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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:29

Raging Bulles - Logo

 

Allez hop, en petites foulées et presque pas à la bourre pour vous annoncer le 1ier Raging Bulles de l'année 2013, jeudi 17 janvier à partir de 19h à la Cave de Lilith, rue Paul Lendrin, à Toulon.

 

Au programme :

 

NILSEN Anders, Big questions, Ed. L'Association

 

GOODWIN Archie & Co, Creepy T1, Ed. Delirium

 

KAMIMURA Kazuo, Maria, Ed. Kana

 

RUCKA Greg & SOUTHWORTH Matthew, Stumptown, Ed. Delcourt


HENSON Jim, JUHL Jerry & PEREZ Ramon, Tale of sand, Ed. Paquet

 

 GAET'S &  MUNOZ Jonathan, Un léger bruit dans le moteur, Ed. Physalis

 

 

Bonne lecture et, si vous nous rejoignez jeudi soir, à la vôtre !

 

Champimages conviviales

 


 


 


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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:56

Bollywood Toulon

 

Deux sous-titrages proposés par des élèves de terminale du lycée Bonaparte à Toulon.

 

Enjoy !

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:32

AUDIARD - La nuit, le jour et toutes les autres nuits"Un type qui porte un brassard est toujours une ordure, sauf s'il est en deuil. Un type qui porte un béret basque est toujours une ordure, sauf s'il est basque. Et voilà que les ordures à brassard succédaient aux ordures à béret ! Ca recommençait bordel de merde ! Le premier patriote prenait la relève du dernier collabo ! Belote et rebelote ! Le maquisard ramassait sur le tapis encore poisseux le jeu du milicien et abattait les mêmes cartes douteuses. Déjà les anonymographes saturaient les services postaux : les concierges dénonçaient les faux juifs ; c'était reparti et bien !"

 

Michel AUDIARD, La nuit, le jour et toutes les autres nuits

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:23

Mathématiques de la planète Terre 

 

"L’année 2013 a été déclarée par l’UNESCO «année des mathématiques de la planète Terre». De nombreuses manifestations émailleront cette année, soit pour promouvoir des projets de recherche, soit pour faire prendre conscience au grand public des enjeux scientifiques et de la place qu’y jouent les mathématiques.

L’initiative «Un jour, une brève» a pour objectif d’illustrer, par une publication quotidienne, la variété des problèmes scientifiques dans lesquels la recherche mathématique actuelle joue un rôle important, ainsi que certains grands moments dans l’histoire des sciences où les mathématiques ont, en interaction avec les autres sciences) aidé à comprendre ce que nul n’avait compris jusque là."

 

La suite est à découvrir par ici.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:29

Victor ENRICH - Medusa

Victor ENRICH - Medusa

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:27

Strange maps

 

La cartographie autrement, grâce aux Strange Maps de Frank JACOBS

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:15

Désordre

 

"Le désordre est bien puissant quand il s'organise." (Andrè SUARES)

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:07

Genis CARRERAS

Les grands concepts en icônes, par Genis CARRERAS.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:29

Locke & Key T1 - CouvertureLovecraft, Massachusets. Village tranquille.

Keyhouse, grande maison (manoir, même !) tout aussi tranquille.

De quoi permettre aux survivants de la petite famille Locke d'oublier l'horreur de ces derniers temps : le massacre du père, le viol de la mère, la traque des enfants de la cave à la toiture...

 

Lovecraft, Massachusets. Sérieusement, qui pourrait croire que, sous un tel patronage, l'avenir sera tranquille ? Radieux ?

 

Quant au nom de la demeure, au-delà du simple symbole, il ne présage pas que de bons passages...

 

Traverser le pays d'Ouest en Est était pourtant une bonne idée pour échapper aux mauvais souvenirs et aux éventuelles représailles du tueur survivant (lui aussi). Revenir dans la maison d'enfance de feu le père (pas vraiment une bonne idée, ça...), chercher à reconstruire une nouvelle vie.

Mais les blessures sont encore trop fraîches, et les moins visibles sont les plus tenaces : la peur de la jeune Kinsey, la rancoeur du solide Tyler (qui n'était pas déjà très bien dans ses baskets...), la tristesse et l'entêtement du petit Bode.

C'est lui, justement, qui met la main sur une clef étrange, en farfouillant dans cet immense nouveau terrain de jeu : métal noir, tête de mort, croix ankh (oui, tout le tralala ésotérique est là). Parfaitement adaptée à la porte noire de derrière. Dont il ne faut pas franchir le seuil imprudemment. Et encore moins parler ensuite aux autres (maîtresse d'école, grand frère, grande soeur) sous peine de passer pour fou. Pourtant, Bode en est sûr : il tient sans doute là le moyen de retrouver son père.

 

Comme si tout cela ne suffisait pas, voilà qu'un puits dans un petit abri au fond du jardin se met à murmurer, chantonner, et finalement converser avec le jeune garçon.

" Are you my echo ?

_ Yes, yes I am, Bode ! "

 

La même voix fait les yeux doux à Lesser, du fond du puits au beau milieu de sa cellule (chacun a les puits qu'il peut !), et lui offre même de quoi sortir, en échange de...

