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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 00:03

Little Cars

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:49

Les bêtises de Xinophixerox - Couverture Tony SANDOVAL fait partie de ces auteurs que j'ai eu la chance de découvrir et de rencontrer grâce au Festival BD de Solliès-Ville.

Visiteur régulier du festival depuis quelques années, il m'a fait le plaisir de devenir un de ces amis voyageurs qu'on croise presque régulièrement et qui nous ramène, à chaque retour, des nouvelles de son riche univers intérieur.

 

S'il a déjà traîné ses pinceaux de son Mexique natal à l'Allemagne en passant par l'Espagne ou la France, c'est incontestablement dans les mondes cauchemardesques qu'il trempe sa plume, quelque part entre hard rock et mythologie lovecraftienne.

 

Les bêtises de Xinophixerox s'incrit dans la droite ligne de son oeuvre teintée d'étrange et de nostalgie un peu amère. Mais si ses livres précédents oscillaient entre poésie décalée et fantastique dérangeant, il ouvre ici toutes grandes les vannes de l'horreur presque grandiloquente.

 

"Xinophixeros prenait paisiblement une bain de fumée en pensant à ses projets démoniaques et dégoûtants."

 

Espèce de petite baleine noirâtre pourvue d'ailes de chauve-souris rouges, Xinophixerox est une des innombrables et inattendues incarnations du démon. Fidèle à la tradition, il a passé un pacte avec une humaine qui, avec le recul, s'en serait bien passé.

Elle tente donc par tous les moyens de s'en débarrasser... Mais c'est sans compter la fourberie et la ténacité de l'obscure créature qui va déployer tous les moyens pour plonger dans l'horreur un petit coin de campagne...

 

Les corps se corrompent, l'espace et le temps se tordent, et dans les ombres jusqu'alors inaccessibles s'ouvrent des portes vers des ailleurs infernaux.

Mais au jeu de la guerre des mondes, il y a plus d'un joueur...

 

Tony SANDOVAL sait puiser dans les figures récurrentes de l'horreur et du fantastique pour peupler son récit de créatures et de décors qui tiennent autant de la littérature néo-gothique que d'une certaine peinture médiévale.

De sa palette sombre et délavée, il met en scène plus que jamais l'horreur tapie au seuil de nos âmes et de notre monde, en un cabinet de curiosités aussi familier qu'inquiétant (de même que le Xinophixerox ressemble à un cétacé, des méduses, calmars et cervidés géants prêtent leurs traits à sa galerie des horreurs) - les éditions Paquet sortent d'ailleurs cet ouvrage dans la collection "Calamar". Ca ne s'invente pas !!

Les traits sont rarement droits, le moindre élément est organique, et même les visages les plus doux cachent les pires tortures.

 

Si vous aviez aimé Le cadavre et le sofa ou Nocturno, ce titre vous déroutera peut-être.

Mais si vous vous étiez plongés avec plaisir dans son Carnet de croquis, vous avez déjà eu un aperçu des méfaits de Xinophérox, et savez donc davantage à quoi vous en tenir.

 

Crépusculaire et tentaculaire, l'univers de Tony SANDOVAL, digne héritier de la Petite boutique des horreurs, continue de se développer et de se déployer au son de la musique un peu triste de son dessin.

Doomboy a atterri sur mes étagères il y a peu.

Vivement !

 

Champimages qui rampent et qui suintent.

 

Les bêtises de Xinophixerox - Extrait 2

 

Les bêtises de Xinophixerox - Extrait 1

 


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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 23:26

DSCF1690

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 13:49

Raging Bulles - Logo

 

Après la pause estivale - durant laquelle personne n'a dû manquer de lire un bon paquet de BD, entre autres ! - revoici, pour la ... (roulements de tambour) xème année consécutive le retour du Raging Bulles !

 

Il se déroulera toujours le dernier jeudi de chaque mois (on ne change pas les bonnes habitudes), ce qui donne pour septembre un rendez-vous

 

Jeudi 27 septembre 2012

A partir de 19h

A la Cave de Lilith (rue Paul Lendrin) à Toulon

 

Au programme :

 

GUEDIN Dav & CRAOMAN, Colo Bray-Dunes 1999, Ed. Delcourt.

 

TSUTSUI Tetsuya, Prophecy #1, Ed. Ki-oon.

