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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:47
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:34

 

Les mots sont moqueurs.

Démonstration.



Si l'on part du principe que chaque seconde que nous passons nous rapproche un peu plus de la fin, on peut constater que prononcer le mot "rajeunir" nous vieillit davantage que prononcer le mot "vieillir". Evoquer "le début" nous rapproche plus de la fin que "la fin" elle-même, et la "nostalgie" pèse plus lourd que les "projets".

Quant au "pessimisme" et à "l'optimisme", ils se renvoient dos-à-dos, preuve que, qu'importe la manière, la fin nous fait perdre nos moyens.

Alors plutôt en "rire" qu'en "pleurer", ça nous fera toujours un souffle d'économisé !

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:33

André CHABOT

 

Plus les ans passent, plus je râle après les multiples changements qui s'opèrent dans les pages de  Fluide Glacial, vénérable pilier de l'humour en kiosque qui s'étiole avec l'âge.

Pourtant, deux de ses chroniqueurs les plus ancestraux résistent encore et toujours à ce qu'un vieux con comme moi - car il n'y a que les vieux cons pour penser ça, c'est certain ! - appelle la "baisse de qualité du magazine" :  Bruno LEANDRI et Yves FREMION.

Le fait que tous deux portent la moustache a peut-être un rapport avec le fait que leur humour mâtiné d'érudition modeste n'a pas pris une ride, contrairement à leurs mines grisonnantes.

Le fait qu'ils suivent les folles aventures du chantre de "l'umour" depuis de longues années n'y est sans doute pas étranger non plus.

 

Le premier nous régale, au fil de ses milliers de pages de ses Chroniques du dérisoires, d'anecdotes riches, pertinentes, troublantes, et résolument authentiques qui confirment que le monde est bien plus barré qu'il n'y paraît. Il a également à son actif plusieurs centaines de nouvelles dont il savait nous régaler mensuellement, avec un sens du brio (si, si) et de la surprise toujours renouvelés (sic). Espérons que les rendez-vous manqués de ces derniers temps (pas de nouvelle, bonne nouvelle ? Ben pour le coup, non !) ne sont que temporaires.

 

Le second, entre un calembour foireux, une chronique postale aléatoire et des perles livresques, passe en revue, depuis le siècle dernier, et ce n'est pas rien, tous les grands noms de l'humour dessiné, écrit, peint, gravé, photographié, ou autre.

Ce qui lui a permis de récemment évoquer André CHABOT, que je ne connaissais pas (ne perdons pas de temps ici à revenir une nouvelle fois sur l'ampleur de mon inculture).

 

André CHABOT, donc, nécrosophe comme il se présente sur son site internet. Un peu comme Bertrand BEYERN, autre familier des cimetières d'ici et d'ailleurs, que l'on croise moins sur la toile, mais plus souvent au Père-Lachaise (même s'il me semble se faire rare ces derniers temps. Espéront qu'il n'ait pas poussé la coquetterie jusqu'à épouser son sujet de trop près !).

 

André CHABOT arpente les allées des champs élysées lapidaires. Appareil photo en main, oeil aux aguets, esprit vif et humour noir en bandoulière, il traque les formes, les mots et les motifs avec précision et poésie (oui, la poésie, comme l'humour, se niche partout, en toute liberté, faisant fi de toutes les conventions. Par définition.). Il a compilé plus de 160 000 photographies en différentes galeries thématiques (célébrités, érotisme, flore, faune...) ou géographiques (surtout en Europe, mais pas seulement).

 

A ses heures perdues, il réalise également des phantasmobjets qui jouent Andre-CHABOT---Convoi-funebre.jpgsur les mo(r)ts et les formes pour nous rappeler qu'il est important de rire de tout, surtout de ce qui nous effraie. Mon île des morts, Convoi funèbre (ill. ci-contre) ou Corbillard téléguidé ne sont que la partie émergée de cet iceberg d'humour noir.

 

Artiste de tous les genres, André CHABOT a aussi réalisé des tombes et des urnes (funéraires, bien sûr), ainsi que des livres qui reprennent certaines de ses images et de ses oeuvres.

 

Si le sujet peut vous paraître morbide (logique) voire malsain, osez franchir le pas - et le portail - pour constater que vivants et morts ont en commun le grand éclat de rire qui fait frémir la faucheuse et qui, quand ne nous restent plus que les os sur les os, se fige pour longtemps dans le rictus moqueur qu'arborent les crânes défunts.

 

Rire jusqu'au bout.

Qui a dit que nous ne retournions qu'à la poussière ?

 

Champimages qui se moquent même du pire.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:31

ALLORA & CALZADILLA - Track & Field

 

ALLORA & CALZADILLA, Track & Field, 2011.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:22

Magda SAYEG - Yarn Bombing

 

Magda SAYEG, Yarn Bombing.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:37

il-etait-une-fois.jpgJe continue de me donner des coups de pieds radiophoniques pour vous parler de jeux (et non de moi, ah ah).

