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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





Contacts

24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 07:39
Certaines personnes dans mon entourage - peu nombreuses, certes, mais de valeur - ont sur leurs étagères une intéressante sélection de "littérature engagée".

Entre les grands noms de l'histoire politique et sociale et les barbus cubains plus ou moins vivants, on trouve  parmi ces auteurs Cesare BATTISTI (étonnant, non ?)

Comme nous l'apprend si bien Wikipédia, Cesare BATTISTI a profité du calme (relatif) qu'il a trouvé en France à partir de 1990 - après une période de fuite au Mexique, suite à ses activités armées dans l'Italie des années de plomb - pour écrire quelques romans.

Le Cargo sentimental en fait partie.

(Auto?)biographie romancée, ce livre nous plonge dans la jeunesse du père de l'auteur, petit homme devenu bien magré lui figure de la résistance, puis dans la jeunesse de l'auteur, bousculée entre armes et femmes.

Sans être une référence littéraire, il faut bien reconnaître que l'ouvrage se lit agréablement, écrit avec une plume sensible (sentimentale ?) plongée dans l'encre du souvenir.

Protégé par la doctrine Mitterrand depuis 1990, il a finalement été extradé par le gouvernement Chirac en 2004. Il fuit au Brésil, où il faut rattrapé début 2007. De nouveaux jours sombres s'annoncent pour lui.

Fred VARGAS - dont je vous ai déjà dit beaucoup de bien par ici - fait partie des personnalités qui l'ont soutenu. Elle a d'ailleurs participé à un ouvrage collectif intitulé La Vérité sur Cesare Battisti. Sans doute un des prochains livres qui sera chroniqué ici...

Champinternational
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 16:33


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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 18:11
Bon. Je vous l'accorde : l'illustration de la boîte de jeu est n'est pas attirante. Sans doute faut-il y voir la rigueur (sic) des jeux germaniques.

Mais ne nous arrêtons pas aux apparences, car Caylus faut largement le détour.

A l'intérieur, un beau plateau, portant un marqueur de points, et le village de Caylus, en cours de construction. Une myriade de pions en bois. Quelques jetons circulaires (les deniers). Des tuiles carrées, les bâtiments à construire.

Aucun dé, car le hasard n'a pas sa place ici. Parfait.

L'objectif est simple : avoir le plus de points de prestige.

Comment ? En construisant des bâtiments prestigieux, en ayant beaucoup d'or, ou beaucoup de deniers. Logique, n'est-ce pas ? (j'en connais certains dont le poil va se hérisser à ces mots. Qu'ils m'en excusent). Avoir les faveurs du roi n'est pas négligeable non plus.

Les bâtiments sont construits à l'aide de matières premières, qu'il faut récupérer grâce à des ouvriers, qu'il faut payer avec des deniers obtenus... par la vente de matières premières. Subtil équilibre à trouver et entretenir.

Petite difficulté toutefois : le nombre de terrains est limité, et une fois qu'un ouvrier y travaille - pour un tour - aucun autre ne peut y venir. Les choix sont donc très vite cornéliens : faut-il bloquer un adversaire, chercher des matières premières, s'engager dans la construction d'une partie du château ? Les possibilités sont nombreuses, et rendent le jeu très évolutif.

Bon jeu de stratégie pure, de tractations aussi ("si tu ne fais pas ça, je ne fais pas ça..."), aux règles simples, mais aux nombreux paramètres, ce qui permet sans doute aux parties de se suivre sans véritablement se ressembler.
Bien que les règles soient prévues à partir de 2 joueurs, nul doute que c'est à cinq que le jeu prendra tout son sel. Qu'à cela ne tienne ! Tous au château !

Champi-ludi.
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 22:26
Le Musée Guimet, musée des arts asiatiques de Paris, abrite de magnifiques collections de pierres, de textiles, de céramiques, de métaux, de papiers... venues des quatre coins de ... l'Asie (CQFD).

En plus de la conservation et de la restauration des oeuvres, il s'est attaqué à celles de son site internet.

