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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:23

Mathématiques de la planète Terre 

 

"L’année 2013 a été déclarée par l’UNESCO «année des mathématiques de la planète Terre». De nombreuses manifestations émailleront cette année, soit pour promouvoir des projets de recherche, soit pour faire prendre conscience au grand public des enjeux scientifiques et de la place qu’y jouent les mathématiques.

L’initiative «Un jour, une brève» a pour objectif d’illustrer, par une publication quotidienne, la variété des problèmes scientifiques dans lesquels la recherche mathématique actuelle joue un rôle important, ainsi que certains grands moments dans l’histoire des sciences où les mathématiques ont, en interaction avec les autres sciences) aidé à comprendre ce que nul n’avait compris jusque là."

 

La suite est à découvrir par ici.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:29

Victor ENRICH - Medusa

Victor ENRICH - Medusa

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:27

Strange maps

 

La cartographie autrement, grâce aux Strange Maps de Frank JACOBS

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:15

Désordre

 

"Le désordre est bien puissant quand il s'organise." (Andrè SUARES)

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:07

Genis CARRERAS

Les grands concepts en icônes, par Genis CARRERAS.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:29

Locke & Key T1 - CouvertureLovecraft, Massachusets. Village tranquille.

Keyhouse, grande maison (manoir, même !) tout aussi tranquille.

De quoi permettre aux survivants de la petite famille Locke d'oublier l'horreur de ces derniers temps : le massacre du père, le viol de la mère, la traque des enfants de la cave à la toiture...

 

Lovecraft, Massachusets. Sérieusement, qui pourrait croire que, sous un tel patronage, l'avenir sera tranquille ? Radieux ?

 

Quant au nom de la demeure, au-delà du simple symbole, il ne présage pas que de bons passages...

 

Traverser le pays d'Ouest en Est était pourtant une bonne idée pour échapper aux mauvais souvenirs et aux éventuelles représailles du tueur survivant (lui aussi). Revenir dans la maison d'enfance de feu le père (pas vraiment une bonne idée, ça...), chercher à reconstruire une nouvelle vie.

Mais les blessures sont encore trop fraîches, et les moins visibles sont les plus tenaces : la peur de la jeune Kinsey, la rancoeur du solide Tyler (qui n'était pas déjà très bien dans ses baskets...), la tristesse et l'entêtement du petit Bode.

C'est lui, justement, qui met la main sur une clef étrange, en farfouillant dans cet immense nouveau terrain de jeu : métal noir, tête de mort, croix ankh (oui, tout le tralala ésotérique est là). Parfaitement adaptée à la porte noire de derrière. Dont il ne faut pas franchir le seuil imprudemment. Et encore moins parler ensuite aux autres (maîtresse d'école, grand frère, grande soeur) sous peine de passer pour fou. Pourtant, Bode en est sûr : il tient sans doute là le moyen de retrouver son père.

 

Comme si tout cela ne suffisait pas, voilà qu'un puits dans un petit abri au fond du jardin se met à murmurer, chantonner, et finalement converser avec le jeune garçon.

" Are you my echo ?

_ Yes, yes I am, Bode ! "

 

La même voix fait les yeux doux à Lesser, du fond du puits au beau milieu de sa cellule (chacun a les puits qu'il peut !), et lui offre même de quoi sortir, en échange de...

 

Pendant ce temps, la petite famille Locke essaie tant bien que mal d'avancer : Tyler enterre encore et encore les visions qui le hantent, Kinsey se fait de nouveau amis (mais le vieux bracelet qu'elle porte ne laisse pas certains habitants de Lovecraft indifférents) et Mrs Locke veille sur sa petite tribu... Seul Bode semble s'apercevoir que quelque chose ne va pas. Et se rapproche à bord d'un gros camion.

 

Vous trouvez que cela fait beaucoup pour une seule famille ? Pourtant, ce n'est que le début ! Au moins ne peut-on pas reprocher aux auteurs de ne pas nous en donner pour notre argent.

S'il insiste parfois un peu trop sur les tourments intérieurs de ses personnages, Joe HILL (fils de Stephen KING) construit une intrigue inquiétante, enrichie progressivement par des va-et-vient entre passé et présent qui éclairent chaque pensée, chaque acte sous un jour nouveau. En jouant sur le mystère et la magie du "derrière la porte" (et de la porte de derrière, d'ailleurs !) et en confrontant le jeune Bode aux expériences les plus surnaturelles, il distille une horreur insidieuse plutôt réussie. Au risque, tout de même, de trop en faire parfois, ou de trop faire traîner en longueur.

 

Graphiquement, la ligne épaisse de Gabriel RODRIGUEZ, combinée à son sens du détail dans les décors, pose une ambiance lourde sur cette histoire sombre. Les visages de ses personnes sont parfois un peu trop expressionnistes (ces yeux, ces yeux !!), mais ils se posent en dignes représentants du genre horrifique dans lequel Locke & Key s'inscrit.

