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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:15

Raging Bulles - Logo

 

La session de février de notre rendez-vous BD aura lieu

 

Jeudi 23 février 2012

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

Rue Paul Lendrin (Toulon)

 

Au programme :

 

B. David & TANQUERELLE Hervé, Les faux visages, Ed. Futuropolis.

 

BENSON Mike, GLASS Adam & CAMPBELL Laurence, Deadpool Pulp, Ed. Panini France.

 

BERTOZZI Nick, Le Salon, Ed. Cambourakis.

 

BEZIAN Frédéric, Aller retour, Ed. Delcourt (coll. Hors Collection).

 

DOMINGO José, Les aventures d'un homme de bureau japonais, Ed. Bang.

 

YOSHIMOTO Skalito, Machination, Ed. Requins Marteaux (titre retenu pour le RB de Toulon, à la place du Superman vs Muhammad Ali de la sélection officielle, pour des raisons d'accessibilité).

 

Bonne lecture, et à bientot autour d'un verre et de bulles !

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:18

L-o-Campion.jpg"Enfant : fruit qu'on fit."

 

"On fait toujours plaisir en allant voir un ami. Si ce n'est pas en arrivant, c'est en partant."

 

 

Léo CAMPION (1905-1992)

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:07

Affiche LYDLJ - Journée Jeux 4 fév 12 - Par Alexandra

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 10:18

Habibi - CouvertureHabibi. "Mon bien-aimé".

Un mot comme une respiration, qui monte et qui descend, sans fin.

Comme la crête des vagues.

Comme la ligne des dunes.

Quand l'eau et le sable ne font plus qu'un, éléments primordiaux et terminaux qui donnent et reprennent les vies en un cycle inlassable.

 

Habibi. L'amour où tout commence et tout finit. D'où tout jaillit. Où tout s'engloutit.

 

Habibi. Comme si tout était déjà écrit, se rejouait encore et encore, comme l'écume sur la mer, le vent sur le sable, l'amour à travers les âges, à travers les histoires.

 

Plume trempée dans l'encre des contes et des religions, Dodola, petite brune aux yeux de nuit, trame et détrame son histoire sans repères, son errance infinie commencée dès l'enfance, entre deux enfermements.

Serrant très fort le petit Zam - le porteur d'eau, de vie, d'espoir - elle raconte et se souvient ses vies vécues, à vivre, ses vies en échos avec celles qui l'ont précédée, femmes qui ont fait l'Histoire et les histoires, Bilqis, Marie, Shérazade.

Entremêlant légendes éternelles et réalité cruelle, Dodola transcende désert, prison, harem, bidonvilles, portée par le verbe, les mots, les contes.


"De la plume divine tomba la première goutte d'encre."

 

De même que l'eau fait jaillir la vie du sol, l'encre anime le blanc de la page.

Elle bouge, se tord, s'anime, et rampe en lignes et lettres qui font que rien ne sera plus jamais comme avant.

 

De cette encre Craig THOMPSON, s'incrivant dans la tradition millénaire des conteurs, a fait naître une histoire magnifique et intemporelle. Puisant dans la source sans fin des contes et légendes orientales, des trois religions du Livre, et de siècles d'interprétations symboliques, il fait de la vie de son héroïne le miroir aux échos de mille vies, mille destins.

Appuyant parfois un peu trop le parallèles, les métaphores, il tisse, de Noé ou Salomon à nos jours, la matière primordiale de son récit de vie.

Dodola et les siens semblent rejouer à leur échelle, à leur époque, les grands déchirements ou les grandes envolées des histoires originelles.

Cette intemporalité est renforcée par l'étrangeté qui se dégage des décors, des ambiances, des lieux choisis : d'un village perdu à une mégalopole inattendue, d'une pratique artisinale ancestrale à un immense barrage, d'un désert vierge à des décharges sans fin, Craig THOMPSON nous perd et nous montre combien toutes les époques peuvent cohabiter, sans que jamais la cohérence n'en pâtisse : le temps des bergers cohabite avec celui des voitures de luxe, les soldats du sultan, portant longues robes et hallebardes, sillonnent les rues entre les jeans et quads.