 

 TRONDHEIM Lewis & BONHOMME Matthieu, Texas Cowboys, Ed. Dupuis.


SFAR Joann, Tokyo, Ed. Dargaud.

 

 SHIGA Jason, Vanille ou chocolat, Ed. Cambourakis.

 

DENIS Jean-Claude, Zone Blanche, Ed. Futuropolis.

 

 

 

Bonne lecture et à très bientôt autour d'un ou plusieurs verres !

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:54

L'oeuvre de Dieu, la part du DiableOn peut lui reprocher ses travers, ses récurrences, ses pavés, ses obsessions, mais il serait je crois difficile de ne pas trouver dans la dense bibliographie de John IRVING au moins un livre qui nous aura touché.

 

Je n'avais pas parlé ici du Monde selon Garp, de l'Epopée du buveur d'eau ou de la Veuve de papier, qui furent tous, à un moment ou un autre, des compagnons de voyage...

 

Il en a été de même pour L'Oeuvre de Dieu, la part du Diable.

 

Je n'en dirai rien, n'en dévoilerai aucune ligne.

Simplement lisez-le.

Il y a de fortes chances qu'un passage parle un peu de vous.

Parce qu'un roman d'IRVING, c'est toujours un concentré d'humanité, avec ses bons et ses mauvais côtés, ses failles, ses sourires, ses douleurs.

Avec toujours, en plus, un amour profond pour la littérature. Histoire d'alimenter encore et encore notre envie de lire...

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:20

Les Enfants Fichus - Couverture(Bon, encore un livre inclassable, mais je ne vais pas épiloguer de nouveau, n'est-ce pas... Donc tant que je ne créerai pas une nouvelle rubrique de type "des mots et des images" ou "livres inc(l)assables", je rangerai ces olni dans la bien chargée rubrique "BD", et puis voilà !!)

 

Non, non, je ne connaissais pas  Edward GOREY avant qu'on m'offre ce livre (donc, de nouveau, merci pour le cadeau !!).

Un trou de plus à ajouter à mon gruyère culturel (enfin, à mon emmental culturel, si j'en crois les puristes fromagers !), enfin, un trou plus ou moins bouché à présent.

 

Donc Edward GOREY - qui n'a pas hésité, à certaines époques, à signer Edward PIG, par exemple, le bougre ! - est né en 1925 et est mort en 2000 "sur son sofa" (je cite). Il a plus ou moins passé sa vie à écrire et dessiner en se nourrissant de tout ce qui passait à sa portée, de Louis FEUILLADE à Buffy contre les vampires en passant par le New York City Ballet ou Fantômas.

 

Tim BURTON, avec sa Triste Fin du petit enfant huître (entre autres) fait partie de ses nombreux héritiers plus ou moins directs, maltraitant ses petits héros avec une plume généreuse en hachures et en vers sordides.

On pourrait placer Guillaume BIANCO et son désormais célèbre Billy Brouillard dans la famille des héritiers deuxième génération.

 

Bon, et les Gashlycrumb Tinies, dans tout ça ?

Et bien, ils sont venus, ils sont tous là, dès la couverture, de Amy à Zillah, tristes, blafards, presque tous bien peignés, vêtus de leurs robes plissées et jolis complets ou, parfois, de leurs haillons. L'entre-deux siècles ne traînait pas qu'avec la haute.

 

Appréciez le grand et sombre porte-parapluie, le seul qui sourit, foulard au vent mauvais : il a laissé venir à lui les petits enfants gris qui, par étourderie, malheureux hasard ou profond ennui, se sont enfoncés dans la nuit.

Car au pays d'Edward GOREY, tout est fichu dès la première seconde, puisque tout est danger : un tapis, une porte, une pêche.

La vie est dure, mais la mort se marre, pour compenser.

 

"J'ai tué beaucoup d'enfants dans mes livres", disait-il.

Certains de se contemporains le lui reprochèrent (The Gashlycrumb Tinies sortit en 1963). Charge à nous de nous montrer un peu plus intelligents et un peu plus subtils, surtout en ce jour de rentrée des classes, où le thème des enfants est servi à toutes les sauces dans les médias.

Avec GOREY, ne nous reste plus qu'à les déguster !!

 

Champimages qui riment et qui grincent.

