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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:36

Willis from TunisAvec quelques mois de décalage horaire - le monde n'est jamais aussi éloigné que lorsqu'il se trouve à un jet de pierre, ou peu s'en faut - voici quelques mots sur un chat de papier qui a bien fait miauler de lui de l'autre côté de la Méditerranée, ces derniers temps : Willis.

 

Mascotte de la révolution tunisienne de l'hiver dernier, ce chat caustique a accompagné, jour après jour - plusieurs fois par jour, même, souvent ! - les hauts et les bas d'une mobilisation allant croissant (jeu de mots facile !), portés par une population éprise de démocratie et de liberté.

 

Si tous les dessins, servis par un style souvent jeté, parfois minimaliste, ne sont pas accessibles à ceux qui, comme moi, n'ont vécu "l'événement" que depuis les médias, les dates et les nombreuses annotations sont un précieux complément à une lecture qui, de simplement plaisante - car le chat a de l'humour ! - en devient intéressante.

 

Certains dessins sont un peu répétitifs, d'autres très anecdotiques, mais tous, à leur manière, rendent à la fois hommage aux acteurs de la révolution tunisienne, et à l'importance du dessin de presse dans le compte-rendu mais aussi l'animation d'un mouvement de contestation.

 

Un recueil d'une grosse centaine de dessins a été publié par l'auteure, mais le plus simple et le plus rapide est encore - en cliquant sur la belle image ci-dessus - d'aller faire un tour sur la page Facebook du décapant matou, souvent très bavard, parfois un peu lourdaud, mais globalement pertinent.

 

Champi-Miaou

 

Willis-from-Tunis---Extrait.jpg

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:11

Rodolphe TÖPFFER - Physiognomonie"Le philologue belge tient l'autre bout, proche de la sortie, son masque topfférien éclairé de biais par la lampe à pétrole."

 

Nicolas BOUVIER, L'usage du monde

 

 

Ou comment, à un siècle d'intervalle, un Suisse voyageur rend hommage à un de ses compatriotes défricheurs - pour ne pas dire inventeurs, théoriciens, avant-gardiste ! - de la bande dessinée. Rodolphe TÖPFFER, bien sûr.

 

 

(La miniature si contre est un extrait de son succulent Essai de physiognomonie)

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 08:55

Le tour du monde en bande dessinée T1 - CouvertureLa bande dessinée a souvent eu sa place au sein de la presse quotidienne, notamment sous la forme de bandes humoristiques (des historiques et transatlantiques comic strips comme Krazy Kat ou Peanuts jusqu'à notre contemporain Chat de Philippe GELUCK) peu en prises avec l'actualité.

 

Dans les titres hebdomadaires, elle peut prendre un tour un peu plus politique ou journalistique (voyez ce que propose le Canard Enchaîné, par exemple).

 

Sur des formats plus larges, et à une fréquence moindre, elle peut devenir reportage. Ainsi, le trimestriel  XXI nous offre-t-il, à chaque numéro, une histoire complète se penchant sur un événement précis, dans un coin du monde choisi.

 

Depuis 2008, les éditions Delcourt ont décidé de faire de même, mais à plus large échelle, et au sein d'une publication exclusivement réservée à la BD : Le Tour du monde en bande dessinée.

Au menu : 11 auteurs ou duo d'auteurs des cinq continents, qui portent sur l'actualité, sur leur pays, ou sur un phénomène de société plus ou moins large, leur regard d'observateur précis et d'artiste du 9°art.

 

Dans le premier opus - je n'ai pas encore eu le deuxième entre les mains - se succèdent les auteurs suivants :

 

 Clément OUBRERIE et  Marguerite ABOUET (les parents de Aya de Yopougon) se penchent sur l'immigration vers la France depuis la Côte d'Ivoire.

 

Usamaru FURUYA (à qui l'on doit le récemment traduit et grandguignolesque Litchi Hikari Club) évoque une jeunesse japonaise éprise de luxe et pétrie de superstitions religieuses.

