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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 11:46

Red Fang - Wire

 

Chroniques de la destruction volontaire (pensez à cliquer sur l'image !), par Red Fang.

link

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:43

Tony Chu T1 - CouvertureTony Chu - "Chew", dans la version originale, un nom bien plus explicite - , modeste enquêteur de la police de Philadelphie, est cibopathe : il lui suffit de croquer dans un aliment pour revivre en quelques secondes toute l'histoire du fruit, légume, poisson ou morceau de viande piqué au bout de ses couverts, de la petite graine à son assiette. Spectacle supportable dans le cas d'une pomme ou d'une carotte, déjà plus difficile à vivre pour un bon steack, par exemple. Seules les betteraves, pour une raison inconnue, trouvent grâce à ses yeux. Elles constituent donc une part non négligeable de son alimentation.

 

Frère du célèbre et médiatique cuisinier Chow, Tony officie dans un monde où l'élevage, la commercialisation et l'ingestion de poulet sont rigoureusement interdits depuis une terrible épidémie de grippe aviaire. Il traque sans relâche trafiquants en tout genre et tenanciers de restaurants illégaux.

 

Alors qu'il s'apprête à interpeller un des barons du trafic de volaille, il fait la rencontre du mystérieux et imposant agent Mason Savoy, agent spécial du R.A.S. (Répression des Aliments et Stupéfiants, bien sûr). Ce dernier, au vu du palmarès et surtout des capacités de l'agent Chu, ne tarde pas à lui proposer d'intégrer son service. Et à lui apprendre à se servir de son extraordinaire capacité de manière plus efficace et ... bien moins conventionnelle.

 

Le moins que l'on puisse dire, et le sous-titre en annonce bien la couleur, c'est que Tony Chu est une série poltiquement peu correcte, qui mêle théories du complot, manipulations gouvernementales et enquêtes policières sur fond de cannibalisme utilitaire.

Le ton est toutefois suffisamment léger, et le dessin suffisamment semi-réaliste, pour que le lecteur ait davantage le sourire que la nausée.

 

 John LAYMAN, dans la lignée d'un Warren ELLIS ou d'un Ben TEMPLESMITH, a mijoté une histoire mêlant anticipation presque crédible et pur délire.

 Rob GUILLORY, de son trait souple qui n'est pas sans rappeler tout un pan du dessin animé contemporain, a su mettre cet aventure en images sans aucune censure mais avec la distance graphique nécessaire pour que jamais nos estomacs ne se retournent. Il a en prime su parfaitement illustrer les instants où, après une bouchée, Tony se retrouve plongé dans un kaléidoscope d'images et de sensations envahissantes.

 

Personnages originaux parfois agréablement caricaturaux ou cartoonesques, situations étranges, absurdes, probables et improbables, riches, intrigues suffisamment emberlificotées pour être intéressantes sans perdre le lecteur : Tony Chu est une série qui commence plutôt bien, et qui laisse planer suffisamment de mystère pour qu'on ait envie de lire la suite.

Ca tombe bien, elle est déjà sortie !

 

Vous en reprendrez bien un morceau ?

 

Champi en sauce

 

Tony Chu T1 - Extrait

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 09:55

Requins-marteaux---La-fin-est-proche.jpg

 

Tous les détails sur leur site internet.

A nous de faire en sorte que ce vivier créatif et anti-conformiste résiste encore et encore !!

 

Champi des grands fonds

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 09:45

Cercle vicieux - Couverture

« Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux », écrivait Eugène IONESCO dans la Cantatrice Chauve.

Etienne LECROART, chantre du double sens osé – ou parfois carrément rentre dedans ! - se prête au jeu d'écriture et au jeu du vice dans Cercle vicieux, exercice de style à la mode de l'OuBaPo.

