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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:25

La Boîte Verte

 

Etrange ballet aérien proposé par  La Boîte Verte, qui abrite quelques collections atypiques de films, dessins, photographies...

 

Quelques exemples : 17 manières de faire ses lacets, 12 images de dodos, Des espaces urbains neufs...

 

A suivre pour la curiosité et le plaisir des yeux.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 23:57

Le Vaisseau de pierre - CouvertureLa mer, le brouillard, la lande... Un petit morceau de Bretagne typique tremble, sans le savoir, sous les coups de tracto-pelles à venir : des promoteurs immobiliers ont décidé de faire de Trehoët, de ses mégalithes, de son petit port de pêche et de son château un complexe touristico-commercial de luxe. Le béton s'apprête à remplacer la pierre et les yachts les chalutiers.

 

Ne serait-ce la brume persistante, le projet et la vue seraient parfaits.

Pourtant, les premiers pas du chantier chancellent sous les coups de fusil du Vieux, ermite aveugle et inquiétant qui loge entre les murs rongés du vieux château de pierre. Un casque vole, du sang coule, les ouvriers s'enfuient, les contremaîtres partent chercher les forces de l'ordre. Qui ne seront pas déçues du voyage : emportées par un étrange feu de St Elme, elles finissent par boire la tasse. Pandores et ingénieurs rincés par les vagues tandis qu'à quelques encablures le beau yacht où se pavanent promoteurs, hommes d'affaire et politiques, accueille une fête de tous les diables : un tel bétonnage de côte, ça se fête !

 

Mais tout cela serait sans compter sur l'âme du village, de la lande, et de toute la Bretagne, qui semble avoir trouvé refuge dans ce petit coin hors du temps.

Et du temps, il n'en reste plus beaucoup au Vieux pour sauver les siens, leur mémoire, et son château. Il a besoin de tous, de toutes les générations, pour mettre son plan en oeuvre : sauver le village, sauver la lande, sauver la mémoire.

Pas seulement de ceux qui vivent encore dans les maisons usées pêcheurs ou ouvriers des chantiers navalas, mais de toutes celles et tous ceux qui, au fil des siècles, ont façonné les lieux. Jusqu'aux plus lointains ancêtres...
Egalement de l'étranger au long imperméable et au regard étrange qui, de passage, semble être là pour aider les gardiens de la tradition.

 

Oeuvre mythique de la série Légendes d'aujourd'hui dans la collection "Histoires Fantastiques" des éditions Dargaud, Le Vaisseau de pierre a une portée historique à plus d'un titre : elle fait partie des premières collaborations entre Pierre CHRISTIN et Enki BILAL (qui avaient cosignés La Croisière des oubliés l'année d'avant, en 1975, et qui réalisèrent La Ville qui n'existait pas l'année suivante), elle ouvre la voie à la réactualisation des légendes rurales (Silence, de Didier COMES, en sera un majestueux exemple quelques années après), et elle est caractéristique des oeuvres de politique-fantastique que CHRISTIN avait commencé à développer dès le début des années 70 avec la série Valérian.

 

Difficile de ne pas reprocher au scénario son caractère assez manichéen : d'un côté, les gentils villageois, de l'autre, les méchants bétonneurs, soutenus par les pouvoirs publics. Les cibles de CHRISTIN sont clairement identifiées, et ceux pour lesquels il prend parti aussi. Les contremaîtres sont racistes, les gendarmes bas du front : la caricature est à charge et à gros traits, même si elle ne fait peut-être que relever les travers de la société d'alors.

Toutefois, l'auteur maîtrise bien son sujet et porte sur ce petit bout de lande un regard plein de respect, d'affection et de poésie. Hors du temps, le Vieux, gardien des âges et des générations, est à la fois puissant et mystérieux, vieux comme son château sans doute, Merlin des temps modernes.

 

Graphiquement, Enki BILAL est encore dans une période où les hachures et les couleurs expressionnistes ont la part belle, donnant aux images une densité qu'elles perdront au fur et à mesure qu'il les rendra vaporeuses jusqu'à l'excès, jusqu'a l'épuisement.

Bien sûr, les trognes sont exagérées, les canons anatomiques parfois malmenés, mais l'ensemble est vivant et la manière dense.

Son héros de passage lui emprunte déjà un peu ses traits, habitude qui ne cessera de s'affirmer par la suite.

