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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 08:30

Arthur COULET revisite l'art en toute sécurité alimentaire.

Gluten Free Museum
Gluten Free Museum
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 21:40

Le Miniature Calendar de Tatsuya TANAKA.

De petit jour en petits pas
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 10:09

René MAGRITTE, L'art de la conversation, 1950

Comme un petit air de Monty Pythons...
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 10:47
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 10:50
L'odeur des garçons affamés*

"Il faudra que vous m'expliquiez.

Comment toute cette chimie peut-elle engendrer des images ?

_ C'est la lumière, qui crée l'image. Pas la chimie."

Oscar Forrest consulte alors sa montre, retire la plaque de son appareil photographique et se dirige vers son petit labo ambulant.

Dublin, Londres, New York et à présent le Texas. Sa belle tenue bien coupée de dandy ne le prédisposait pas à l'aventure en plein "Ouest lointain", mais voilà pourtant l'élégant photographe sur les pistes poussiéreuses des terres amérindiennes.

La Guerre de Sécession enfin terminée, il est temps pour les Etats-Unis de devenir enfin un grand Etat aux innombrables richesses enfin exploitées par des hommes capables et entreprenants. Des hommes qui, comme Stingley, portent sur le monde un regard objectif, fonctionnel, rationnel. Des hommes qui aspirent à un monde parfait et d'une efficace simplicité : celui d'hommes au services de la marche du progrès, portés par un élan pur et sans détour.

Mais l'heure est pour l'instant au recensement de ces richesses. Dans cette gigantesque entreprise, la présence d'un photographe est indispensable : enregistrer paysages, faune, flore, autochtones... pour établir la liste des priorités et des projets à venir.

Ne manque qu'un homme de terrain pour compléter l'expédition. Le jeune Milton fait bien l'affaire : assigné aux tâches logistiques et domestiques, il semble également jouir d'une ouïe fine fort bienvenue en ce pays sauvage et hostile où les hordes mustangs peuvent surgir sans prévenir.

Voilà donc l'entrepreneur, l'artiste et le fermier réunis pour un voyage des plus troublants.

Car rien n'est jamais aussi simple qu'il n'y paraît : à chacun ses secrets, ses zones d'ombre, son passé qui le suit de près. Les esprits rôdent dans leur sillage et les terres comanches sont propices à leur épanouissement. Rêves, visions, autant d'images promptes à altérer les coeurs et les plaques photographiques.

Quant aux corps... Chaleur, proximité, isolement et tensions font perler de sensuelles gouttes de sueur, qui glissent, roulent, caressent avec la douceur de l'étrange paysage au sein duquel se meut la compagnie : roches rondes comme des galbes, pics dressés comme des poings levés, failles étroites aux parois de muqueuses...

Le cadre rêvé pour permettre à Frédérik PEETERS de lâcher la bride à son style organique (déjà évoqué ici ou ) qui fait vibrer la nature à l'unisson des élans de ses personnages. Un trio qu'il anime avec un plaisir évident : l'abject Stingley, le troublant Milton, le troublé Oscar...

La généreuse pagination (plus de cent pages !) permet au dessinateur de prendre le temps, de s'offrir et nous offrir de vastes images et de donner aux paysages et aux visages toute leur place et toute leur force. Certes, les regards en coin sont parfois un peu trop appuyés, mais fallait-il attendre de la subtilité de la part d'un être comme Stingley ?

Loo Hui PHANG en a fait un parfait capitaliste, qui ne voit le monde que comme ce qu'il pourrait rapporter.

"Cette terre est riche. Nous la prendrons, nous la forerons, et nous extirperons de ses entrailles les trésors qu'elle renferme."

La métaphore sexuelle est aussi évidente que lorsque l'entrepreneur arpente les terres fesses et sexe à l'air : il est ici pour ensemencer un pays en devenir qui naîtra enfin vraiment entre ses "mains".

Aux antipodes du désir, Stingley ne peut voir d'un bon oeil l'étrange relation qui se noue entre ses deux autres compagnons.

Le désir, cet élan qui sous-tend l'ensemble de cet album. Lui qui naît de l'odeur des garçons affamés. Qui dépasse, dévore, détruit et lance sur les pistes poussiéreuses les garçons dévastés.

Riches intensions, dense contenu (la liste des sujets abordés dans l'album est extrêmement longue et brosse un portrait plutôt complet de l'époque) mais pourtant quelque chose coince. Peut-être parce qu'après avoir lu et entendu les auteurs parler de leur album, une étrange impression s'en dégage : celle d'un message à contre-pied de leurs intentions. Ils voulaient inverser les valeurs masculines et féminines mais chutent au final sur une relation étrangement conventionnelle. Pire, les visions d'Oscar pourraient presque relever d'un retour à l'ordre normal et moral.

Mauvaise interprétation de ma part, peut-être, mais le malaise demeure.

Et il ne disparaît pas à la relecture.

L'odeur des garçons affamés reste une excellente bande dessinée, portée par deux auteurs majeurs qui ont pris un plaisir évident (et palpable) à la construire en profondeur, mais son interprétation peut laisser une impression confuse et mitigée.

C'est dommage.

Champimages qui troublent.

L'odeur des garçons affamés*
L'odeur des garçons affamés*
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:35
Statuette sauvage
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 07:32
Raging Bulles à Toulon - 30 juin 2016

Dernier Raging Bulles de la saison en vue !

Après une année bien chargée en lecture, une dernière sélection pour terminer l'année en beauté ! En prime, non pas 6 mais 7 titres (de quoi compenser les fois où nous en avons moins lu que prévu...)

