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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 18:11

Le retour à la terre T1 - CouvertureIl y a quelques temps - plus de deux ans et demi, pour être exact, ce qui ne nous rajeunit pas, moi encore moins que vous d'ailleurs - je vous avais un peu parlé de la série  Le retour à la terre, réalisée par le duo Manu LARCENET et Jean-Yves FERRI.

 

K-BD ayant décidé de placer janvier 2012 sous le signe du strip humoristique, histoire que la nouvelle année commence du bon pied, je saisis l'occasion pour revenir sur le premier tome de cette série drôle et fraîche que je conseille à toutes celles et tous ceux qui seraient susceptibles de succomber à la morosité, ou qui vivent mal leur récent installation à la campagne.

 

Comme son nom l'indique, Le retour à la terre est l'histoire d'un jeune couple, Manu Larssinet, dessinateur de BD (aucun lien de parenté, bien sûr) et Mariette, qui, lassés de la vie citadine bruyante et stressante, ont quitté Juvisy pour les Ravelles.

 

L'échangeur, les tours, le Virgin Megastore, ont cédé la place à la nature, à une vieille maison, et au silence.

Surtout.

Sauf quand il est troublé par du Francis Cabrel.

Et à pas mal de neige en hiver, aussi.

 

Heureusement que la population locale, étrange mais accueillante, a tout prévu pour permettre aux jeunes citadins de s'intégrer rapidement et folkloriquement : eau de vie, patois local ("Karoutcho", pour n'en citer que le mot le plus usité), abattage de châtaigniers, beaux yeux de la boulangère...

Rien que du sain, rien que du bio.

 

Et il faut bien cela au pauvre Manu pour essayer de supporter ce nouveau cadre de vie, si différent de celui qui a bercé sa tendre enfance : la psychose le guette, et trouver refuge dans les cartons toujours pas rangés n'y change rien. Mais l'ermite, mystique réfugié dans les arbres, pourra peut-être l'aider...

 

Vous l'aurez compris, l'humour, qui fait le sel du genre "comic strip", est au rendez-vous à chaque page dans Le retour à la terre. Un humour basé sur les situations improbables, les rencontres incongrues, et surtout sur les difficultés d'acclimation du personnage-auteur.

 

Bien sûr, les histoires ne sont pas autobiographiques, et illustrent avant tout le regard que Jean-Yves FERRI a porté sur le déménagement - et surtout l'emménagement !! - de son ami.

Pourtant, certains détails, certaines situations, laissent les lecteurs dubitatifs : et si... ?

Peut-être faudrait-il alors voir dans cette bande dessinée un nécessaire exutoire au trouble que le déracinement a semble-t-il provoqué chez LARCENET. Exutoire magnifié par l'humour et la poésie dont FERRI sait faire preuve - on ne lui a d'ailleurs pas confié la reprise d'Astérix pour rien ! - d'autant plus en milieu rural (je vous renvoie aux Enquêtes d'Aimé Lacapelle pour finir de vous en convaincre).

 

Après avoir connu une période créatrice bicéphale, alternant oeuvres intimistes et autobiographiques (Presque, Dallas cow-boy, l'Artiste de la famille...) et oeuvres humoristiques (Bill Baroud, Robin des Bois...), LARCENET semble avoir trouvé un entre-deux touchant et pertinent, avec Le combat ordinaire ou Le retour à la terre.

Si ses dernières oeuvres le voient renouer avec sa double identité d'auteur (avec Blast d'une part et Valérian vu par... d'autre part) espérons que FERRI et lui continueront à nous faire profiter de leurs drôles et émouvantes collaborations.

 

A lire sans modération.

 

Champimages à la campagne.

 

Le retour à la terre T1 - Extrait 1

Le retour à la terre T1 - Extrait 2

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 00:18

Jacksonpollock.org

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 21:01

Brève apologie de l'éloignement conjugal"Tu ne peux m'être plus proche qu'en restant ma première destination".

