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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:45

Raging Bulles - Logo

 

J'espère que vous n'aviez pas commencé à prendre l'habitude de recevoir les infos du Raging Bulles en avance, car me revoilà à la bourre, pour ne pas changer.

 

Comme toujours, rdv le dernier jeudi du mois, donc jeudi 29 novembre, à partir de 19h à La Cave de Lilith pour débattre de l'actualité BD.


Il se peut que nous commencions un tout petit peu plus tard, d'ailleurs, car Gilles, de Contrebandes, sera à la boutique à peu près au même moment avec Edmond BAUDOIN et TROUB'S venus à Toulon dans le cadre du prix littéraire des lycées de la région PACA.

Une bonne occasion pour vous de rencontrer ces deux auteurs de talent avant de venir parler BD, c'est plutôt pas mal !

 

Sinon, la séletion de novembre, donc :


 

KAGO Shintaro, Anamorphosis, Ed. IMHO.


RUBIN David, Le héros, Ed. Rackham.

 

MORRISON Grant & MURPHY Sean, Joe l'aventure intérieure, Ed. Urban Comics.

 

LARCENET Manu, Nombreux sont ceux qui ignorent, Ed. Les Rêveurs.


BALADI Alex, Renégat, Ed.Hoochie Coochie.

 

RIERA Pedro & CASANOVA Nacho, La voiture d'Intisar, Ed. Delcourt.

 

 

Bonne lecture !

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 11:51

On ne meurt plus d amour

Si je ne cautionne pas forcément (mais qu'importe) titre et paroles de cette chanson de ROBI, je reste sous le choc hypnothique des images...

 

Une découverte Télérama.fr

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:11

"Les archives c'est la vie, c'est avoir de l'imagination à partir de l'exactitude."

 

Marc PESSIN, correspondances inédites

(bientôt visibles à la BU de l'Université Sud Toulon Var, à la Garde,

dans le cadre de l'exposition Quand l'artiste se livre dont je vous parlerai bientôt)

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 19:26

Contrebandes.jpgAprès la belle sélection d'auteurs que nos chers contrebandiers recevaient pour le Salon du Livre de Toulon (j'aurai l'occasion sous peu de revenir sur Etienne LECROART, qui était là en chair et en encre pour ma plus grande joie !), novembre se poursuit à l'ombre de belles images.

 

D'une part sont exposés pour à peu près un mois les dessins originaux que Sandrine MARTIN a réalisés pour La Montagne de sucre. La finesse du crayon à papier au service de la mélancolie et d'une certaine dose de désespoir. L'ombre de TOPOR rôde parfois dans les parages, celle de Chris VAN ALLSBURG aussi, il serait dommage de faire la fine bouche !

 

Contrebandes - Sandrine MARTIN

 

D'autre part, pour fêter la sortie de la nouvelle édition et de la nouvelle traduction de Krazy Kat parue il y a très peu chez Les Rêveurs, nos pirates de l'image ont convié Marc VOLINE, qui a livré cette nouvelle mouture, samedi 24 novembre 2012. Chef-d'oeuvre poétique et linguistique, cette bande dessinée de George HERRIMAN mérite d'être découverte ou redécouverte sous cette nouvelle version.

 

Contrebandes - Krazy Kat

 

Tout cela nous promet de belles lectures pour l'hiver...

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:11

El libro que no puede esperar

 

El libro que no puede esperar, une aventure proposée par Eterna Cadencia.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:26

Walking dead T1 - CouvertureFin du monde ou pas fin du monde en 2012 ? Dans le doute, K-BD a décidé de consacrer son mois de décembre à ce sujet, que les Mayas aient eu raison ou pas (vous vous doutez dans doute déjà de mon avis sur la question, mais passons...)

 

La fin du monde a souvent été mise en scène en BD ou ailleurs, et à toutes les sauces.