 

Plongeant dans le folklore le plus ancestral et le mettant au goût du jour par une histoire des plus contemporaines (l'après Deuxième Guerre Mondiale donna le départ à une vague de bétonnages intempestifs dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis, Notre-Dame-des-Landes en est la preuve), les deux auteurs ont réussi à mêler époques et croyances avec harmonie. Le curé de Trehoët lui-même ne s'en émeut pas plus que ça, et fait partie du voyage.

Elégante et poétique manière de rendre aux légendes locales leurs lettres de noblesse, à l'égal des mythes fondateurs méditerranéens (auxquel Alix s'était frotté), chrétiens (voir  le Grand Pouvoir du Chninkel) ou scandinaves (voir cette fois du côté de Thorgal).

 

Bonne raison, donc, pour inclure Le Vaisseau de pierre dans notre sélection de janvier de  K-BD, sur le thème "mythes et légendes du monde entier". Après  Héraklès et son nouveau regard porté sur le mythe du premier super-héros de l'histoire, l'oeuvre de CHRISTIN et BILAL était un bon moyen de se replonger dans une histoire plus régionale (et régionaliste) et dans l'histoire de la BD des années 70.

 

Double voyage au fil des pages.

 

Champimages qui prennent le large.

 

Le Vaisseau de pierre - Extrait 1

 

Le Vaisseau de pierre - Extrait 2

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 07:03

Dans le terrier du lapin blancCela faisait un moment que je ne vous avais pas parlé littérature. Il a fallu que le prix littéraire des lycéens et apprentis de la région PACA s'en mêle pour que je me remette en selle, à dos de ... lapin, excusez du peu.

 

"Certaines personnes disent que je suis un garçon précoce. Surtout parce qu'elles croient que je suis trop petit pour savoir les mots difficiles. Mais j'en sais plusieurs, par exemple : sordide, néfaste, impeccable, pathétique et foudroyant. En réalité il n'y a pas beucoup d'adultes qui disent que je suis un garçon précoce. Le problème, c'est que je n'en connais pas beaucoup, au maximum treize ou quatorze, dont quatre disent que je suis un garçon précoce, ou que je fais plus grand que mon âge. Ou au contraire, que je suis trop petit pour ce genre de choses. Ou, au contraire du contraire, que je suis un nain. Mais je ne pense pas être un garçon précoce. A vrai dire, j'ai un truc, comme les magiciens, qui sortent des lapins de leur chapeau, sauf que je sors des mots du dictionnaire."

 

Ainsi se définit le petit Tochtli, élevé par son père aux mains pleines de bagues et son précepteur à la tête pleine d'idées bizarres, dans une grande maison au coeur d'une grande forêt quelque part en Amérique latine.

 

"En tout cas, si je suis sûr d'une chose, c'est d'être un mec. Par exemple : je ne passe pas mon temps à pleurer, sous prétexte que je n'ai pas de maman."

 

Rares sont les touches féminines dans l'univers du petit garçon : elles se limitent à Itzpapalotl, la servante du "palais", et Quecholli, aux longues jambes, au regard silencieux, et aux visites répétées, souvent pour s'isoler avec Mitzli, comme l'appelle son fils.

 

Seul enfant à des lieues à la ronde, Tochtli a beaucoup de temps pour lui et pour l'ennui, mais cela lui permet de se consacrer à certaines de ses passions : les chapeaux (il en a toujours un sur la tête), le Japon (dont Mazatzin lui parle souvent pendant les leçons), et les animaux (l'immense jardin abrite une vaste ménagerie), plus particulièrement les hippopotames nains du Libéria ("Je l'ai marqué sur la liste des choses que je veux"). Chacun ses hobbies.

 

D'autant plus nécessaires pour ce petite garçon dans ce grand palais que la violence le cerne souvent, et qu'il a beau être un "vrai mec", ce n'est pas tous les jours faciles à endurer.

"En comptant les morts, je connais plus de treize ou quatorze personnes. Au moins dix-sept, et même plus. Une bonne vingtaine. Mais les morts ne comptent pas, parce qu'ils ne sont pas des personnes, les morts sont des cadavres."

 

Dans le terrier du lapin blanc nous entraîne sur les pas d'un jeune garçon pris dans un monde d'adultes et de tensions qui le dépasse, qui l'attire, et qui lui a surtout façonné un étrange regard sur les hommes et les événements : curiosité, détachement, étrangeté.