 

Et pourtant tout se tient.

Le temps du récit réunit tous les temps, le conte est plus fort que le monde.

Victoire.

 

Pour brosser cette vie décousue dont il essaie de retrouver la trame logique et géométrique, il s'est appuyé sur le carré magique, sur les symboles qui lient l'écriture aux mathématiques, donc à l'univers, et il a patiemment bâti son oeuvre sur les correspondances, les interprétations, les polysémies, enrichissant chaque image, chaque histoire.

Une expérience d'écriture qui n'aurait sans doute pas été permise sans l'entremise de son trait graphique caractéristique - souvenons-nous de Blankets - qui change les mots en image et les images en alphabets secrets, et sans l'usage de la calligraphie arabe.

A l'instar des "alphabets" chinois ou japonais, les lettres arabes, graphiques et élégantes, portent encore en elles la trace des images dont elles sont nées. Déformables à souhait - dans la longue tradition calligraphique - elles portent autant du son et du sens que de la ligne, de la forme. Chaque lettre se fait ligne, chaque mot se fait visage, paysage, voyage, et la crête des vagues ou la pluie qui tombe se changent en poèmes, en sourates, en citations.

 

De même qu'il fusionne époques et cultures, Craig THOMPSON brode mots et images en un entre deux puissant aux sens décuplés. Les contenus des cases s'en trouvent bouleversés, mais les mises en page aussi, à la manière d'un Will EISNER ou d'un Sergio TOPPI - lisez son Sharaz De pour vous en convaincre.

C'est l'essence même du dessin, de l'écriture, et parfois de la bande dessinée, qui s'en trouve modifiée, rafraîchie à ces innombrables et prestigieuses sources.

 

Près de 700 pages en noir et blanc pourraient rebuter plus d'un lecteur. Il n'en fallait pourtant pas moins pour brosser avec une telle précision, un tel écho, un tel souffle, la vie de Dodola, mère de toutes les vies, de tous les amours, visage et corps de toutes les histoires.

A la croisée des images et des mots, Habibi remet le souffle et l'histoire au coeur de nos préoccupations.

 

"Au commencement était le Verbe", et rien ne sera jamais plus pareil.

Tournez les pages.

Lentement.

Et écoutez.

La lente respiration du livre.

La lente respiration du monde.

Malgré la sécheresse, les détritus, les injustices, le désespoir.

Le mot et les histoires comme salut.

 

C'est déjà ça.

 

Champimagesenmots

 

Habibi - Extrait 3

Habibi - Extrait 1

Habibi - Extrait 2

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:10

Spamm

 

Sosu ce nom un peu envahissant se cache le Super Art Modern Museum (Musée des Arts Super Modernes comme il se définit lui-même), portail regroupant les travaux de certains artistes numériques.


Tantôt drôles, angoissantes, interactives, étranges, ces oeuvres brassent des techniques et des images qui ont fini par intégrer notre quotidien, et en offrent ainsi un intéressant et salutaire détournement.


Bon voyage !

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:30

Pico Bogue T5 - CouvertureJe ne remercierai jamais assez K-BD et ses talentueux chroniqueurs, qui sont venus me chercher un beau jour et qui, de sélection en sélection, m'amènent à me pencher sur des titres que j'aurais sinon sans doute à peine regardés.

 

Pico Bogue en fait partie.

Bien sûr, dans l'esprit du blog, j'aurais dû chroniquer le tome 1.

Bien sûr, pour être dans les délais (ah, les délais, mes ennemis jurés !), j'aurais dû livrer cette chronique depuis une semaine.

Mais consolons-nous en se disant que mieux vaut tard que jamais... (mouais).

 

Dans la logique du "mois du strip" (aux côtés du  Retour à la terre ou de  Calvin & Hobbes), voici donc une BD d'humour qui offre, à travers des histoires d'une demi-page, d'une page ou de doubles pages (oui, bon, je sais, on est loin du strip étymologiquement parlant, mais ça ira, hein ?), une jolie chronique familiale.

