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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 22:44

18 avril 12 - Fourmis 1

 

... portant voilette, prenant le vent dessus la tête, ça n'existe pas, ça n'existe pas...

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:46

Koma T1 - CouvertureMal étrange qui frappe la jeune Addidas depuis sa plus tendre enfance... en 4 lettres.

Koma.

Sans raison, sans explication, et sans crier gare, la petite brune aux grands yeux noirs tombe régulièrement dans les pommes. Ca dure de plus en plus longtemps et ça arrive de plus en plus souvent, comme peuvent l'attester les nombreux petits traits dans son petit carnet - deuxième du nom.

Il faut dire qu'elle ne mène pas une vie de tout repos, la petite Addidas Eme : elle passe son temps au fond des immenses cheminées qui surplombent la ville, à aider son père Julius, ramoneur pas officiel de son état. Et sa petite taille lui permet d'aller dans les plus étroites et sombres galeries où son père ne peut se glisser.

Mais père et fille n'ont pas le choix : les temps sont durs, la concurrence est rude, donc il faut ramoner, ramoner, ramoner, et parfois seulement prendre le temps de rêver, en fin de journée ou entre deux crises de koma par exemple.

Rêver à Rosita, la mère et épouse trop tôt emportée par les noires cheminées.

Rêver à la campagne, endroit étrange et mystérieux qui n'existe plus que dans les souvenirs et quelques livres.

 

En effet, l'immense ville, qui a grignoté le paysage au fil des ans, grignote aussi les souvenirs et les rêves...

Les rues sont sales, seules, envahies par la suie, la fumée et la nuit.

 

Pendant ce temps, quelque part tout au fond, sans doute, au coeur du coeur de la noirceur, s'activent, s'acharnent même, de grandes créatures anthopomorphes. Elles suent, elles forcent, elles pompent. A chaque créature sa machine. A chaque machine sa créature. Sous l'oeil d'une plus grande, d'une plus grosse, d'une plus méchante aussi, sans doute.

Et, perdue au milieu des piliers rocheux et des amas de tuyaux qui vont et viennent entre les machines, l'un de ces créatures semble avoir un problème. La pompe est grippée. Mauvaise nouvelle...

 

Surtout ne pas en dire plus pour l'instant. Mais tous les éléments sont en place, ou presque. Le pouvoir discret mais implacable qui domine la ville ne tardera pas à apparaître, et les mystères vont apparaître les uns après les autres. Pour se résoudre dans un final inattendu et assez grandiose.

 

J'avais remarqué Koma à sa sortie, attiré par le travail de  Frédérik Koma Intégrale - CouverturePEETERS (que j'ai déjà invité quelques fois dans ma petite Tanière). Mais je n'avais pas pris le temps de lire le premier tome ni les cinq suivants. C'est une nouvelle fois K-BD qui me permet de rattraper cet impardonnable retard. Mieux vaut tard que jamais. Je connaissais un peu le travail de Pierre WAZEM, à l'époque de feue la collection Tohu-Bohu, chez les Humanos. Là encore une belle occasion de me rattraper.

 

Mettant en scène un univers qui n'est parfois pas sans rappeler celui, tout aussi étrange et mécanique, d'Horologiom, WAZEM met très vite en place un monde cohérent et mystérieux à la fois : il nous fait plonger dans les entrailles de la terre dès les premières pages, puis nous ramène à une réalité presque banale, un soir dans un bar, avant que, en prenant un peu de hauteur, il nous promène sur les bords étroits des cheminées dominant la ville.

Avec Koma, le scénariste prend le temps de développer un vaste récit allégorique et presque philosophique, sans jamais s'attarder à des passages trop indigestes ou explicatifs : l'action reste son principal moteur.

Ainsi que les relations entre les différents personnages, quels qu'ils soient : Addidas et son père, bien sûr, mais aussi Julius et son concurrent direct, les forces de l'ordre, les créatures souterraines, et toutes les rencontres de passage...

WAZEM semble également prendre grand plaisir à développer la psychologie de sa petite héroïne qui raisonne comme une enfant, mais pas seulement. Fan de westerns, l'imagination débordante, elle est également bien consciente de tout ce qui se passe autour d'elle, elle ne tarde jamais pour réagir et secouer avec elles ceux qui l'entourent, et elle accepte avec un détachement sain mais désabusé ses mystérieuses crises de koma.

 

Avec sa grande maîtrise du noir et blanc, Frédérik PEETERS rend à la perfection le regard vif et profond de la fillette : qu'elle contemple la ville, le fond des cheminées, son père, Addidas le fait toujours avec ses grands yeux scrutateurs et intelligents. Le trait du dessinateur lui confère tout le dynamisme et l'expressivité dont elle a besoin.