 

Voici donc une petite sélection de jeux à raconter que j'ai présentée sur  Radio Active le 25 avril dernier, pour  le Masque et les Feutres.

 

Le plus classique pour commencer : Il était une fois. Deux types de cartes : des éléments narratifs (personnages, lieux, objets, aspects, événements) et des fins d'histoires ("ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", "il retrouva sa taille normale"...).

 

Chaque joueur dispose d'un certain nombre de cartes narratives et de deux cartes "fin d'histoire" (libre à vous de faire varier ce nomber de cartes en fonction de vos envies et de la difficulté que vous voulez donner à la partie).

 

Un premier joueur commence alors le récit collectif, si possible par la formule magique et consacrée "Il était une fois"... Charge alors à lui, en distillant peu à peu les ingrédients du récit, d'essayer d'atteindre un des deux fins qu'il a en main.

 

Mais les autres joueurs veillent, et peuvent interrompre le récit de trois manières :

- en jouant une carte correspondant à un élément que le narrateur vient de citer.

- en jouant une carte "interruption" au moment où le narrateur joue une carte narrative.

- en jugeant - collectivement, bien sûr, et en toute bonne fois, évidemment ! - que le narrateur s'emmêle les pinceaux, temporise trop, tourne en rond, ou devient incohérent.

 

Le narrateur peut aussi décider de passer la main quand il sent qu'elle lui échappe.

 

Le suivant a alors la lourde mission de reprendre le récit où il a été laissé, et de le poursuivre en cohérence, mais dans le but d'essayer d'atteindre une de se fins à lui.

 

Vous venez de saisir la complexité de l'exercice ? Chacun trame une histoire collective qu'il essaie de tirer à lui.

Cela donne des moments drôles, absurdes, tirés par les cheveux, parfois de grandes envolées lyriques ou des trésors de mauvaise foi, au choix. Mais le résultat est souvent drôle, décalé, surprenant.

 

 

Plus récent et plus conceptuel,  Story Cubes : 9 dés blancs sur les faces Story Cubesdesquels figurent des symboles noirs plus ou moins abstraits. Une tour, une tortue, une flèche, un avion, un dé, une clef...

Autant d'éléments à intégrer dans une histoire à composer en deux ou trois minutes maximum.

 

Chaque joueur lance donc les 9 dés - il peut en jeter jusqu'à 27 s'il décide de combiner les dés des 3 boîtes différentes qui existent actuellement ! - qui donnent 9 symboles à partir desquels il va falloir improviser une histoire. Ca remue les méninges, ça glisse facilement vers l'absurde, et l'exercice peut être modifé pour que le récit soit collectif, plus long, plus rapide, etc...

La plupart des symboles laissent le champ libre à l'interprétation, et permettent des combinaisons souvent inattendues et toujours très pertinentes !

 

La petite boîte tient dans la poche, et s'emporte facilement pour conter partout et à toute heure.

 

 

Contes à la cartePlus classique et plus soigné, enfin, les Contes à la carte, édités par un éditeur de livres jeunesse et non un éditeur de jeux. 26 cartes personnages, 16 cartes objets magiques et 8 cartes lieux dessinées dans la grande tradition des contes de fées, en noir et blanc avec force hachures.

Chaque joueur dispose de quelques cartes devant lui, face visible, et les joueurs les jouent une par une, à tour de rôle, pour composer un récit collectif sans rivalité ni fin imposée. Bien que plus précises que dans les deux autres jeux, les illustrations ne brident pas l'imagination, car elles sont riches de suffisamment de détails pour ouvrir autant de directions narratives.

Un beau moment de conte à partager.

 

 

Trois jeux, trois formules, mais toujours l'unique plaisir de développer personnages et univers cachés au fond de notre imagination, et qui ne demandent qu'à en sortir pour enchanter notre quotidien.

 

Je "conte" sur vous pour les inviter à votre table de jeux.

 

Champimages bavardes.


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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 23:15

Alphadesigner - Europe according to the French

 

Tout est relatif, comme disait l'autre, et ce ne sont pas les Alphadesigners qui diront le contraire.

 

En quelques dizaines de cartes, ils font le tour du monde, l'Asie, de l'Europe ou des Etats-Unis en adoptant différents points de vue.

 

Un concentré d'histoire, de géographie, et surtout d'humour, mettant à plat nos travers, suivant le fameux adage "qui voit la paille dans l'oeil du voisin ne voit pas la poutre qu'il a dans le sien".

Sûr qu'avec une poutre, on voit un peu moins bien les cartes. Mais ça nous laisse un oeil valide pour constater qu'on est toujours l'imbécile de quelqu'un.