Pas pour son goût pour les chapeaux ou son intérêt pour les hippopotames nains du Libéria, mais pour ses mots et phrases décalés par l'intermédiaires desquels il rend compte des rencontres, des propos, des images qui s'immiscent dans son palais et lui donnent à imaginer le monde extérieur.

 

Enfant bulle à l'imagination débordante, Tochtli ne voit et ne comprend rien comme nous : par ses yeux, par ses mots, Juan Pablo VILLALOBOS nous offre un point de vue décalé sur le monde, porté par un style direct, imagé, fort, et drôle.

Capable de nous faire sourire en évoquant des cadavres ou de sordides trafics, de nous faire voyager par l'amalgame des pensées souvent chaotiques de son petit héros.

 

"Je connais beaucoup de muets, trois. Parfois, quand je leur adresse la parole, on dirait qu'ils vont parler et ils ouvrent la bouche. Mais ils restent silencieux. Les muets sont mystérieux et énigmatiques. Le problème, c'est qu'à cause de leur silence ils ne peuvent pas donner d'explications. Mazatzin pense le contraire : il dit que le silence apprend un tas de choses. Mais ça, se sont des idées de l'empire du Japon, qu'il aime beaucoup. A mon avis, le truc le plus énigmatique et mystérieux du monde, c'est un muet japonais."

 

Grâce à son étrange personnage, l'auteur nous livre un conte presque philosophique sur les terribles conséquences que peut avoir la folie d'un homme, des hommes.

Le terrier est un peu en chacun d'entre nous. Le tout est de savoir quand, et surtout comment, le lapin blanc finira par en sortir.

 

Champittérature.

 



 


 


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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 16:49

Saison brune - CouvertureOn connaissait le Matin brun, celui qui s'immisce sans bruit, insidieux, et qui éclate un beau jour alors que résonne le claquement des bottes...

 

Voici, plus longue, plus contemporaine, mais tout aussi insidieuse, la Saison brune, intersaison de plus en plus longue qui montre que, quoi qu'on en pense, entende ou lise, le climat se réchauffe, tout aussi lentement et insidieusement que le reste.

 

Vous pensiez que la fin du monde était pour demain ou, au mieux, pour après-demain ?

Grosse erreur.

Elle est pour avant-hier.

Elle a eu lieu, dans l'ombre muette de la surconsommation, mais nous ne le savons pas encore.

 

Discours alarmiste ?

Philippe SQUARZONI, à qui l'on pourrait parfois reprocher certains travers propres aux auteurs dits "engagés", ne fait pas partie des agitateurs d'épouvantails.

Avec la patience entêtée et la minutie de ceux qui veulent comprendre, il a lu, beaucoup, rencontré, énormément, écouté, à la folie, et pris des notes, encore et encore. Des mots, des images, des constats.

Scientifiques, prouvés, et suffisamment étayés et reconnus par la communauté scientifique elle-même (la vraie, celle qui mesure, calcule, pense, pas celle qui s'affiche en une des magazines que ce soit pour crier au dégraissage des mammouths ou à la supercherie des ours polaires à la dérive) pour être acceptés comme irréfutables.

 

Les changements climatiques que l'on peut observer depuis plus d'un siècle, et qui s'accélèrent depuis quelques années, ne sont qu'un petit aperçu de ce qui nous attend sous peu et contre quoi on ne peut rien faire, car il est trop tard.

Je ne vous ferai pas ici la liste des preuves patiemment et scientifiquement accumulées, elle vous attendent au coeur de cette enquête de près de 500 pages.

 

Qu'en est-il des conséquences de ces changements qu'il faut bien appeler par leur petit nom, le réchauffement ?

Fonte des glaces, montées des eaux, sécheresse, accentuation des phénomènes météorologiques violents... L'âge des réfugiés climatiques est pour bientôt. Surprise, ils viendront de pays déjà en souffrance. Et se tourneront vers ceux qui les exploitent depuis quelques sièces.

 

Car les causes sont édifiantes, multiples, et méthodiquement abordées : surexploitation, surproduction, surconsommation. Et surpollution. La planète ne peut plus encaisser nos excès, la biomasse, notamment océanique, ne peut plus suffisamment assimiler le dioxyde de carbone rejeté par les usines et les véhicules. Nous alimentons jour après jour une jolie "serre" dans laquelle nous allons à la fois nous noyer et griller.

 

Des alternatives ?

