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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 15:17
Garduno, en temps de paix*

"A quoi tu penses ?

_ Non, à rien.

_ Tu as du mal à dormir encore...

_ Ca va..."

Ca ne va pas vraiment pour Philippe SQUARZONI, en fait, lorsqu'il entame ce projet, à la fin des années 90. L'occasion pour lui de dresser le long et lourd bilan des décennies écoulées et leurs conséquences sur le monde, la vie, sa vie.

"J'ai peut-être raté une marche. Il est peut-être déjà trop tard.

A quoi s'attaquer ? Par où commencer ?

Par soi-même. Ce serait déjà pas mal. Voilà bien un domaine où les difficultés, et celui qui est en cause, sont concrets.

Qu'est-ce que je fais aujourd'hui ? A part croire que je comprends ?

C'est bien ça le problème. Va trouver un angle d'attaque. Désigner un coupable... Quelqu'un qui soit la cause de tout ça.

Non, c'est juste la manière dont vont les choses. C'est un état de fait. Va lutter contre ça."

Malade de son siècle, de son temps, l'auteur ne sait par quel bout prendre le problème qui l'empêche de dormir (entre autres) : comment en est-on arrivé "là", et que faire pour en sortir.

Mais là, où ça ?

"Les pouvoirs publics ne sont plus qu'un sous-traitant de l'entreprise. Et démocratie rime avec démantèlement du secteur d'Etat, libre circulation des fortunes, enrichissement des privilégiés.

Accroissement des inégalités.

Selon le Financial Times tout le défi de la mondialisation consiste à "concilier l'intérêt public avec le libre-échange". C'est donc à l'intérêt public, c'est à dire notre intérêt, de s'adapter au marché ! La fin est soumise au moyen. On marche sur la tête !"

Constat amer, lucide et sans appel, pour peu que l'on prenne le temps de lister les faits et d'en chercher les causes (et les conséquences). Constat d'autant plus sombre qu'avec presque 20 ans de recul (1997 => 2015 : faites le calcul !) on peut s'interroger sur ce qui a vraiment changé depuis...

Patiemment, en s'appuyant sur l'Histoire passée, l'Histoire en cours, mais aussi sur ses nombreuses expériences personnelles, l'auteur essaie de démonter des mécanismes tellement profonds, retors et efficaces que le propos peut paraître outrancier, caricatural ou totalement paranoïaque.

Et pourtant.

En étalant consciencieusement les faits, en faisant entrer en résonance certaines dates, certaines guerres, certaines mesures prises aux quatre coins de la planète, Philippe SQUARZONI déroule une démonstration qu'il n'est pas le seul à faire et qui s'appuie sur des arguments objectifs et plutôt imparables.

Il brosse le portrait d'un monde qui, sous la botte de l'ultra-libéralisme présenté comme la seule voie à suivre, comme un dogme, presque une religion, n'en finit pas de diviser, exclure, rejeter, les riches toujours plus nombreux et plus riches se hissant toujours plus haut loin bien loin des pauvres toujours plus nombreux et plus pauvres.

"Soyons clair : le capitalisme est créateur d'un prolétariat vivant dans la misère la plus abjecte.

C'est ça le monde dans lequel nous vivons.

Un monde où le moindre geste de quelques privilégiés représente un véritable luxe pour l'immense majorité des hommes.

Comment vivre ça ?

Notre bien être n'est pas la garantie d'un bonheur à venir pour les populations du Sud.

Bien au contraire."

Comment avoir un regard aussi dur sur le monde ? Sans doute parce qu'ayant agi en ex-Yougoslavie, au Mexique ou au coeur du conflit israëlo-palestinien, l'auteur a pu constater par lui-même la récurrence des conséquences et donc des causes : dans un monde encore meurtri par les découpages coloniaux ("Toute société digère le génocide qui la fonde") c'est avant tout la misère qui dresse les populations les unes contre les autres et la recherche du profit qui fait ployer la multitude sous le poids d'une minorité.

