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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 18:36

Raging Bulles - Logo

 

On ne perd pas le rythme du Raging Bulles, et on continue notre soirée-débat mensuelle autour de la bande dessinée : 6 titres, 4 chroniqueurs, 1 arbitre (votre serviteur !) et au moins deux heures de discussions, livres à l'appui, autour de bonnes bouteilles.

Que du bon !

 

Prochain rendez-vous :

 

JEUDI 26 MAI

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

Rue Paul Lendrin

A Toulon

 

 

La sélection du mois :

 

MAUREL Pierre, Blackbird, Ed. L'Employé du moi.

 

BROADMORE Greg, Dr Grordbort T1, Violence et aventures scientifiques pour jeunes hommes et jeunes femmes éduqués, Ed. Milady.

 

BLANDIN Marine, Fables nautiques, Ed. Delcourt, coll. Shampooing.

 

BILAL Enki, Julia & Roem, Ed. Casterman, coll. Univers d'auteur.

 

YANN & JUILLARD André, Mezek, Ed. Le Lombard, coll. Signé.

 

BEGONA Mikel & IÑAKET, Tristes cendres, Ed. Cambourakis.

 

 

A vous de lire !

 

Champimages qui causent

 

 

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 23:02

le-canard-enchaine.jpg

 

Pauvres bétonneurs ! Le géant Vinci a beau faire partie du "groupe biodiversité" de la Fondation Nicolas Hulot (récemment rebaptisée Fondation pour la nature et l'homme), voilà que des écolos russes l'accusent de massacrer une forêt remarquable. Lundi 2 mai à 15 heures, ils sont même allés jusqu'à s'inviter à l'assemblée générale des actionnaires de Vinci à Paris, où une quinzaine de Robocop leur ont interdit l'entrée : Evguenia Chirikova, leur porte-parole, a tout juste été autorisée à remettre la pétition signée par 20 000 personnes s'opposant au projet d'autoroute en plein coeur de la forêt de Khimki, à la sortie de Moscou. Une vraie réussite éco-durable !

 

C'est en 2007 qu'Evguenia Chikilova découvre que 145 ha de la forêt doivent être détruits pour y laisser passer, sur une quinzaine de kilomètres, la future autoroute Moscou-Saint-Pétersbourg. Le chantier a été remporté par Vinci, pour 1,5 milliards d'euros. Or, selon la loi russe, impossible de construire des autoroutes sur des terres forestières s'il existe une solution altenative. Qu'à cela ne tienne : en 2008, le Premier ministre, Vladimir Poutine, transforme cette portion de forêt en terres constructibles.

 

En compagnie d'autres citoyens, Evguenia Chirikova se mobilise. Ambiance : venus protester contre l'entreprise opérant les premières coupes de bois, les écolos se font violemment agresser par des néonazis en service commandé. Un journaliste, Mikhaïl Beketov, tabassé en rentrant chez lui, est laissé pour mort ; il ne peut aujourd'hui ni parler ni bouger. Evguenia est menacée et harcelée (...)

 

Elle et ses amis ont commandé un audit à une ONG, Bankwatch Network. Lequel met en lumière des liens financiers établis par Vinci avec des filiales offshore russes, propriétés d'un oligarque, Arkadi Rotenberg, prof de judo de Vladimir Poutine. Interrogé par "Le Canard", Vinci s'est empressé de ne pas répondre.

 

En août dernier, les écolos ont cru l'emporter grâce à leur très médiatique mobilisation : le président Medvedev a suspendu les travaux. Mais, le 9 décembre, il a tourné casaque et donné son feu vert. Le jour même où Fillon lui rendait visite à Moscou...

 

"Notre dernier espoir est que Vinci décide de se retirer du projet, ne serait-ce que pour respecter ses engagements environnementaux", dit Evguenia Chirikova. L'essentiel, c'est d'y croire...

 

Mais les bétonneurs de Vinci n'ont guère d'états d'âme : ce sont eux qui vont bâtir l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pourtant interdit par le Grenelle. On doit bien se marrer, au "groupe biodiversité", de l'ex-Fondation Hulot...

 

Le Canard Enchaîné, 4 mai 2011

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:39

Raging Bulles - Logo

 

Notre prochain rendez-vous pour débattre de l'actualité BD - et boire quelques verres de bon vin, en prime ! - aura lieu

 

JEUDI 28 AVRIL

A partir de 19h

A la Cave de Lilith

Rue Paul Lendrin

A Toulon

 

Au programme :

 

Thomas CADENE & Collectif - Les autres gens - Ed. Dupuis, coll. Autre format.