 

Soit un professeur, son assistant et sa secrétaire, enfermés dans un labo où rien ne tourne rond, et tout en même temps. Perclus de doute quant à ses capacités scientifiques, le professeur essaie de présenter sa dernière création à la jeune femme, quand une dispute éclate avec son assistant. Le ton et la tension montent, les mots appellent les coups de feu, et voilà la jeune femme raide morte. Triste fin, non ? Sauf que ce n'est que le début d'un étrange processus :    « Demain sera un autre jour. Ou plutôt... Non, le contraire. » La machine, apparemment inutile, aurait-elle en fait fonctionné ?

 

Etrange histoire que voilà, au propos un peu décousu parfois, et aux dialogues en dents de scie.

A voir la couverture, on pourrait penser que Etienne LECROART se contente de démontrer que c'est le sexe qui fait marcher le monde.

Mais en grattant un peu – l'histoire, bien sûr – on perçoit la contrainte narrative à l'oeuvre – rappelez-vous que nous sommes au coeur d'une oeuvre oubapienne - : le palindrome. Palindrome évoqué en cours de route (et passé à la moulinette des anagrammes, en prime !).

 

En deux mots, un palindrome est un mot ou une phase qui se lit dans les deux sens : kayak, Laval, Esope reste ici et se repose...

Etienne LECROART, adapte de la création à contraintes – souvenez-vous de son excellent Pervenche et Victor, BD à plier de la collection Patte de mouche (toujours chez l'Association), qui permettait de transformer une agressive scène de ménage en une torride invitation à la luxure – se prête donc à l'exercice palindromique en bande dessinée. A savoir : la première case est aussi la dernière, la deuxième l'avant-dernière, la troisième, l'antépénultième (rare occasion de placer ce mot en société !!) ... Le tout organisé autour d'une case centrale que nous vous laissons le plaisir de découvrir.

 

Bien sûr, le procédé nécessite un gros travail sur le texte, essentiellement, avec des bulles susceptibles d'ouvrir autant sur la suivante que sur la précédente. Certains mots, segmentés et répétés, alourdissent parfois la lecture, mais permettent de jouer du double sens.

Certaines cases fleurent bon l'artifice, mais une fois que l'on a perçu l'enjeu créatif, on prend un malin plaisir à chercher les pistes que l'auteur a suivies ou abandonnées pour arriver à ses fins.

 

Les frères SCHUITEN avaient déjà expérimenté le procédé avec Nogegon, en 1990, chez les Humanoïdes associés. Mais le palindrome n'était pleinement utilisé que dans le titre, l'histoire relevant plus du miroir, de l'inversion.

Avec LECROART, la contrainte est pleinement appliquée, d'où un résultat un peu mécanique parfois.

Mais drôle, ingénieux, et qui ne laisse pas le cerveau inactif. De plus, l'histoire est suffisamment brève – elle est parue dans la collection Mimolette – pour ne pas lasser.


De quoi agréablement découvrir l'inventivité de ces auteurs qui pensent, à juste titre, qu'une contrainte préalable fera toujours naître une oeuvre inattendue.

C'est chose faite.

 

Champipmahc

 

Cercle vicieux - Extrait

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 07:23

Télérama"La direction de l'institution a refusé de publier dans sa revue un article du chercheur Nicolas Bancel sur la France postcoloniale. L'universitaire Esther Benbassa, qui coordonnait le dossier, fustige cette institution publique, “sa revue officielle” et sa “rédaction aux ordres”. Elle vient de claquer la porte."

 

La suite est à lire ici, sur Télérama.fr.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 19:01

Maison Close - CouvertureVoilà une Maison Close qui semble bien mal porter son nom, tant elle est ouverte aux quatre talents : bâtie et décorée par les architectes  RUPPERT & MULOT, elle a accueilli, le temps du Festival de la BD d'Angoulême, édition 2009, 31 auteurs (rien que ça !) de styles et d'horizons différents, venus se prêter au jeu du corps à corps graphique dans une atmosphère feutrée...