Pour paraphraser DESPROGES - décidément, je cite, je cite, ce soir ! - "l'étranger est bête, car il croit que c'est nous l'étranger, alors que c'est lui !"

 

Pour réviser votre géographie de l'improbable et de l'humour moqueur, cliquez sur la belle carte ci-dessus, et laissez-vous porter par le talent des Alphadesigners.

 

Bon voyage !

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:10

BLUE NOSES - Naked Truth - The History of Our Times Seen w

 

BLUE NOSES - Naked Truth - The History of Our Times Seen with the Eyes of a Philistine - 2007

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:56

A boire et à manger - CouvertureCeux qui me connaissent ou fréquentent cette Tanière depuis un certain temps savent que j'apprécie le bon boire et le bon manger.

Voilà donc un titre qui me va parfaitement - et qui correspond aussi très bien, je trouve, au contenu de ma petite Tanière ! - : A boire et à manger.

Une BD qui met l'eau à la bouche dès la première image. Miam.

 

Ca a failli s'appeler Mémoires culinaires d'un jeune homme de son temps, mais on l'a échappé belle. Ca a mûri - ou mijoté, au choix - dans les pages du blog du même nom - comme ça c'est plus simple ! - et c'est servi en grand format sur beau papier épais, histoire que le toucher soit également à la fête.

 

Quatre saisons sont au programme, et dans l'ordre s'il vous plaît : printemps, été, automne, hiver (je précise, on ne sait jamais !), avec en prime à la fin un petit calendrier des légumes à consommer en fonction des ... saisons. Tout se tient.

 

A ce découpage vivaldien se superposent des rubriques à retrouver en plus ou moins grand nombre et en plus ou moins grand ordre : des recettes plus ou moins rapides à concocter, des passages purement autobiographiques (mais qu'est-ce qui ne l'est pas, finalement, dans cet ouvrage ?), des inventaires (ou comment survivre quand on débarque dans une cuisine encore vide) et des conseils en tous genres, notamment ceux de son taciturne nouvel ami Florian.

 

Bon, il est temps de passer à table. En cuisine en tout cas. Que nous propose donc de beau Guillaume LONG ? Ses préférences vont au poisson (et grâce à la page 29 nous pourrons tous, comme lui, "épater notre poissonnier"), aux légumes de saison (avec une étrange attirance pour le radis noir, personne n'est parfait !) et aux voyages (je n'ai à présent qu'une envie : arpenter les rues de Budapest ou Venise pour découvrir les restaurants dont il parle avec brio ... et bave aux lèvres).

 

Le style graphique est simple et efficace (il est toutefois assez précis pour permettre de distinguer à l'oeil nu seize variétés de tomates, ce qui n'est pas rien !), le verbe enlevé et drôle (même au coeur des petites séquences de nostalgie à cuisiner aux côtés de Pépé), et le découpage conventionnel mais efficace (quand Guillaume LONG s'offre des fantaisies de mise en page, genre cases en petits nuages, il ne manque pas de les numéroter pour ne perdre personne en route. Indispensable pour suivre les recettes dans le bon ordre !).

 

Au fil des pages, les ustensiles prennent la parole, les légumes prennent le pouvoir - et vice versa - et l'auteur nous fait partager sa passion avec une telle ... passion qu'on ne peut que le suivre papilles aux aguets et langue sortie avec application. Car il aime boire, manger, cuisiner, et rigoler, et ça fait un paquet de points communs avec un paquet de monde, je pense.

 

Si je ne partage pas son amour pour le café - on ne peut avoir tous les vices ! - je suis curieux de découvrir grâce à lui le pissenlit par la fleur - plutôt que par la racine - l'ail des ours, la soussoupe de radis noir (argh !!), et les 18 bricoles pour l'apéro à faire soi-même pour changer des chips et cacaouètes, non mais.

 

Tout a l'air bon, tout a l'air simple, tout fait envie, ça craque sous le couteau, ça croustille sous la page, et hop un bon verre de vin pour accompagner le tout, ça ne fait pas de mal.

 

Donc non seulement ça donne envie de manger, mais en plus de cuisiner : En cuisine avec Alain Passard, de Christophe BLAIN, m'avait fait le même effet.

Re-miam.

 

Plus qu'à aller faire un tour au marché. Alors, voyons voir, avril, avril... Asperges, carottes, salade, oignon blanc, blettes. Avril sera vert ou ne sera pas ! Bah, je vais bien trouver une recette auprès du Chef Guillaume. Parce qu'il commence à faire faim, quand même...

 

Champimages qui gargouillent

 

A boire et à manger - Extrait 1

 

A boire et à manger - Extrait 2

 


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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:42

Truth Association - The show must go off

 

Ex'cellent Marcom Agency, Mubarak, pour Truth Association.

 

(Pas sûr que la taille et la définition de l'image permettent d'en voir les détails,

justement, mais essayer de les apercevoir quand même...)

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