 

Junichi NOUJOU - Tokyo la fin d'un monde - Ed. Akata, coll. Ginko.

 

Nicolas PRESL - Hydrie - Ed. Atrabile.

 

Yoshihiro TATSUMI - Une vie dans les marges - Ed. Cornélius.

 

Bastien VIVES - Polina - Casterman, coll. KSTR.

 

Hideo YAMAMOTO - Ichi the killer - Ed. Tonkam, coll. Young.

 

 

De quoi discuter à bâtons rompus durant notre prochain Raging Bulles !

Nous comptons sur vous pous vous prêter au jeu.

 

Champimages qui causent.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 12:03

CRHA - Bannière

 

"L’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui est née des rassemblements citoyens aux Glières de 2007 et 2008.
- Elle appelle les citoyens, les élus et les gouvernants à agir selon les principes du Conseil National de la Résistance qui a défini des règles de vie commune basées sur la solidarité, l’entraide et la réussite de tous.
- Sur ces bases ont notamment été créées la sécurité sociale, les retraites par répartition et consacrée la liberté de la presse."

 

Plus d'informations sur l'association CRHA et sur ses actions sur son site internet.

 

Une association découverte grâce à la revue S!lence

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 19:08

L'Ile interdite - Contenu et boîteSurgie des eaux, du passé et des mythes, l'Atlantide est de retour : ses palais magnifiques, ses jardins extraordinaires, ses sombres forêts, et ses portails colossaux.

 

Mais rien ne dure, surtout pas la gloire nostalgique, et déjà les flots frappent les parois bien fragiles des édifices séculaires un instant revenus à la vie - et au sec. Ouf.

 

Le temps est donc compté pour les quatre aventuriers - au maximum - partis fouler le sol encore détrempé de l'Île interdite, dans l'espoir d'en percer les secrets - et d'en dérober les plus précieux trésors.

Il faudra aux joueurs un peu de chance, de l'intuition, et pas mal d'astuce pour gagner l'implacable course contre la montre et l'océan, afin de réunir tous leurs personnages sur l'héliport, porteurs des artefacts sacrés, avant que les eaux ne se referment de nouveau sur l'île légendaire...

 

L'Île interdite fait partie des ces bien trop rares jeux coopératifs pour adultes, où les joueurs doivent unir leurs efforts pour gagner ... contre le jeu. D'ordinaire, le genre est surtout décliné dans les gammes pour enfants, les joueurs en culotte courte (expression un tantinet désuète mais tellement chantante !) devant s'unir contre, au choix, un corbeau, un lapin, un fourmilier, ou toute autre calamité plus ou moins naturelle.

 

Ici, il s'agit donc de déplacer et faire agir quatre personnages - choisis parmi six - chacun doté d'une capacité spéciale différente, sur un plateau de jeu évolutif : chaque case, qui représente un quartier, peut se voir noyée, puis disparaître dans l'abîme...

 

A tour de rôle, chaque joueur peut faire faire à son personnage trois actions parmi les quatre suivantes :

- se déplacer orthogonalement

- assécher la case sur laquelle le pion se trouve, ou une des cases orthogonales

- donner une carte à un autre joueur dont le pion se trouve sur la même case

- échanger quatre cartes trésor identiques contre le trésor en chair et en plastique - matérialisé par les jolis pions en forme de flamme, orbe, lion ailé ou coupe que vous pouvez entr'apercevoir sur les deux illustrations jointes.

 

Une fois les actions réalisées, le joueur pioche deux cartes "découvertes", qui représentent pour la plupart l'un des quatre trésors sacrés, mais qui réservent parfois de bonnes ou de mauvaises surprises :

- la bonne, c'est un petit équipement très utile, comme un sac de sable, qui permet d'assécher un quartier à distance, ou un hélicoptère, qui permet de se téléporter n'importe où sur la carte, et qui permet surtout, en fin de parmi, de faire évacuer tous les vaillants aventuriers rassemblés sur l'héliport. Sans hélico, point de fuite, donc point de victoire.

- la mauvaise, c'est la terrible carte "montée des eaux", qui entraîne une montée du niveau de l'eau (sic), sur la petite réglette appropriée, et surtout le fait de remettre dans le paquet des quartiers "à noyer" ceux qui l'ont déjà été.

 

Arrive donc la dernière phase (avant de passer au joueur suivant) : l'assaut des flots.L-Ile-interdite---Contenu-copie-1.jpg

En fonction du nombre indiqué sur la réglette, le joueur va piocher de 2 à 5 cartes représentant les quartiers encore en jeu.