"Améliorer la situation des 20 pays les plus gravement touchés [en matière d'alimentation et de soins] reviendrait à 5,5 milliards de dollars, c'est-à-dire le coût de la construction d'Euro-Disney."

No comment.

Que faire face à ce rouleau-compresseur lancé depuis des siècles (si, si !) et qui ne semble pas vouloir s'arrêter ? (Je vous laisse chercher par vous même les informations vous le confirmant, les sources fiables et scientifiques abondent, loin de toute forme de manipulation médiatique).

Philippe SQUARZONI se tourne alors vers le Mexique (d'où le titre de son ouvrage en deux tomes, Garduno d'un côté, Zapata de l'autre, deux mots pour un même espace partagé entre deux réalités) :

"[Les Zapatistes] ont été les premiers à relier la marginalisation des pauvres du Sud aux logiques de la globalisation économique. Les premiers à porter la lutte sur le terrain des marchés financiers et des logiques de libre-échange [...] Ils ont tout fait pour impliquer la société civile dans cette lutte mondiale."

Comment servir un propos aussi dense, complexe, touffu, sans sombrer dans la répétition visuelle et l'hyperréalisme graphique ?

L'auteur, dans cet ouvrage qui compte parmi les premiers de sa carrière, installe le système de narration qui est aujourd'hui sa marque de fabrique : un noir et blanc un peu dépouillé sans doute à base photographique et l'utilisation de nombreuses images d'archives puisées dans la vaste mémoire du monde.

S'il fait moins appel que dans Saison Brune aux marques, panneaux, symboles qui envahissent et caractérisent nos environnements urbains, il convoque une vaste galerie des cartes, objets, visages qui, par leur charge autant que par leur juxtaposition, font sens : quand à l'oisillon bec ouvert répond une main tendant un hamburger, les mondes, les codes s'entrechoquent pour délivrer un message d'une efficacité, d'un impact rares.

Cette facette graphique, par son réalisme léger et ses symboles appuyés, ne confère que plus de poids, plus de corps au propos, et nous conforme dans l'idée que le monde est pourri de puis longtemps et que ça semble mal parti pour changer (20 ans après, que dire, en effet ?).

Pourtant l'auteur, après avoir maintes fois fait le constat de son impuissance, réussit à ne pas baisser les bras (qu'il en a, de la chance !) :

"Voilà le nouveau défi.

Ne pas perdre de terrain.

Ne plus courber le dos.

Continuer à dénoncer les faux semblants du libéralisme.

Oui, la nouvelle économie n'est qu'une supercherie, un retour à la féodalité !

Il faut pouvoir développer ce contre-discours [...].

Le libéralisme ne peut pas survire si on le met à la lumière."

Je n'ai jamais lu (ou en tout cas pas encore) la suite de Garduno, en temps de paix. Peut-être donne-t-elle des pistes, des clefs, davantage d'espoirs.

Quant au fait de savoir si cette bande dessinée relève ou pas de notre thème de février sur k.bd, je ne peux qu'approuver : raconter l'Histoire la plus contemporaine, au-delà du simple aspect historique, d'ailleurs, permet, en démontant certains mécanismes aux terribles effets, de franchir la frontière entre connaissance et prise de conscience, puis entre prise de conscience et réaction.

"Juste avant de partir pour le Chiapas, j'ai écrit au Monde Diplomatique [...] Dans son édito, Ignacio Ramonet [qui signe la préface de la BD] proposait de lancer une association qui s'appelerait ATTAC."

Champimages qui secouent le monde.

Garduno, en temps de paix*
Garduno, en temps de paix*
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:38
Le feuilleton du siècle*

Mêlant thème de février sur k.bd ("Raconter le XX°siècle") et actualité toujours triste et brûlante, notre équipe mets ce mois-ci à l'honneur ceux qui ont raconté le siècle à leur manière, en témoins directs, engagés, enragés, gueulards, géniaux, dénonciateurs, libres et j'en passe : les dessinateurs de presse qui ont marqué l'histoire du genre d'une pierre noire (de mine) et blanche (de talent éclatant). Plus particulièrement ceux de Charlie Hebdo, dont Mitchul vous parlera mieux que moi.

