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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 08:03
Love-Stores---couverture.jpgJe vous avais déjà parlé de Love Stores il y a quelques temps, lorsque son auteur, EFO, était venu en dédicace chez nos amis de Contrebandes.

Ayant enfin pris/trouvé le temps de lire l'ouvrage, en voici quelques mots.

A l'instar des Microfictions de Régis JAUFFRET, Love Stores est un recueil de "nouvelles graphiques" :  chaque page raconte, en six cases, un extrait de vie.

Quatre-vingts portraits au total défilent, décrivant une large gamme de tonalités, de destinés, et de styles graphiques, EFO jouant des codes, naviguant entre minimalisme signalétique et réalisme hachuré.

Aux quatre coins du monde, Samantha, Orson, Maggie, Omar... suivent des chemins parfois isolés, parfois croisés, parfois en impasse...

Peu d'images et peu de mots pour faire mouche, pour ancrer les histoires dans un quotidien qui resurgit dès les premiers traits, pour faire écho à des vies, des visages, que nous avons déjà vécus, entraperçus, fréquentés.

Le tout avec poésie et sensibilité.

On ne peut qu'en redemander.

Champimages

Love-Stores---extrait.jpg

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 23:38
Il y a le ciel, le soleil, la mer... et quelques tonnes d'images aussi tout de même.
Point d'orgue de ce mois d'août : le Festival de BD de Solliès-Ville, qui se verra sous peu
consacrer un article à part entière.
D'ici-là, profitez du temps estival pour lire tout ce que vous avez mis de côté durant l'année !

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Mardi 7 et 14 août, 14h-16h, centre de loisir d'Ollioules

Aterliers BD pour les pré-ados

Dans le cadre de notre partenarat avec la DDJS pour la lutte contre l'illétrisme, Johan et moi-même intervenons de nouveau en centre de loisir pour aider les enfants à élaborer les histoires en images qui leur trottent dans la tête.
Les planches finalisées seront sans doute exposées durant le festival de BD de Solliès-Ville.
Comme toujours, en quelques minutes, les auteurs en herbe ont tôt fait d'inonder les feuilles d'idées toutes plus originales les unes que les autres.
Créons, créons...

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Samedi 18 août, 19h-23h, sur le port de Bandol

Ateliers BD tout public

Jean-Michel et votre serviteur attendent de pied ferme vacanciers et promeneurs venus profiter des nuits animées du port bandolais.
Entre les étals des vendeurs de colliers, robes légères, lampes artisanales, et j'en passe... vous pourrez, en quelques minutes ou heures, au choix, découvrir ou redécouvrir quelques BD à travers des activités ludiques et créatives faisant appel à vos talents de dessinateur ou de scénariste.

A vos crayons !
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 23:00
La-ballade-de-l-impossible.jpgComme nous avions déjà pu le constater avec la couverture de Shangai Baby, les romans asiatiques mettent souvent à l'honneur des visages. Fantasme européen autour de la sensualité extrême-orientale ? La douceur qui s'en dégage trouve toutefois souvent un écho chez les personnages que l'on peut y rencontrer.

La Ballade de l'impossible, de Haruki MURAKAMI, n'échappe pas (totalement) à la règle.

En effet, les (jeunes) femmes que Watanabe, le héros, étudiant à Tokyo, croise sur sa route, portent en elles une douceur dont lui-même ne fait que rarement preuve. Le jeune homme semble, la plupart du temps, ailleurs, étranger aux vies qu'il partage et aux évenements qu'il vit.

"Je suis le type même de l'homme incapable de comprendre les choses tant qu'il n'a pas essayé de les mettre en mots."

Son impossible bal(l)ade le met sur la route de Naoko, une amie d'enfance, de l'époque où, avec Kizuki, ils formaient un étrange et inséparable trio.

Mais le temps a passé, et ne s'est pas montré très clément avec cette jeunesse japonaise totalement en perte de repères.

"Je me demande s'il n'y a pas à l'intérieur de mon corps un endroit sombre, une contrée lointaine où mes souvenirs les plus importants s'entassent pour donner de la vase."

Perpétuellement plongé dans la lecture d'auteurs européens ou étasuniens,  Watanabe semble souvent suspendu entre le monde des mots et les mots du monde. Naoko, Reiko, Midori... sont autant de visages qui, dressés sur sa route,  cherchent à rompre son indifférence. Mais la tâche est rude.

