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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:31

ALLORA & CALZADILLA - Track & Field

 

ALLORA & CALZADILLA, Track & Field, 2011.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:22

Magda SAYEG - Yarn Bombing

 

Magda SAYEG, Yarn Bombing.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:37

il-etait-une-fois.jpgJe continue de me donner des coups de pieds radiophoniques pour vous parler de jeux (et non de moi, ah ah).

 

Voici donc une petite sélection de jeux à raconter que j'ai présentée sur  Radio Active le 25 avril dernier, pour  le Masque et les Feutres.

 

Le plus classique pour commencer : Il était une fois. Deux types de cartes : des éléments narratifs (personnages, lieux, objets, aspects, événements) et des fins d'histoires ("ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", "il retrouva sa taille normale"...).

 

Chaque joueur dispose d'un certain nombre de cartes narratives et de deux cartes "fin d'histoire" (libre à vous de faire varier ce nomber de cartes en fonction de vos envies et de la difficulté que vous voulez donner à la partie).

 

Un premier joueur commence alors le récit collectif, si possible par la formule magique et consacrée "Il était une fois"... Charge alors à lui, en distillant peu à peu les ingrédients du récit, d'essayer d'atteindre un des deux fins qu'il a en main.

 

Mais les autres joueurs veillent, et peuvent interrompre le récit de trois manières :

- en jouant une carte correspondant à un élément que le narrateur vient de citer.

- en jouant une carte "interruption" au moment où le narrateur joue une carte narrative.

- en jugeant - collectivement, bien sûr, et en toute bonne fois, évidemment ! - que le narrateur s'emmêle les pinceaux, temporise trop, tourne en rond, ou devient incohérent.

 

Le narrateur peut aussi décider de passer la main quand il sent qu'elle lui échappe.

 

Le suivant a alors la lourde mission de reprendre le récit où il a été laissé, et de le poursuivre en cohérence, mais dans le but d'essayer d'atteindre une de se fins à lui.

 

Vous venez de saisir la complexité de l'exercice ? Chacun trame une histoire collective qu'il essaie de tirer à lui.

Cela donne des moments drôles, absurdes, tirés par les cheveux, parfois de grandes envolées lyriques ou des trésors de mauvaise foi, au choix. Mais le résultat est souvent drôle, décalé, surprenant.

 

 

Plus récent et plus conceptuel,  Story Cubes : 9 dés blancs sur les faces Story Cubesdesquels figurent des symboles noirs plus ou moins abstraits. Une tour, une tortue, une flèche, un avion, un dé, une clef...

Autant d'éléments à intégrer dans une histoire à composer en deux ou trois minutes maximum.

 

Chaque joueur lance donc les 9 dés - il peut en jeter jusqu'à 27 s'il décide de combiner les dés des 3 boîtes différentes qui existent actuellement ! - qui donnent 9 symboles à partir desquels il va falloir improviser une histoire. Ca remue les méninges, ça glisse facilement vers l'absurde, et l'exercice peut être modifé pour que le récit soit collectif, plus long, plus rapide, etc...

La plupart des symboles laissent le champ libre à l'interprétation, et permettent des combinaisons souvent inattendues et toujours très pertinentes !

 

La petite boîte tient dans la poche, et s'emporte facilement pour conter partout et à toute heure.

 

 

Contes à la cartePlus classique et plus soigné, enfin, les Contes à la carte, édités par un éditeur de livres jeunesse et non un éditeur de jeux. 26 cartes personnages, 16 cartes objets magiques et 8 cartes lieux dessinées dans la grande tradition des contes de fées, en noir et blanc avec force hachures.

Chaque joueur dispose de quelques cartes devant lui, face visible, et les joueurs les jouent une par une, à tour de rôle, pour composer un récit collectif sans rivalité ni fin imposée. Bien que plus précises que dans les deux autres jeux, les illustrations ne brident pas l'imagination, car elles sont riches de suffisamment de détails pour ouvrir autant de directions narratives.