 

Tout n'est pourtant ni rose ni tendre autour de cette Maison Close, car bon nombre de dessinatrices et dessinateurs s'en sont donné à coeur joie pour dynamiter les lieux proposés : distributeur de billets, façades voisines, porte d'entrée - que  Lewis TRONDHEIM garde avec son regard noir habituel - ou vestiaire, salon, escalier, chambres... Ainsi qu'une étonnante cave, galerie de l'inattendue finalement très logiquement à sa place ici.

 

Certains invités ne sont que de passage - le temps de quelques cases - d'autres squattent la Maison et les pages presque de bout en bout, tous en tout cas semblent prendre plaisir à occuper et déformer les lieux, et à provoquer d'improbables rencontres.

En vrac :  KILLOFFER et  Anouk RICARD, NADJA et  François OLISLAEGER ...

 

L'histoire, en deux mots ? RUPPERT & MULOT, tenanciers du lieu - et initiateurs du projet - ont invité des auteurs hommes et femmes à se rencontrer, et plus si affinité, dans les chambres de la Maison Close. Mais bien sûr ça ne se passe pas aussi simplement...

 

Cet exercice de style - c'est le moins qu'on puisse dire ! -, nouvelle variante du cadavre exquis, est plutôt une belle réussite.

Graphiquement, chaque auteur garde son identité, sans pour autant créer un magma illisible. Effet homogénéisateur des décors de RUPPET & MULOT peut-être, ou habitude de notre oeil de voir coexister des images de plus en plus différentes - même si le noir et blanc quasi exclusif est sans doute lui aussi artisan de l'harmonie générale.

Il semble que tous les auteurs se soient bien amusés à participer à ce "méli-mélo" créatif, jouant parfois de la contrainte (ainsi, par le travestissement ou le déguisement, certains auteurs ne se montrent pas tels qu'on pourrait les attendre), souvent d'une grande complicité ( FRANTICO exhibant une effigie grandeur nature de  ZEP,  Florence CESTAC quelque peu malmenée par ses cadets) et dans tous les cas d'une bonne dose d'inventivité - on n'en attendait pas moins !

Maison Close - Hall

Si la trame est parfois un peu décousue, s'il y a des longueurs, le résultat est une belle réussite, collection de saynètes à travers lesquelles on attend chaque auteur au tournant : comment vont-ils, chacun à leur manière, habiter et transformer les lieux ? Comment vont-ils interagir ?

Bien sûr, c'est parfois - souvent ? - aux limites de la ceinture, mais l'ambiance étant résolument potache, il serait difficile d'en tenir rigueur aux organisateurs comme aux participants.

D'autant que les hommes, dans ce bordel multipolaire, semblent pour la plupart paumés, et les femmes prêtes à en découdre. De quoi quelque peu renverser les codes en vigueur dans ces maisons-là !

 

Impossible d'estimer le temps nécessaire à la réalisation d'un tel projet.

Illusoire d'imaginer l'exposition éponyme qui eut lieu durant le festival d'Angoulême cette année-là.

Mais remercions  DUPUY & BERBERIAN - autre couple mythique de la bande dessinée - d'avoir invité RUPPERT & MULOT, et remiercions ces deux-là d'avoir répercuté l'inivitation à tous les autres.

Car le résultat est un livre à la fois beau, intéressant, et finalement jubilatoire, qui offre une élégante radiographie d'une certaine bande dessinée de ces années 2000, mêlant anciens et nouveaux venus, classiques et avant-gardistes...

 

Un chantier qui pourrait bien faire office de monument, en somme !

 

En prime, un petit lien vers un article rappelant que l'association Artemisia n'avait que moyennement apprécié l'initiative.

Et si vous souhaitez voir le hall de la Maison Close, et les commentaires compilés sur le site de RUPPERT & MULOT, c'est par ici.

 

Champimages multiples

 

Maison Close - Extrait

 

Maison Close - Extrait 2

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 11:34

Les FalsificateursSeptembre 1991. Sliv Dartungover, jeune islandais et jeune diplômé en géographie, prospecte un marché du travail pour le moins fermé. Après avoir manqué postuler comme "adjoint du directeur de l'export d'une conserverie", il entre comme "chef de projet d'un cabinet d'études environnementales", le cabinet Baldur, Furuset et Thorberg.