Rendez-vous est donc pris :

JEUDI 30 JUIN

A partir de 19h30

A La Table de Lilith

Rue Paul Lendrin - Toulon

Au programme :

DECONNICK Kelly Sue & DE LANDRO Valentine, Bitch Planet T.1, ed. Glénat.

SQUARZONI Philippe, Homicide, une année dans les rues de Baltimore, ed. Delcourt.

MEURISSE Catherine, La Légèreté, ed. Dargaud.

GNEHM Matthias, La Ville copiée, ed. Urban China.

MAKYO, Manipulator : la 1ère BD qui décrypte toutes les formes de manipulation, ed. Les Arènes.

DALRYMPLE Farel, The Wrenchies, ed. Delcourt.

RENNIE Gordon & E. Martin, White Trash, Ankama, Label 619.

Raging Bulles à Toulon - 30 juin 2016
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 11:10
Le Voyageur du Mésozoïque

Même si le temps s'est un peu arrêté sur k.bd (les aléas de la vie des uns et des autres, le temps disponible qui se contracte toujours plus qu'il ne se distend...) nous continuons de travailler dans l'ombre et le plus grand secret à notre thème FRANQUIN déjà évoqué par ici.

Difficile de faire référence au "Maître de Marcinelle" sans accorder un peu de temps à l'un de ses héros les plus emblématiques : Spirou. Certes, il n'en fut ni le créateur (ROB-VEL s'y colla) ni celui qui le modernisa le plus (TOME & JANRY s'en chargèrent quelques années plus tard) mais il lui insuffla son dynamisme graphique et ses idées folles (grâce, entre autres, au Comte de Champignac), sans oublier la plus fascinante créature des mondes réels et imaginaires : le Marsupilami.

Mais si l'on retrouve bien ces 3 héros dès la couverture (sans oublier Spip et Fantasio, bien sûr) du Voyageur du Mésozoïque, ils n'en sont pas les principaux protagonistes : la superstar de cette 13ème aventure (si l'on en croit le sur-titre) fait déjà vibrer la coquille qui l'enferme depuis 50 millions d'années et qui a bien besoin de se dégourdir les pattes : un dinosaure lui-même !

Loin de moi l'idée de vous déflorer l'histoire, l'animal apparaissant assez vite dans l'album (et la couverture elle-même se montrant assez éloquente !). L'histoire consiste surtout en une série de saynètes relatives à l'intrusion de ce "voyageur du temps" dans la campagne profonde du milieu du XX°s. Il y bouscule autant les habitudes de la communauté scientifique réunie à son chevet (ou plutôt à son... berceau !) que la vie des villageois de Champignac qui, une fois la panique passée, s'entassent dans leur voiture avant de faire appel à l'armée.

FRANQUIN faisant intervenir l'armée dans l'une de ses histoires ? Elle risque de passer un bien mauvais quart d'heure ! Mais qui, alors, pourrait arrêter le placide mais disproportionné plateosaurus bien trop grand dans un monde réduit à l'échelle humaine ?

A vous de le découvrir entre les pages de cette aventure pour le moins "à l'ancienne" - mais peut-on lui en faire reproche alors qu'elle date de... 1960 ?

L'histoire ressemble surtout à une succession de scènes humoristiques un peu désuètes jouant avec un certain nombre de clichés : scientifiques distraits, journaliste trop curieux, armée agressive... Les portraits à charge que FRANQUIN brosse au fil de l'album sont parfois un peu trop appuyés.

Graphiquement, rien à dire bien sûr : tant le tout est vivant (trop agité pour certains, peut-être) et démontre le plaisir que FRANQUIN prit à le dessiner.

Mention spéciale pour le regard du dinosaure qui n'est pas sans rappeler celui du Flagada, et pour les expressions et attitudes du Marsupilami, quintessence de l'art du maître.

Au final, une histoire à la narration un peu dépassée mais au dynamisme toujours efficace, qui n'évite pas certains écueils (répétitivité de certaines scènes, abondance de clichés) mais qui donne à lire, avec une grande virtuosité dans le découpage, un certain nombre de messages pacifistes chers à l'auteur.

Difficile de lui en faire reproche !

Champimages d'un autre âge.

Le Voyageur du Mésozoïque
Le Voyageur du Mésozoïque
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:17

La 9ème édition du festival BD Bulles en Seyne commence bientôt !

Expos, dédicaces, animations, et deux tables rondes animées par mes soins :

Samedi 11/06 - 16h : Animaux en images, avec A.Dan, Sébastien ORSINI, Anne MONTBARBON, Thibaut MARTI et Vincent PROU.

Dimanche 12/06 - 10h30 : Autour des contes, avec Johan TROIANOWSKI, Richard DI MARTINO et DOMAS.

A vous de venir buller avec nous !

Bulles en Seyne 2016
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 19:01
Raging Bulles à Toulon - 26 mai 2016

Suite de nos aventures en bande dessinée avec le rendez-vous mensuel de notre Raging Bulles. Attention à la trêve estivale qui arrivera bientôt !

Pour l'heure, on ne change pas une modalité qui gagne : rendez-vous jeudi 26 mai 2016 à partir de 19h30 à la Table de Lilith (rue Paul Lendrin - Toulon).

Au programme :

TAKADA Yû & OCHIAI Yusuke, Anguilles démoniaques – Unagi oni, ed. Komikku.

KNISLEY Lucy, Ligne de flottaison – Carnet de bord de ma croisière senior, ed. Steinkis.

MANDEL Lisa, La fabrique pornographique, ed. Casterman (coll. Sociorama).

HARREN James & ARCUDI John, Rumble #1, ed. Glénat.

LASSUS Oriane, Quoi de plus normal qu'infliger la vie ?, ed. Arbitraire

Bonnes lectures !

Raging Bulles à Toulon - 26 mai 2016
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