 

La fin de ce premier tome voit l'histoire s'emballer, les clefs se multiplier, et ouvre bon nombre de pistes (et de portes) que l'on ne demande qu'à suivre. Je ne sais dans quelle mesure les tomes suivants sont à la hauteur des attentes, mais l'idée de ces portes et de ces clefs aux multiples pouvoirs est attirante, et il me tarde de connaître la... solution du mystère. Mais vu la fréquence à laquelle de nouvelles clefs apparaissent (clef de Janus, clef à tête écorchée...), il se peut qu'elle ne soit pas dévoilée tout de suite...

 

"You're reading the last chapter of something, without having read the first chapters."

Tout un programme !

 

Champimages derrière la serrure.

 

Locke & Key T1 - Extrait 1

 

Locke & Key T1 - Extrait 2

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:27

en Silence - Couverture

La Corse (sans doute), en été. Villages haut perchés, routes tortueuses, forêts majestueuses, et au fond de la vallée, une eau vive, une eau forte, une eau libre.

Temps et cadre parfaits pour une journée de canyoning.

 

Dernière tentative de réconciliation pour Luis et Juliette. Enfin, pour Juliette, surtout. Car Luis, qui "n'en a rien à faire du temps", ne se rend pas compte qu'il commence à perdre Juliette. Trop de temps à l'attendre, à attendre des mots et des moments qui ne viennent toujours pas. "Ce n'est pas dans nos projets."

 

Pas sûr que leurs compagnons de voyage puissent les aider à se retrouver : Yann, le guide, six mois moniteur de ski, six mois moniteur de canyoning, conjugue liberté et construction de couple. "Je garde le cap." Quant à Erika, Gilles et leurs deux fillettes, ils semblent former une famille idéale. "On l'a senti tout de suite. Y avait pas à hésiter."

 

Tout semble donc déjà joué pour Luis et Juliette... Et le lecteur pourrait se demander ce qu'il est venu faire dans ce parcours initiatique aquatique cousu de fil blanc.

 

Et alors, soudain, surgit le dessin... Ou plutôt la couleur. Le mouvement. Si l'on en croit son blog, Audrey SPIRY fait des films d'animation. Sans aucun doute. Tout est fluide, déformé, vivant... Les corps, et surtout la nature. Les éléments.

Soleil, vent, eau bien sûr. Surtout. Eau vivante, vibrante, courante, stagnante, rassurante, inquiétant, dévorante, enveloppante.

L'eau sous toutes ses formes, ses forces, ses couleurs, ses visages. Qui englue, qui nettoie, qui étouffe, qui sauve.

Face au courant contre lequel on ne peut rien, les corps se soumettent, se tordent, se déforment, se glissent, s'écrasent, mais finissent toujours par s'en sortir.

 

L'auteur, outre quelques clins d'oeil costumiers (Superman, Indiana Jones) se permet de soumettre ses personnages aux plus extrêmes déformations graphiques, à l'ombre parfois de BACON ou de PICASSO. Qu'importe le réalisme pourvu que les émotions soient.

Explosives, éclatantes, multicolores, décharnées.

La vaste palette chromatique fait écho au chaos qui habite Juliette.

 

De plus profond de la terre jusqu'à la petite lueur qui va croissant.

Attendue mais brillante renaissance.

 

"J'étais au bout du monde, et toi, de l'autre côté."

 

Brillant.

Des images au service du récit, de la force des éléments, du mouvement.

Tantôt gelée, poisseuse ou tendre, l'eau nous accompagne au fil des pages et nous effraie autant qu'elle nous rassure.

En s'affranchissant des canons classiques, Audrey SPIRY a su toucher au coeur de l'expressivité graphique.

Forte plongée dans les sensations par l'image.

A vous de vous y engouffrer.

 

Champimages qui vibrent.

 

en Silence - Extrait 1

 

En Silence - Extrait 2


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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:33

DDBO Guerrero - Fan Corals

 

Fan Corals,  DDBO Guerrero pour WWF Philippines.

 

Et dans le fond, ce n'est pas marrant du tout, bien sûr...

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:25

La Boîte Verte

 

Etrange ballet aérien proposé par  La Boîte Verte, qui abrite quelques collections atypiques de films, dessins, photographies...

 

Quelques exemples : 17 manières de faire ses lacets, 12 images de dodos, Des espaces urbains neufs...

 

A suivre pour la curiosité et le plaisir des yeux.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 23:57

Le Vaisseau de pierre - CouvertureLa mer, le brouillard, la lande... Un petit morceau de Bretagne typique tremble, sans le savoir, sous les coups de tracto-pelles à venir : des promoteurs immobiliers ont décidé de faire de Trehoët, de ses mégalithes, de son petit port de pêche et de son château un complexe touristico-commercial de luxe. Le béton s'apprête à remplacer la pierre et les yachts les chalutiers.

