Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
  • Contact

Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





Contacts

1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 23:08

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2007, riche en lectures, rencontres, découvertes, et bons moments.

Puissons-nous nous retrouver souvent autour d'un livre, d'un verre, ou dans un des nombreux recoins de ma tanière...

Champi nouveau
Repost 0
31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 10:20

Comme vous le savez sans doute, le Champi n'est pas seulement gourmand de lectures (qui a dit "boulimique" ?), mais aussi de bon boire et de bon manger.
La période s'y prêtant bien, je suis parti sur le net en quête d'une recette aperçue à La Grignotière.
Je tenais à vous la faire partager.
Attention, nous ne la testerons que ce soir, donc je vous dirais ensuite si elle en vaut vraiment la peine.
Mais reconnaissez que ça met l'eau à la bouche !!

La crème brûlée aux morilles

Pour 4 personnes (ou deux gourmands)

  • 4 jaune d'oeufs

  • 40 cl de crème liquide

  • 4 + 8 morilles de petites tailles

  • une pincée de fève tonka (à défaut de la vanille)

  • 1 cuillere à café d'huile de noix

  • 40g de sucre roux + 40g de sucre "intégral" (rapadura) (mon conseil : mettre deux fois moins de sucre)

  • 4 cuill.à soupe de sucre roux pour la finition

  • environ 50g de sucre, 5 cl d'eau et une pincée de tonka pour faire un sirop épais

Mettre à froid dans la crème 4 morilles, une pincée de tonka et 1 c à café d'huile de noix. Chauffer doucement jusqu'au premier bouillon. Faire infuser une demi-heure en pressant régulièrement les morilles.

Préchauffer le four à 150°.

Dans un saladier, fouetter les 40g+40g de sucre avec les jaunes d'oeufs jusqu'à blanchiment.

Rajouter la crème tiédie et filtrée (on peut laisser les morilles dans le mélange, en les coupant en petits morceaux). Bien mélanger.

Répartir le mélange dans 4 ramequins au bain marie dans un plat.

Mettre le tout au four 30mn.

Laisser refroidir et mettre au frigo.

Faire un sirop épais avec le sucre, l'eau et la tonka. Y mettre les 8 morilles restantes. Faire chauffer très doucement environ 15mn. Puis retirer du feu. Laisser macérer. Retourner régulièrement les morilles.

Au moment de servir, égoutter les morilles sur une petite assiette. Saupoudrer les crèmes brûlées du sucre et mettre au grill. Poser deux morilles par personnes.

(Pour ceux qui, comme moi, se posent la question, la fève de Tonka n'a rien à voir avec Charlie et la Chocolaterie. Qu'on se le dise...)

La recette se trouvait sur le site A boire et à manger, que je ne connais pas encore, mais qui annonce un programme plutôt agréable...

Champi aux fourneaux (deux remarques personnelles en italique. Sinon, un vrai régal !)

Repost 0
28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 22:45
Oyez Oyez gentes dames et damoiseaux.

Voici venu le temps de Cathedral (ah ! ah! Je sais, facile), joli petit jeu en bois qu'on peut trouver dans toutes les tailles (sauf la taille réelle, et là, je pense que ça arrange tout le monde, sauf ceux qui ont un grand salon).

Donc, Cathedral, une sorte de Tetris à plat pour aller vite.

Cathedral se joue à deux. Chaque joueur dispose d'une quinzaine de pièces, presque toutes de formes différentes. D'un côté les blancs, de l'autre les noirs, on reste en terrain connu.

La cathédrale qui donne son nom au jeu est grise, et est un bâtiment neutre. Elle est posée avant tout le reste.

Ensuite, chaque architecte pose, à tour de rôle, un bâtiment entre les murailles de la ville (plus prosaïquement, sur le plateau de jeu, quadrillé). Au début, tout s'imbrique bien, mais très vite, ça se corse.

Deux règles d'or :
- si un bâtiment est entièrement entouré par des bâtiments adverses, avec éventuellement un bout de muraille dans le lot, il est retiré de la ville et rendu à son propriétaire, qui doit de se fait essayer de le replacer.
- si une zone vierge est entièrement entourée par des bâtiments d'une même couleur, avec  éventuellement un bout de muraille dans le lot, cette zone appartient au joueur qui l'a entourée, et l'autre ne peut plus y poser de pièces.

Je vois que vous comprenez soudain toute la subtilité - et surtout la difficulté - du jeu.