 

Etienne DAVODEAU (spécialiste des reportages en BD, comme Rural ou Les Mauvaises gens) nous raconte son voisin d'en face, dont la vie est rythmée par les soins qu'il porte à son jardin ... et les programmes télé.

 

 Jimmy BEAULIEU (voisin de la Belle Province a qui l'ont doit le récent Comédie sentimentale pornographique) nous parle des préoccupations sociales de la jeunesse trentenaire (sic) québécoise.

 

 Miriam KATIN (auteure étasunienne que j'ai découverte dans cet ouvrage) se penche, depuis son petit chez elle, sur la campagne électorale étasunienne (nous sommes en 2008).

 

ANCCO (jeune auteure coréenne) nous livre, dans un noir et blanc déchirant, la vie désabusée d'une famille en souffrance.

 

 Karlien DE VILLIERS (à qui l'on doit Ma mère était une belle femme) brosse le portrait d'une jeune mère blanche dans une Afrique du Sud en proie à toujours plus de violence, de misère.

 

SERA (qui raconte son Cambodge natal au fil des albums) suit les pas d'un vieil homme, rare survivant des camps d'extermination, qui erre dans les rues en métamorphose de Phnom Penh, capitale en perte d'identité.

 

 Enrique BRECCIA (Argentin, auteur, entre autres, d'une biographie de Che Guevara, et fils du célèbre Alberto) dessine, avec un réalisme charbonneux, un conte futuriste où bio-carburants et guerres écologiques laissent peu de répit à l'humanité ... et à la planète.

 

 Pierre BAILLY (co-auteur de Ludo) nous livre un portrait à la fois tendre, drôle et acide de sa Belgique natale, complexe royaume où se côtoient difficilement de nombreuses communautés.

 

 Kikuo JOHNSON (jeune auteur hawaïen, collaborateur de nombreux magazines étasuniens) décline, dans un style faussement naïf évoquant les maîtres des comics de l'Âge d'Or, un effet papillon particulièrement apocalyptique à l'issue duquel la nature reprend cruellement ses droits sur une humanité balayée.

 

Formes des plus variées, résultats inégaux, ce premier tome offre une intéressante vue panoramique d'un art qui n'en finit pas d'explorer de nouvelles voies graphiques et scénaristiques.

Si tous les auteurs ne se prêtent pas au jeu de la même manière - certains s'écartant de l'actualité pour flirter avec l'autobiographie ou la métaphore -, ils nous livrent un riche instantané d'une production mondiale large, et nous rappellent combien les artistes, même lorsqu'ils créent de la fiction pure, ne sont jamais déconnectés des destins de leurs contemporains.

 

Une initiative à découvrir, en espérant que Delcourt en poursuivra son édition annuelle.

 

Champimages des quatre coins du monde.

 

Le tour du monde en bande dessinée T1 - Extrait

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 09:03

Welcome to the death club - CouvertureBridge, judo, macramé, randonnée, biker... Nous avons tous, à un moment ou un autre de notre vie, fait partie d'un club. Sans jamais tous fréquenter le même, faut pas exagérer, les goûts et les couleurs, tout ça...

Pourtant, qu'on se le dise, tous les "clubbeurs" du monde se retrouveront sous la même enseigne, en bout de course : "The Death Club".

 

Voilà sans doute pourquoi, en toute logique, WINSHLUSS a décidé de brosser un portrait en petites touches de ce club pas comme les autres.

Welcome to the death club, ce sont huit histoires courtes dans lesquelles la Mort (sic) joue le premier rôle. Qu'on cherche à l'éviter, la contourner, la retarder, ou - passez-moi l'expression - la baiser, elle finit toujours par avoir le dernier mot.

Seule ou en famille, elle s'invite sur la route, dans les immeubles anonymes, sur les champs de bataille, dans le coeur des artistes, à la fête foraine.