A ma droite, le "développement durable" et la "croissance verte", deux belles oxymores hypocrites et inefficaces.

A ma gauche, un gros mot : la décroissance. Consommer moins. Un crédo qui ne fera pas plaisir à tout le monde, que ce soit à notre cher Président (qui n'a que le mot "croissance" à la bouche), aux entreprises (qui ne savent conjuguer que le verbe consommer, mais à tous les temps et tous les modes, reconnaissons-leur cela) ou au quidam (dis-je en essayant de ne pas être péjoratif) qui est entré, comme bon nombre de ses contemporains, dans une course permanente à la surconsommation.


Et s'il était aussi question de conscience citoyenne et de démocratie ?

 

Comment ça je me mets à parler politque sous couvert d'écologie ? Mais ce sont les innombrables chercheurs auxquels l'auteur donne la parole qui le disent : riches, pauvres, volonté politique, volonté économique sont autant d'ingrédients dans la complexe recette du monde d'aujourd'hui.

Et puis, "éco-nomie" et "éco-logie" partagent la même racine (ah ah), alors comment ne pas y voir un rapport !

 

Difficile de résumer autant de pages, de chiffres, de concepts (car les sociologues, politologues et économistes invités nous renvoient aux questions d'individu, de vivre ensemble, de choix collectifs ou pas...) sans sombrer dans une forme de manichéisme. Car la situation est complexe : comment continuer à assurer le meilleur pour tous (à commencer par ceux qui ne l'ont pas) sans finir de scier la branche planétaire sur laquelle nous sommes assis bien malgré nous ?

 

"Une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s'autolimiter" (Cornelius CASTORIADIS).

Pas sûr que ce soit la voie qui se profile devant nous.

 

Saison brune, vaste sujet, qui au départ ne devait occuper qu'un chapitre dans Dol, précédent ouvrage de l'auteur, mais qui en définitive, par la complexité des questions soulevées et la dense imbrication des éléments mis en cause, est devenu cet indispensable mais pessimiste pavé.

 

En prime, SQUARZONI, nous fait pénétrer dans le laboratoire du raconteur d'histoires : comment commencer, commet achever un récit ? Comment raconter ? Quelles formes mettre en avant ? Quels mots et images fortes ?

Puisant dans le vaste champ iconographique fourni par le cinéma, la télévision, la publicité, l'auteur met le doigt sur nos travers, nos dérives, et nos paradoxes, qui sont également les siens : jusqu'où aller dans la contestation, dans le refus, dans la prise de conscience ? Prendre l'avion ou pas ? Se chauffer au charbon ou pas ? Avoir une voiture ou pas ?

 

Saison brune met à plat aussi bien nos comportements que les stratégies sociales, économiques, politiques, écologiques à l'oeuvre dans le monde. Il en offre une analyse claire (à défaut d'être novatrice) et accessible, et nous parle au plus près, au plus juste, de la quasi-impasse dans laquelle nous nous sommes (on dans laquelle on nous a) engagés...

 

"Je peux me tromper", conclut l'auteur.

C'est tout le mal qu'on nous souhaite.

 

Champimages tristement objectives.

 

Saison brune - Extrait 0

 

Saison brune - Extrait 1

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 10:30

Contrebandes - Lolmède 2012-2013

 

Ca a commencé hier, ça continue jusqu'au 11 janvier 2013 à Contrebandes : LOLMEDE expose dessins et planches de BD, en n&b (souvent) ou en couleurs (plus rarement, donc !) avec acide et talent (et une pincée d'erreurs d'orthographe, il faut bien l'avouer).

 

En prime, des statuettes inédites, la rencontre d'un grand de la BD et de grands de la peinture, et une variante de "Où est Charlie" dans laquelle il faut retrouver un cadavre éparpillé dans ... une décharge sauvage. A chaque époque ses loisirs.

 

A vous de trouver.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:48

Raging Bulles - Logo

 

Dernière ligne droite avant Noël pour notre Raging Bulles mensuel (ça rime).

Une fois n'est pas coutume, Toulon se démarque de la ligne nationale en laissant une semaine de plus à ses rédacteurs pour ouvrir les beaux paquets laissés avec un peu d'avance au pied du sapin de la BD.

 

Rendez-vous est donc pris

 

Jeudi 20 décembre 2012

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

Rue Paul Lendrin

A Toulon

 

Parmi les jouets par milliers :

 

COLIN Fabrice, LEHMAN Serge & GESS, La Brigade Chimérique (intégrale), Ed. l'Atalante.