 

Les Enfants Fichus - Extrait 2

 

Les Enfants Fichus - Extrait 1

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:05

C'est un intellectuel, un chauve et un coiffeur qui voyagent ensemble. Ils bivouaquent dans un endroit désert et décident de faire des tours de veille de quatre heures chacun pour surveiller leurs affaires. C'est au coiffeur que revient la première veille et, pour s'amuser, il rase l'intellectuel pendant son sommeil ; puis il le réveille, une fois son quart terminé. L'intellectuel, en se réveillant, se gratte la tête et s'aperçoit qu'il n'a plus un cheveu. "Ah !, s'écrie-t-il, ce maudit coiffeur s'est trompé : au lieu de me réveiller, il a réveillé le chauve."

 

Va te marrer chez les Grecs.

 

 

Preuve que l'humour absurde existe depuis que l'humour existe !! Au moins !

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:28

Sabine - Couverture"Ce voyage se raconte à haute voix en prenant l'accent d'un ailleurs inconnu".

 

En peu de pages et peu de mots la note est donnée : Sabine est placée sous le signe du voyage et de l'exotisme.

 

Au regard de la préface, toutefois, l'ailleurs a un petit air d'hémisphère sud, quand même :


"J'habite une blessure sacrée

J'habite des ancêtres imaginaires

J'habite un vouloir obscur

J'habite un long silence

J'habite une soif irrémédiable

J'habite un voyage de mille ans

J'habite une guerre de trois cents ans [...]"

Aimé CESAIRE

 

Nous voilà donc prévenus : l'ailleurs nous attend un peu partout, surtout au détour d'une page, et il a la voix et la saveur de ce que l'on ne rencontre qu'un peu plus loin.

 

A vous donc d'imaginer la prononciation correcte du nom "Moabi", le petit village où vit Anys "à la langue fatiguée", car depuis que son chien est mort, il a arrêté de parler.

Heureusement que Sacha, "la bouche pleine de mensonges", entend tout ce que pense Anys : ça facilite les échanges !

Le trio ne saurait être complet sans Blanca, la jolie orpheline à l'oeil gauche surdimensionné et à la longue frange noire.

 

"Blanca rêve de devenir une sirène. Ma grand-mère lui a dit qu'il lui suffirait de rester sous la pluie... Sasha et moi, on n'ose pas lui dire que ce n'est pas possible."

 

Et pourtant, elle en sait, des choses, la grand-mère d'Anys.

 

Qu'importe.

Les trois sont inséparables, parlent de la pluie (qui fait les sirènes), du beau temps (qui fait pousser les baobabs), de la paix, de l'amour, tout ça...

 

Survient alors l'impensable mais inévitable : Grand-Mère l'Autre, la plus âgée de tout le village, la plus sage, la plus débordante d'histoires, meurt un beau matin. Ou peut-être était-ce hier (sic).

Cérémonies, recueillement, et tant de questions pour Anys et ses deux amis...

 

Voulant savoir où pouvait bien être passée l'âme de Grand-Mère l'Autre, ils décidèrent de remonter le cours de son histoire et du fleuve.

De se rendre à Sabine, ville mystère par-delà la forêt, où personne n'est plus allé depuis bien longtemps.

 

La route est longue, les rencontres nombreuses, et chaque buisson, chaque arbre, chaque voyage est une histoire à lui tout seul.

Parfait pour que les trois pélerins de s'ennuient pas.

Parfait surtout pour les aider peu à peu à percer les secrets de Grand-Mère l'Autre, ou en tout cas une partie des secrets de l'Histoire. Des histoires.

 

Entre arbres démesurés aux branches tourmentées et poissons flottant entre deux airs, Aniy, Sasha et Blanca vont traverser les mondes d'ici et d'ailleurs, quelque part entre les contes.

 

Maya MIHINDOU nous avait prévenu, et elle a bien tenu promesse : Sabine nous emmène au pays des histoires à raconter plus qu'à lire, dans cette Afrique intemporelle où les légendes marchent au côté des voyageurs.

En lançant ses héros sur les routes tracées par les griots, elle nous fait découvrir la richesse de ces contes nés au pied des arbres.

 

Pour servir au mieux une telle liberté de ton, elle fait appel à une large palette graphique : du noir et blanc, de la couleur, de petites cases juxtaposées, de grandes doubles pages, et quelques photos pour terminer.