Douce ?

Parfois (surtout grâce aux aquarelles).

Drôle ?

Souvent.

Poétique ?

De temps en temps.

Acide ?

Toujours !

 

Car, dans la lignée de Mafalda ou de Calvin & Hobbes (bis) - que le dessinateur Alexis DORMAL cite dans ses lointaines et incontournables influences - Pico Bogue met en scène des enfants face à des adultes. Des enfants qui n'ont pas leur langue dans leur poche et qui, avec des mots et des raisonnements de grands, exposent leur point de vue enfantin sur la vie et les relations familiales. Avec un recul, une philosophie et un mordant qui font mouche.

 

Pico, l'aîné, tout en tignasse et en impertinence, aime mettre ses parents face à leurs contradictions, se heurte à l'insondable mystère que ses grands-parents entretiennent à dessein (surtout quand il leur parle de leur mort prochaine !), et ne trouve souvent de répondant que face au marchand de bonbons qui manie la rhétorique aussi bien que lui.


Ana-Ana, sa petite soeur, tout en blondeur et en air boudeur, oscille entre légère dépression, errements poétiques, et troublante lucidité.

 

Quand il ne maltraite pas ses parents - ou en tout cas quand il ne les pousse à bout et à pousser au bout leurs raisonnements d'adultes - Pico fait du vélo avec ses copains, parcourant la campagne, le littoral, et les idées noires de Charlie.

 

Il lui arrive aussi, logique !, de se disputer avec sa soeurette, ou d'essayer de la rouler. C'est de bonne guerre, mais à malin, malin et demi...

 

Quant aux parents... Entre deux grimaces provoquées par les piques enfantines, ils aspirent malgré tout à un certain stoïcisme. Il leur arrive même de réussir à avoir le dernier mot. Rarement.

 

D'autant plus que, dans ce cinquième tome, ils ont mis le feu aux poudres avec une histoire de vacances... Le drame.

 

Toutes ses histoires fleurant bon le vécu sont nées de la plume de Dominique ROQUES, auteure fraîchement venue à la BD (en 2005), et qui l'a fait pour offrir des scénarios... à son fils !

 

Car Alexis DORMAL, qui du bout de ses pinceaux aquarelle ces joutes intergénérationnelles, est bel et bien le fils de sa scénariste. Et, dans la mesure où la mère de Pico semble emprunter certains de ses traits à Dominique ROQUES, on peut s'interroger sur le degré de ressemble entre le héros et son dessinateur.

Vécu, vous avez dit vécu ?

En tout cas, tandis que certains se contentent de laver leur linge sale en famille, d'autres en font oeuvre... pour notre plus grand plaisir.

 

En étant à la fois drôle et touchant - dans la même veine que Calvin & Hobbes - Pico Bogue fait mouche : on sourit, on rit parfois, on s'émeut souvent quand les mots, les situations, les mimiques (Alexis DORMAL sait décliner à l'infini les nuances de la colère, la surprise, la bouderie, la moquerie..) font écho à notre propre vécu, à nos souvenirs, ou à ce que l'on imaginerait dans la bouche de certains enfants de notre entourage.

 

La lecture de ce cinquième tome qui, de gag en gag, construit une histoire "fleuve" autour du projet de vacances parental, m'a donné envie de découvrir les premiers opus de la série, apparemment un peu plus décousus, et donc peut-être un peu plus loufoques.

 

Une agréable et drôle plongée dans un monde de l'enfance pas si tendre que ça : derrière le dessin tendre et les couleurs douces se cache une grinçante réalité.

Avec le sourire.

 

Champimages qui causent.

 

Pico Bogue T5 - Extrait 1

 

Pico Bogue T5 - Extrait 2

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 10:40

AX T1 - CouvertureLoin des sentiers battus du shojo, shonen, et autres seinen formatés, AX est une revue japonaise qui se bat depuis 1998 pour la mise en valeur de la bande dessinée nippone d'auteur, indépendante et inattendue.