Un beau moment de conte à partager.

 

 

Trois jeux, trois formules, mais toujours l'unique plaisir de développer personnages et univers cachés au fond de notre imagination, et qui ne demandent qu'à en sortir pour enchanter notre quotidien.

 

Je "conte" sur vous pour les inviter à votre table de jeux.

 

Champimages bavardes.


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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 23:15

Alphadesigner - Europe according to the French

 

Tout est relatif, comme disait l'autre, et ce ne sont pas les Alphadesigners qui diront le contraire.

 

En quelques dizaines de cartes, ils font le tour du monde, l'Asie, de l'Europe ou des Etats-Unis en adoptant différents points de vue.

 

Un concentré d'histoire, de géographie, et surtout d'humour, mettant à plat nos travers, suivant le fameux adage "qui voit la paille dans l'oeil du voisin ne voit pas la poutre qu'il a dans le sien".

Sûr qu'avec une poutre, on voit un peu moins bien les cartes. Mais ça nous laisse un oeil valide pour constater qu'on est toujours l'imbécile de quelqu'un.

Pour paraphraser DESPROGES - décidément, je cite, je cite, ce soir ! - "l'étranger est bête, car il croit que c'est nous l'étranger, alors que c'est lui !"

 

Pour réviser votre géographie de l'improbable et de l'humour moqueur, cliquez sur la belle carte ci-dessus, et laissez-vous porter par le talent des Alphadesigners.

 

Bon voyage !

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:10

BLUE NOSES - Naked Truth - The History of Our Times Seen w

 

BLUE NOSES - Naked Truth - The History of Our Times Seen with the Eyes of a Philistine - 2007

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:56

A boire et à manger - CouvertureCeux qui me connaissent ou fréquentent cette Tanière depuis un certain temps savent que j'apprécie le bon boire et le bon manger.

Voilà donc un titre qui me va parfaitement - et qui correspond aussi très bien, je trouve, au contenu de ma petite Tanière ! - : A boire et à manger.

Une BD qui met l'eau à la bouche dès la première image. Miam.

 

Ca a failli s'appeler Mémoires culinaires d'un jeune homme de son temps, mais on l'a échappé belle. Ca a mûri - ou mijoté, au choix - dans les pages du blog du même nom - comme ça c'est plus simple ! - et c'est servi en grand format sur beau papier épais, histoire que le toucher soit également à la fête.

 

Quatre saisons sont au programme, et dans l'ordre s'il vous plaît : printemps, été, automne, hiver (je précise, on ne sait jamais !), avec en prime à la fin un petit calendrier des légumes à consommer en fonction des ... saisons. Tout se tient.

 

A ce découpage vivaldien se superposent des rubriques à retrouver en plus ou moins grand nombre et en plus ou moins grand ordre : des recettes plus ou moins rapides à concocter, des passages purement autobiographiques (mais qu'est-ce qui ne l'est pas, finalement, dans cet ouvrage ?), des inventaires (ou comment survivre quand on débarque dans une cuisine encore vide) et des conseils en tous genres, notamment ceux de son taciturne nouvel ami Florian.

 

Bon, il est temps de passer à table. En cuisine en tout cas. Que nous propose donc de beau Guillaume LONG ? Ses préférences vont au poisson (et grâce à la page 29 nous pourrons tous, comme lui, "épater notre poissonnier"), aux légumes de saison (avec une étrange attirance pour le radis noir, personne n'est parfait !) et aux voyages (je n'ai à présent qu'une envie : arpenter les rues de Budapest ou Venise pour découvrir les restaurants dont il parle avec brio ... et bave aux lèvres).

 

Le style graphique est simple et efficace (il est toutefois assez précis pour permettre de distinguer à l'oeil nu seize variétés de tomates, ce qui n'est pas rien !), le verbe enlevé et drôle (même au coeur des petites séquences de nostalgie à cuisiner aux côtés de Pépé), et le découpage conventionnel mais efficace (quand Guillaume LONG s'offre des fantaisies de mise en page, genre cases en petits nuages, il ne manque pas de les numéroter pour ne perdre personne en route. Indispensable pour suivre les recettes dans le bon ordre !).