Cathedral est donc une course à l'espace vital, à l'emplacement libre. Non seulement il faut judicieusement poser ses bâtiments pour profiter de la moindre zone libre, mais il faut essayer de condamner certaines portions du territoire pour les rendre inaccessibles à l'adversaire.
Il faut donc, forcément, faire parfois des choix cornéliens ("je place cette pièce implaçable ou je ferme cette zone ?"), et toujours garder un oeil sur les bâtiments qu'il vous reste... et ceux qui restent à l'adversaire.

Les parties sont courtes, dynamiques, et le jeu est très beau, nous voilà comblés.

S'ensuite alors une partie plus solitaire : le rangement de toutes les pièces dans la boîte. Des heures de jeu en perspective...

Champi-Ludi.
Repost 0
27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 23:00
Je ne ferai à personne l'outrage de présenter les Monty Python, célèbres à la fois pour leurs films (mon préféré étant, loin devant tous les autres, leur Sacré Graal) et pour leurs sketches du Flying Circus.

Toutefois, ayant remis la main sur un recueil de leurs textes, je voulais partager avec vous un de ces grands moments de non sens britannique du plus pur style.

Enjoy...

"Bonjour et bienvenue à "REVENDIQUEZ !". Nous recevrons aujourd'hui en tant que premier invité M. Norman Campagnol, de Gravesend, qui revendique la paternité littéraire de l'ensemble de l'oeuvre de William Shakespeare. M. Campagnol ?
_ C'est exact. J'ai écrit toutes ses pièces et, en collaboration avec ma femme, tous ses sonnets.
_ M. Campagnol, le monde entier s'accorde à reconnaître que ces pièces ont été jouées au début du XVII°s. Quel âge avez-vous ?
_ Quarante-trois ans.
_ Aussi, comment est-il possible que vous ayez écrit des pièces qui ont été jouées près de trois cents ans avant votre naissance ?
_ Et ma revendication tombe à l'eau.
_ Ah !
_ Il est absolument impossible de répondre à cet argument, j'en ai bien peur. J'espérais seulement que vous n'aborderiez pas cet aspect de la question."

Si vous voulez en voir et en savoir un peu plus, il vous suffit d'aller ici.

And God shave the Queen.

Champihihi
Repost 0
27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 08:52
Pour ceux qui ne l'auraient pas noté, l'Association Equinoxe vous attend

jeudi 28 et vendredi 29 décembre
de 14h30 à 17h30
Espace St Nazaire
dans le centre de Sanary

Vous pourrez y exercer vos talents de dessinateurs ou de scénaristes amateurs, à partir de bandes dessinées célèbre comme Calvin & Hobbes, Garfield, Bone, Gaston Lagaffe...

Jean-Michel, Jérémie et Johan (non, l'initiale "J" n'est pas un des critères pour faire partie de l'Association !) vous accueilleront sur notre stand.

Grand merci à l'Association Mag-Momes de nous avoir permis de participer à ces deux journées !






Champimages
Repost 0
26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 13:51
Les amateurs de l'OuLiPo (non, n'insistez pas, je ne vous expliquerai plus ce que ça signifie. La réponse doit bien traîner quelque part dans le blog...) connaissent toute la panoplie stylistique à disposition des Oulipiens : anagrammes, lipogrammes, calligrammes, palindromes... Les mots-valises en font partie.

Jean-Jacques THIBAUD en a créé près de 800, qu'il nous livre dans son Nouveaucabulaire (au Cherche Midi Editeur).

Rappel rapide du principe des mots valises : deux mots ayant une syllabe commune fusionnent.
Exemple : caramel + Mel Gibson = caramelgibson : acteur très collant.

Quelques extraits :
Gingendre : plante qu'une belle-mère offre au mari de sa fille avant la nuit de noce.

Plafondamentaliste : religieux persuadé que Dieu est tellement grand qu'il est tout le temps obligé de se baisser pour ne pas se cogner.

Télépathite : transmission de pensées qui donnent les foies.

A vous de jouer : trouvez donc une belle définition à Jumeulage, Perfidélité, Despopote, Azurpateur...

Champimagination
Repost 0
24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 14:33
Bonnes fêtes de Noël à toutes et à tous

A défaut de cadeaux, certains auront peut-être droit à des chocolats, quand même...






Champi
Repost 0
23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 23:10
Si vous avez bonne mémoire, vous devez vous souvenir qu'il y a quelques temps, je vous parlais de l'OuBaPo (Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle), descendant de l'illustre OuLiPo. Je ne vais pas vour refaire le topo, pour plus d'info, tout est .

Voici aujourd'hui le premier article d'une (je l'espère) longue série pour vous faire découvrir ces auteurs qui font l'OuBaPo.
Je ne commencerai pas par les membres fondateurs du mouvement (j'imagine qu'ils ne m'en tiendront pas rigueur !), mais par celui qui fait l'actualité, à savoir Matt MADDEN.