Celle proposée ici est un tantinet faisandée, car le moins qu'on puisse dire est que la viande qui marche dans Walking Dead n'est plus, comme le titre l'indique, de première fraîcheur.

 

Dans un futur sans doute très proche Rick, jeune policier, est blessé et envoyé à l'hôpital, dans le coma. Quelques temps plus tard, son réveil se fait dans un calme inhabituel : personne nulle part, aucun bruit. "Tout le monde a pris sa pause en même temps ?"

La réponse est oui : tous ont pris leur pause repas en même temps, car patients et personnel hospitalier sont tous regroupés dans la cantine, à se faire ronger par les vers.

 

Rick manque d'être au menu mais, bon pied bon oeil (saluons au passage l'efficacité de la médecine étasunienne, qui permet aux néo-sortis du coma de courir, sauter et se battre comme s'il n'avaient jamais cessé l'entraînement. Chapeau), se fait la malle, croise un vélo et son cycliste mal en point, puis une pelle, qui le fauche en pleine tête. "C'était juste un malentendu. Mon fils ne l'a pas fait exprès."

 

Il faut bien avouer que, dans le monde de Walking Dead, tous les (sur)vivants sont sur le qui-vive, et même les plus jeunes ont été armés. Il faut parer à toute éventualité.

 

Le jeune manieur de pelle rappele à Rick combien il s'inquiète (à juste titre !) pour son fils Carl et sa femme Lori, qui ne sont bien sûr plus au domicile familial. Car la petite ville est aussi déserte que son hôpital. Peut-être ont-ils fui vers Atlanta ? "Avant qu'ils arrêtent de diffuser, ils nous ont dit de déménager dans les grandes villes. Ils ont dit qu'ils pourraient tous nous protéger là-bas."

 

Manque de chance, Atlanta ne va pas mieux que le reste du pays... Et comme médias et communications se sont tus, difficile de savoir comment la situation évolue, et s'il reste encore un espoir...

 

Cela faisait un paquet de temps que je voulais lire cette série aujourd'hui fleuve dont le nombre de fidèles grossit de jour en jour, que ce soit à travers la BD ou la série TV (un jeu de société est aussi sorti sur le sujet, mais je ne l'ai pas encore testé). Tout le monde vantait les qualités d'écriture et l'originalité des situations, l'accent étant mis sur les relations humaines autant que sur les conditions de survie, avec leur lot de coups de hache et de tirs au fusil à pompe, les codes du genre ayant la vie aussi rude que les zombies !

 

Oui, zombies, le mot n'avait pas encore été lâché ! Donc le monde - ou en tout cas les USA - est en proie aux zombies qui, bien que lents et nauséabonds, sont nombreux et dangereux, car contagieux.

Le monde tel qu'on le pratique est donc bel et bien derrière nous : ne restent que la peur, la fuite, la lutte.

 

Robert KIRKMAN, au scénario, connaît bien ses classiques : il sait tour à tour y faire référence ou s'en éloigner, orchestrant courses poursuites dans les couloirs vides d'un hôpital ou les rues bondées d'Atlanta, ou mettant en scène une technique de camouflage olfactif des plus ... nauséeuses.

Réunissant assez vite une poignée de survivants, il met en avant les tensions et travers qui apparaissent très vite, belle manière de pointer du doigt les caractéristiques de ses contemporains et les dérives comportementales inhérentes à la promiscuité et la paranoïa (on le serait à moins !).

Le hic, c'est qu'il enfonce un peu trop souvent le clou, pour être bien sûr que ses lecteurs ont bien compris toutes les hostilités qui apparaissent et s'accumulent. Au moins ne prend-il personne au dépourvu, mais était-ce bien nécesaire ?

Je ne suis pas allé au-delà du premier tome, mais mes amis lecteurs m'ont tous signalé que ce travers se retrouvait tout au long de la série, série qui traînerait d'ailleurs un peu en longueur.

Argh.