"Les étudiants du foyer, me voyant toujours en train de lire en solitaire, semblaient persuadés que je voulais devenir écrivain, mais ce n'était pas le cas. D'ailleurs, je n'avais pas envie de devenir qui que ce soit."

L'errance parfois inconsciente de Watanabe l'entraîne dans mille quartiers, mille bras, mille rencontres, où il fait petit à petit les deuils indispensables à sa survie. Où il apprend à abadonner l'amour pour mieux le retrouver.

"C'était comme si, en écrivant ainsi, je reliais entre eux les différents morceaux de ma vie qui s'en allaient à la dérive."

Mais l'impossible qui plane sur le livre dès sa couverture est un bien lourd fardeau pour un homme si jeune...

"De temps en temps, j'ai l'impression d'être devenu un gardien de musée. D'un musée vide, que personne ne visite, et que je garde pour moi."
des-livres-et-des-mots.gif
Cette bal(l)ade est, somme toute, souvent très solitaire...

Champi-nippon
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 19:41

Le vent se sent chez moi comme chez lui.
Passant de coin en ombre, de mur en écho, il feuillette les livres posés comme des corps.
Voici son choix...

"Folie 

J’éclate d’espérances vides illusoires errantes naïves suppliciées. Faire oublier une telle étoile… La lumière étreinte m’éparpille, ne tarit. J’écoute ton absence, irrépressiblement m’éteins."

Mes errances chez les bouquinites n'ont de nouveau rien donné, mais je pense tenir une piste à défaut de tenir son nom.

Champinvestigateur.
Chute.jpg
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 14:38
Manuscrit-annot--.jpgLettre ouverte à ceux qui annotent les livres qu'ils lisent...

Que ce soit au crayon, au stylo, au feutre fluorescent, en cornant les pages, en chiffonnant les feuilles , en faisant baver l'encre... Livrez -vous au pillage scriptural si bon vous semble, mais par pitié n'en faites pas profiter les autres !

Bien sûr que cette ligne, cette accolade, cette petite vague, ce crochet, ce point, ce mot rajouté (!!!) ont un sens, et un sens fort pour vous, à n'en point douter, mais pensez à ceux qui lisent derrière vous !

Les voilà condamnés, qu'ils le veuillent ou nous, à marcher dans vos regards... Leurs yeux leur échappent, et tout ce qui n'est pas annoté perd soudain de l'importance face à ce qui vous avait tant plu.

Ces quelques signes, quelques mots que vous avez laissés derrière vous, traces de votre émoi, votre colère, votre abattement ou votre plaisir, sont pour nous autant de barrières qui enferment, cloisonnent, mutilent l'oeuvre...

Le face à face intime et privilégié avec l'auteur devient  une partie à trois (au mieux) et le mystère de la lecture se retrouve déballé sur la place publique...

Si possible, à l'avenir, adoptez la prise de notes en parallèle, le petit bout de papier discrètement glissé et rapidement ôté une fois le mot, la phrase, le passage reproduits dans un cahier, ou, si le besoin d'apposer votre empreinte sur le livre est trop impérieux, ne le prêtez pas, ou prêtez-en un exemplaire vierge... afin que le lecteur-explorateur qui prendra votre suite plonge avec la même fraîcheur après vous dans la forêt de lettres.
champiscreen-08.gif
Mille mercis.

Champirritable
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 12:01
Falaises.jpgA l'âge de 10 ans, l'auteur-narrateur perdit sa mère, qui se laissa choir du haut des falaises de la côte d'Etretat.

"Je n'ai jamais cru que ce long cercueil de bois verni ait un jour contenu le corps disloqué de ma mère. Je n'y crois toujours pas. (...) Souvent je me dis cela, que les premières années de ma vie ne sont pas tout à fait perdues, qu'elles sont juste enterrées sous des kilos de terre brune, quelque part au fond d'un trou, coincées entre quatre planches de bois, à la fois inaccessibles et faciles à déterrer. Tenter de forcer ma mémoire m'apparaît alors comme une intolérable profanation."

Depuis, lui-même vit suspendu entre la vie-terre où il perd constamment pied et le vide-avenir qui l'attire.

Dans ce court roman écrit à l'encre de la mémoire douloureuse, OIivier ADAM revient sur les blessures qui ont jalonné son existence, de vides en trop plein, de rencontres en déchirures.

