueurs (et 5 joueurs potentiels en tout).
Sur la ligne d'arrivée : 4 places, chacune pourvue d'une fleur rouge, jaune, blanche, ou bleue pour la dernière place. La partie s'arrête lorsque cette quatriième fleur est récupérée.

A tour de rôle, chaque joueur doit déplacer 3 grenouilles, dont au moins 1 grenouille adverse (il peut donc s'il le souhaite déplacer 3 grenouilles adverses !) de deux cases, tout simplement.
Si une grenouille tombe sur les cases spéciales, son propriétaire (et non celui qui l'a déplacée, nuance !) doit en appliquer les effets :
- le ressort : la grenouille se déplace de nouveau.
- la fleur : la grenouille la cueille.
- le papillon : l'attention détournée, la grenouille perd une de ses fleurs, qu'elle lâche sur la première case libre derrière elle.
- la grenouille rieuse : obligation d'échanger une de ses fleurs avec un adversaire.

Le tout est donc de tout faire pour récupérer les "bons" nénuphars tout en envoyant les grenouilles adverses sur les "mauvaiss". Sans oublier qu'une case occupée n'est pas décomptée dans les deux cases de déplacement, et permet donc d'aller sauter un peu plus loin...

L'objectif est d'avoir le plus de fleurs possibles, bien sûr, essentiellement des fleurs d'une même couleur (elles rapportent le plus de points), la fleur bleue éventuellement (un jackpot à elle seule), mais pas la fleur noire, qui apporte des points de pénalité...

Jeu d'un abord très simple, China Moon se révèle un vrai casse-tête une fois la partie lancée, tout en restant un jeu rapide, ce qui en fait toute sa richesse.
Et, en général, chaque partie en appelle une autre... car on en devient vite accrôa !

Champi ludi.


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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:03
Bo(u)che : dans la gueule du chien loup.

Den(t)ier : croquer un argent fou (contribution).

(M)ordre : orthodontie.
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:09
Pour continuer à profiter des saveurs de l'été, voici une recette simple, rapide, et tout simplement délicieuse pour exquiser vos desserts du moment.

Peler, découper et dénoyauter 4 pêches, puis les mixer.

Y ajouter 3 cuillerées à café de jus de citron, 30 g de sucre, et un sachet de sucre vanillé. Mixer de nouveau. Mettre au frais.

Battre 10 cl de crème fraîche liquide en "chantilly". L'ajouter à la purée de pêches, décorer de feuilles de menthe, remettre au frais aussi longtemps que possible, et déguster.

La suite se passe de commentaire...

Champi et la pêche géante
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 10:09


Les palais de la République recèlent des trésors. Ministres et parlementaires refusent de les décrocher.

Réduire le nombre de voitures, d'appartements de fonction ou de petits-fours, passe encore. Mais de là à rendre aux musées les oeuvres "empruntées" qui ornent les bureaux ou les salons des élus et des ministres... pas question ! C'est, en substance, la réponse faire par l'Elysée et le Sénat au "Canard".

Le site internet de "La Tribune de l'art" a dressé un inventaire des tableaux et sculptures empruntés au Louvre, au musée d'Orsay ou au Château de Versailles pour embellir les palais nationaux. Ce genre de pratique est illégale depuis un décret de mars 1981. A compter de cette date, aucune oeuvre n'aurait dû être mise en dépôt et les prêts anciens auraient dû être restitués.

Ce texte n'a jamais été appliqué. Le président du Sénat, Gérard Larcher, entend ainsi conserver tous ses tableaux. Par exemple un grand retable Renaissance, signé Giuseppe Cesari et propriété du Louvre, qui dort dans une soupente, en attendant d'être "accroché ailleurs au Sénat". Ou cette toile de Joseph Vernet qui décore le bureau du secrétaire général du Sénat. Ou encore ce Francesco Albani, emprunté au Louvre pour l'appartement de Larcher.

En 2008, le palais du Luxembourg a bien rendu un portrait du maréchal Murat au Château de Versailles mais, en échange, il a obtenu illico le prêt d'un autre tableau. Quant au portrait de Murat, il a pris aussitôt la direction de l'Elysée, où il trône désormais dans le bureau du conseiller spécial, Henri Guaino.

Dans son palais, Sarko peut aussi admirer trois huiles d'Hubert Robert, prélevées dans les musées une à une sous Giscard, Mitterrand et Chirac. Mais aussi trois Joseph Vernet et d'autres oeuvres moins renommées. La Présidence n'a pas l'intention de se séparer de ces merveilles.