 

"Loin des yeux loin du coeur" dit le proverbe.

Mais les phrases toutes faites ne s'appliquent pas aux gens d'exception.

Ils sont peu nombreux, mais ils sont.

Laurent GIRERD en fait partie, et sa Nathalie aussi, sans aucun doute.

Alors, pour eux, la distance n'engendre pas la distance, bien au contraire.

Elle entretient le désir. L'amour.

 

Mettre mes mots pour parler de ce bref mais intense voyage au pays du coeur et de l'espace - et de l'espace du coeur - ne saurait lui rendre justice.

 

Je me contenterai donc des mots de l'auteur, et de ceux qu'en amoureux de la littérature et de la poésie il a cueillis au gré des pages.

 

"Se tenir dans les tempêtes de printemps sans redouter qu'après elles puisse ne pas venir l'été." (RILKE).

 

"L'attente

qui a précédé notre rencontre

ne compte plus

à la vérité

l'amour commence avec la séparation"

(JIHEI)

 

"En vérité, je ne redeviens homme qu'à l'instant où mes mains s'arrondissent au contact de ta peau."

 

"Pour continuer à te séduire, je ne connais rien de mieux que de travailler à rester digne."

 

Brève apologie de l'éloignement amoureux, mais surtout belle apologie de l'amour et de la femme qui l'a fait naître.

 

Avec en filigrane - et en couverture - l'étrange Mélusine, figure tutélaire du caché et de l'offert, essence même du nécessaire secret respecté.

 

Un livre qui nous rappelle combien l'art nous est indispensable pour transcender la vie.

Tout simplement.

 

Merci à toi Laurent.

 

Champi à des années lumières...

 

(Pour ceux qui l'auraient oublié, j'avais chroniqué le précédent ouvrage de l'auteur ici).


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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 10:16

Sketchtravel - Couverture5 ans, 71 artistes, 12 pays... Il fallait bien cela pour réunir la fine fleur de l'illustration internationale au coeur d'un unique ouvrage : Nicolas de CRECY, Hayao MIYAZAKI, Peter de SEVE, Juanjo GUARNIDO... Mieux que la hotte du père Noël, Sketchtravel regorge des plus beaux cadeaux graphiques que l'on pouvait espérer en cette fin d'année.

 

Même si tous les auteurs n'ont pas contribué à la même ... hauteur (ah ah), ils ont fait de ce carnet de voyage en images une des plus belles compilations du genre.

 

Pour suivre pas à pas les tribulations de ce globe-trotteur de papier, complétez votre lecture par un petit tour sur ce site internet.

 

Bon voyage de fin d'année !

 

Champimages qui trottent, qui trottent...

 

Sketchtravel - Intérieur

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 10:53

Raging Bulles - Logo

 

Noël approche, Noël approche, et la nouvelle session de notre Raging Bulles aussi !

 

Rdv dès demain

Jeudi 15 décembre

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

Rue Paul Lendrin à Toulon

 

pour notre débat mensuel.

 

Au programme :

 

BAKER Kevin & ZEZELJ Danijel, Luna Park, Ed. DC Comics, coll. Vertigo.

 

EVENS Brecht, Les amateurs, Ed. Actes Sud.

 

MIZUKI Shigeru, Hitler, Ed. Cornélius.

 

NINE Lucas, Thé de Noix, Ed. Les Rêveurs.

 

PECQUEUR Daniel & GAJIC Vukasin, Yiya T1., Ed. Delcourt.

 

 VIVES Bastien, Les melons de la colère, Ed. Les Requins Marteaux, coll. BD Cul.

 


 

Bonne lecture !