 

Au fil des pages, les ustensiles prennent la parole, les légumes prennent le pouvoir - et vice versa - et l'auteur nous fait partager sa passion avec une telle ... passion qu'on ne peut que le suivre papilles aux aguets et langue sortie avec application. Car il aime boire, manger, cuisiner, et rigoler, et ça fait un paquet de points communs avec un paquet de monde, je pense.

 

Si je ne partage pas son amour pour le café - on ne peut avoir tous les vices ! - je suis curieux de découvrir grâce à lui le pissenlit par la fleur - plutôt que par la racine - l'ail des ours, la soussoupe de radis noir (argh !!), et les 18 bricoles pour l'apéro à faire soi-même pour changer des chips et cacaouètes, non mais.

 

Tout a l'air bon, tout a l'air simple, tout fait envie, ça craque sous le couteau, ça croustille sous la page, et hop un bon verre de vin pour accompagner le tout, ça ne fait pas de mal.

 

Donc non seulement ça donne envie de manger, mais en plus de cuisiner : En cuisine avec Alain Passard, de Christophe BLAIN, m'avait fait le même effet.

Re-miam.

 

Plus qu'à aller faire un tour au marché. Alors, voyons voir, avril, avril... Asperges, carottes, salade, oignon blanc, blettes. Avril sera vert ou ne sera pas ! Bah, je vais bien trouver une recette auprès du Chef Guillaume. Parce qu'il commence à faire faim, quand même...

 

Champimages qui gargouillent

 

A boire et à manger - Extrait 1

 

A boire et à manger - Extrait 2

 


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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:42

Truth Association - The show must go off

 

Ex'cellent Marcom Agency, Mubarak, pour Truth Association.

 

(Pas sûr que la taille et la définition de l'image permettent d'en voir les détails,

justement, mais essayer de les apercevoir quand même...)

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:36

 

INVADER - Rubik Origine du monde

 

INVADER, Rubik Origine du monde

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 18:48

Les P'tits ChefsIl est tant de me mettre à table. Je vais tout vous avouer. Tout.

J'ai honte. Oui, j'ai honte.

C'est à deux pas, pas loin du tout, c'est ouvert depuis plus d'un an, et pourtant je n'y avais encore jamais mis les pieds.

Comment ça mes excuses ne pèsent pas lourd ? Comment ça le fait qu'il y ait plein d'autres restaurants autour n'est pas une excuse ? Comment ça Les P'tits Chefs ne sont pas cachés entre une sandwicherie et un collège mais sont bien visibles ?

 

En tout cas une chose est sûre : ils me reverront très bientôt. Je n'attendrai pas aussi longtemps pour y retourner.

Car, comme ils l'annoncent, leur cuisine est véritablement "raffinée".


Certes, je n'ai goûté que le menu "Surprise", à 19 euros.

Mais quelle surprise !

Une mousse à la courge plus légère que le vent, une aumônière de légumes et gambas à la bisque, une belle pièce de boeuf en sauce avec une poêlée de pommes de terre à l'huile de truffe, et un fondant au chocolat plus fondant que lui tu meurs.

 

Des surprises comme ça, j'en redemande : c'est Noël tous les jours !

 

Je n'ai pas mémorisé le reste de la carte et les quelques autres menus, mais tout avait l'air alléchant. Et j'irai m'en assurer sous peu.


Bons produits, bien travaillés, belle présentation, service sympathique, ambiance assez intimiste : un bon paquet de qualités !

 

Promis, dès que j'y retourne, je prends note de tout ce qu'on y sert. Et je me penche sur la carte des vins.

Mais, aimant les surprises, je risque de me laisser de nouveau tenter par le menu dont le serveur ne dit rien de rien, sinon c'est plus une surprise, c'est sûr.