 

HINES Adam, Duncan, le chien prodige, Ed. Cà et Là.

 

TEZUKA Osamu, L'Homme qui aimait les fesses, Ed. FLBLB.

 

TARDI Jacques, Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB, Ed. Casterman.

 

ASEYN, Le Palais de glace, Ed. L'Employé du Moi.

 

HITTINGER Christopher, Le Temps est proche, Ed. The Hoocchie Coochie.

 

 

 

De quoi lire en attendant l'arrivée du gros barbu !

 

Bonne lecture, donc.

 

Champibulles.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 19:24
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:17

Akira T1 - couv"Le 6 décembre 1982, à 14 heures et 17 minutes, une bombe d'un nouveau type est lâchée sur la région du Kantô, au Japon".

 

En décembre 1982, Young Magazine entame la prépublication de Akira, de Katsuhiro OTOMO. Aventure éditorial fleuve (pour l'époque) qui s'achève en 1990 avec, entre temps, la réalisation d'un anime au succès mondial.

 

Mais n'allons pas trop vite, même si les bolides de Kaneda, Tetsuo et leur bande ne tiennent pas en place.

 

2019. La Troisième Guerre Mondiale a bel et bien eu lieu, rasant une bonne partie des grandes métropoles. L'humanité, une fois encore, se relève de ses ruines, mais difficilement.

Néo-Tokyo reste en partie détruite, offrant aux gangs de motards de tous poils des terrains de course, de jeu et de chasse de qualité.

Offrant aussi à l'armée de vastes espaces où cacher des complexes souterrains secrets.

 

Au plus profond et au plus froid de l'un d'entre eux, un vaste caisson hémisphérique. "Voilà comment ils ont inhumé l'horreur qu'ils avaient eux-mêmes mise au monde."

 

Dans cet univers de ruines, de désordre, mais aussi de maigres espoirs, trois univers vont se percuter un beau soir, sur une bretelle d'autoroute normalement déserte.

Une bande de jeunes motards conduite par le fougueux et charismatique Kaneda.

Des gros bras de l'armée qui agissent dans l'ombre et en tout impunité.

Des résistants déterminés mais sous-équipés qui entendent entraver la bonne marche des projets du Colonel.

 

Trois univers réunis autour d'une maigre et pâle silhouette perdue dans la nuit, sur la route, et dans les méandres du temps. Corps d'enfant, visage de vieillard, et sur la paume de la main gauche, le numéro 26...

 

Quelques pages ont suffi à OTOMO pour distiller tous les éléments et prendre le lecteur à bras le corps avec une action qui ne décélèrera plus : Akira est lancé, il faut aller jusqu'au bout, à fond, toujours plus vite, pour comprendre quels sont les enjeux, les risques, et les conséquences...

 

Quelles conséquences pour Tetsuo, victime d'un accident pour essayer d'éviter numéro 26 ?

Quelles conséquences pour Kaneda qui se retrouve pris entre les feux de l'armée et de la résistance (et de la belle Kei) ?

Quelles conséquences pour ces "enfants de l'étrange" maintenus au secret dans un triste jardin d'enfant ?

 

Action, donc, mais aussi complots, armes secrètes, expériences qui tournent mal, sur fond de ville à moitié reconstruite, à moitié détruite, toujours marquée par les bombes ("C'est le point zéro...") et ensanglantée par les gangs qui ont pris le contrôle de tous les no man's land...

Des gangs motorisés, violents, grands consommateurs de drogue.

 

Tous les ingrédients du succès aujourd'hui, mais qui décontenancent quelque peu le lecteur japonais au début des années 80.

Qu'à cela ne tienne, un anime est réalisé alors que le manga n'est pas encore terminé, et dès 1988 il envahit presque conjointement les écrans nippons, étasuniens et français.

Le succès qu'il rencontre pousse les éditeurs à s'intéresser à ce genre encore peu représenté hors-Japon : le manga.

Les Etats-Unis en réalisent une première traduction avec, horreur, une mise en couleur, un disparition des trames, et un manque de respect pour certaines mises en case... Reformatage au goût du lectorat local, tel en tout cas que les éditeurs l'imaginent et le conditionnent...