Le quartier était sec ? Il est retourné, en position "mouillée". Ca sent l'humide, et le roussi...

Le quartier était déjà inondé ? Pas de chance : il sombre dans les abysses dont il ne reviendra jamais. Si c'était l'héliport, la partie est fichue. Si c'était le dernier temple permettant de récupérer un des quatre objets sacrés encore manquant, la partie est également fichue. Et si il accueillait un pion ne pouvant s'échapper sur une case adjacente (orthogonalement, bien sûr, sauf exception), le pion disparaît, happé par les eaux, et la partie est encore fichue.

 

Ouf !

 

La victoire est donc bien plus difficile à atteindre que la défaite, et il faudra le talent de tous les joueurs pour venir à bout de cette mission quasi-impossible.

Qui le devient encore davantage si l'on opte pour des niveaux de jeu plus avancés - le marqueur de niveau de l'eau commençant sa course de plus en plus haut sur la réglette...

 

Jailli de l'esprit fertile de  Matt Leacock, a qui l'on devait déjà le coopératif, plus complexe mais aussi plus austère Pandémie, L'Île interdite est une jeu rapide et simple dont le mécanisme, par l'inplacable emballement de l'inondation de la ville, provoque une réelle tension.

Le matériel, très joli et de bonne qualité, contribue à l'ambiance et au plaisir de jouer, et le tout tient dans une jolie boîte en métal qui aurait gagné à tenir fermée un peu mieux.

 

Au final, un jeu très agréable, pas forcément très original pour les fans de Pandémie, mais plus accessible, plutôt addictif - et si on refaisait une partie à un niveau plus élevé ? - et qui promet de belles élaborations collectives de stratégies.

 

En avant ! Mais avec des bottes...

 

Champi ludi

 

(Petit clin d'oeil au passage à Jeux de traverse, qui nous permet de découvrir le finalement vaste monde des jeux coopératifs. A vous d'y retrouver la ménagerie évoquée plus haut).

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 12:18

Polina - Couverture"Applique-toi bien sur tout ce qu'on a revu ensemble. (...) Si le professeur Bojinsky vient pour tester ta souplesse... Même si tu as mal, surtout, ne le montre pas."

 

Du haut de ses six ans, Polina Oulinov, en simple culotte blanche, attend son tour dans la grande salle de danse où le célèbre, rigide, classique et impressionnant Professur Bojinsky donne une audition.

 

"Vous n'êtes pas très souple, dites-moi".

 

Phrase sèche, comme un implacable verdict.

Et pourtant, l'avenir de la jeune fille commence ici, auprès de ce professeur à la réputation sulfureuse qui ponctuera régulièrement sa carrière.

De l'école, au théâtre, à de prestigieuses compagnies.

De Moscou à Berlin à Paris.

Polina danse, regard dans le vague, mouvements atypiques. Sans forcément savoir pourquoi.

Entre les lieux, les rencontres, les mentors, elle se cherche une identité du corps, du rythme, du port de tête, du rêve.

Les années passent comme les amours, l'envie et le talent demeurent, et l'ombre du maître, parfois à deux doigts - deux pas ? - de s'estomper, ne disparaît jamais tout à fait. Indélébile et indispensable empreinte...

 

Avec Polina,  Bastien VIVES suit pas à pas l'itinéaire atypique d'une danseuse hors-normes, dont les larges yeux noirs fixent le lecteur et l'avenir avec une étrange et flottante détermination (je ne suis pas à un paradoxe près !). Perdue entre les réalités, elle livre dans un monde relativement formaté - même au coeur de certaines avant-gardes - des mouvements et des chorégraphies éminemment personnels.

 

"Vous n'avez toujours pas compris, mademoiselle Oulinov. Vous continuez à danser tout seule, comme si nous n'étions pas là".

 

Cette intériorité - que d'aucuns qualifierait sans doute de génie - la pousse au-delà de ses limites, au-delà des cadres dans lesquels on cherche à tour de rôle à l'enfermer. Seule l'intemporelle rigueur de son premier professeur lui accorde-t-elle peut-être la liberté.

 

Graphiquement, Bastien VIVES sait faire vibrer la ligne avec passion, force ou douceur, en fonction des circonstances. Le trait s'empâte ou s'estompe d'une case à l'autre, d'un moment à l'autre, d'une humeur à l'autre, brossant des silhouettes charnelles ou éthérées.

Les silhouettes s'envolent, se dissolvent, fusionnent, au gré des mouvements et des ballets, nouant avec la grâce que BAUDOIN nous a parfois laissé entrevoir dans certains de ses albums majeurs.