 

Difficile de traiter un sujet aussi grave, aussi sombre, sans l'humour indispensable pour en rendre la lecture supportable. WINSHLUSS s'y entend pour inviter rire grinçant et cynisme cruel à chaque coin de case. Quasiment sans dialogues - seuls les zombies ont droit à la parole ! -, avec un expressionnisme particulièrement éloquent, il brosse, à travers ces contes cruels, le portrait peu reluisant d'une humanité - qu'elle ait visage de cochon, d'oiseau ou de cafard ! - particulièrement détestable, cruelle, égoïste, lubrique, amorphe, cupide.

 

Graphiquement, l'auteur du très célébré Pinocchio, et de l'inattendue adaptation animée de Persépolis - avec Marjane SATRAPI - fait feu de tout bois. D'une case à l'autre, son trait peut passer de l'épure au charbon, des aplats les plus froids et cernés aux lavis du brouillard graphique. Mais loin de nuire à la cohérence et la fluidité, ces ruptures, qui rappellent combien rares sont les auteurs à sortir des sentiers battus de la conformité, mettent le dessin au service de l'expressivité maximale. Aucune concession à l'académisme, l'histoire seule au premier plan.

 

Que les plus angoissés se rassurent : ce concentré d'humour noir et d'acidité se termine bien, autour d'une barbapapa, entre un père et un fils réconciliés.

Comme quoi, finalement, la vie n'est pas si dure que ça.

Et, au pire, il reste la mort pour s'en remettre.

 

Champimages en noir et blanc.

 

(A noter qu'en même temps que WINSHLUSS développait son Death Club, FELDER et WITKO, ses compagnons de route chez les Requins Marteaux, inventaient la vie de Muerto Kid. Il est parfois des sujets cruellement d'actualité...).

 

Welcome to the death club - Extrait

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 09:29

Forum romain

 

"Carthage était gouvernée par les riches, c'était donc une ploutocratie. Rome aussi était gouvernée par les riches, c'était donc une république."

 

Will CUPPY, Grandeur et décadence d'un peu tout le monde

(Découvert dans les pages de Fluide Glacial grâce à l'érudit Yves FREMION)

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 16:19

Je François Villon

"Frères humains, qui après nous vivez,

N'ayez les coeurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis."

 

Ainsi commence la ballade des corps qui se balancent au vent du gibet, la célèbre Ballade des pendus qui, entre autres, fit le succès de son auteur, François VILLON, dans le coeur de ses contemporains déjà.

 

Margot, tavernes, amis, filles d'un soir, monseigneurs, amours profonds... Ils sont nombreux à avoir eu les honneurs des vers les plus inattendus de ce XV°siècle parisien baignant dans la fange, la misère, la violence, la famine, et un alcool trop fort pour laisser indemne.

Face à la religion et ses chantres souvent implacables, face à une justice du poing d'acier, face à une féodalité où rares sont ceux à pouvoir s'écarter de leur chemin de naissance, comment résister sinon par les mots et l'excès ?

Excès d'humour, excès d'humeurs, excès d'amour, et la recherche d'un toujours plus forcément inaccessible et forcément destructeur...

 

Autant d'excès qui portent maître François depuis sa naissance, marquée au fer rouge : "Jeanne a été brûlée. Dans la salle Saint-Louis de l'Hôtel-Dieu, tout le monde était stupéfait. Moi-même, j'en suis tombé de la vulve de ma mère !"

 

Dans ce siècle encore trop jeune, les repères ont déjà volé en éclat : la pucelle-symbole d'un pays en résistance n'est plus, et le plus brillant poète des siècles passés et à venir affûte ses vers dévastateurs.

Il a matière à aiguiser, le bougre, entre le corps pendant et oscillant de son père et la silhouette de sa mère qui, poussée par la nécessité, connaît le sort malheureux des voleurs...

Elle a toutefois eu la présence d'esprit - et on l'en a traitée de faible ! - de confier son fils unique et chéri à Guillaume de Villon, généreux homme d'Eglise qui n'aura de cesse d'éduquer le jeune François, et de subir les conséquences de ses actes...

 

Une fois lettré, bien sur pieds, et la langue bien pendue, le jeune prodige s'adonne à tout, sans limite, cherchant la destruction mais ne trouvant que le génie.