Le succès éditorial de cette traduction convainc Glénat, en France, à importer la version traduite (il fallut attendre 1999 pour voir apparaître une édition fidèle à l'originale. Tout vient à point...). Succès auprès des jeunes lecteurs qui découvrent peu à peu, par la même occasion, ce monde dont ils ont eu un petit aperçu au fil des années 80 via Récré A2 puis le Club Dorothée.

 

Akira rassemble tous les élèments qui font le succès aujourd'hui de la plupart des shônen et seinen : de l'action, des personnages qui ont l'âge de leurs lecteurs, des secrets, une touche de fantastique, et ce rapport toujours distant et fusionnel à la science (l'ombre de la bombe atomique n'est jamais loin).

 

"C'est pas tous les jours faciles d'être un rebelle", souffle Yamagata.

Akira, première oeuvre à mettre en scène une jeunesse en rupture avec ses aînés ?

Peut-être pas.

Mais sans doute un des premières à le faire avec cette mise en scène très cinématrographique, ce traitement graphique très réaliste, et cette vision très noire d'un monde de demain de plus en plus en phase avec ce que nous connaissons aujourd'hui...

 

La fin du monde, ou en tout cas la fin d'un monde, a eu lieu, et celui qui en jaillit n'est ni plus glorieux ni plus reluisant que celui d'avant.

 

Akira avait donc toute sa place dans la sélecion de décembre de K-BD (il paraît que la fin du monde est de saison !) et, pour tous ceux qui ne s'y sont encore jamais plongé, voici une belle occasion de découvrir une des oeuvres pionnières du manga contemporain, et un de celles, surtout, sans qui, à n'en pas douter, le manga n'occuperait pas aujourd'hui la place qu'il occupe dans le marché et la culture internationale.

 

Champimages en action.

 

Akira T1 - Extrait 2

 

Akira T1 - Extrait 1

 

Akira - Affiche

 


 


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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 10:12

Affiche-Livres-d'artistes-small

 

Voilà la raison de mon silence de ces derniers temps : la touche finale au projet Quand l'artiste se livre, fruit de plusieurs mois de travail en collaboration avec la Biblithèque Universitaire de l'USTV, les médiathèques de Toulon, La Garde et La Valette, la Librairie Contrebandes, les Amis des Musées de Toulon, les Editions Pluie d'Etoiles et Encre d'Arts.

Entre autres.

 

Au final, du 1er au 15 décembre, un peu partout dans l'aire toulonnaise, des expos, des visites, des ateliers sur le thème des livres d'artistes.

 

Des curiosités extraordinaires (Marc PESSIN à la BU), des pièces uniques aux mille matières (Encre d'Art à la médiathèque de La Garde), des éclats de couleurs (Youl à la médiathèque de La Valette) et de somptueux pop'up (à Contrebandes).


Le mieux est encore d'aller voir tout ça de ses propres yeux, et de consulter le riche programme ici ou .

 

En prime, vernissage mardi 4 décembre à partir de 19h à la médiathèque de La Valette, avec une petite présentation des oeuvres par les artistes eux-mêmes.

 

De bien belles choses en perspective !

 

Champimages d'artistes.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:45

Raging Bulles - Logo

 

J'espère que vous n'aviez pas commencé à prendre l'habitude de recevoir les infos du Raging Bulles en avance, car me revoilà à la bourre, pour ne pas changer.

 

Comme toujours, rdv le dernier jeudi du mois, donc jeudi 29 novembre, à partir de 19h à La Cave de Lilith pour débattre de l'actualité BD.


Il se peut que nous commencions un tout petit peu plus tard, d'ailleurs, car Gilles, de Contrebandes, sera à la boutique à peu près au même moment avec Edmond BAUDOIN et TROUB'S venus à Toulon dans le cadre du prix littéraire des lycées de la région PACA.

Une bonne occasion pour vous de rencontrer ces deux auteurs de talent avant de venir parler BD, c'est plutôt pas mal !

 

Sinon, la séletion de novembre, donc :


 

KAGO Shintaro, Anamorphosis, Ed. IMHO.


RUBIN David, Le héros, Ed. Rackham.

 

MORRISON Grant & MURPHY Sean, Joe l'aventure intérieure, Ed. Urban Comics.

 

LARCENET Manu, Nombreux sont ceux qui ignorent, Ed. Les Rêveurs.


BALADI Alex, Renégat, Ed.Hoochie Coochie.

 

RIERA Pedro & CASANOVA Nacho, La voiture d'Intisar, Ed. Delcourt.

 

 

Bonne lecture !

 

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