Le résultat est parfaitement à la hauteur des collections : une visite (sans guide) est en effet proposée, permettant aux curieux d'avoir un aperçu plus que conséquent des merveilles que cache ce musée injustement méconnu.

Certes, cette visite demande une connection internet assez rapide, mais le jeu en vaut la chandelle. Ou le lampion, c'est selon.

Consacrez quelques minutes à errer entre les différentes salles du musée, qui s'étirent sur cinq niveaux, et au coeur desquelles on peut se promener simplement en déplaçant la souris, comme dans certains jeux vidéo bien connus. Le tout est de ne pas sursauter face à certaines statues très expressives tapies dans les recoins.

Petit avant-goût de la découverte des véritables collections, elles-mêmes précédant l'envie qu'elles feront naître en vous d'aller traîner vos chassures de marche et vos sacs à dos du côté de l'Empire des Mille et Une Nuit, du Milieu, ou du Soleil Levant...

Champasiatique
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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 22:32
Au départ, Zeugma était une petite ville sans aucun doute tranquille, traversée par l'Euphrate et par une certaine inspiration rhétorique.

Un pont reliait chacune des deux parties de la ville.

D'où la métaphore et l'antonomase qui nous conduisent au zeugma cher aux ludolingues, et à quelques perles de la littérature. Car le zeugma est cette figure de style qui rattache deux éléments ne pouvant être mis sur le même plan à un terme commun.

Voici donc quelques zeugmas célèbres. Charge à vous de secouer vos esprits fertiles pour en faire naître d'autres. Sans faire appel à internet, bien sûr, où serait le plaisir...

« Vêtu de probité candide et de lin blanc » (Victor HUGO).

« Ils s'enfoncèrent, l'un dans la nuit, l'autre un clou dans la fesse droite» (Pierre DAC).

Plus périlleux, comme il l'annonçait lui-même : le double-zeugma (on se croirait aux championnats du monde de patinage artistique...) : « Après avoir sauté sa belle sœur et le repas du midi, le Petit Prince reprit enfin ses esprits et une banane » (Pierre DESPROGES, bien évidemment).

A vous de jouer maintenant, zeugmatez en liberté...



Champittéraire

Au fait, la mosaïque ci-dessus vient, bien évidemment du site archéologique de zeugma, et parfaitement illustrer cet article.
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 19:53
Un calame bien taillé, quelques flacons d'encre, et voici que les mains sacrées du calligraphe font naître sur la page la beauté, là où le profane - et mes quelques maigres tentatives m'ont résolument classé dans cette catégorie... - n'obtient que des taches. Et encore, des taches moches...

Hassan MUSA mérite plus que largement le titre de Maître Calligraphe, voire de Poète Calligraphe.

La douceur et la magie qui se dégagent de ses dessins coulent sans doute du sang muses qu'il sait mêler à ses encres.

Ici, loin de la rigidité de la majuscule d'imprimerie ou de la minuscule caroline, le caractère arabe nous ouvre les portes du monde de la Belle et la Lettre.

L'essence de l'Orient glisse lentement le long du corps de la belle Schehrazade, et un abécédaire tantôt tendre, tantôt coquin, toujours très doux, s'offre à nos yeux.

La courbe de son corps fait le tour de nos yeux, et la lettre s'anime d'une vie nouvelle, nous ouvrant les portes de l'immuable monde des papiers et des encres, éternité calligraphiée qu'Hassan MUSA nous offre avec générosité.

Qu'il en soit remercié.



Champiconographique
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 19:46
Son air de chien battu cachait bien - mais brièvement - son mordant et son cynisme.

Vite vu, on lui aurait "donné le bon Dieu sans confession", on se serait dit qu'il était "beau et gentil"...

Et puis dès qu'il aurait ouvert la bouche...

