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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:38

Crayons X

 

"Pendant tout l’été 2012, des laboratoires et centres de recherche du CNRS ont ouvert leurs portes à des blogueurs BD, invités dans le cadre d’un partenariat entre le CNRS et le Festival des blogs BD et du Webcomics — Festiblog, placé cette année sous le signe de la Science. Ils ont pu visiter les installations, se pencher sur les expériences en cours, interroger les équipes de recherche. C’est cette expérience qu’ils partagent aujourd’hui sur ce blog."

 

Trois sujets sont à ce jour disponibles : Métaphysique d'un tube, Polyuréthane Paradis, et Bataillon : un aprèm au CRCC.

C'est à la fois drôle et intéressant, très dans l'air du temps (voir  Tu mourras moins bête de Marion MONTAIGNE ou les  Fables scientifiques de Darryl CUNNINGHAM), et j'espère que de nombreux autres sujets verrons le jour au fur et à mesure.

 

Champimages en laboratoire.

(Cliquez sur l'image pour suivre le lien).

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 18:57

Le grand pouvoir du Chninkel - CouvertureCela faisait plusieurs mois que le thème était dans l'air, sur  K-BD : Dieu et la BD, Dieu et la BD... Ben oui, pourquoi pas ? Après tout, Dieu est un thème comme un autre, non ? N'en déplaise à la brûlante actualité, mais c'est une autre histoire...

 

Comme toujours, toute l'équipe de K-BD s'est alors virtuellement réunie pour choisir les titres adéquats : chacun y va de sa liste, de ses préférences, nous essayons de respecter quelques équilibres géographiques (même si Dieu est partout, je sais, je sais...), et hop, quatre titres finissent sur le podium (qui comprend une marche par dimanche du mois, d'où les quelques podiums à cinq marches, parfois).

 

Si Dieu en personne, de Marc-Antoine MATHIEU, s'est imposé en quelques secondes, il n'a pas fallu plus longtemps pour que Le grand pouvoir du Chninkel apparaisse comme le deuxième titre franco-belge de la sélection. Une nouvelle occasion de se replonger dans les classiques, comme souvent avec K-BD.

 

Abordons la (première de) couverture pour entrer dans l'ouvrage...

Sur fond de ciel de sang et d'apocalypse (la guerre ravage Daar depuis des siècles, et la fin du monde est proche), au coeur d'une multitude grouillante et tendue, apparaît un vaste monolithe noir, flottant, écrasant, au-dessus des êtres. U'n, le Maître créateur des mondes, a décidé de revenir sur une de ses nombreuses créations pour exprimer sa colère : "J'en ai assez de cette insignifiante poussière d'univers agitée sans répit de sa folie guerrière."

Son interlocuteur est l'insignifiant J'on, petit Chninkel miraculeusement rescapé de l'une des innombrables batailles que se livrent les Trois Immortels depuis la nuit des temps.

 

Le message du tout puissant est simple : J'on doit ramener la paix sur Daar en peu de temps ("cinq croisées de soleil, pas une de plus") sinon une "apocalypse de feu" s'abattra sur le monde et ses habitants.

 

Mais comment un si petit être peut-il s'opposer à la puissance et à l'Histoire en marche depuis si longtemps ? U'n, magnanime, lui confère alors "le Grand Pouvoir".

Charge au petit Chninkel d'en faire bon usage...

 

Voilà donc le jeune "Choisi" contraint de renoncer à sa liberté fraîchement gagnée et à la vie paisible qui pourrait en découler pour se lancer sur les routes.

Il faut bien admettre que le destin ne lui laisse pas grand répit ni grand choix : tantôt traqué, tantôt poussé par ceux qui, comme la belle Gwel, croient en lui, J'on arpente Daar et son Histoire pour comprendre ce qui lui est véritablement arrivé et ce qu'il doit faire.

Sa route croise de futurs fidèles, enthousiasmés par l'espoir qu'il porte, mais aussi des sceptiques, des méfiants, et bon nombre d'adversaires. Il ne fait pas bon bousculer l'ordre établi, et encore moins se prétendre porte-parole d'une puissance supérieure.

