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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 23:30
Cugel-l-astucieux.jpgDe bouquiniste en bouquiniste, j'ai accumulé au fil du temps bon nombre de romans de "science-fiction" (je prends des pincettes pour manier ce terme, comme me l'a appris mon ami Emeric), d'heroic fantasy, de fantastique... bref, mais premières amours littéraires, ne ricanez pas.

Bien qu'ayant ouvert (et même lu !) la plupart des ouvrages de ma bibliothèque, je redécouvre parfois un titre oublié.

Cugel l'astucieux, du célèbre Jack VANCE, en fait partie.

Rien de très original ou exaltant à la lecture de cet ouvrage qui a plutôt mal vieilli - simple suite de péripéties où les situations sont rapidement répétitives.

Toutefois, je ne pouvais manquer de vous présenter la couverture originale française - de grand art criard comme on savait si bien le faire à l'époque, c'est-à-dire dans les années 1966.

Et je dois également rendre justice à l'auteur qui, parfois, au détour d'un passage, sait distiller quelques onces de bon sens, voire de philosophie.

"Je bois du vin, bien que je ne sois pas sûr de vivre assez longtemps pour être saoul. Crois-tu que ça me décourage ? Non ! Je rejette l'avenir ; je bois maintenant, je me saoulerai suivant les circonstances."

"L'univers ne donne aucun signe de stabilité. Tout fluctue, revient par cycles, monte et descend ; tout est sujet à variations. Mes prix, qui s'identifient au cosmos, obéissent aux mêmes lois et varient selon le désir plus ou moins impérieux du client."
des-livres-et-des-mots.gif
Bon, je ne m'attarderai pas davantage sur le sujet...

Champilesttempsdechanger
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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 01:02
"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé"

Alphonse de LAMARTINE

Caspar-Friedrich.jpeg

Merci à Caspar FRIEDRICH pour l'image.

Promis, sous peu, je reviens alimenter ma tanière en mots et images vives.

Champindigne.
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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 01:17
Mais avec tant d'oubli comment faire une rose,
Avec tant de départs comme faire un retour ?
Mille oiseaux qui s'enfuient n'en font un qui se pose
Et tant d'obscurité simule mal le jour.

Ecoutez, rapprochez-moi cette pauvre joue,
Sans crainte libérez l'aile de votre coeur
Et que dans l'ombre enfin notre mémoire joue,
Nous redonnant le monde aux actives couleurs.

Le chêne redevient arbre et les ombres, plaine,
Et voici donc ce lac sous nos yeux agrandis ?
Que jusqu'à l'horizon la terre se souvienne
Et renaisse pour ceux qui s'en croyaient bannis !

Mémoire, soeur obscure et que je vois de face
Autant que le permet une image qui passe...

Jules SUPERVIELLE, La Fable du Monde, 1949

Partir.JPG
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 17:04
Shadock---S-il-n-y-a-pas-de-solution.jpg
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 16:55
Rails.gif
Adieu les gares, l'attente, les livres, les rails glissant vers l'infini, la course, la pause, le doux cahot, les fenêtres-mondes, les vies-paysages, la mer, la mer, la mer, comme un baume, le froid, le chaud, le bruit (tellement !), le murmure, les lycéens, les lycéennes (surtout ?), les travailleurs fatigués, les bavards, les endormis, les lecteurs, les apathiques, les retards, les cohues, les odeurs, l'enfant qui dort, le vélo qui attend, le sac qui tombe, le parfum qui monte.

Adieu ces moments suspendus entre deux  vies, deux pages, deux mondes, entre moi et nous, frénésie et sérénité, jour et nuit, passé et présent.

Adieu le lien, le pont, l'artère, le fil tendu, le passage.

Adieu surtout les coquelicots...

Je reviens de si loin, sans savoir si j'avance, recule ou fuis.

Sans savoir.

Sans.

Adieu.
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 16:36
Le-chat-qui-parlait-dindon.GIFJim Qwilleran, dit Qwill, travaille de la plume - et assurément du chapeau - pour le Quelque chose du Comté de Moose, journal d'une méconnue région étasunienne située à "600 km au nord de tout".

Amateur de littérature, de bons mots, de sandwiches, et de la vie de son petit comté, il est surtout passionné par ses deux chats, Koko et Yom-Yom, deux magnifiques siamois.

Intelligents, sensibles, et gentiment caractériels, les deux matous partagent avec leur maître l'amour des livres, et ne manquent pour rien une séance de lecture avec lui.