Ce protéif'homme de l'humour et du cinéma nous a laissé quelques textes et quelques perles que je vous invite à redécouvrir. La sélection à présenter ici est difficile à faire, mais, nombre de ses écrit portant sur des sujets "que rigoureusement ma mère m'a défendu d'nommer ici", choisissons les plus doux.

"Dieu soit loué, meublé ou non".

"La connerie, c'est comme le judo, il faut utiliser la force de l'adversaire."

"Pas d'alcool au volant, pas d'alcool au volant... d'accord, eh bien supprimons le volant !"

"L'humour n'est jamais mal placé. Où qu'il se place, ça reste de l'humour."

Le reste, vous pouvez le trouver dans les livres, dont le contact sensuel et les senteurs inimitables valent tous les claviers et les écrans du monde...



Champivresque
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 23:30
Les quelques mots que j'ai déjà pu laisser par ici pour vous parler de QUINO ont dû vous donner un aperçu de l'attachement que je porte à la bande dessinée sud-américaine.

Alberto BRECCIA, auteur d'origine uruguayenne, rencontre dès les années 1950 les auteurs qui passent et travaillent en Argentine - Hugo PRATT, Hector OESTERHELD...

Durant les années 1980, il met son trait inimitable, noir et étouffant, au service d'une histoire de Juan SASTURAIN : Perramus.

Dans un pays forcément dominé par une dictature aux traits morbides, un homme fuit, y perd la mémoire... et au fil du temps rencontre l'oubli plus que le souvenir.

On peut croiser Jose Luis BORGES au fil de ces aventures déroutantes perdues entre les lieux et les époques.

Je ne saurai trop vous conseiller par ailleurs la lecture des aventures de Mort Cinder, homme sans âge qui fréquente un vieil antiquaire, et de l'Eternaute, sombre anticipation où le trait charbonneux de BRECCIA atteint une telle consistance que la lecture en est presque asphyxiante.




Parce que la BD n'est pas constituée que de couleurs criardes et d'histoires inconsistantes.
Parce qu'elle peut être un art qui, manié avec subtilité et talent, vaut tous les électro-chocs.

Champimages.
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 22:54
Alberto MANGUEL, voyageur immobile des mondes de papier, plonge en sa bibliothèque comme en sa mémoire.

"Ma bibliothèque consiste pour moitié en livres dont je me souviens, et pour moitié en livres que j'ai oubliés".

"Mes visiteurs me demandent souvent si j'ai lu tous mes livres ; ma réponse habituelle est que les ai sans doute tous ouverts."

(Voilà de quoi rassurer mon penchant pour l'accumulation plus grand que mes capacités de lecture !!).

"Je ne me sens pas coupable vis-à-vis des livres que je n'ai pas lus et ne lirai peut-être jamais ; je sais que mes livres ont une patience illimitée. Ils m'attendront jusqu'à la fin de mes jours."

Richesse infinie des livres, qui gardent entre leurs pages cette sagesse que beaucoup d'entre nous n'ont plus...

Champimmergé dans les mots

(Merci à René MAGRITTE de nous avoir prêté sa Mémoire, de 1948).
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 21:55
Les échafaudages se perdent dans les nuages.

Les formes harmonieuses s'altèrent.

La roche nue et dure ne se laisse pas dompter.

D'un revers de la main, le "Tout Puissant" décide de mettre fin à cette ambitieuse épopée.

Et la Tour de Babel ne fut jamais achevée.

Pieter BREUGHEL la montre encore sous un jour optimiste, en cette année 1563, mais déjà la fin est perceptible.

Non seulement le rêve de l'homme ne se réalise pas, mais, pire, le voilà divisé par des langues innombrables.

Le rêve a disparu depuis bien longtemps, mais les langues et les divisions demeurent. S'aggravent, même. Et le langage du corps, du poing surtout, universel, pour le coup (sic), prend le dessus.

Une fois encore, les maux remplacent les mots (facile, j'en conviens).

Reste à savoir s'ils provoqueront cris ou silence. Deux alernatives bien sombres.

Au secours, Babel, le dialogue disparaît...

Champisolé
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