 

Pendant ce temps, la petite famille Locke essaie tant bien que mal d'avancer : Tyler enterre encore et encore les visions qui le hantent, Kinsey se fait de nouveau amis (mais le vieux bracelet qu'elle porte ne laisse pas certains habitants de Lovecraft indifférents) et Mrs Locke veille sur sa petite tribu... Seul Bode semble s'apercevoir que quelque chose ne va pas. Et se rapproche à bord d'un gros camion.

 

Vous trouvez que cela fait beaucoup pour une seule famille ? Pourtant, ce n'est que le début ! Au moins ne peut-on pas reprocher aux auteurs de ne pas nous en donner pour notre argent.

S'il insiste parfois un peu trop sur les tourments intérieurs de ses personnages, Joe HILL (fils de Stephen KING) construit une intrigue inquiétante, enrichie progressivement par des va-et-vient entre passé et présent qui éclairent chaque pensée, chaque acte sous un jour nouveau. En jouant sur le mystère et la magie du "derrière la porte" (et de la porte de derrière, d'ailleurs !) et en confrontant le jeune Bode aux expériences les plus surnaturelles, il distille une horreur insidieuse plutôt réussie. Au risque, tout de même, de trop en faire parfois, ou de trop faire traîner en longueur.

 

Graphiquement, la ligne épaisse de Gabriel RODRIGUEZ, combinée à son sens du détail dans les décors, pose une ambiance lourde sur cette histoire sombre. Les visages de ses personnes sont parfois un peu trop expressionnistes (ces yeux, ces yeux !!), mais ils se posent en dignes représentants du genre horrifique dans lequel Locke & Key s'inscrit.

 

La fin de ce premier tome voit l'histoire s'emballer, les clefs se multiplier, et ouvre bon nombre de pistes (et de portes) que l'on ne demande qu'à suivre. Je ne sais dans quelle mesure les tomes suivants sont à la hauteur des attentes, mais l'idée de ces portes et de ces clefs aux multiples pouvoirs est attirante, et il me tarde de connaître la... solution du mystère. Mais vu la fréquence à laquelle de nouvelles clefs apparaissent (clef de Janus, clef à tête écorchée...), il se peut qu'elle ne soit pas dévoilée tout de suite...

 

"You're reading the last chapter of something, without having read the first chapters."

Tout un programme !

 

Champimages derrière la serrure.

 

Locke & Key T1 - Extrait 1

 

Locke & Key T1 - Extrait 2

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:27

en Silence - Couverture

La Corse (sans doute), en été. Villages haut perchés, routes tortueuses, forêts majestueuses, et au fond de la vallée, une eau vive, une eau forte, une eau libre.

Temps et cadre parfaits pour une journée de canyoning.

 

Dernière tentative de réconciliation pour Luis et Juliette. Enfin, pour Juliette, surtout. Car Luis, qui "n'en a rien à faire du temps", ne se rend pas compte qu'il commence à perdre Juliette. Trop de temps à l'attendre, à attendre des mots et des moments qui ne viennent toujours pas. "Ce n'est pas dans nos projets."

 

Pas sûr que leurs compagnons de voyage puissent les aider à se retrouver : Yann, le guide, six mois moniteur de ski, six mois moniteur de canyoning, conjugue liberté et construction de couple. "Je garde le cap." Quant à Erika, Gilles et leurs deux fillettes, ils semblent former une famille idéale. "On l'a senti tout de suite. Y avait pas à hésiter."

 

Tout semble donc déjà joué pour Luis et Juliette... Et le lecteur pourrait se demander ce qu'il est venu faire dans ce parcours initiatique aquatique cousu de fil blanc.

 

Et alors, soudain, surgit le dessin... Ou plutôt la couleur. Le mouvement. Si l'on en croit son blog, Audrey SPIRY fait des films d'animation. Sans aucun doute. Tout est fluide, déformé, vivant... Les corps, et surtout la nature. Les éléments.

Soleil, vent, eau bien sûr. Surtout. Eau vivante, vibrante, courante, stagnante, rassurante, inquiétant, dévorante, enveloppante.

L'eau sous toutes ses formes, ses forces, ses couleurs, ses visages. Qui englue, qui nettoie, qui étouffe, qui sauve.

Face au courant contre lequel on ne peut rien, les corps se soumettent, se tordent, se déforment, se glissent, s'écrasent, mais finissent toujours par s'en sortir.

 

L'auteur, outre quelques clins d'oeil costumiers (Superman, Indiana Jones) se permet de soumettre ses personnages aux plus extrêmes déformations graphiques, à l'ombre parfois de BACON ou de PICASSO. Qu'importe le réalisme pourvu que les émotions soient.

Explosives, éclatantes, multicolores, décharnées.

La vaste palette chromatique fait écho au chaos qui habite Juliette.

 

De plus profond de la terre jusqu'à la petite lueur qui va croissant.

Attendue mais brillante renaissance.

 

"J'étais au bout du monde, et toi, de l'autre côté."

 

Brillant.

Des images au service du récit, de la force des éléments, du mouvement.

Tantôt gelée, poisseuse ou tendre, l'eau nous accompagne au fil des pages et nous effraie autant qu'elle nous rassure.

En s'affranchissant des canons classiques, Audrey SPIRY a su toucher au coeur de l'expressivité graphique.

Forte plongée dans les sensations par l'image.

A vous de vous y engouffrer.

 

Champimages qui vibrent.

 

en Silence - Extrait 1

 

En Silence - Extrait 2


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