 

Ne serait-ce la brume persistante, le projet et la vue seraient parfaits.

Pourtant, les premiers pas du chantier chancellent sous les coups de fusil du Vieux, ermite aveugle et inquiétant qui loge entre les murs rongés du vieux château de pierre. Un casque vole, du sang coule, les ouvriers s'enfuient, les contremaîtres partent chercher les forces de l'ordre. Qui ne seront pas déçues du voyage : emportées par un étrange feu de St Elme, elles finissent par boire la tasse. Pandores et ingénieurs rincés par les vagues tandis qu'à quelques encablures le beau yacht où se pavanent promoteurs, hommes d'affaire et politiques, accueille une fête de tous les diables : un tel bétonnage de côte, ça se fête !

 

Mais tout cela serait sans compter sur l'âme du village, de la lande, et de toute la Bretagne, qui semble avoir trouvé refuge dans ce petit coin hors du temps.

Et du temps, il n'en reste plus beaucoup au Vieux pour sauver les siens, leur mémoire, et son château. Il a besoin de tous, de toutes les générations, pour mettre son plan en oeuvre : sauver le village, sauver la lande, sauver la mémoire.

Pas seulement de ceux qui vivent encore dans les maisons usées pêcheurs ou ouvriers des chantiers navalas, mais de toutes celles et tous ceux qui, au fil des siècles, ont façonné les lieux. Jusqu'aux plus lointains ancêtres...
Egalement de l'étranger au long imperméable et au regard étrange qui, de passage, semble être là pour aider les gardiens de la tradition.

 

Oeuvre mythique de la série Légendes d'aujourd'hui dans la collection "Histoires Fantastiques" des éditions Dargaud, Le Vaisseau de pierre a une portée historique à plus d'un titre : elle fait partie des premières collaborations entre Pierre CHRISTIN et Enki BILAL (qui avaient cosignés La Croisière des oubliés l'année d'avant, en 1975, et qui réalisèrent La Ville qui n'existait pas l'année suivante), elle ouvre la voie à la réactualisation des légendes rurales (Silence, de Didier COMES, en sera un majestueux exemple quelques années après), et elle est caractéristique des oeuvres de politique-fantastique que CHRISTIN avait commencé à développer dès le début des années 70 avec la série Valérian.

 

Difficile de ne pas reprocher au scénario son caractère assez manichéen : d'un côté, les gentils villageois, de l'autre, les méchants bétonneurs, soutenus par les pouvoirs publics. Les cibles de CHRISTIN sont clairement identifiées, et ceux pour lesquels il prend parti aussi. Les contremaîtres sont racistes, les gendarmes bas du front : la caricature est à charge et à gros traits, même si elle ne fait peut-être que relever les travers de la société d'alors.

Toutefois, l'auteur maîtrise bien son sujet et porte sur ce petit bout de lande un regard plein de respect, d'affection et de poésie. Hors du temps, le Vieux, gardien des âges et des générations, est à la fois puissant et mystérieux, vieux comme son château sans doute, Merlin des temps modernes.

 

Graphiquement, Enki BILAL est encore dans une période où les hachures et les couleurs expressionnistes ont la part belle, donnant aux images une densité qu'elles perdront au fur et à mesure qu'il les rendra vaporeuses jusqu'à l'excès, jusqu'a l'épuisement.

Bien sûr, les trognes sont exagérées, les canons anatomiques parfois malmenés, mais l'ensemble est vivant et la manière dense.

Son héros de passage lui emprunte déjà un peu ses traits, habitude qui ne cessera de s'affirmer par la suite.

 

Plongeant dans le folklore le plus ancestral et le mettant au goût du jour par une histoire des plus contemporaines (l'après Deuxième Guerre Mondiale donna le départ à une vague de bétonnages intempestifs dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis, Notre-Dame-des-Landes en est la preuve), les deux auteurs ont réussi à mêler époques et croyances avec harmonie. Le curé de Trehoët lui-même ne s'en émeut pas plus que ça, et fait partie du voyage.

Elégante et poétique manière de rendre aux légendes locales leurs lettres de noblesse, à l'égal des mythes fondateurs méditerranéens (auxquel Alix s'était frotté), chrétiens (voir  le Grand Pouvoir du Chninkel) ou scandinaves (voir cette fois du côté de Thorgal).

 

Bonne raison, donc, pour inclure Le Vaisseau de pierre dans notre sélection de janvier de  K-BD, sur le thème "mythes et légendes du monde entier". Après  Héraklès et son nouveau regard porté sur le mythe du premier super-héros de l'histoire, l'oeuvre de CHRISTIN et BILAL était un bon moyen de se replonger dans une histoire plus régionale (et régionaliste) et dans l'histoire de la BD des années 70.

 

Double voyage au fil des pages.

 

Champimages qui prennent le large.

 

Le Vaisseau de pierre - Extrait 1

 

Le Vaisseau de pierre - Extrait 2

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