Nous avons pris le parti de mettre un peu plus en lumière l'un de ces brillants manieurs d'images et de mots (avec l'accent, pour le coup !) dont la nomination pour le Grand Prix d'Angoulême en 2013 avait quelque peu défrayé la chronique : WILLEM.

Bernhard Willem HOLTROP, de son état civil complet, s'invite donc chez trois d'entre nous à travers trois titres emblématiques de sa production dense et de son observation minutieuse de la marche de notre monde depuis plusieurs décennies.

En totale liberté (dut-il être arrêté ou en procès, comme il le rappelle à (1) Numa SADOUL dans Dessinateurs de presse).

Nous voilà donc embarqués dans le Feuilleton du siècle, pavé de 200 pages (sur papier épais, d'où l'impression de pavé !) qui commence un an avant le "vrai" début du XX°s. et s'achève de fait un an plus tôt que dans les calendriers. Soit.

A raison de deux pages par an, WILLEM décortique les ressorts universels et récurrents des dessous de l'Histoire, à travers de brèves histoires grinçantes, sordides, sales, suintantes, qui au mieux font sourire jaune (grâce à la dose d'absurde outrancier dont il sait les habiller), au pire (le plus souvent) donnent envie de mordre dans tous les journaux-atlas-livres d'Histoire et de manière plus générale d'arracher à pleines dents les têtes dirigeantes qui ont fait du siècle passé ce qu'il fut. Regardez la couv' de plus près, pourquoi pas en écoutant Pour tant qu'il y aura des hommes, des Ogres de Barbak, avec lesquels Daniel MERMET rappelle que "ce siècle fera tache".

Une tache de sang, répandu aux quatre coins du monde par les puissants, les colons, les exploiteurs, les dealers, les marchands d'armes, les militaires, les politiques, les multinationales, les extrémistes de tous bords, le tout sous le regard au mieux goguenard, lubrique et voyeur, au pire complice, de médias charognards qui ont compris où se trouvait leur intérêt.

"On arrête les articles ennuyeuses [je vous avais annoncé l'accent !] sur la politique ! [...] Faut écrire sur ce qui intéresse le petit peuple : le linge sale des gros cons."

Une tache de foutre, car le sexe est partout entre les traits de WILLEM, preuve de toutes les envies, les audaces, les extases, les désirs, mais preuve surtout de la quasi-anthropophagie à laquelle il s'apparente bien souvent, sans compter la décadence que son outrancier étalage semble illustrer sans équivoque.

Une tache de peinture, aussi, WILLEM puisant dans sa connaissance des mondes de l'art (qu'il continue d'approfondir et d'illustrer chaque mois, entre autres, dans les pages de Beaux-Arts Magazine) et dégommant à tout bout DUCHAMP (ah ah) les avant-gardes de tous poils (forcément pubiens) qui ont émaillé ce XX°s décidément fort chargé.

Virevoltant de personnage en personnage (le Colonel Baxter, le journaliste Reginald Cox, la muse Valeska Lion, la petite Heidi Prack, l'opportuniste Gregor Pragmatikov le bien nommé, mais aussi Adolf Hitler, Donald le dealer, Iqbal, la Princesse Margaret, le French Doctor...), WILLEM joue de tous les clichés, de toutes les figures pour déboulonner à tout va.

Son trait n'est pas en reste pour guillotiner l'Histoire et ses protagonistes : facilement difforme, souvent exagéré, il outrance à raison les visages de tous les pantins qui s'agitent sur la scène internationale.

Minimaliste, son trait saisit égalemenet avec justesse les caractéristiques des stars de son arène médiatisée et nous offre un flot de caricatures qui renforce notre envie de botter quelques culs.

"Il faut prendre ses distances avec tous les pouvoirs, je trouve."(1)

Difficile de les prendre plus efficacement que lui !