 

Les éditions du Lézard Noir ont eu la bonne idée d'en sortir une première anthologie en 2010 : 400 pages en noir et blanc pour résumer plus de dix ans de production, au rythme effréné de 300 pages tous les deux mois. Ils sont fous ces Japonais.

 

Avec pour mot d'ordre liberté et originalité, AX offre un extraordinaire panorama de la production atypique de l'archipel, conviant auteurs confirmés (Yoshihiro TATSUMI, par exemple) ou encore inconnus sous nos latitudes (Kotobuki SHIRIAGARI, qui m'est inconnu en tout cas).

 

Au total, près de 40 histoires, presque autant d'auteurs, et une variété graphique et scénaristique impressionnante : d'un trait minimaliste (Les Vieux Jumeaux, de SHIRIAGARI) à un style enfantin (Mushroom garden, de Shinya KOMATSU), d'un dessin froid et hyperdétaillé (Vers les ténèbres, de Takato YAMAMOTO) et un hyperréalisme presque photographique (Elégie du toit-terrasse, de Takao KAWASAKI), l'image est au service d'histoires graves, drôles, absurdes, salaces, incongrues, poétiques, morbides, dures, légères...

Tout y passe, donc, avec une telle diversité qu'on serait parfois bien en peine d'attribuer à certaines histoires une origine culturelle précise, tant l'image et ses innovations peuvent prendre le pas sur la tradition.

 

Salutaire plongée dans les marges créatives évoquées par TATSUMI dans sa dernière oeuvre traduite (Une vie dans les marges), AX est le digne successeur de la mythique revue Garo qui, de 1964 à 2002, offrit aux mangaka hors-normes l'espace éditorial nécessaire pour affirmer et afficher leur identité et leur indépendance.

 

Toutes les histoires ne sont pas à mettre entre toutes les mains (âmes sensibles, bla bla bla), mais révèlent la curiosité et le talent d'auteurs de toutes les générations (le doyen est né en 1935, le benjamin en 1982) qui font du manga un champ de l'art à part entière, et non la lourde machinerie purement commerciale qu'il semble être le plus souvent.

 

Indispensable lecture pour tout lecteur souhaitant élargir ses horizons et mettre à mal les clichés en vigueur en matière de création japonaise.

 

A vos pages...

 

Champimages dans tous les sens.

 

AX T1 - Extrait 1

 

AX T1 - Extrait 2

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 09:30

Liu BOLIN - Camouflage

 

Cette image vous conduira à d'autres oeuvres de cet étonnant artiste.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 12:36

PARRA - Chambre A2 - CouvertureAprès  3 instincts,  Julien PARRA, compagnon d'aventures graphiques de longue date, s'apprête à sortir son deuxième album :  Chambre A2.

 

Ses planches et recherches préparatoires sont actuellement exposées à la Médiathèque de La Valette.

 

En prime, il sera là-bas le

 

MERCREDI 1ER FEVRIER 2012

à partir de 18h

 

pour dédicacer son nouvel album.

 

L'occasion de le rencontrer et de découvrir son travail !

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 23:12

Raging Bulles - Logo

 

Après les bulles du champagne des différents réveillons et jours fériés, retrouvons nos chères bulles musclées de nos  Raging mensuels.

Attention, après le bouleversement de calendrier de Noël (les vacances avaient avancé le RB d'une semaine) voici celui de janvier et du festival d'Angoulême !

 

Notre prochain rdv aura donc lieu


jeudi 19 janvier

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

(rue Paul Lendrin)

 

Au programme des festivités :

 

BOGGER Olive, I like short songs, Ed. L'Employé du moi.

 

Collectif,The beats, Ed. Emmanuel Proust.

 

 COTTER Joshua W., Les gratte-ciel du Midwest, Ed. Cà et là.

 

HIPP Dan, Gyakushu T.1, Ed. Ankama.

 

LIN Li-Chin, Formose, Ed. Cà et là.

 

SOO-GIL Ahn, Tigre T.1, Ed Clair de Lune.

 

 

 

Bonnes lectures !

 

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