 

Aux crayons, Tony MOORE est autant à l'aise pour planter les décors inquiétants des sous-bois et dévastés des villes que pour animer ses personnages - morts ou vivants - avec un réalisme grouillant ou tendu, au choix.

Les visages, souvent montrés en gros plan, appuient les dialogues et surjouent un peu la tension. Ils sont dans le ton de la narration.

Le dessinateur ne lésine pas sur les détails morbides (viandes arrachées par morceaux, vers se baladant sous les épidermes...), et le noir ou plutôt gris et blanc de l'ensemble plonge parfaitement personnages et lecteurs dans les cendres de la fin du monde.

 

Si Walking Dead offre une lecture fluide et dense, ménageant autant d'action que de moments plus intimistes et tendus, il ne m'a pas autant surpris et plu que je l'aurais espéré : certaines situations restent très conventionnelles, et l'insistance avec laquelle certains sous-entendus sont martelés finit par être lassante.

Je lirai peut-être un ou deux tomes de plus, irai jeter un oeil du côté de la série TV et du jeu de société mais, contrairement à bon nombre de protagonistes de la BD, je resterai sans aucun doute sur ma faim...

 

Champimages qui pourrissent.

 

Walking dead T1 - Extrait 1

 

Walking dead T1 - Extrait 2

 


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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 10:02

LARCENET - Nombreux sont ceux qui ignorent 

 

"Nombreux sont ceux qui ignorent que c'est l'oeuf qui a commencé, pas la poule. Il n'y a que les lèche-cultes fanatiques de créationnistes américains pour oser penser, et ce à l'aube du XXIe siècle, que ce serait la poule ! Nous autres, esprits éclairés et libres penseurs modernes, savons évidemment que Dieu a créé l'oeuf en premier."

 

Manu LARCENET, Nombreux sont ceux qui ignorent.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 17:47

Herakles T1 - CouvertureHerakles... "La gloire d'Héra".

 

"Je ne comprends pas. Elle te protège ou elle te pourrit la vie ? C'est pas très clair cette histoire...

_ J'apprécie pas particulièrement ça non plus... Mais ça fait un bout de temps que j'ai arrêté de me poser la question."

 

Victime dès son plus jeune âge des foudres de la grande déesse, Alcide - son vrai nom de "baptème" - a très tôt dû compter sur sa force pour survivre (en étouffant les serpents lancés contre lui) puis pour assoir sa position.

 

En prime, après un début de vie déjà bien rempli (je vous laisse le soin de vous renseigner sur le sujet, les sources et les récits ne manquent pas !), il se retrouve, toujours à cause d'Héra, au service d'Eurysthée, roi de Mycènes.

"Je suis celui que les dieux ont élu pour être roi ! Ils m'ont choisi pour mettre sa valeur à l'épreuve et c'est bien ce que je compte faire. Il n'est qu'une brute sans cervelle, et malgré tout le peuple commence à parler de lui comme d'un héros invincible. Cette épreuve me semble parfaite pour l'empêcher de prendre la grosse tête. Bientôt je prouverai à l'Olympe et au peuple qu'il ne mérite pas l'immortalité."

 

Le but du roi rongé par la jalousie est très clair : faire tomber Herakles, coûte que coûte, en lui imposant les travaux les plus inhumains. Dix travaux dont le colosse s'acquitte avec patience, résignation, et un certain acharnement. Eurysthée saisit toutes les occasions possibles pour ne pas valider certaines tâches - dont le total passe donc de dix à douze - et les choisit avec la cruauté et le sadisme nécessaires pour que les difficultés s'accumulent.

Ainsi, Herakles se retrouve bien souvent aux prises avec certains dieux qui n'apprécient pas ses manières. Et malgré la protection d'Athéna, le demi-dieu a fort à faire.