Battante, déterminée, elle est brossée avec toute l'énergie que le dessin peut porter.

Les noirs profonds de PEETERS sont également parfaits pour creuser les entrailles de la terre ou la suie des cheminées : le noir des murs, des visages, des machines, ne laisse que rarement la place à la blancheur et la lumière.

Même si son trait se fait parfois caricatural, PEETERS sait faire passer des émotions fortes à travers les yeux et les visages, et faire poindre l'humanité où on ne l'attendait pas, et la monstruosité derrière les visages les plus anodins.

 

Car le monde de Koma n'est pas un monde paisible : il est cruel, étouffant, et placé sous l'égide d'une étrangeté dérangeante comme on a déjà pu en croiser dans Pachyderme ou Château de sable, par exemple. C'est dans ces moments, d'ailleurs, que le trait souple et protéiforme du dessinateur semble le plus virtuose.

 

Ne vous y trompez pas : sous des dehors grand public, voire jeunesse (format, collection...) Koma est un récit puissant et prenant à ne pas mettre entre toutes les mains. Pas tant pour certains dialogues un peu complexes ou profonds, que pour certaines scènes ou situations physiquement ou psychologiquement violentes.

Réussir à faire passer tout cela avec quelques touches d'humour et un trait parfois très simple montre bien la force des deux auteurs qui, l'air de rien, à partir d'une petite histoire mystérieuse, abordent des questions fondamentales.

 

Petite remarque formelle pour finir : j'ai lu l'intégrale, qui est en noir et blanc et en petit format, et non la version en couleurs et plus grande, tome par tome. Frédérik PEETERS fait partie de ces auteurs qui ont commencé par être édités en noir et blanc (Pilules Bleues, Lupus), et qui gagnent à l'être, tant la densité et la force de leur dessin y prennent toute leur dimension. Et l'univers de suie et de cendre de Koma se prête d'autant mieux à cette épure.

A vous de juger.

 

Champimages en profondeur.

 

Koma T1 - Extrait

 

Koma Intégrale - Extrait

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 16:32

... et n'hésite pas à le mixer, remixer, et dix de der, pour lui rendre des hommages colorés et parfois animés.

 

Si KUBRICK et Star Wars sont souvent à l'honneur, quelques grandes figures apparaissent, au gré de son jeu de cartes notamment.

 

C'est souvent drôle, parfois subtil, toujours très inventif, entre détournement, hommage et recréation.

 

A vous d'y jeter un oeil.

 

Mr WHAITE - Jack N

 

Mr WHAITE - The Shining

 

Mr WHAITE - The King Kong

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 16:14

Féroces tropîques - CouvertureOn les imaginait torrides, on les savait tristes, on nous les révèle féroces. Décidément, les tropiques n'évoquent ni la fadeur, ni l'indifférence.

 

Marchant dans la lumière modelée, un homme s'avance, seul, sombre. "Le peintre", peut-être, comme on l'appelle à bord, en cet automne 1913, quelque part au bout du monde, à bord du Kaiserin Augusta IV.

Embarqué pour une mission océanographique qui ne l'est peut-être pas tant que ça, en ces temps troublés de tensions mondiales, Heinz von Furlau découvre la mer, qui le prend au plus profond des tripes, et un monde exotique - tropical, donc ! - qui lui saute aux yeux, au corps, au coeur. Nature hostile mais nature magique, tout en odeurs, formes et couleurs, que l'artiste expressionniste couche sur son carnet de croquis, accumulant les angles et les matières pour rendre cet ailleurs insaisissable.

 

Mais point de naïveté ou de paradis perdu à l'horizon : l'ici est dur, l'ailleurs fait mal, et la mort n'a pas de frontières.

"Je ne comprends rien à la violence.

Je ne comprends rien aux hommes.

Cette ignorance va me tuer."

 

De la mer à la terre, il n'y a qu'un pas élémentaire. Et 1913 n'est qu'à une portée d'Histoire des tranchées où von Furlau se retrouve, bien malgré lui, une nouvelle fois rattrapé par la folie des hommes.

"La peinture, ici, ne sert à rien. Rien ne sert à rien, rien n'a de sens, ni de couleur. Le monde est noir."

Le feu des soleils brûlants a laissé place à celui, nourri, des mitrailleuses. les sangsues sont devenues barbelés, les moustiques balles sifflantes. Seules la mort et la folie demeurent.

 

Et après la guerre, le monde s'accélère. Politique, art, les mouvements s'enchaînent, s'opposent, se composent Trop pour von Furlau qui rêve de retrouver la simplicité perdue. Il n'est plus à sa place.

"L'art, c'est un corps nu parcouru de motifs végétaux. Une joue scarifiée. Tout le reste est vain."