Koko, de surcroît, semble doté d'un xième sens, et pousse de lugubres hurlements lorsqu'une mort violent se produit à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde - il est étonnant qu'il ne miaule d'ailleurs pas plus que cela, à la réflexion...
On lui découvrira de nouvelles capacités dans ce 26ième roman de Lilian JACKSON BRAUN ... qui a à son actif près d'une trentaine de Le chat qui... ! Romans qu'elle écrit depuis 1966, elle qui est née en ... 1916 ! Je vous laisse calculer l'âge du capitaine, de ses artères et de ses neurones.

Toujours est-il que son ton est très léger, frais, et même si l'histoire n'est pas très épaisse - une ville fête ses 150 ans, une autre ses 200 ans, et un cadavre est retrouvé dans un champ... - , personnages et situations ont un corps et une saveur que l'on ne peut qu'apprécier, le tout mâtiné d'une pointe de non-sens très british.
"Il leur tendit la carte et murmura sur un ton de conspirateur :
_ Evitez le curry d'agneau à moins que vous ne vouliez vivre dangereusement.
"

Le bon sens le plus élémentaire n'est toutefois pas oublié : "Pourquoi réclamer votre dîner à grands cris ? Contentez-vous de regarder votre assiette vide."

Et la société est assurément parfaitement observée... "Avez-vous déjà vu un animal aussi curieux ? Son cou est trop long, sa tête trop petite, ses yeux trop grands, son corps hors de toute proportion. On dirait qu'il a été dessiné par un comité."
des-livres-et-des-mots.gif
L'animal en question n'est bien sûr pas un chat... mais celui qui lui tient compagnie sur la couverture.
Pas celle du lit, s'entend...

Champittéraire.
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 11:38
Il semblerait que la di-vin-ité ait pris ses quartiers d'été quelque part sous les toits toulonnais...

LE-CARAVAGE---Bacchus.jpg

"Le propre de la purification dionysiaque, c'est de porter à son comble ce dont il faut délivrer l'âme."
Paul BOYANCE

L'occasion de se (re)plonger dans les ver(re)s d'APOLLINAIRE...

"Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie
"

(Pour le coup, ces mots ne sont pas du poète, mais lui étaient adressés...)

Dionysos.jpg

Champ'hips
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 10:45

Loin de moi l'idée de penser que mon inconscient m'a fait choisir ce livre en référence à l'allure "diabolique" que d'aucuns m'attribuent lorsque, petite barbe et cheveux bouclés aux vents, je leur adresse des regards malicieux...

Certes, je ne désavouerai l'attrait que le titre a pu excercer sur moi, mais je souhaitais avant tout continuer mon long - interminable ! - travail de remplissage de l'abîme culturel qui bée en moi.

Me voilà donc au prise avec la prose de Raymond RADIGUET, jeune prodige de la littérature du début du XXième siècle, si l'on en croit Jean COCTEAU  : "Raymond RADIGUET partage avec Arthur RIMBAUD le terrible privilège d'être un phénomène des lettres françaises."

Brève fut la carrière - et l'existence - de ce jeune homme qui n'eut le temps que d'écrire deux romans et quelques poèmes, mais qui brûla sans doute la vie pour tous les bouts, si l'on devine derrière le héros du Diable au corps l'auteur, qui fait feu de tout bois.

Le narrateur n'a que douze ans quand la Première Guerre Mondiale éclate. Elle n'annonce pour l'heure pour lui que des jours magnifiques.

"Que ceux qui m'en veulent déjà se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons : quatre ans de grandes vacances."

Le ton est donné. Acide. Moqueur. Tel le regard que le jeune homme porte sur le monde qui l'entoure : adultes, soldats, femmes.

La jeune Marthe, fraîchement liée à un appelé,  se trouve prise dans les filets de cet "enfant précoce" qui pense voit vit avec l'ardeur de ses aînés.

"Désagréablement surpris d'apprendre qu'elle était fiancée, je me réjouis de savoir qu'elle désobéissait à un soldat assez nigaud pour craindre Baudelaire."

Mais les rets de l'amour sont à double sens,  et le chasseur se retrouve un beau matin prisonnier à son tour. Et les douleurs qu'il sait infliger font écho à celles qui le tourmentent.

"Je m'en allai donc, et puisque je n'avais plus de chance de la revoir jamais, croyais-je, m'efforçais de ne plus penser à Marthe, et, par cela même, ne pensant qu'à elle..."