 

Trois noms qui vont le poursuivre, de Reykjavìk jusqu'à Krasnoïarsk, durant un long et formateur tour du monde, sur les pas de Lena Thorsen, qui l'a précédé à ce poste et qui, par les écrits qu'elle a laissés derrière elle, devient peu à peu sa rivale.

Non pas qu'un cabinet d'études entretienne la rivalité entre ses agents... Mais l'organisation qui se cache derrière, oui.

Car la modeste enseigne islandaise est l'une des nombreuses façades du CFR, Consortium de Falsification du Réel, groupe mondial et tentaculaire qui, par un lent et minutieux travail de modification des sources écrites (livres, documents, recherches universitaires, listes, recueils, bibliographies...) essaie d'infléchir le cours de nombreuses petites histoires, et à terme de l'Histoire...

 

S'ensuit une progressive découverte par le jeune homme, sous l'oeil protecteur de Gunnar Eriksson, son mentor,  des rouages du CFR, de son organisation interne, d'une partie - seulement - de ses objectifs, et de ses moyens. De ville en ville, de bureau en centre de formation, de rencontres en dossiers, Sliv expérimente un monde totalement nouveau, souterrain, paranoïaque, obscur, mais particulièrement motivant pour son appétit intellectuel : accumuler de l'information, de la documentation, penser à toutes les échelles, imaginer les orientations les plus probables et les plus bénéfiques... Autant de défis qui, s'ils ne lui laissent pas de répit, lui donnent l'impression de vivre intensément, et d'avoir une réelle emprise sur le monde.

Particulièrement intéressé par les scénarios, il manque parfois de prudence en matière de vérification des sources, au risque de peut-être en oublier certaines.

 

Méticuleux observateur du monde qui nous entoure, Antoine BELLO, fort de son expérience professionelle de chef d'entreprise, nous livre un univers particulièrement crédible : cabinets d'études, relations avec des organismes gouvernements, géopolitique, ressources humaines, psychologie du management... Tout est convoqué pour faire de ces Falsificateurs des agents particulièment bien informés, efficaces, et potentiellement réels... Une manière de donner un nouveau visage aux innombrables théories du complot qui fleurissent depuis des siècles, un visage réactualisé.

En plaçant l'action de son roman dans les années 90, l'auteur met aussi en lumière un des changements majeurs dans le monde de l'information et de la source documentaire : le passage du document matériel au document numérique. Une révolution évoquée à la fin de l'ouvrage, et sans doute développée dans la suite, Les Eclaireurs.

Avec un style relativement sobre, Antoine BELLO démonte les complexes rouages d'une société secrète, et plus largement du fonctionnement de bon nombre de dispositifs contemporains, à la fois dans leurs composantes humaines - compétition et coopération subtilement alternés - et dans leurs rapports aux sources d'informations, véritables moteurs de la politique, l'économie, l'Histoire...

Un sain rappel à la prudence face aux mots, aux images, aux preuves de toutes sortes qui, en tant qu'objets, sont tout à la fois subjectifs et falsifiables... Sans nous faire sombrer dans la paranoïa, un indirect appel à la vigilance.

 

Intéressant.

 

Champi entre les mots.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 09:58

le-canard-enchaine.jpg

 

"Depuis Fukushima, les pronucléaires  - ainsi Sarkozy en visite mardi à Gravelines - vont partout répétant quatre arguments bidons. Voyons voir.

 

* "Nos centrales nucléaires sont les plus sûres du monde." C'est évidemment en vertu de cette suprématie mondiale que nous tenons à en vendre à la planète entière. Bizarre : les Russes prétendent que ce sont eux qui possèdent aujourd'hui la technologie "la meilleure du monde en ce qui concerne la sécurité", et ce grâce à Tchernobyl, qui leur aurait permis d'"amasser une énorme expérience" ("Les Echos", 28/4). Encore plus bizarre : peu avant Fuhushima, le ministre japonais de l'Economie, qui cherchait comme les autres à placer ses centrales à l'étranger, déclarait lui aussi qu'elles étaient "les plus sûres au monde". On l'a compris : cet "argument" ne vaut guère plus qu'un slogan de pub.