A la fois conte illustré, poème, théâtre, bande dessinée, Sabine est d'une joyeuse inclassabilité (décidément, c'est de saison !).

On croise parfois certains travers graphiques (l'omniprésence des yeux, tout un symbole ! , ou la tendance de la moindre courbe à se développer encore et encore et s'enrouler à tout ce qui bouge...) mais le tout dégage une force, une fraîcheur et une envie totalement envoûtantes.

 

Née au Gabon en 1984, âme voyageuse, Maya MIHINDOU a su trouver dans Venusdea la collection qu'il lui fallait pour partager ses errances intérieures et les cristalliser en un bel objet au format carré et à la texture soyeuse qui avait attiré mon attention au Festival BD de Solliès-Ville il y a un an déjà.

 

Ne vous laissez pas rebuter par l'étrangeté qui se dégage de certains dessins et par l'aspect non-conventionnel de bien des pages : Sabine est un voyage ouvert à tous, où chacun apporte un peu de soi.

 

"Aussi longtemps que les hommes ne seront pas complets et libres assurés sur leurs jambes et la terre qui les porte, ils rêveront la nuit."

Paul NIZAN.

 

Champimages à voix basse

 

Sabine - Extrait 1

 

Sabine - Extrait 2

 

 



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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:17

Les vrais histoires de l'art - CouvertureIl est souvent des objets livresques un peu inclassables qu'on se retrouver à lire et à apprécier mais que l'on ne sait pas forcément étiqueter.

Joie de l'écriture sans limites et sans dogme, mais au moment du rubricage, il faut bien avouer que cela questionne...

Ne voulant pas ajouter de nouvelle rubrique à la longue liste déjà trop fournie de ma petite Tanière, je me vois donc dans l'obligation de sélectionner Les (vraies !) histoires de l'art dans la catégorie "Bandes Dessinées", ce qui n'est finalement pas si stupide, puisqu'il s'agit bien d'histoires en bandes (de 3 cases) qui ont été dessinées (au sens large du terme, j'en conviens).

Cela pourrait d'ailleurs être l'occasion de rouvrir le débat jamais tranché sur "qu'est-ce qu'une BD", mais vu que la profession ne s'est toujours pas accordée sur la question depuis plusieurs décennies, on doit pouvoir s'en passer.

 

Les (vraies !) histoires de l'art, c'est la vérité, toute la vérite, enfin la vérité sur l'origine des plus célèbres et des plus classiques chefs-d'oeuvre picturaux de l'histoire de l'art européen.


Pour le Cri, de MUNCH, crie-t-il ? A cause d'un coup de vent malheureux !

 

Pour Vincent (Van GOGH, bien sûr) a-til aussi bien rangé sa chambre ? Touchez-en deux mots à sa mère !

 

Pour ARCIMBOLDO a-t-il peint les Quatre Saisons de la sorte ? Jetez un oeil à la météo !

 

Au total, 23 tableaux ont vu leur mystère dévoilé par le malicieux Sylvain COISSARD, qui a remis au goût du jour le jeu du "avant/après", en imaginant le "pendant" humoristique de la chose. Il aurait presque fallu présenter chaque "histoire" page par page pour laisser au lecteur le soin d'imaginer, à partir du "avant", comment on allait en arriver au "après"...

Aux pinceaux, Alexis LEMOINE, qui a dû longuement jouer de la palette graphique et du logiciel de retouche d'image, retrouve les styles, les genres et les tics de près de 20 artistes ayant exercé du XV° au XX°s.

 

Beau voyage dans l'art et le temps qui, en réintroduisant un peu d'humour là où s'était installée la monotonie d'un certain classicisme, redonne envie d'aller voir ces chefs-d'oeuvre, et pourquoi pas d'appliquer à leurs voisins un traitement similaire. Histoire (vraie !) de...

 

Champimages qui jouent avec l'histoire.

 

Les vrais histoires de l'art - Extrait 1

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:14

champi-clin-d--oeil.jpgJe viens de mettre en place une nouvelle rubrique dans ma petite Tanière : Tables Rondes BD. Comme ça vous pourrez retrouver plus facilement les comptes-rendus !

 

Bonne lecture.

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