Allez, petite cerise esthétique sur le gros gâteau de merde qu'il a tiré du triste état de notre monde : à travers les titres de chaque double page (à savoir les années qui s'égrènent), WILLEM rappelle, en toute humilité, l'immensité de son talent de graphiste (déjà plus qu'aperçu grâce à l'expo qui lui fut consacrée en 2014 à Angoulême) en jouant sur un siècle de codes, de formes, de lignes, de styles qui convoquent tous les pays et tous les courants. Un travail qui n'a l'air de rien mais qui complète la synthèse de ce siècle décidément inventif dans tous les domaines, et pas seulement les pires.

Et tout ça pour quoi, me direz-vous ? Pour rappeler la mesquinerie et la cruauté de l'être humain ? Pour nous rappeler de ne jamais oublier ? Pour essayer d'en rire malgré tout, malgré l'impuissance, la rage, la douleur ?

Laissons à l'auteur le dernier mot, car ici ils commencent à manquer...

"A quoi ça sert, le dessin ?

_ Là, je suis un peu pessimiste. Je ne crois pas qu'on a beaucoup d'influence sur la politique mondiale.

_ Tu ne crois pas que vous allez changer le monde ?

_ J'espère tous les matins, et tous les soirs je suis déçu !" (1)

Champimages qui (nous) saignent.

Le feuilleton du siècle*
Le feuilleton du siècle*
Le feuilleton du siècle*
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:53
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:47
Zero pour l'éternité T1

"Qu'est-ce qu'on vous a appris à l'école ?!

Vous avez eu des cours d'histoire, non ?!

L'histoire des hommes, c'est l'histoire des guerres.

Bien sûr que la guerre est un fléau, sans doute le pire de tous...

Tout le monde le sait...Mais personne ne peut faire disparaître cette réalité !"

On croirait lire certains de nos échanges sur k.bd lors de la construction du thème du mois de février (2015) : "Raconter l'histoire".

Tout un programme qui, donc, portera essentiellement sur la guerre. Vivement un versant culturel et/ou social de la chose historique !

Petite silhouette sombre perdue entre soleil et nuages pour ouvrir la sélection : Zéro pour l'éternité nous entraîne dans le ciel japonais durant la Seconde Guerre Mondiale (oui, elle mérite ses trois majuscules).

Comme souvent dans les manga, l'immersion se fait en douceur : après quelques pages "d'époque", nous voilà réveillés par la sonnerie d'un portable.

"Je peux savoir ce que tu fais ?

_ Je me promène.

_ C'est ça, oui ! Tu étais encore en train de dormir !"

On ne peut rien lui cacher, à Keiko. Surtout pas en ce qui concerne son frère, Kentarô, rongé par l'oisiveté (merci BAUDELAIRE !) et en panne d'études depuis quelques années.

Aussi décide-t-elle d'exploiter le temps libre de son cadet en lui confiant une mission :

"Je voudrais en savoir plus sur notre grand-père.

_ Des recherches sur papy ? Mais pour quoi faire ? Va plutôt le voir, il est encore en vie, que je sache.

_ Je ne te parle pas de ce grand-père-là ! Je te parle du fantôme..."

Kyûzô Miyabe. Pilote de chasseur dans l'armée japonaise dans les années 40, et kamikaze aux commandes d'un des "Zeros" qui ont marqué l'histoire du pays (jetez un oeil à la postface ou à l'un des derniers MIYAZAKI, Le Vent se lève, pour en savoir plus).

Un fantôme sorti trop tôt de leur arbre généalogique pour que sa fille et ses petits-enfants s'en souviennent.

Pourquoi, alors, remuer un passé aussi marquant et enfoui ?

Pour des raisons professionnelles (Keiko aspire à intégrer un journal préparant un dossier sur la fin de la guerre) mais aussi d'honneur :

"On entend souvent dire que les kamikazes étaient des terroristes (...) Aujourd'hui, le mot "kamikaze" sert surtout à désigner des terroristes... Comme ceux qui se sont écrasés sur le World Trade Center le 11 septembre."