A l'instant de Raymond QUENEAU et de ses célèbres Exercices de Style (une même histoire racontée de mille façons possibles, en changeant les styles, les points de vue, en s'imposant des contraintes sur les mots... bref, en déployant la large palette de l'OuLiPo), MAtt MADDEN a réalisé 99 exercices de style, publiés aujourd'hui par la maison d'édition L'Association.

Le principe est très proche : décliner une même histoire de plusieurs manières (99 en l'occurrence...).
Mode narratif, codes graphiques, points de vue, tout y passe, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
L'histoire est toujours la même (un homme quitte son bureau pour aller chercher quelque chose dans la cuisine. Interrompu par une question qu'on lui pose, il finit par ne plus savoir ce qu'il était venu chercher), mais chaque version est riche de son lot de différences et d'inventions.

Quelques titres : Une seule case / Trente cases / Minimaliste / Trop de texte / BD comique...

Ce petit bijou se trouve, bien évidemment, à la Librairie Contrebande...

Champimages
Repost 0
23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 17:19
Vendredi ou le limbes du Pacifique est le premier roman de Michel TOURNIER, écrit en 1967.

Je ne saurai vous parler correctement de cet homme dont je sais finalement peu de chose, si ce n'est son talent littéraire et son passé de journaliste féru de philosophie. Le mieux est donc, si ça vous intéresse, d'aller voir ici ou .

Quant à l'oeuvre... C'est une ré-écriture de l'histoire de Robinson Crusoe (étonnant, non ?), sous la forme d'un conte philosophico-psychanalytique (non, n'ouvrez pas de grands yeux, ce ne sont pas des gros mots !).

Isolé sur son île - qu'il baptise dans un premier temps Désolation, avant d'opter pour Speranza - Robinson fait l'expérience de la solitude, et de tous les états d'inhumanité dans lesquels elle peut plonger un homme.

Errant entre animalité et humanité, ordre et chaos, Robinson chercher la voie qui le conduira à un état supérieur - ultime. L'île, peu à peu, devient alors ennemie, soeur, alter-ego...

Quelques extraits vous en diront plus long :

"Il savait maintenant que l'homme était semblable à ces blessés au cours d'un tumulte ou d'une émeute qui demeurent debout aussi longtemps que la foule les soutient en les pressant, mais qui glissent à terre dès qu'elle se disperse."

"Il lui semblait soudain s'être à demi arraché à l'abîme de bestialité où il avait sombré et faire sa rentrée dans le monde de l'esprit en accomplissant cet acte sacré : écrire."

Champittéraire
Repost 0
20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 21:17
Ce petit guide qui tient dans la main, tient dans la main, devait aussi tenir dans la poche des soldats anglais venus libérer la France occupée en juin 1944.

Son auteur, le journaliste Herbert David ZIMAN (1902 - 1983) s'était vu confier par les services de renseignement du Ministère de la Guerre la lourde tâche de rédiger un recueil d'instructions pour les soldats britanniques, un guide de bonnes manières du bon soldat, afin qu'il ne soit pas étonné de ce qu'il allait voir et entendre chez les voisins d'en face, et surtout afin de ne pas commettre d'impair, chaque soldat représentant le Royaume-Uni dans son ensemble.
God save the Queen.

Voici donc, sur 80 pages environ, tous les bons conseils, méthodiquement déclinés, pour que le débarquement, et le séjour s'ensuivant, se passent du mieux possible.

Extraits :
"A cause de multiples plaisanteries sur le "Gai Paris", "les capotes anglaises" et  "les cartes postales érotiques", une croyance très répandue en Angleterre veut que les Français soient gais, frivoles, dépourvus de morale et de convictions. C'est particulièrement faux à l'heure actuelle, quand les Français connaissent d'insupportables restrictions et traversent des épreuves douloureuses."

Quelle lucidité !

"Avant la guerre, la République française avait à sa tête un président qui, grosso modo, régnait comme notre roi."

Les temps n'ont guère changé...

"S'il vous arrive de croire que la première jolie Française qui vous sourit se propose de danser le french cancan ou de vous inviter dans son lit, vous risquez de vous attirer de gros ennuis et vous compremettrez les relations franco-britanniques."

Quand vous serez en France a été publié par les Editions Quatre Chemin en 2006.
Il recèle bien d'autres perles qui nous éclairent bien plus que le bûcher de Jeanne d'Arc sur le point de vue de nos voisins d'en face.
Preuve, s'il en fallait, que la viande bouillie et le "jelly" ont un effet néfaste sur l'entendement ...

Champittéraire
Repost 0