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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





Contacts

2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:19
Face à façades

Jean-François RAUZIER, Vedute (série Bella Italia).

Un artiste à retrouver à l'Hôtel des Arts de Toulon à partir du 3 août 2013.

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 11:40
L'évangile selon saint Matt

RECYCLE GROUP, Homer's Life.

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 10:59
Boire les paroles et manger les mots

Pas de quoi en faire tout un plat de ce Kochbuch, vraiment ?

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 10:53
Les paroles s'envolent, les écrits aussi

APOLLINAIRE avait ses Alcools, SNOOP DOG a son Rolling Words.

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 10:47
Dans le labyrinthe urbain

Herbert BAYER, Einsamer GroBstädter (Solitude de la grande ville)

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 10:40
Les Surgissantes

De JOYCE à BRANCUSI en passant par HOMERE, CELINE, GAINSBOURG...

De HARING à BURROUGHS en passant par DUBUFFET, ENSOR ou DISNEY...

Les chemins détournés proposés par les Surgissantes proposent un marabout-bout de ficelle jointant les mille bouts du net et de l'art.

"Exploration des arts par le web" : images, sons, textes... s'invitent dans cette bal(l)ade sans fin mais pas sans intérêt. Gare à ne pas vous égarer.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 14:58
Casanova T1

"Les événement qui vont se dérouler sous vos yeux vous sembleront à première vue disparates, complexes, déconnectés les uns des autres, fractionnés en autant de réalités parallèles.

Et ils le seront."

Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenus dès les "précautions d'usage à l'attention du lecteur" : Casanova ne vous offre pas une histoire linéaire à suivre d'un oeil distrait en feuilletant, de l'autre, les pages de vos blogs préférés.

Imaginez une aventure d'espions avec des agents simples, doubles, triples, et même quadruples. Animant une lutte implacable entre l'E.M.P.I.R.E.- à la tête duquel office Quinn père - et la D.E.F.O.N.C.E. - pour qui travaille Quinn fille - (entre autres).

Rajoutez-y le fait que certains de ces agents troubles - Caz, en occurrence, Quinn fils si vous préférez, celui qui donne son petit nom à la série - peuvent se balader dans les dimensions parallèles.

Complétez avec une galerie de "méchants" haute en couleurs (Fabula Berserko et ses trois têtes, Sabine Seychelle et son cerveau génial, Newman Xeno et ses bandelettes sexy) et vous aurez enfin un petit aperçu de la galaxie Casanova.

Vous aviez été prévenus !

Ce premier tome explosif ne se contente pas de vous dresser ce beau portrait de famille embrouillé - je ne vous parle même pas de Quinn mère, vous la découvrirez tous seuls comme des grands -, il fait la part belle aux infiltrations, exfiltrations, assauts musclés et coups en douce.

Pas de cadeaux entre père, fils et fille, une rancune tenace, des gros flingues, des gros bras, et de missions toujours plus improbables, tournant toutes plus ou moins autour de la chute de Sabine Seychelle, le plus brillant créateur de robots encore en activité. A moins qu'il ne s'agisse d'enlever Dieu - rien que ça - ou de désactiver un robot géant japonais conçu durant la Deuxième Guerre Mondiale.

Qui a dit que c'était du grand n'importe quoi ?

Matt FRACTION - dont on peut lire une intéressante interview à la fin du livre - a fait mûrir bien des influences avant de réaliser Casanova, "fils improbable du mariage heureux de Sean CONNERY et David BOWIE". Riche de comics, de musique, de littérature et de cinéma, le scénariste a concocté des intrigues à tiroirs - à ce stade, on peut d'ailleurs plutôt parler de commodes !! - mais surtout a mis sur pieds des personnages ayant la classe : le costard et le noeud papillon de la couverture devraient vous en convaincre. Même s'ils pèchent parfois par excès, ses dialogues sont percutants et imagés, et confèrent eux aussi à l'histoire une certaine classe - d'un tout autre genre, toutefois.

Aux crayons, Gabriel BA - que nous avons déjà croisé dans Umbrella Academy - s'en donne à coeur joie pour dynamiser et dynamiter l'ensemble, entre trognes caricaturales juste comme il faut, tenues et postures décalées, et action, action, action. Il n'hésite pas à mettre deux ou trois fois Dieu en images pour nous aider à ne pas perdre le fil - merci à Lui - et sait, quand il le faut, économiser les traits sans nuire à la lisibilité.

Chapeau.