Le Dadaïsme lui échappe, le petit moustachu teigneux et agressif qui s'agite de plus en plus lui fait peur.

"Je retourne où je suis né.

Au pays des couleurs.

Au pays du silence."

 

Fuir là-bas fuir, comme dirait le poète.

Et le peintre de reprendre la mer.

 

Magnifique osmose entre deux auteurs pétris de talent et de sensibilité.

Thierry BELLEFROID, journaliste spécialiste de BD, romancier, signe ici son premier scénario de BD, si je ne me trompe pas. Bien plus, il crée tout un univers personnel et artistique à travers son héros, peintre empêtré dans les rêves, violences et contradictions de son époque.

Avec un sens de la formule imagé et poétique, BELLEFROID alterne allers et retours entre lieux et périodes marquant de la vie de von Furlau. Sans tomber dans le cliché manichéen du paradis tropical opposé à l'enfer européen, il met en lumière les travers universels des humains - folie, violence - et le chaos tentaculaire de ce début de XX° siècle qui embrasa le monde entier.

Charnière géopolitique, ces quelques vingt années sont aussi une dense charnière artistique, et l'art et l'histoire y accélèrent le pas.

 

Qui mieux que Joe PINELLI pouvait mettre en images la vie et l'oeuvre d'un peintre expressionniste ? Broyant et animant la matière avec son talent habituel, il coupe la couleur au couteau pour en faire jaillir personnages et paysages.

Si les traits épais et les masses colorées uniformisent parfois certains visages, ils donnent en revanche aux corps et aux espaces une densité vivante, presque étouffante.

Du gris des tranchées au feu des forêts, PINELLI réussit le tour de force d'agir à la fois au niveau du trait et de la couleur, invitant à ses côtés Egon SCHIELE ou Edvard MUNCH dans ce corps-à-corps avec la matière d'où jaillissent violence et force.

Si le mise en page lorgne vers le gaufrier traditionnel la plupart du temps, quelques larges cases ou quelques images pleine-page font éclater toute la densité de son dessin.

Saluons au passage la qualité de l'impression, qui permet de restituer une bonne partie de la force du travail de PINELLI.

 

En véritable créateurs d'univers, les deux auteurs ont également réalisé d'autres oeuvres malheureusement introuvables, et ont organisé, lors du Festival BD de Solliès-Ville de 2011 une "lecture en peinture" poignante et virtuose, dont vous trouverez une photo tout en bas (l'occasion aussi de découvrir le travail et le talent de Sébastien-Georges ORSINI).

 

Puissance du trait et des couleurs, délicatesse et force des mots, densité de l'histoire ancrée dans la boue de l'Histoire, Féroces tropiques fait partie de ces oeuvres incontournables, tant par le lien fusionnel qui en unit le fond et la forme, que par la profondeur du propos, mise en perspective d'un destin individuel avec celui du monde et celui de l'art, rien que cela.

 

J'avais déjà eu le plaisir de rencontrer Joe PINELLI et de parler de son travail. J'ai eu le bonheur, grâce à cet album, de découvrir le talent de Thierry BELLEFROID. Et j'apprends que ce dernier est le commissaire d'une exposition sur Didier COMES qui a lieu à Liège jusqu'en septembre 2012. Encore un auteur à forte sensibilité et à forte identité graphique. Thierry BELLEFROID n'a décidément pas que du talent, il a aussi un goût formidable.

Vivement son prochain ouvrage.

Avec Joe PINELLI j'espère.

 

Champimages qui prennent au corps.

 

Féroces tropiques - Extrait 1

 

Féroces tropiques - Extrait 2

 

Féroces Tropiques - 6

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 16:00

Âne qui lit

 

Pilar ALBARRACIN, Sans titre (El Asno)

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 15:53

PONS Louis - Sans titre - 1965

 

Louis PONS - Sans titre - 1965

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 15:50

FEININGER - Mystic River

 

Lyonel FEININGER - 1952

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:57

Vaches noiresJe vous avais fait profiter d'un extrait de Vaches Noires il y a déjà quelques temps : une nouvelle très courte et très percutante comme TOPOR savait en écrire.

 

Vaches noires en est plein, de ces textes brefs et forts (à vos souhaits) qui s'aventurent sur les terrains de l'étrange, du grinçant, du morbide. Trente-trois textes en tout, écrits par TOPOR peu de temps avant sa mort, qui ont, comme la plupart de ses dessins, l'art de provoquer de violentes images mentales se tapissent dans un coin sombre de notre mémoire.

 

Deux ou trois pages suffisent, la plupart du temps, à brosser les cadres désespérément quotidiens de ses histoires : un train, un tunnel, une famille, une cuisine, un téléphone.