L'Assemblée (avec, entre autres, deux François Boucher) et le ministère des Affaires étrangères (avec des toiles de Nicolas Lancret, Jean-Baptiste Oudry et Jean-François De Troy) sont également bien dotés. On trouve même des tableaux en dépôt à l'ambassade de Turquie à Paris. En 2006, le Louvre a ainsi prêté une "importante oeuvre" de César Van Loo (le fils du grand Van Loo) au Conseil d'Etat. Peu après, le musée constatait, dans son rapport annuel, que le tableau était gardé "dans des conditions de conservation laissant à désirer". Depuis, rien n'a changé...

La loi admet pourtant une exception à l'interdiction générale des prêts d'oeuvres anciennes : lorsque les tableaux ou les sculptures sont "exposés au public". Facétieux, le journaliste de "La Tribune de l'art" s'est présenté à la porte du Conseil d'Etat pour demander à admirer les chefs-d'oeuvre accrochés aux murs. Les gardiens lui ont poliment répondu d'attendre les Journées du patrimoine, qui ont lieu deux jours par an...

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 11:30
Le concombre n'en finit pas de fleurir sur nos tables estivales, et de garnir nos assiettes essentiellement sous forme de salades, au mieux de tsatziki.

Après la variante espagnole du gaspacho (olé !) voici une expérience encore plus originale et déroute : la soupe de concombre au poivron.

Comme bien souvent, les proportions sont flottantes, et essentiellement à discrétion.

En gros, et pour quatre petits mangeurs, genre pour une entrée légère, il vous faut 1 concombre, 50 cl de bouillon de volaille, 1 poivron rouge (pour la gamme chromatique), 10 cl de crème fraîche (mais à mon avis 5 suffisent), 1 jaune d'oeuf, 2 cueillerées à soupe de jus de citron, et de la coriandre, fraîche de préférence.

Peler le concombre en laissant un peu de peau, le couper en tout petits morceaux, et le mixer.
Y ajouter le bouillon de volaille et mixer de nouveau.
Placer le tout au réfrigérateur.

Laver le poivron, le vider de ses graines, et le couper en petits cubes - sur la photo, on voit des lamelles, car la recette parlait de lamelles... mais les cubes passent bien mieux !

Au moment de servir, battre la crème fraîche avec le jus de citron et le jaune d'oeuf.

Servir la soupe, y ajouter la crème, les morceaux de poivron, et décorer avec des feuilles de coriandre.

Surprenant, d'une fraîcheur bienvenue pour la saison, et absolument délicieux !

Champi miam



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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:34


L'abus d'alcool dénaturé n'est pas mauvais pour la santé des laboratoires. Surtout lorsque rôde le H1N1. Connu pour ses applications industrielles ou médicales, un litre de ce liquide vaut entre 1 et 2 euros. Mais quand il se retrouve conditionné dans de petits flacons et qu'il est rebaptisé "gel nettoyant antibactérien sans rinçage", ça décape : Baccide, en version 75 ml, de la marque Cooper (chiffre d'affaire triplé en trois ans), met le litre d'alcool à 40 euros. Quant au petit modèle Assanis du laboratoire canadien Blue Skin, 18 ml pour 18 applications, on atteint le record de 94 euros, toujours au litre : 47 fois le prix de fabrication. Sûrement la faute du parfum "pomme-poire".
Tous ces produits voient leur chiffre d'affaire s'envoler depuis quelques mois. Certains sont même en vente chez les marchands de journaux. Il y a ceux qui se lavent les mains et ceux qui se le frottent.
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:17


Pour tout savoir sur cette créature si lovecraftienne, une seule solution : le Jardin des Méditerranées, que vous ne pouvez que connaître à présent...
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 15:10