 

Les Trois Immortels, notamment, finissent par prendre au sérieux la menace que le petit esclave semble constituer : Barr Find main noire, Jargoth le parfumé et Zembria la cyclope seront de puissants obstacles.

 

La vacillante foi du Chninkel suffira-t-elle a lui permettre de surmonter tant de dangers, de convaincre les siens, de faire fi de se propres doutes, et surtout de satisfaire U'n le colérique ?

 

Fable morale parfois un peu trop appuyée, et passionnante réflexion sur le destin, le libre-arbitre, et les forces à l'oeuvre dans le monde, le grand pouvoir du Chninkel fait partie des oeuvres de référence dans l'histoire de la BD franco-belge.

Issu des denses et riches pages de feu (A Suivre), incroyable source de romans graphiques d'une extraordinaire qualité dans les années 80 (Silence, Ici-Même...), le grand pouvoir du Chninkel est la preuve que Jean Van HAMME fait partie des très grands scénaristes de ces dernières décennies. Bien sûr, on pourrait lui reprocher, parfois, certaines facilités et certaines redondances. Bien sûr, on pourrait considérer que faire traîner certaines séries en longueur n'est pas le meilleur service à rendre aux histoires, aux personnages et aux lecteurs. Il faut malgré tout lui reconnaître un grand talent de conteur, et une grande capacité à mêler les influences pour en tirer une oeuvre originale et forte (certes, certaines influences du grand pouvoir... sont un peu évidentes, du sombre monolithe au Livre originel, mais reconnaissons-leur force et universalité).

Son héros, pétri de doutes et de faiblesses (ah, la chair, toujours la chair !), est capable de grandes envolées remarquables, et se surprend autant qu'il se surpasse.

Il évolue dans un monde très dense qui, s'il n'échappe pas à certains travers du genre (noms des lieux, des personnages, des créatures, qui participent de l'imagerie "médiévale-fantastique" ) mêle magie, fantastique, technologie et philosophie avec aisance et une certaine jubilation : Van HAMME connaît ses classiques et en joue avec plaisir.

 

A ses côtés oeuvre Grzegorz ROSINSKI, compagnon de longue date (ils co-signent Thorgal depuis huit ans quand paraît le grand pouvoir...) qui peut, au fil des 134 planches, donner libre cours à son immense talent graphique : dans un noir et blanc impeccable (je ne saurais que trop vous déconseiller la version en couleurs parue dans les années 2000, victime comme bien d'autres d'un massacre à la palette en règle), il campe avec force et caractère décors et personnages.

Si certaines scènes frôlent l'exagération (surtout quand les corps de femmes se dévoilent), la plupart sont des leçons de composition et de dessin.

De plus, ROSINSKI sait comme personne mêler des éléments divers (nature, humanité, technologie, surnaturel) qui restent pourtant crédibles et cohérents.

Grand metteur en scène, il sait aussi parfaitement "diriger" ses personnages et leur donner une large et riche gamme d'expressions (même si la larme leur perle parfois un peu trop à l'oeil).

 

Qualité du dessin, richesse du scénario, le grand pouvoir du Chninkel offre une belle relecture de bon nombre de mythes fondateurs en puisant dans le monothéisme, le panthéisme, et les théories du multivers.

Mais quelles que soient les forces en présence, c'est bien la force et la volonté des individus qui sont à l'honneur, indispensables pour survivre dans un monde de guerre, de punition, de colère, d'arrogance et d'égoïsme.

 

Malgré ses vingt-quatre printemps, ce livre reste d'une grande actualité, et mérite qu'on s'y replonge régulièrement, à la fois pour en apprécier l'indémodable qualité, mais aussi pour faire le point sur la place de "l'homme" dans l'univers.

 

Champimages au grand pouvoir.