 

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 10:26

27 nov 11 - Reflets du port

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 20:59

Poulet aux prunes - CouvertureIndépendamment de toute actualité cinématographique - vous savez combien je suis plutôt adepte du contre-temps ! - voici presque à l'heure du dîner un plat parfumé servi derrière une couverture dont la couleur est malheureusement desservie par l'image ci-contre : le Poulet aux prunes. "Une spécialité de sa mère, préparée avec du poulet, des prunes, des oignons confits, des tomates, du curcuma et du safran, servi avec du riz."

 

Mémoire des saveurs, mémoires des odeurs... Les souvenirs seront-ils assez forts pour permettre à Nasser Ali de rester en vie ? Rester en vie malgré lui ? Car, depuis le 15 novembre 1958, il a décidé de mourir.

 

Quel chagrin peut bien pousser un artiste tel que lui à une telle extrémité ? Un chagrin d'amour enfoui et jamais digéré ? Une histoire de famille qui le rongerait depuis l'enfance ? La dispute conjugale de trop ? L'indifférence de ses plus jeunes enfants ?

Un peu tout cela, peut-être... Tant de gouttes dans le vase d'une vie, avec en surplus un bris. Celui de son tar. Précieux cadeau, relique d'un avant, d'un ailleurs, sobre et sombre silhouette qui ponctue sa démarche. Ponctuait plutôt. Car l'instrument s'est tu. Et l'harmonie avec.

Ne reste donc qu'à Nasser Ali à se laisser mourir.

En huit jours.

Juste le temps nécessaire pour se retourner, et laisser l'amertume le submerger. Quitte à lui faire manquer les détails de son quotidien qui auraient pu le sauver. Mais quand "on n'a plus assez de musique dans son coeur pour faire chanter sa vie..." (merci CELINE).

 

Moins directement autobiographique que Persepolis, Poulet aux prunes est l'un de ces rares récits dont Marjane SATRAPI a le secret : un peu d'Histoire, beaucoup d'histoires, la vie et la poésie en tête à tête. Avec un peu moins de place à l'humour ou l'auto-dérision (armes de survie) et davantage à l'amertume et le gris (la fin est proche, dès le début de l'album). Sans toutefois oublier ses nombreux thèmes de prédilection : la politique, la religion, la place de la femme, la vie de famille avec ses hauts et ses bas. De quoi faire une belle broderie (ah ah).


Avec ses traits délicatement sobres et percutants, et son sens des noirs intrigants, envoûtants ou étouffants, l'auteure iranienne joue des corps malléables, les visages parfois expressionnistes et des silhouettes éloquentes pour rythmer ce ballet en huit temps, huit coups pour marquer un lourd destin.

Et la musique alors ? Dans cette vie marquée par la mère, les frères et soeurs, les rencontres, les coeurs brisés, l'Histoire en marche toujours trop vite, toujours trop fort, elle seule peut-être permit au pauvre Nasser Ali - oui, pauvre, malgré son égoisme, sa noirceur, son oeil triste - de tenir. Mais même les fils des Parques finissent par céder, et alors que reste-t-il...

 

Une noire silhouette s'effaçant, une main blanche et délicate qui ne caressera plus les notes, et le cercueil sans vie de son instrument-mémoire, de son autre, de son lui.

 

Silence.

 

Champimages qui ne chantent plus.

 

Poulet aux prunes - Extrait 1

 


 


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:48

Je pourrais lui rédiger ici une longue déclaration d'amour, mais un petit clic est parfois plus efficace.

 

En prime, la petite image ci-dessous vous conduira directement à une carte qui, je l'espère, s'étoffera au fil des jours...

 

Pour que vive le livre en direct, au gré des surprises, des rencontres, des imprévus, et des conseils avisés.

 

Champi libri

 

J'aime ma librairie indépendante

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 18:08

C(r)ime : de haut vol.

 

Et(h)ique : l'étroit de l'homme.

 

Pla(i)nte : des soucis en perspective.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 17:49

Odilon REDON - Le polype difforme

Odilon REDON, Le polype difforme, 1883

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