Rejetant ses amours, reniant ses amis, il s'enfonce dans le pire à la recherche peut-être d'un absolu qui n'existe que dans ses mots.

Les premiers vers qu'il disperse au vent s'arrachent comme des petits pains à cette époque où on en manque, et les dents noircies du peuple de l'entre-deux, à défaut de victuailles, mâchent les mots qu'on se répète de taverne en taverne, quitte à froisser les puissants, ou les amuser. Un temps.

 

Etrange et fascinant destin que celui de François VILLON, poète maudit et romantique avant l'heure.

Terriblement et profondément marqué par une vie à qui il le rend bien, il met en actes et en mots sa colère, ses regrets, ses surprises, ses dégoûts, ses maigres espoirs, son désenchantement...

 

Portée par le verbe éclatant de Jean TEULE, cette biographie romancée nous plonge dans ce monde sale et cruel qui fut notre passé pas si lointain, dont on ne retient souvent que les images d'Epinal de la Jeanne aux yeux dans le ciel ou de Charles le roi fou.

Mais cette époque était aussi celle de la boue qui colle aux vies, de l'injustice héréditaire, de l'impossible rébellion, et des inévitables et incontrôlables éclats, soupapes d'une colère populaire toujours plus forte.

Le quartier de la Sorbonne bouillonne, il a trouvé son hérault, mais ce dernier, poursuivi par les foudres des hommes, de Dieu, et de son insatisfaction, ne sait trouver le repos.

La route l'appelle, la prison le détourne un temps, et quand son corps, son coeur et son esprit pensent avoir tout enduré, il part, sans se retourner, vers le seul objectif qui soit à sa hauteur : l'horizon.

 

Merveilleuse et poignante occasion de découvrir la vie et l'oeuvre du premier des poètes ce chair et de chancre, Je, François Villon, est à lire une chope à la main, le nez dérangé par les ferments de la grouillante vie citadine, et les cheveux agités par le vent du génie révolté.

 

"Dites-moi où, en quel pays..."

 

Une vie à jamais rythmée par le balancement hypnotique des corps le long des gibets...

 

Champillon

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:04

Gordon MATTA CLARK - Conical Intersect (détail),1975,27-29

 

 

 

 

 

 

"Il y a des villes trop pressées par l'histoire pour soigner leur présentation."

 

Nicolas BOUVIER, L'Usage du monde.

(Merci à Gordon MATTA CLARK pour l'image)

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:47

Jolies ténèbres - CouverturePar une après-midi bien tranquille, Aurore, grands yeux noirs et longue chevelure blonde, reçoit Hector, son beau "prince charmant". Le chocolat chaud est servi, le cake tranché, tout va pour le mieux.

Et pourtant tout bascule...

 

Dans ce coin de forêt à la lisière du monde, un corps ne bouge plus, sous les arbres, parmi les feuilles et les brins d'herbe. Et la faune locale - souris, écureuils, crapauds, oiseaux... - voit d'un oeil prédateur mais méfiant en déferler une autre : une horde d'enfants étranges, bavards, cruels, joueurs, inconstants, inconséquents, et à la mémoire courte.

Des enfants, tout simplement.

Les saisons passent, emportant le grand corps et l'ordre fragile qui régnait au sein de la petite communauté : la faim, la soif, le pouvoir, se conjuguent au gré d'alliances, de jalousies, de folies, pour faire peu à peu éclater ce groupe improbable au passé mystérieux et à la fin nébuleuse.

Aurore a beau se démener, la barbarie n'est jamais bien loin, et même vêtu d'un beau costume, un rat reste un animal. Un humain aussi, d'ailleurs...

 

A partir d'une situation initiale particulièrement originale et dérangeante,  Fabien VEHLMANN, auteur  des situations sombres et pesantes rencontrées dans Seuls ou  Les derniers jours d'un immortel, semble nous livrer sa version de Sa majesté des mouches de William GOLDING : dans un vaste huis-clos forestier (sic), il met en lumière les dérives de la société, à travers l'évolution des relations au sein d'un groupe d'enfants livrés à eux-mêmes. L'innocence et la cruauté  se partagent le champ des rencontres et de la vie en communauté, et c'est bien souvent la seconde qui l'emporte, mue par l'inconséquence et l'égoïsme.