 

Le grand pouvoir du Chninkel - Extrait 2

 

Le grand pouvoir du Chninkel - Extrait 1

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:37

Journée du Jeu - 22 sept 12 - Affiche 2

 

Encore de l'actu que j'allais oublier, alors que nous bossons dessus depuis un bon moment :

LA 3ème JOURNEE DU JEU

SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2012

DE 10H A 22H

AU CREP DES LICES A TOULON

 

Tout cela est concocté par notre asso Les Yeux dans les Jeux, avec le partenariat de la FOL du Var, de la boutique l'Atanière, et de l'éditeur Asmodée !

 

Au programme : près de 300 jeux, une tombola, des créateurs de jeux... Bref, de quoi passer une bonne journée !

 

A vous de jouer !

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:20

Critique sociale et polar contemporain sept 2012Une fois n'est pas coutume, nos amis de Contrebandes reçoivent des auteurs de qualité pour des événements de qualité.

 

Une fois n'est pas coutume, je m'y prends à la dernière minute pour en parler...

 

Deux dates à retenir sur le thème Critique sociale et polar contemporain :

 

Vendredi 21 septembre 2012 - 18h30 - Fac de Droit - Toulon - Amphi 200

Table ronde/débat avec  Serge QUADRUPPANI & Francesco DE FILIPPO

 

Samedi 22 septembre 2012 - A partir de 14h - Librairie Contrebandes

Rencontre et dédicaces avec les mêmes auteurs.

 

Tous les détails sont ici !

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:52

le-canard-enchaine.jpg

 

Jolie scène, la semaine dernière à Nice : déguisés en clown Ronald (la mascotte de McDo), une poignée de professionnels de la santé, soignants, médecins généralistes, diététiciens et étudiants en médecine, sans oublier quelques citoyens ordinaires et patients potentiels, ont défilé aux cris de "Non à la médecine McDonald's !" Et ce devant le Congrès de médecine générale, un grand raout annuel parrainé par le ministère de la Santé. Pourquoi ? Parce qu'au menu de ce congrès médical on trouvait des thèmes de réflexion croustillants comme : "Amélioration du contenu nutritionnel d'un repas : l'expérience d'une chaîne de restauration rapide peut-elle être intéressante pour le généraliste ?" A la tribune, ce jeudi après-midi, Sébastien Pérochain, responsable du département "affaires publiques" de McDonald's France, et Serge Michels, patron d'Entropy Conseil, filiale de Protéines, l'agence de communication incontournable de l'agroalimentaire, qui a pour client McDo. Mais aussi la nutritionniste Pascale Modaï. Une médecin indépendante, que "Le Canard" avait déjà mise à l'honneur lorsqu'elle intervenait, rémunérée par Coca-Cola, lors du Medec, l'autre grand-messe médicale ("Conflit", 17/3/10), sur le thème "L'hydratation au quotidien : quels bénéfices pour la santé de vos patients ?". Rien de plus normal puisque, à Nice, cette "session partenaires" était carrément organisée par McDonald's France, qui, avec Coca-Cola, était sponsor de ce VI° Congrès de médecine générale, les deux ayant mis au pot.

On le sait, depuis que l'agroalimentaire est pointées du doigts en raison des désastres que la malbouffe provoque sur la santé, elle se décarcasse pour se mettre dans la poche les médecins. Elle les enrôle dans des comités scientifiques, les fait travailler sur des pseudo-études, s'invite dans leurs formations, parraine leurs congrès avec conférences et stands à la clé... Bref, l'agroalimentaire est presque aussi fortiche que l'industrie pharmaceutique pour faire passer le bon message et vendre sa soupe auprès des blouses blanches. Sur le programme remis aux médecins, on pouvait ainsi lire : "Coca-Cola commercialise en France 11 marques et plus de 60 références, dont plus de la moitié est sans sucres ou à teneur réduite en sucres." Les manifestants, dont l'association récemment créée porte le doux nom de Mouvement de désaliénation des médecins, rappellent qu'un congrès médical financé à hauteur de 5% par Coca et McDo, et programmant des "sessions partenaires", c'est un congrès d'où sortent des médecins tout sucre avec l'agroalimentaire...

