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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 16:20

"Avec combien d'illusions ai-je dû naître pour en perdre une chaque jour."

 

Emil CIORAN

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:27

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 08:41

Fête du Petit Cours 2012

 

La Fête du Petit Cours Lafayette, à Toulon, c'est déjà demain, vendredi 29 juin !

Dès 18h, un défilé de mode, suivi d'animations musicales, sur la jolie petite place bordée d'agréables restaurants, dont l'incontournable Cave de Lilith.

 

Entre la fraîcheur de l'ombre et celle des verres de blanc ou de rosé, de quoi passer une belle soirée de début d'été.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 18:15

ANGERMANN Peter - Krümmung des Raumes - 1984

 

Peter ANGERMANN, Krümmung des Raumes, 1984

(présenté par Joost SWARTE dans le Casemate d'avril 2012).

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:14

Lady Snowblood T1 - CouvertureUne fois n'est pas coutume, me voici en retard pour livrer une chronique pour K-BD. Après  Sin City et  Atar Gull, voici une nouvelle étape dans notre quête de vengeance à travers la BD : Lady Snowblood.

 

Yuki est née un soir de neige, derrière des murs gris. Derrière des barreaux. Dans la nuit. "Pauvre enfant, qui va devoir porter toute sa vie le poids de ma vengeance... Enfant du carnage." Dès ses premières secondes, tout est dit : son destin est tracé. Elle sera belle et froide comme la neige. Mortelle aussi, entre morsure glaciale et fleur de sang.

 

Mais la route de la vengeance est longue et très tortueuse : trouver les personnes à abattre nécessite autant de temps que d'argent. Aussi la belle brûne à peau d'albâtre doit-elle, pour survivre, amasser les sommes nécessaires à ses recherches, ou glaner quelques informations, vendre ses talents. Ses nombreux talents : calligraphie, peinture, éloquence, séduction, danse, musique, intelligence, et surtout l'art du sabre.

 

Yuki sait patiemment élaborer les stratagèmes qui lui permettent d'arriver à ses fins : approcher une victime, un objet, un lieu, et en disposer. Dans un Japon plongé dans la tourmente avec l'arrivée des occidentaux, en cette fin de XIX°siècle, les troubles jouent en sa faveur, même si c'est à ces bouleversements qu'elle doit son existence.

Etonnante période en effet que cette ère Meiji (1868-1912) pendant laquelle le Japon bascule, son héritage traditionnel et féodal aux prises avec la modernité sociale et technologique des Occidentaux. Les repères volent en éclats, le nationalisme s'exacerbe, les armes à feu font leur apparition, les populations se soulèvent, la politique se complexifie... et les manga et les dessins de presse voient véritablement le jour.

 

Une période riche que le scénariste Kazuo KOIKE, féru d'histoire (on lui doit, entre autres, Lone Wolf & Cub) exploite sous toutes ses coutures : des bas-fonds les plus sordides aux ambiances feutrées des ambassades, il décrit une société chancelant entre décadence et renouveau, un monde qui perd ses illusions et ses repères mais tente malgré tout de survivre et de se reconstruire.

Un monde à l'image de son héroïne, prête à tout pour arriver à ses fins, disposée à sombrer pour mieux se relever.

C'est d'ailleurs l'une des constantes, voire des travers, de la narration de Lady Snowblood : Yuki trompe l'adversaire en se grimant, en se faisant passer pour une autre, parfois en se laissant dégrader, avant de se révéler, d'agir, et de vaincre. Souvent, d'ailleurs, en faisant appel à ses charmes : dénudée, attachée, elle semble incarner bon nombre de fantasmes nippons. Mais, dans une société totalement phallocrate, elle se glisse dans ces rôles de femme soumise pour mieux faire éclater sa colère et sa vengeance : elle ne s'en prend pas seulement à la poignée d'individus qu'elle a décidé d'abattre, mais à tout un système qui a fait de la femme une moins que rien.

 

Les femmes fortes émaillent d'ailleurs sa route : sa mère, ses co-détenues, et certaines vieilles femmes, se montrent particulièrement déterminées. Les jeunes femmes n'y ont d'ailleurs pas leur place, comme si Yuki était la seule de sa génération à faire face.

 

Autre récurrence narrative : les flash-backs, qui éclairent le lecteur sur les origines de la vengeance de l'héroïne, sur son enfance, et surtout sur sa formation. En effet, la tueuse, pour maîtriser autant de domaines avec autant de talents, a dû consacrer une bonne part de sa jeunesse à l'entraînement sans relâche. Calligraphier, se battre, voler, charmer... A chaque atout correspond un dense pan de sa vie. Portée par le désir de vengeance, elle a brûlé les étapes pour devenir en peu de temps l'arme absolue, en quelque sorte.

Certaines séquences ne sont pas sans rappeler certains passages obligés des "films de karaté" qui fleurirent dans les années 70. Le manga date d'ailleurs de cette époque (1972-1973), ce qui n'est pas un hasard. Toutefois, le rire moqueur n'a pas sa place ici, tant la détermination et la colère de Yuki sont grands.

 

Graphiquement, Kazuo KAMIMURA est lui aussi dans la mouvance de l'époque : décors soignés, personnages légèrement caricaturaux, expressions souvent exagérées, et nombreux hommages à la tradition graphique japonais, notamment par la présence de plusieurs estampes.

Certains visages sont un peu trop archétypaux, les regards noirs de son héroïne un peu trop récurrents, et les scènes de nu, voire érotico-pornographiques, restent traitées avec la distance, l'ellipse et la métaphore de rigueurs dans le manga. Yuki se retrouve d'ailleurs, en fin de tome 1, en bien mauvaise posture, sous la menace d'un membre viril particulièrement impressionnant... et dangereux.

La jeune tueuse n'hésite jamais à jouer de ses charmes, sachant l'effet qu'ils produisent sur ses futures victimes, pour arriver à ses fins. Ce qui permet au dessinateur de beaux moments graphiques, avec ce corps pâle et parfait évoluant gracieusement entre les corps malhabiles de ses adversaires, souvent de noir vêtus, par contraste.

Légère comme un flocon, elle survole les combats et macule la neige de sa sanglante signature.

 

Vous l'aurez compris, Lady Snowblood fait partie des classiques incontournable du manga. Porté par le talent de deux maîtres du gekiga (le manga dramatique, sérieux, impétueux), il n'échappe certes pas à certains travers du genre (esthétisation du corps, de la violence, récurrence des procédés), mais offre aux lecteurs la richesse d'un contexte et la complexité des histoires (Parfum de scandale à Rokumeikan en est un parfait exemple).

Récit pionnier, fondateur, aussi bien dans le monde du manga que dans celui du cinéma (il fut adapté dès 1972 au Japon, et fut une riche source d'inspiration, bien des années après, pour le Kill Bill de Quentin TARANTINO...), Lady Snowblood prend pour prétexte l'histoire d'une vengeance longuement préparée pour mettre en scène un pays et une époque troublés, donc propices aux récits les plus denses et les plus dramatiques. Une excellente manière de se plonger dans le passé grâce à une fiction de qualité.

 

Champimages d'un autre âge.

 

Lady Snowblood T1 - Extrait 1

 

Lady Snowblood T1 - Extrait 2

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 07:50

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:07
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 10:12

Alexa MEADE - Spectacle 3

 

Alexa MEADE, Spectacle 3.

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