Rien n'est grave, rien n'est réellement problématique, et tout obstacle peut être détruit dans la seconde, tout chagrin oublié dans l'instant. Le Pays Imaginaire de LOISEL n'est pas très loin.

 

L'idée de ce conte inquiétant vient de Marie POMMEPUY, versant féminin de l'auteur bicéphale  KERASCOËT. L'auteur à quatre mains (Sébastien COSSET en constituant l'autre moitié) a su mettre son trait polymorphe au service de cette histoire qui se joue simultanément sur deux plans : celui du corps étendu, de la forêt, des animaux, environnement mystérieux, réaliste, hostile, et pourtant indispensable, et celui des enfants qui, dans un style plus dynamique, plus "jeté", animent ces lieux figés. Et y font naître le malaise.

Caractérisant chaque personnage parfois jusqu'à la caricature - appuyant ou prenant à contre-pied son caractère - le couple d'auteur réussit à faire coexister ces deux univers très opposés avec une homogénéité graphique et colorée particulièrement réussie.

 

Sous son joli titre et derrière ses images parfois enfantines, Jolies ténèbres cache un récit très dur, très sombre, où l'amour et la mort, éternels frères ennemis, se côtoient pour le pire.

Aucune concession, aucun optimisme, juste la sauvagerie des instincts les plus profonds soudain mis à nus au sein de cette assemblée livrée à elle-même, et un malaise permanent.

Même s'il force parfois le trait, Fabien VEHLMANN saisit avec justesse la cruauté enfantine tapie au plus profond de chacun d'entre nous.

En jouant sur une palette graphique très large, KERASCOËT sert à merveille cette histoire qui se voudrait un jeu "pour de semblant" mais qui se révèle implacable.

 

Entre le goûter initial et le banquet final, Aurore a beaucoup changé.

Pas forcément en bien.

Mais sans doute était-ce nécessaire à sa survie.

Tristes ténèbres.

 

Champimages des profondeurs

 

(Une BD chroniquée dans le cadre du thème de juillet de K-BD)

 

Jolies ténèbres - Extrait 1

 

Jolies ténèbres - Extrait 2

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:54

La rue Paul Lendrin, plus connue sous le nom de "Petit Cours Lafayette", fête l'été à sa manière - avec seulement quelques jours de décalage - en organisant une journée spéciale le samedi 25 juin 2011 :

 

25 juin 11 - ptitcours

 

En prime, histoire que la programmation soit complète, petit rappel :

 

- notre association  Les Yeux dans les Jeux anime une après-midi ludique de 15h à 18h au Café Culture, dans la même rue

- la Librairie Contrebandes vous invite à écouter, à 18h, Ramona BADESCU qui viendra lire son Bal d'automne.

 

Que demander de plus ?

 

Champi ça bouge dans ma rue

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 09:35

Raging Bulles - Logo

 

Dernière édition de l'année 2010-2011 pour notre rendez-vous mensuel autour de la bande dessinée et de bons verres de vin : le désormais célèbre  Raging Bulles.

 

Il aura lieu

 

JEUDI 30 JUIN 2011

A PARTIR DE 19H

A LA CAVE DE LILITH

(rue Paul Lendrin)

A TOULON

 

 

La dernière sélection pour finir en beauté :

 

 HULSING Milan & EL BISATIE Mohammed, Cité d'argile, Ed. Acte Sud/L'An 2.

 

TEZUKA Osamu, Debout l'humanité, Ed. FLBLB

 

BLAIN Christophe,  En cuisine avec Alain Passard, Ed. Gallimard.

 

 KINDT Matt, L'histoire secrète du géant, Ed. Futuropolis.

 

FURUYA Usamaru, Litchi Hikari Club, Ed. IMHO.

 

DUCHAZEAU Frantz, Lomax, Ed. Dargaud.

 

 

Bonne lecture !

 

Champimages à déguster.

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