 

Chromatiquement, l'auteur se cantonne au noir profond, au blanc de la feuille, et à un gris brouillard qui nimbe décors ou vêtements toujours parfaitement cernés. Rythme ternaire où le blanc se fait corps, le gris abstraction, le noir pulsation. Avec en prime, par le jeu des épaisseurs, l'impression de croiser au détour de chaque page d'étranges idéogrammes cachés parmi les ombres.

 

Si les personnages sont volontiers bavards - difficile de se taire entre adolescents, entre artistes ! - les silences ont toutes leur place, quand le mouvement remplace le verbe, et que le temps se suspend entre les cases.

Quant aux regards... Ceux de Polina, poignants, troublants, laissent imaginer la vie bousculée et les questions sans fin qui s'entrechoquent dans sa tête.

 

Bel hommage à la danse et à la liberté artistique, Polina semble également une ôde à la liberté graphique de l'auteur de bande dessinée : du corps presque abstrait au décor réaliste, du visage expressif aux lignes éparpillées, du mouvement bavard aux éclats de silence, le large répertoire convoqué par l'auteur explore les mille voies de la richesse graphique et narrative.

 

"Ca ne sert à rien d'aller le plus haut possible si on ne prend pas le temps de contempler. Alors quand vous êtes en haut, prenez votre temps."

 

Bastien VIVES prend incontestablement de la hauteur avec cet album. Qu'il nous fasse profiter de ce qu'il verra en chemin.

 

Champimages qui dansent

 

(Un tout petit regret tout de même : j'ai découvert l'album grâce à KSTR, la collection de Casterman qui m'en a fait parvenir une épreuve. Et c'est bien le mot, car s'en fut une, et des plus éprouvantes, que de lire cette version non corrigée, truffée d'erreurs d'orthographe, y compris dans certains mots-clefs et récurrents, relatifs à la danse par exemple. Heureusement que la force de l'image était là pour compenser...)

 

Polina - Extrait 1

 

Polina - Extrait 2

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:10

Kitaro le repoussant - CouvertureEtrange histoire que celle de Shigeru MIZUKI, un des vénérables pionniers du manga moderne encore en vie.

Né en 1922, il est dessinateur d'illustrations pour les kamishibai avant de partir à la guerre, en Nouvelle Guinée. Terrible plongée dans l'horreur, la maladie, la mort... à l'issue de laquelle il revient amputé d'un bras.

A jamais marqué par cette atrocité mondiale, il devient au fil des ans le maître de la représentation des yokai, créatures surnaturelles peuplant par milliers les contes et légendes japonais. Ni bons ni mauvais, ces êtres d'un autre âge, loin des considérations morales et manichéennes bassement humaines, tentent de survivre dans un monde qui oublie peu à peu son histoire et ses traditions.

Découvert par le grand public français en 2006 grâce à la traduction de Non Non Bâ, chez Cornélius - qui réalise autour du patrimoine manga un remarquable travail ! - il occupe depuis très régulièrement les étagères de nos libraires favoris.

 

Kitaro le repoussant fait partie des premiers titres réalisés par l'auteur à la fin des années 50. Dernier représentant de l'espèce des morts-vivants, ce jeune garçon au physique peu avenant et à la mèche énigmatique, flanqué de l'oeil anthropoïde de son doublement défunt père, parcourt le Japon pour régler les nombreux conflits qui éclatent entre le monde des vivants et celui des esprits.

 

Avec un trait naviguant entre la caricature - pour les personnages - et l'hyperréalisme - pour certains décors - MIZUKI Kitaro le repoussant - Extrait 1brosse des histoires "courtes" (une trentaine de pages seulement !) relativement peu effrayantes pour le public actuel, mais à la fois drôles par certains de leurs travers volontairement grotesques, intemporelles car jouant des peurs ancestrales des humains, et intéressantes par la découverte qu'elles nous offrent de ce bestiaire fantastique pour le moins surprenant.

 

En prime, ce premier tome s'ouvre par La Naissance de Kitaro, histoire courte réalisée en 1966 - les autres histoires de ce recueil datent de 1965 et 1966 - et La guerre des monstres, étonnante rencontre entre les yokai et certains monstres européens comme le Loup-Garou ou une Sorcière. Véritable choc des cultures (avec discrètes références au contexte historique japonais), et l'occasion pour le mangaka de rappeler son aversion pour la guerre (voir la case reproduite ci-dessous).