Avec TOPOR, c'est toujours le plus proche, le plus anodin, le plus habituel qui bascule, et qui oscille entre l'humour (souvent) et l'horreur (parfois en mots, souvent en images). La vie n'est alors qu'un grand spectacle et un éclat de rire suffisamment tranchant pour blesser à gorge déployée.

 

TOPOR aime écorner les faux artistes, les vrais menteurs, les beaux parleurs, les hypocrites, et tous ceux qui se prennent trop au sérieux.

Le théâtre s'habille de fantômes, les prix littéraires incitent à l'inertie, l'enfance est le terrain de jeu de l'horreur, et nos contemporains nous regardent toujours avec méchanceté ou envie.

 

Lucide jusqu'à l'ivresse, TOPOR masquait parfois ses plumes et ses crayons dans de lourds sabots, mais dégainait le mot juste à tout bout de page : "Seuls les faux-monnayeurs méritent d'être réhabilités : ils n'ont jamais fabriqué une monnaie plus fausse que l'originale."

 

Enfin (surtout ?) c'est dans son rapport à la chair que TOPOR était le plus fort, le plus radical, et sans doute le plus dérangeant : qu'il la fusionne ou la mutile, il ne la laisse jamais tranquille, en images ou en mots. Les nouvelles de Vaches Noires n'y coupent pas - elles -, notamment Le goût salé de la vie, qui clôt presque l'ouvrage. Rideau moqueur et désabusé tiré sur le pire de nous.

 

TOPOR devrait être mis entre les mains de tous ceux qui ont un sourire un peu trop béat, histoire de. Il en tomberait, forcément, mais ça lui permettrait de voir sous davantage de jupes. On se console comme on peu.

 

Résolument, TOPOR n'est pas mort. La preuve : il mord encore.

 

Champittéraire.

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:19

L Etrange affaire du chat de Madame Hudson"A dire vrai, monsieur, dit-il, ma spécialité consiste plutôt à étudier les violations des lois humaines que celles des lois de la physique. Et, heureusement pour mon métier, les lois humaines ne sont que trop souvent violées, à la différence de celles de la physique."

 

Génie bien connu des amateurs de littérature policière ou de salles obscures et musclées, Sherlock Holmes a toujours mis en avant la déduction et la raison face aux mystères mêmes les insondables.

Observation, psychologie et science encyclopédique ont toujours été à son service. Il était donc logique que, en homme de son temps, il s'intéresse aux progrès scientifiques.

Watson, homme de science avant tout, ne pouvait être en reste ; le compagnon et biographe emboite donc le pas à son mentor et ami sur la piste de nouveaux mystères, dont la résolution passe par une compréhension nouvelles des lois de la physique.

 

Douze affaires au total vont pousser Holmes dans certains de ses retranchements déductifs et la science de l'époque - souvenez-vous, nous ne sommes alors qu'à la fin du XIX°s - dans ses retranchements théoriques : que sont les ondes ? Les particules ? Et la lumière alors ? Et dans quelle mesure l'observateur n'influerait-il pas sur les phénomènes qu'il observe ?

 

Tout avait commencé presque compréhensiblement (des sphères, des planètes, COPERNIC et FOUCAULT en guest stars connues du commun des mortels) et voilà que la radioactivité, la relativité et la physique quantique finissent par s'inviter, après un petit détour du côté de l'exotique théorie du phlogistique.

 

Au final la lecture reste agréable, mais explications et démonstrations ne sont pas toujours très simples, et nous n'avons pas forcément sous la main la feuille et le crayon qui nous permettraient de noter certaines données et refaire certaines opérations pour mieux les comprendre.

Bien sûr, les savants qui oeuvrent au côté d'Holmes et de Watson - en l'occurence les professeurs Summerlee et Challenger - ne sont pas avares en répétitions et en schémas explicatifs, mais il est parfois difficile de les suivre. Logique, car ce sont de brillants esprits, plus portés sur leurs disciplines que sur la vulgarisation.

 

Colin BRUCE, qui s'en est attribué la lourde tâche, s'en acquitte honorablement, même s'il sollicite notre attention et notre matière grise deux fois plus que la plupart des autres romanciers du genre. Ce dont on peut difficilement lui en vouloir.

 

Toute ressemblance entre L'Etrange affaire du chat de Madame Hudson et celle d'un autre célèbre chat du monde de la physique n'est bien sûr par fortuite, et la théorie des mondes parallèles qui ne manque pas de s'inviter explique peut-être également l'éternelle jeunesse et l'éternelle actualité du célèbre détective, qui a su traverser les âges et les modes sans prendre une ride - au contraire, même.

 

Champittéraire

 


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:47
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