Le va-et-vient entre XXI° et XX° siècle peut commencer, à travers livres, journaux, témoignages que Kentarô cherche à recueillir.

Belle trame narrative que voilà, fournie par le roman éponyme de Naoki HYAKUTO : une quête, des secrets, la recherche d'un éclairage nouveau sur une Histoire qui a sans doute (car je ne suis pas spécialiste du genre) souvent servi d'assise à des élans patriotiques nationalistes (sic).

Point focal d'identification pour le lecteur, Kentarô s'apprête (si l'on en croit le premier tome) à voir sa vie bouleversée par cette expérience inattendue : la lassitude, la légère irritation même qu'il peut ressentir à l'écoute du premier témoin que sa soeur et lui rencontrent, cèdent la place à une sorte d'illumination (gros plan sur le regard à l'appui) :

"Je ne peux pas encore saisir ce que sont réellement la vie et la mort.

Mais je sais très bien maintenant qu'elles sont là.

Je me rends surtout compte...

A présent...

Que je ne peux plus fuir."

Graphiquement, Souichi SUMOTO livre un travail à la fois classique (trames, décors à base photographique, émotions exacerbées, mises en page et en cases heurtées lors des scènes d'action, oreilles décollées - mais peut-être est-ce en rapport avec le thème, ah, ah) et personnel par la rondeur de certaines têtes et surtout la belle manière dont il imprime le temps qui passe sur certains visages.

Les pleines pages sont nombreuses et donnent du souffle au récit, un souffle qui s'embourbe (volontairement) pour décrire les tranches de vie les plus dures ou les faits les moins glorieux, sans toutefois sombrer dans le misérabilisme.

Les cases mettant en scène les avions en gros plans ont le sens du détail nécessaire à une approche "technique" sans pour autant alourdir la lecture et à ces cases denses répondent d'autres bien plus dépouillées.

Zero pour l'éternité est-il un récit initiatique de plus sur fond d'Histoire et de réhabilitation d'une figure familiale tombée dans l'oubli ? (Et non, en effet je ne vous ai pas tout dit...).

Malgré quelques figures imposées (mais peut-être le vétéran mutilé est-il un hommage à Shigeru MIZUKI ?) la lecture est fluide et intéressante, agrémentée de notes de bas de page mesurées (à mille lieues d'un Ghost in the shell par exemple !!) et d'une postface documentée.

Ma lecture des tomes suivants (si j'en ai le temps, refrain bien connu...) sera toutefois davantage motivée par l'intérêt historique que par la soif de révélations concernant le passé de Kyûzô Miyabe.

Question de culture ou de génération ?

Champimages chrono-instables.

Zero pour l'éternité T1
Zero pour l'éternité T1
Zero pour l'éternité T1
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:56

"Tout ce qu'on peut faire, c'est essayer de démolir [la télé]. Mais c'est comme la bagnole, il y a des trucs qu'on ne déboulonnera jamais... Donc, on peut avoir l'attitude d'un Boris VIAN : être d'un "pessimisme joyeux". Tout ce qui nous reste, c'est d'essayer de faire sourire."

CABU dans Dessinateurs de presse, Numa SADOUL, 2014

"Mon premier mouvement, quand je vois quelque chose de scandaleux, c'est de m'indigner ; mon second mouvement est de rire ; c'est plus difficile mais plus efficace."

Maurice MARECHAL, fondateur du Canard Enchaîné, 1914

Rire malgré tout
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:56

Un court métrage de Céline DEVAUX visible ici ou .

Vie et mort de l'illustre Grigori Efimovitch Raspoutine
Vie et mort de l'illustre Grigori Efimovitch Raspoutine
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:40
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 19:28
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 18:23
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 15:17

D'autres oeuvres de DRAN sont à découvrir sur ce site internet.

On y sent parfois la référence ou le déjà-vu, mais cela reste de bonne qualité.

Au radar
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