Côté couleurs, Cris PETER nous permet de jeter un regard en coulisse dans le petit dossier final, fait suffisamment rare pour être noté.

Que retenir de ce premier tome ?

Une indéniable complexité, certes, mais aussi pas mal d'inventivité, des personnages attachants - même les plus retors - et un rythme soutenu. Saura-t-il tenir la longueur ? Cet opus se suffit en tout cas à lui-même, et sa densité et les relectures qu'il permet ne sont pas les moindres de ses qualités.

Champimages en distorsion.

Casanova T1
Casanova T1
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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 13:57
Demonic Cat

Une des affiches présentées au Musée du Quai Branly dans le cadre de l'exposition Le rire, l'horreur, la mort

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:11
Croix galbée

Gloria FRIEDMANN,

Absurdistan.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 10:58
Choker

Ben TEMPLESMITH fait partie de ces artistes qui m'attirent aussi sûrement que le miel les ours : que son nom s'affiche sur une bande dessinée et m'en voici l'heureux propriétaire dans la minute qui suit (si vous en doutez, faites donc un tour par ici ou par ).

Mais contrairement à Winnie devant un pot vide ou de mauvaise qualité (tout arrive !) je ne suis jamais déçu.

Il m'a donc suffi d'apercevoir ces quatorze petites lettres en couverture de Choker pour le faire mien.

Ben McCOOL au scénario ? Connais pas, mais qu'importe. Si TEMPLESMITH bosse avec lui, ça doit être un gars bien.

Et c'est parti pour trente minutes (au moins !) de pur bonheur graphique : fonds photo-fantomatiques, gueules pas possibles, action à tous les étages, touche fantastique, humour décalé, couleurs surnaturelles. Tout y est. Du rêve et de la magie sur papier glacé.

L'histoire ?

Un peu comme pour Fell : une ville en pleine décadence, un ancien flic qui aimerait bien le redevenir, un trafiquant de drogue en liberté, des créatures assoiffées de sang, et un projet "Homme Plus" au service d'une police pas très très propre.

Je développe ?

"Mon nom est Johnny Jackson. Mon métier consiste à aller emmerder des gens...

Vous voyez le genre ?

Lui, c'est Seaton Price.

Il a failli ne plus être puceau, une fois.

Et ça, c'est Shotgun City. Ma ville.

Mais ne me lancez pas sur ce sujet...

... Je suis déjà pas d'humeur."

Ce brave Johnny a dû se reconvertir en détective privé lorsque les flics l'ont mis à la porte.

Pourtant, parce qu'ils pensent qu'il est le seul à pouvoir le rattraper, ses anciens potes et patrons le rappellent pour essayer de remettre la main sur Hunt Cassidy, le pire trafiquant de drogue que Shotgun City ait connu. Capable de changer n'importe quelle substance en drogue, drogue pouvant provoquer n'importe quels effets, surtout les pires (imaginez ce qui pourrait arriver à un bus rempli de mamies face à une horde d'affamés armés de serviettes et fourchettes...), Cassidy, en plus d'avoir juré la perte de celui qui l'envoya derrière les barreaux, a mis la main sur une nouvelle et exotique source de substance illicite, une source aux dents longues...

Jackson et Price se retrouvent donc à collaborer avec Flynn "coup dans les couilles" Walker, pur produit blond du projet "Homme Plus" (qui concerne donc aussi nos amies XX) qui manie aussi bien les poings que les insultes - et qui décore le rétroviseur de sa voiture d'une jolie paire ballotante et poilue ("Quelqu'un que tu connais ? _ Personne d'important. Juste mon ex-mari. _ Pas un type très sympa. _ Ni très efficace. Surtout maintenant."). L'enquête peut commencer, et elle ne s'avère pas des plus simples. Car nombreux sont ceux à jouer double jeu.

Le duo d'auteurs brosse donc un énième monde sombre, morbide, en perdition, mais le fait avec brio, humour, et un sens de la surenchère qui passe malgré tout très bien, sans aucun doute grâce au talent de TEMPLESMITH.

Situations et dialogues font mouche et savent surprendre, les manipulations génétiques se révèlent forcément à double tranchant, et la petite touche de surnaturel rappellera sans doute quelque chose aux spectateurs de Death Valley.

Un one shot efficace, sombre et violent, grinçant et intrigant, mettant en scène un anti-héros dont la main noire (aperçue dès la couverture) réserve quelques surprises.

Une nouvelle fois le talentueux auteur australien a fait fort.

Vivement la prochaine traduction !

Champimages qui bavent.

Choker
Choker
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