 

La première épreuve lui fait affronter "le lion à la peau impénétrable vivant dans les collines de Némée". Choc des titans, première victoire, et premier attribut de marque pour le héros : la léonté, cette peau de lion qui ne le quittera plus et deviendra une de ses caractéristiques.

 

Les épreuves se suivent, toujours plus violentes et difficiles. Mais Herakles, fort de ... sa force et de sa sauvagerie, les enchaîne presque sans broncher. En prime, il ravage les rangs des centaures, prête main forte aux Argonautes ou ramène Alceste d'entre les morts.

Il n'est pas à un exploit près.

 

Fantastique travail qu' Edouard COUR nous livre ici : en se plongeant dans les nombreux textes qui, depuis des millénaires, mettent en scène le demi-dieu, il en a tiré un portrait assez inédit, pétri de riches contradictions : force de la nature, impulsif, parfois un peu bête, Herakles est aussi montré comme un bon vivant, un roc, et un meutrier en puissance.

"Amis ou ennemis, tous ceux qui croisent sa route finissent raides et rongés par les vers. Je pense que le monde serait plus paisible sans lui."

Terrible constat, et terrible poids qui pèse sur les épaules de celui dont la route est rouge sang depuis sa naissance.

Admirable et effrayant, Herakles est fait du granit dans lequel on taille les légendes les plus extraordinaires.

 

Graphiquement, l'auteur revendique ses influences dès la préface : Astérix, Ulysse, Sangoku, Superman... Oui, Herakles est sans doute le premier super-héros de toute l'histoire des littératures. Il était donc justifié de le mettre en scène tel quel : sa course, ses sauts, ses coups sont dignes de ceux de ses successeurs.

Pourtant, l'anachronisme ne pointe jamais le bout de son nez : la "gloire d'Héra" reste un homme de son temps, bienheureusement réactualisé par les dialogues et le dynamisme du dessin.

 

Un dessin tout en énergie qui sert à la perfection cette succesion d'exploits : qu'il décoche des flèches par centaines, encaisse la charge du taureau crétois, ou coure pendant près d'un an sans s'arrêter, Herakles est avant tout une énergie sans bornes, un mouvement perpétuel.

Même ses nuits sont sans repos, et font de sa vie une malédiction sans issue.

 

Les couleurs tirent souvent sur les ocres des vases en terre cuite, parfois sur le vert lors de petites "pauses" champêtres, ou sur le blanc de la mort qui revient à intervalles réguliers.

Cette palette réduite donne au récit vie et densité, et nous plonge dans l'ambiance "de l'époque" - de l'ocre au sépia, il n'y a qu'un pas !

 

Cadrages et compositions sont très efficaces, et le caractère taciturne du héros ménage certaines moments silencieux suspendus et tendus à souhaits. De la belle ouvrage.

 

Allez, s'il fallait trouver un défaut à Herakles, ce serait le fait qu'il faille attendre le tome 2 pour lire la suite !

 

Edouard COUR a fait de son premier ouvrage un coup de maître : son récit est dense et intéressant, ses images sont fortes et riches, et son héros, que l'on croyait connaître presque sur le bout des travaux, nous révèle de nouvelles facettes qui en font un être bien plus complexe et torturé qu'on ne le pensait.

Figure mythologique éternelle - preuve qu'il a bel et bien gagné sa place parmi les immortels - Herakles, grâce au traitement moderne de son histoire, se fait une place de choix au panthéon des super-héros.

 

Vivement le tome 2 et, pourquoi pas, vivement que l'auteur se penche sur d'autres figures marquantes de l'Antiquité, même si aucune n'aura sans doute la profondeur de la "gloire d'Héra"...

 

Champimages à travers les âges.

 


Herakles T1 - Extrait 2

Herakles T1 - Extrait 1

 


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 15:15
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:00

Paris vs New York - Couverture 

 

Et pourtant, elles bougent ! Petit avant-goût si vous n'avez pas encore eu le livre entre les mains !

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