 

Suspendu entre deux mondes, Kitaro est le héros d'une série elle aussi suspendue entre deux eaux : bien que prépubliées dans la revue Garo, qui développa en son temps un manga adulte nimbé d'horreur plus ou moins réaliste, ces histoires pourrraient intéresser aujourd'hui un public jeune intrigué par la culture extrême-orientale, et prêt à s'ouvrir à un univers graphique loin des sentiers battus.

Une belle occasion de voyager dans l'espace et dans le temps, et de constater par la même occasion que certaines angoisses n'ont aucune frontière.

 

Champimages du bout du monde.

 

(Apprécions également le fait que l'éditeur ait choisi de ne traduire les onomatopées qu'en marge des cases, afin de ne pas briser l'unité graphique des images où les idéogrammes, nombreux à parcours les dessins, en sont de véritables extensions).

 

Kitaro le repoussant - Extrait 2

 

MIZUKI---Kitaro-T1---Guerre-Vietnam-copie-1.JPG

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 10:38

Le grand cirque de la vie - CouvertureA notre droite, Dieu le père, rien que ça. Barbu, chevelu, un brin mégalo - il a de quoi - des éclairs plein les mains et des certitudes plein le crâne - il a de quoi, là aussi.

A notre gauche, un philosophe un peu hirsute, débonnaire, ricanant, qui rappelle que laisser Dieu parler de l'homme reviendrait à laisser un enfant élever ses parents. Au moins les choses sont claires.

 

Au centre, le Grande cirque de la vie, recueil d'histoires courtes de  Mo/CDM regroupées en quatre thématiques : la famille, la politique, sexe et désir, fin du monde. Tout un programme.

 

Prépubliées dans Psykopat, ces histoires sont un parfait exemple de l'humour particulièrement déjanté que Mo/CDM a développé au fil de ses autres séries, notamment l'hilarant Forbidden Zone, qui paraît en tranches (de bonne humeur) mensuelles dans Fluide Glacial.

 

Avec un trait à mi-chemin entre l'école Mad et GOTLIB, Mo/CDM met en scène avec improbabilité et non-sens monsieur tout le monde, des extra-terrestres, des scientifiques et des militaires (sujets qu'il affectionne, cf Forbidden Zone déjà cité), et, surtout, la connerie humaine, sous toutes ses formes. Une bonne occasion pour l'auteur pour faire passer avec humour et causticité quelques considérations parfois un peu politiques, mais essentiellement lucides, sur le monde de la finance, de la presse, du flicage à outrance, etc...

 

De l'humour comme on l'aime, donc : tout sauf consensuel, utilisant les gags "hénaurmes" pour taper là où ça fait mal. Histoire de rire, certes, mais de rire jaune.

 

Aïe.

 

Champimages qui éclatent de rire.

 

Le grand cirque de la vie - Extrait

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:27

Didier MAHEVA, auteur de bande dessinée de talent, que j'ai eu la chance de rencontrer, avec lequel nous animons des ateliers de bande dessinée, et qui est devenu un ami, expose ses travaux à la  librairie Contrebandes à partir du samedi 16 avril.

 

En prime, il se livrera à une séance de dédicaces

 

Samedi 16 avril

A partir de 14h

A la Librairie Contrebandes

 

Et le vernissage de l'exposition aura lieu le même jour, à partir de 18h.

 

De belles occasions de découvrir cet auteur toulonnais et des travaux aux multiples facettes.

 

Affiche 16 avril 2011 - Didier MAHEVA à Contrebandes

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:15

Affiche Souleu 2011

 

"Après le succès des cinq premières éditions à la Farlède (Var), avec cette année encore 130 exposants attendus et un public chaque fois très nombreux, l'association Souleù est heureuse de vous annoncer la 6e édition des « rencontres Souleù » : Le samedi 16 et le dimanche 17 avril 2011 de 9h à 19h à La Farlède (place de la mairie et jardin public).

Cette grande foire réunit des petits producteurs biologiques, des artisans-créateurs, de nombreux acteurs du commerce équitable, de la Solidarité locale comme internationale, de la défense des droits de l’Homme ou de l’environnement. Elle se veut avant tout une journée festive et citoyenne où chacun pourra s’informer et échanger. De nombreuses animations culturelles, pédagogiques, ludiques ou musicales sont prévues ainsi que cette année la venue de conférenciers de renommée nationale (voir le programme ici).

Une buvette bio-équitable sera comme chaque année mise en place. Des stands de restauration proposeront des repas bios et/ou équitables."

 

A noter que notre association de jeux, Les Yeux dans les Jeux, animera un espace jeux de sociétés pour tous le dimanche 17 avril de 14h à 17h. Profitez-en !

 

Champiologique

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