"Je crois qu'au fond, si je ne pleurais pas, c'est que les larmes m'inondaient à l'intérieur, noyaient mes organes mon coeur mon sang mes viscères mes poumons jusqu'à me rendre liquide et pluvieux."

Brisés par la mort prématurée de la femme-mère, son père, son frère et lui entament une errance qui les agite de récif en récif.

La douleur sourd à chaque page, phrase, mot.

"Nos vies sont les mêmes. Nos vies sont pareilles et défigurées. Nous pleurons les mêmes morts et vivons dans la compagnie sombre des fantômes, nos corps s'emmêlent et cherchent en vain l'impossible consolation. Infiniment perdus dans la foule, nos vies tiennent dans un dé à coudre. Et nous avons beau nous hisser sur la pointe des pieds, nous demeurons plus petits que nous-mêmes."

Pourtant, les embruns retombant, l'auteur finit par apercevoir, au-delà des falaises et de la mer, un ailleurs, un rivage où peut-être il sera délivré. Il se sentira bien.

"Nos vies sont les mêmes. Nos vies se débattent, crient dans la nuit, hurlent et tremblent de peur. Infiniment nous cherchons un abri. Un lieu où le vent siffle moins fort. Un endroit où aller. Et cet abri est un visage, et ce visage nous suffit."

Grâce à l'autre, tout n'est donc peut-être pas perdu.
Peut-être.

Champimmergé
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 10:06
Carton-ouvert.jpgNouveaux murs - Anciens meubles
Nouveau sol - Anciens livres
Nouveau ciel - Ancienne ville
Nouvelle vie ? - Ancien corps

Les boîtes s'ouvrent les unes après les autres. Objets et souvenirs précieux et fragiles défilent dans les pièces qui acquièrent peu à peu une identité.

Lumière et soleil, omniprésents, essaient de chasser la grisaille.

Nouveau monde à bâtir, entre ville et firmament, sous des toits mordus de soleil.

Bruit incessant de la vie-circulation sous les fenêtres.
Surtout ne jamais oublier les autres.
L'autre.
L'

Temps suspendu entre mots et images.
Le vide s'éloigne.
Gare au trop plein.

Champi-je est-suis de retour.
Il-j' espère que vous n'avez pas déserté sa-ma Tanière.
Les textes se bousculent au bout de ses-mes doigts.
La vie revient.

En avant, donc.
Quel autre choix...

Champi sous les toits
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 23:44

Peuple-migrateur.jpg

Le vent souffle et s'engouffre dans la Tanière, en ce moment... Les pas des visiteurs y résonnent comme dans un grand hangar vide...

J'en conviens, peu de nouveautés ces temps-ci... Par manque d'inspiration ou d'envie ?

Non, bien sûr que non...

Le fait est que ces derniers jours ont vu la préparation de mon changement de maison. Je quitte Aubagne pour revenir à Toulon.
Me voilà donc pour quelques jours, uniquement pour des raisons techniques et matérielles, coupé du "réseau", de la "toile", du "web", du "net"... bref des ces ondes - écrans - mots qui nous séparent et nous relient.

Me voilà pour quelques jours encore au milieu des cartons, à mettre ma vie en boîtes...
Qui sait qu'elles autres découvertes je serai amené à faire...

La pluie de mots reprendra très bientôt, j'espère.

Cham(pi) de bataille

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 11:28
"Fugitifs

Arrêté, le temps, le temps, le temps, le temps. Gris.
Balayé, l'oeil gris, s'enfuit, s'échoue. Pluie.
Attachés en bord de pluie, de cris, bris.
Blessés de trop de plus de bruit.
Avancé si loin qu'il éprit.
Bernée, la vie se méprit.
Accidentés par leurs envies.
Belle de nuit.
Arrivée repartie.
Banni."

Et toujours aucun nom, mes je poursuis mes recherches.

Champinvestigateur.


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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 23:37
"Elle ne frappe jamais avant d'entrer
Elle regarde à peine par la fenêtre
Elle ne fait aucun bruit
Et la voilà

Son souffle embue mes yeux
Sa voix lit par dessus mes rêves
Son regard se perd dans mes mots
Elle n'est qu'émoi

Je me retourne à son murmure
Je cherche l'ombre de son nom
Je crois qu'elle est venue pour moi
Elle n'est plus là."

Anthony BATFIELD, Murmures

Rodin---mains-li--es.jpg
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