A l'UMP, des as de l'ordinateur se sont distingués, au printemps dernier, sur Wikipédia, ce site Internet encyclopédique où n'importe qui peut venir ajouter et enlever des informations, qu'elles soient fausses ou vraies. Un passage désagréable de la biographie de l'actuel sous-Ministre de l'Intérieur, Alain Marleix, avait ainsi subitement disparu. Ces lignes évoquaient la mésaventure - vraie - de sa fille Laurence Saint-Gilles, embauchée à la Sorbonne avant d'être repoussée par une fronde d'enseignants la soupçonnant d'avoir été pistonnée. Après quelques recherches informatiques, il s'est avéré que l'auteur anonyme du caviardage sur Wikipédia avait opéré depuis un ordinateur de l'Elysée ! Où le hasard veut qu'un autre membre de la famille Marleix, son fiston Olivier, travaille comme conseiller technique de Sarko.
Manque de bol, tous ces efforts n'ont servi à rien. Quelques heures plus tard, des internautes ont remis à sa place le passage disparu. Ce petit jeu du couper-coller a continué plusieurs jours. Mais, cette fois, les tentatives de coups de ciseaux ne venaient plus de l'Elysée, mais d'une bécane du ministère de l'Intérieur. Lequel, de guerre lasse, a fini par capituler. Et le vilain paragraphe consacré à sa fille figure toujours dans la bio de Marleix. Lui qui passait pourtant pour un champion du redécoupage...
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 12:28
"Jardin des Méditerranées"... N'importe quoi ! Tout le monde sait bien qu'il n'y a qu'une seule Méditerranée, la nôtre, comme dirait Cicéron.
Voilà à peu près ce que je me suis dit - je suis un adapte du monologue intérieur à voix haute, et je ne me soigne pas ! - face au panneau jouxtant l'entrée du fameux jardin, aussi nommé Domaine du Rayol, car situé au Rayol-Canadel, quelque part dans le lointain Var, entre ciel, terre et mer, et plus précisément un peu à l'est du Lavandou.

Empreint de doute, mais mû par une curiosité bien naturelle, j'ai tout de même franchi les portes - ouvertes - de l'établissement.
Une fois acquitté le tarif d'entrée (pour lequel j'ai pu, joie, et pour la première fois, bénéficier de mon nouveau statut d'étudiant !), j'ai eu la chance d'attraper en route une visite guidée à peine entamée.

Le doute a très vite laissé place à l'intérêt, puis à l'enthousiasme, face à ces deux trop courtes heures à parcourir les 7 hectares qui constituent le Jardin tout en écoutant la passionnante guide-conférencière.

Imaginez la compilation, sur 7 petits hectares, donc, des paysages de type méditerranéen (et là, soudain, on comprend et accepte le pluriel !) dispersés dans le monde : Californie, Mexique, Australie, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud, Asie... Tous les continents y passent, à grands renforts d'arbres, herbes, plantes, qui partagent leur résistance face à un environnement souvent pauvre en eau et riche en soleil.

Conçu par le jardinier paysagiste Gilles CLEMENT, le Jardin des Méditerranées respecte les cycles naturels des plantes, ne cherchant pas à les faire fleurir à tout bout de champ (...), ni à les arroser outre mesure : après quelques années d'acclimatation, et un arrosage spécifique - dans le but de permettre aux plantes de développer des racines profondes, et non superficielles - chaque espèce est laissée à elle-même. Si elle a su s'adapter, elle survit, sinon, une autre prendra sa place...

En cette saison, les allées sont donc souvent bordées de feuilles sèches - que les jardiniers laissent en place pour protéger plantes et sols - mais aussi de magnifiques cactus, d'étonnantes fougères arborescentes - dans la partie la plus "tropicale" -, d'immenses et dangereux eucalyptus - qui ont la fâcheuse tendance de désinfecter les sols autour d'eux, d'où leur présence dans nos suppositoires favoris ! - et de mille autres surprises végétales qui m'ont fait aimer un peu plus notre mer chérie et ses climats.

La visite peut se prolonger au bord de l'eau, au fond du sentier sous-marin, ou dans la petite mais complète librairie qui offre ouvrages rares et superbes ou petites graines insolites - loin du géant Monsanto - à faire survivre dans votre jardin.

Véritable plongée dans l'inconnu, riche comme une encyclopédie à ciel ouvert, ce Jardin mérite plusieurs visites annuelles, pour le découvrir en toutes saisons, et sous différentes lumières.

Une riche programmation permet également de le découvrir le soir, lors de balades ou de concerts, ou "de l'autre côté", en participant à des ateliers.

Ludique, pédagogique, mais surtout magique, ce Jardin des Méditerranées attend le botaniste qui sommeille en nous.

Vivement la prochaine visite !

Champiterranée
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 12:21


"Avec ces grands frimas, laisserons-nous nos vieillards mourir de froid à petit feu ?"



Bernard HALLER (qui s'est éteint en avril dernier)
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