 

Donc, les P'tits Chefs, c'est ouvert du lundi au samedi, ils se cachent trouvent au 32 rue Gimelli, à Toulon, et on peut les joindre ici (04 94 30 59 67) ou là (les-deux-frères0321@orange.fr).

 

A priori il vaut mieux réserver les vendredis et samedis soir.

 

A vous de goûter !

 

Champi miam.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 17:52

Boy

BoyJe crois bien que j'aime les rongeurs. Les rongeurs littéraires. Oh, pas les rats de bibliothèque ou les petites souris qui grignotent les bas de page.

Non.

J'aime les plus gros modèles.

Ca a commencé avec le castor. Belle bête, belles dents, et un goût prononcé pour les contraintes. Oui, c'est le penchant du Castor Astral pour nos amis OuLiPiens, notamment Hervé LeTellier, qui a révélé le mien. De penchant.

Et pas plus tard qu'il y a moins d'un an, une autre bête à poils et à dents s'est invitée dans cette dense zoolittérature : le Wombat. Tout rond, tout poilu, tout doux, tout bizarre comme seules les antipodes savent le faire. Avec un penchant pour "Les Insensés" - j'y reviendrai bientôt - ou plus récemment pour "Tanuki" (merci aux nipponophones de me faire parvenir une petite traduction de ces claquantes syllabes !).

 

Le Wombat s'est donc mis en quête, d'une île à l'autre, de petites perles japonaises. Sa route a croisé celle de l'inclassable Takeshi KITANO, que l'on connaît par chez nous surtout pour ses films violents (Violent Cop), poétiques (Hana-Bi) ou étranges (L'été de Kikujiro), déjà moins pour ses shows télévisés déjantés, et encore moins pour ses peintures et autres oeuvres d'art pourtant exposées en France en 2010.

 

Rongeur et ancien yakuza (dit la rumeur) se sont donc retrouvés face à face sur les chemins de l'écriture. En trois lettres et trois récits, ils nous livrent Boy, trois nouvelles écrites en 1987 qui mettent en scène la jeunesse japonaise.

Tête Creuse.

Nid d'étoiles.

Okamé-san.

Les enfants face aux adultes, parfois.

Les enfants face aux enfants, surtout. (Tiens, il y a du  Punpun dans l'air, non ?)

La compétition, la comparaison.

Le rêve, la fuite, malgré tout.

La vie brisée.

 

Comme trois étapes d'un long chemin de croix qui s'appellerait "devenir grand" et qui ne finirait jamais vraiment, sur l'archipel de tous les extrêmes.

Surtout pour les garçons, apparemment. Même si Okamé-san peut nous convaincre du contraire.

 

KITANO a déjà montré, à travers certains de ses films, combien il était attaché au monde de l'enfance, et combien ce monde était malmené.


A travers une compétition d'athlétisme, une course au téléscope, et des recherches historiques, il met ici en scène les difficile relations entre enfants (écoliers, frères, garçons et filles de passage) dans une société qui les pousse à l'isolement, l'affrontement, la déchirure.

Mais le regard encore jeune ne s'y attarde pas et déforme le présent et les souvenirs en une masse d'émotions où les plus douloureuses comme les plus heureuses s'enchevêtrent en teintes changeantes.

 

Dans un style simple, direct, efficace, KITANO campe des héros du quotidien dont la plus lourde tâche est de composer avec la vie, les rencontres, les échecs. Et de faire face au moule qui les attend, prêt à raboter leurs rêves : vieillir.

 

"C'est ça, les adultes."

 

Illusions ou souvenirs, ces trois récits d'enfance ont l'amertume des madeleines qu'on a laissé rancir.

C'est peut-être pour cela que l'auteur a décidé de rester, malgré les ans, une sorte de grand enfant. Tantôt rêveur, tantôt violent, mais toujours l'oeil triste.

 

Champitano.

 



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