 

Le Canard Enchaîné du 27 juin 2012

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:51

DSCF2597

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 16:57

13 août 12 - Avignon 1

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 19:25

Lucille - CouvertureA la lecture de ce titre, les nostalgiques des années 80 et de la 5ème Chaîne pourraient se mettre à fredonner "embrasse-moi, on a passé l'âge..."

 

Et quelque part, ils auraient un peu raison.

Mais ils auraient surtout tort.

 

Car s'il est bel et bien question de baisers dans Lucille, son histoire n'a ni la mièvrerie ni la légèreté de l'anime qui a malheureusement bercé une partie de ma jeunesse...  Ludovic DEBEURME - dont on a pu voir certains originaux à l'exposition Hey ! de la Halle Saint-Pierre, par exemple, ce qui en dit long sur son univers - n'est pas coutumier des ambiances trop bruyantes et joyeuses. Loin de moi l'idée toutefois de le lui reprocher...

 

Lucille Flavinsky vit seule avec sa mère et une poupée trop maigre enfermée dans un vieux coffre à jouets, quelque part au milieu de la forêt. Lycéenne mal dans sa peau et anorexique, elle se cache, entre autres, derrière une grosse paire de lunettes à larges montures, qu'elle ne retire que pour les éprouvants repas avec sa mère et les terribles face-à-face avec elle-même.

 

Pendant ce temps, pas très loin de là, mais au sommet d'une falaise, face aux flots impitoyables, Arthur parle avec le diable, compte ses pas, et essuie les insultes de son père ivre mort qu'il doit ramener du bistrot. La mer n'est pas tendre avec les marins, elle fait d'eux des pères un peu trop rudes, rugueux, maltraités par les vagues.

 

Deux écorchés que la vie, jamais tendre entre les traits de DEBEURME, va réunir, pour le meilleur et le reste. La fille des bois est farouche, le fils de l'eau tient peu en place, mais l'étouffant quotidien leur donne les forces nécessaires pour essayer de rompre avec.

 

"Peut-on être plus fragile ?"

 

Tout est dit.

Ne reste plus qu'à chercher à se sauver, dans tous les sens du terme. En espérant que l'horizon ne se contente pas d'engloutir les marins.

 

Feuilleter Lucille, feuilleter du DEBEURME, c'est avant tout goûter à la liberté de l'absence de cases : malgré la petitesse des pages, l'infini s'invite partout, porté par le blanc omniprésent, glissé entre chaque ligne.

Ensuite vient le face-à-face inéluctable avec tous les personnages, car l'auteur décline les portraits, les visages, les gros plans, sous toutes les coutures, à répétition, donnant à chaque protagoniste une extraordinaire présence, même si l'exacte ressemblance n'est pas toujours au rendez-vous.

Enfin suinte l'étrange (moins présent ici que dans Renée, deuxième opus de cette "série"), qu'il s'agisse d'hallucinations, de métaphores ou de souvenirs... Les corps se déforment, se métamorphosent, l'animal en l'homme se fait jour.

 

Graphiquement, DEBEURME sait passer du détail à la silhouette avec efficacité, en fonction des plans et des ambiances : un homme sur la colline peut se fondre dans le vent tandis qu'un croissant sur un lit peut se faire de marbre.

Son noir et (surtout) blanc, presque cliniques parfois, peuvent étouffer autant qu'ils font respirer la page. Ils souffrent à l'unisson des personnages qui ne connaissent aucun repos : le passé les a broyés, le présent n'est pas beaucoup plus tendre, et les répits sont rares, voire trompeurs.

 

Peu d'espoir entre les pages de Lucille, mais les personnages sont si forts et si bien servis par le trait et la mise en page qu'il est difficile de s'en détacher.

Ne vous reste plus, alors, qu'à vous plonger dans Renée, pourquoi pas en écoutant Françoise, de Charles BERBERIAN, album musical, écrit et dessiné, dans lequel vous pourrez entendre Ludovic DEBEURME jouer de la musique. Ainsi la boucle est bouclée.

 

Champimages qui dansent sur la page avant de tomber.

 

Lucille - Extrait 2

 

Lucille - Extrait 1

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:50

DSCF4302

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 00:03

Little Cars

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