Fureur, fougue, obsession... les mots ne manquent pas pour qualifier le mal d'aimer. Malgré certains sursauts de lucidité, le héros s'enfonce dans les affres des sentiments et de l'illusion. Jusqu'à l'ultime.

"Ses deux mains s'accrochaient à mon cou ; elles ne se seraient pas accrochées plus furieusement dans un naufrage. Et je ne comprenais pas si elle voulait que je la sauve, ou bien que je me noie avec elle."

Sorti sans doute trop vite, trop tôt de l'enfance, il chausse des bottes de sept lieues qui lui font franchir les frontières du raisonnable, sombrer.

"Il faut pourtant, me disais-je, que l'amour offre de grands avantages puisque tous les hommes remettent leur liberté entre ses mains."

Diable au corps, diable au coeur... Quelle que soit la force du brasier, de l'enfer, il s'achève souvent par une noyade.

"Je n'avais pas le pied marin pour la souffrance."

Difficile d'avoir pied quand le coeur déborde...

Champittéraire.

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 10:22
Aix en Provence est une ville riche en belles demeures, boutiques attirantes, et restaurants alléchants - et, pour une fois, je ne parlerai pas de ses insupportables habitants ou des hordes touristiques qui s'y massent trois cent soixante-cinq jours par an. Ah si, c'est fait...

Difficile pour le promeneur fatigué de faire son choix dans la jungle des menus qui s'offrent à lui, entre deux séances de lèche-vitrines (pour les amateurs de vêtements ou de décoration intérieure) ou de feuillette-étagères (pour les bibliophiles/phages de mon espèce).

Loin de la rue de la Verrerie ou du Forum des Cardeurs, hauts lieux de la restauration "les uns sur les autres", se tapit une mythique créature qui n'attend que vous. Que nous. Que les amateurs de bonne chère.

Le Basilic Gourmand dont il est question ici se rapproche sans doute plus du lézard au regard pétrifiant (replongez-vous dans Ovide pour tout savoir !) que de la plante aromatique bien connue sous nos contrées ensoleillées.

Sis 6 rue du Griffon - un véritable bestaire ! - il offre un décor digne des plus fournis des estaminets du XIX°s : vieilles affiches, meubles patinés par les ans, objets de cuivre ou de laiton luisant à la clarté des lampes, extraits d'ouvrages ou de partitions... Tout un poème.

La carte se limite à l'essentiel : du bon manger - des recettes traditionnelles drapées de sauces délicieuses et de mets de qualité - et du bon boire - les crus locaux y ayant toute leur place, à des tarifs étonnamment bas pour la ville.

Ne vous laissez pas seulement tenter par les entrées confites et les plats subtils : les desserts, s'ils viennent très orthodoxement en fin de repas - tous les goûts restant malgré tout dans la nature - mériteront eux aussi toute votre attention, qu'ils soient fondants, craquants, ou légèrement glacés.

Une fois le repas terminé, bercés par l'ombre rafraîchissante de la ruelle ou par l'hypnotique ballet des riches éléments du décor, vous sentirez sans doute une douce torpeur vous envahir.
Le Basilic fait son effet.
Qui sait si sa gourmandise ne l'attirera pas vers vous et votre chair sans aucun doute bien parfumée...

Champitréfié
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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 08:03
Love-Stores---couverture.jpgJe vous avais déjà parlé de Love Stores il y a quelques temps, lorsque son auteur, EFO, était venu en dédicace chez nos amis de Contrebandes.

Ayant enfin pris/trouvé le temps de lire l'ouvrage, en voici quelques mots.

A l'instar des Microfictions de Régis JAUFFRET, Love Stores est un recueil de "nouvelles graphiques" :  chaque page raconte, en six cases, un extrait de vie.

Quatre-vingts portraits au total défilent, décrivant une large gamme de tonalités, de destinés, et de styles graphiques, EFO jouant des codes, naviguant entre minimalisme signalétique et réalisme hachuré.

Aux quatre coins du monde, Samantha, Orson, Maggie, Omar... suivent des chemins parfois isolés, parfois croisés, parfois en impasse...

Peu d'images et peu de mots pour faire mouche, pour ancrer les histoires dans un quotidien qui resurgit dès les premiers traits, pour faire écho à des vies, des visages, que nous avons déjà vécus, entraperçus, fréquentés.

Le tout avec poésie et sensibilité.

On ne peut qu'en redemander.

Champimages

Love-Stores---extrait.jpg

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