 

* "Vouloir sortir du nucléaire après Fukushima, c'est comme vouloir interdire les transports aériens après un accident d'avion." Sauf que ... jamais les constructeurs d'avions n'ont prétendu que leurs joujoux étaient incassables. Tandis que les pro-nucléaires ont toujours voulu faire croire qu'ils avaient tout prévu, même le pire. Or ni Tchernobyl ni Fukushima n'étaient prévus. Il ne s'agit là de simples accidents mais de catastrophes qui ont vitrifié des régions entières pour un siècle au minimum. A quand, et où, la prochaine ? Imaginez les effets d'un accident majeur à la centrale de Nogent, aux portes de Paris, et comparez avec le crash du Concorde...

 

* "Nos centrales peuvent résister aux chutes d'avion." Pourquoi alors la France vient-elle (sans succès) de faire des pieds et des mains pour que les tests de résistance à venir sur les 149 centrales européennes ne tiennent pas compte de ce risque ? Rappelons que l'antinucléaire Stéphane Lhomme a divulgué en 2006 un document "confidentiel-défense" d'EDF révélant que les futures centrales EPR ne seront, pas plus que celles d'aujourd'hui, capables de résister à une attaque aérienne de type 11-Septembre, et que, poursuivi en justice, il a bénéficié d'un non-lieu...

 

* "Sans le nucléaire, on s'éclairerait à la bougie." L'Australie, l'Autriche, le Danemark, la Grèce, la Norvège, le Portugal, l'Italie se passent très bien du nucléaire (et l'Allemagne compte s'en passer bientôt) : on n'avait pas remarqué qu'ils vivaient comme des peuplades primitives. Rappelons qu'à l'échelle mondiale le nucléaire ne représente que 15% de la consommation d'électricité et 2,5% seulement de la consommation totale d'énergie. Qu'à lui seul l'hydroélectrique fournit autant d'électricité que le nucléaire. Et que, selon les analystes de l'Agence internationale de l'énergie, d'ici à 2030 la part des énergies renouvelables dans la production mondiale d'électricité devrait être loin devant l'atome, avec 23% (c.f. Sans le nucléaire on s'éclairerait à la bougie, par Corinne Lepage et Jean-François Bouvet, Le Seuil, 2010). L'énergie de l'avenir c'est le renouvelable, pas le nucléaire."

 

Jean-Luc PORQUET, Le Canard Enchaîné, 4 mai 2011.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 00:02

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 18:36

Raging Bulles - Logo

 

On ne perd pas le rythme du Raging Bulles, et on continue notre soirée-débat mensuelle autour de la bande dessinée : 6 titres, 4 chroniqueurs, 1 arbitre (votre serviteur !) et au moins deux heures de discussions, livres à l'appui, autour de bonnes bouteilles.

Que du bon !

 

Prochain rendez-vous :

 

JEUDI 26 MAI

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

Rue Paul Lendrin

A Toulon

 

 

La sélection du mois :

 

MAUREL Pierre, Blackbird, Ed. L'Employé du moi.

 

BROADMORE Greg, Dr Grordbort T1, Violence et aventures scientifiques pour jeunes hommes et jeunes femmes éduqués, Ed. Milady.

 

BLANDIN Marine, Fables nautiques, Ed. Delcourt, coll. Shampooing.

 

BILAL Enki, Julia & Roem, Ed. Casterman, coll. Univers d'auteur.

 

YANN & JUILLARD André, Mezek, Ed. Le Lombard, coll. Signé.

 

BEGONA Mikel & IÑAKET, Tristes cendres, Ed. Cambourakis.

 

 

A vous de lire !

 

Champimages qui causent

 

 

 

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