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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 17:02

3 oct 10 - Fêtes des arts - Revest - AfficheLe dimanche 3 octobre sera placé sous le signe des arts au Revest.

 

Au programme :

 

- toute la journée, des artistes exposeront leurs travaux au coeur du village : peintures, sculptures, céramiques, bijoux, carterie 3D...

 

- exposition de costumes depuis le XVIII°s.

 

- exposition sur la vie artistique revestoise depuis un siècle.

 

- initiation à la peinture acrylique avec le peinture Jean-Claude CURE.

 

- 10h : visite guidée du village avec montée dans la Tour médiévale. Rdv office du tourisme

 

- 14h-17h, ouverture du musée copte

 

- 14h30, balade au-dessus du village vers le pigeonnier

 

- 18h : concert gratuit dans l'église

 

D'autres activités sont également au programme.

 

Le tout est organisé par l'Association Couleurs Revestoises (06 66 97 78 68), que l'on peut contacter pour plus d'informations, concernant les animations et la restauration.

 

Champi d'art.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:52

L'oreillette provençaleBien qu'elle ait connu une certaine renommée médiatique lors de l'avènement de l'ère des présentateurs de télé-réalité - à commencer par le plus célèbre cocaïnomane de France - l'oreillette est avant tout une spécialité provençale.

Non mais !

 

A partir d'une recette secrète et ancestrale que je ne peux bien sûr par révéler - sous peine de voir les terribles malédictions méridionales s'abattre sur moi ! - est élaborée cette friandise qui, après un rapide et bouillant bain d'huile, et un léger saupoudrage de sucre, vient agréablement agrémenter les fins de repas, les goûters, et tous les moments de la journée où vous pourriez avoir "un petit creux".

 

Tout ça pour dire que ma petite soeur à moi - et oui, le Champi fait partie d'une famille nombreuse ! - et son copain ont repris depuis quelques temps une fabrique artisanale d'oreillettes !

 

Ils n'attendent plus que vos palais délicats et vos appétits gourmands.

 

Les oreillettes sont vendues 2 € les 100 gr, sachant que dans 100 gr, vous comptez une dizaine d'oeillettes. Miam.

 

Pour les commander, le numéro de téléphone ci-dessus et ci-contre : 06 11 54 30 61.

Vous pouvez aussi passer à la fabrique : 51 av. Joseph GASQUET (à St Jean du Var) 83100 TOULON.

 

Régalez-vous bien ! 

 

Champ'il doit bien en rester une ou deux pour le petit déjeuner...

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:15

LAMY - Zèle de la justice

 

Romain LAMY pour Télérama.fr

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 23:10

Raging BullesCa y est, c'est officiel,  Raging Bulles, évoqué par ici il y a peu, s'intalle à Toulon. Pour un bon bout de temps j'espère !

 

Le premier round aura lieu

jeudi 30 septembre

à partir de 19h

à la Librairie Contrebandes

(qu'on ne présente plus !)

 

Au programme, les critiques croisées des 6 ouvrages suivants :

 

Acqua Alta, par Schmitt. 

Arzach T1 - L'Arpenteur, par MOEBIUS.

Bienvenue T1, par Marguerite ABOUET et SINGEON.

Cerebus, par Dave SIM.

La pes rekin T1, par Stéphane PRESLE et Jérôme JOUVRAY.

Local, par Brian WOOD et Ryan KELLY.

 

Une sélection riche et hétéroclyte, qui a a priori tout pour plaire.

 

Les échanges - entre critiques, que j'ai pour mission de modérer ! - et avec le public (que nous espérons nombreux, surtout pour cette première !!) auront lieu autour d'un ou deux verres, histoire d'échauffer les esprits, mais pas trop.

 

Pour info, à partir de 18h, la Librairie Contrebandes aura accueilli le vernissage de l'exposition "Tables d'artistes" qui bat son plein dans différents lieux toulonnais (plus d'infos ici).

 

La BD n'a jamais quitté Toulon.

Il semblerait qu'en cette rentrée, elle décide de prendre un peu plus de place.

Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai...

 

Champimages qui débattent

 

(note : le visuel n'a rien à voir avec le blog de Raging Bulles. Ce n'est qu'un clin d'oeil, en attendant le logo qui devrait arriver sous peu).

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 21:29

banniere-kbd-neon-rougeLa Nef des fous, deuxième !

 

Après la critique unique, juste ici, voici la critique croisée sur K-BD : que demander de plus ?

 

Bonne lecture !

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 15:42

17 sept 10 - Castellet 2

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 15:00

David Boring - CouvertureJ'ai déjà évoqué par deux fois dans ces "pages" le nom de Daniel CLOWES. Il était donc plus que temps d'enfin lui consacrer un article à part entière.

 

En attendant de présenter Ghost World, le livre qui le fit connaître en France - et dont le film du même nom fut tiré - voici David Boring.

 

L'histoire d'un garçon en apparence froid et ordinaire, qui partage son appartement avec Dot, une amie de longue date. Dot est lesbienne. David est obsédé par les postérieurs féminins. Dot est en butte à l'incompréhension d'un autre âge de bon nombre de gens. David rejoue encore et toujours un inoubliable été de son enfance.

 

Et surtout, il essaie d'échapper à sa mère tyrannique, et d'un peu mieux comprendre qui était son père, auteur de comics à l'oeuvre parcellaire.

 

Débarquent alors Whitey, un ami d'enfance, "un jeune blanc-bec cynique en quête de sociabilité après avoir été le punching-ball de toute l'école", et Wanda, rencontrée par hasard dans le bus, durant une scène "d'une immobilité cristalline".

 

Le décor est planté, les personnages commencent déjà à s'agiter vainement, et les thèmes chers à l'auteur affleurent au bout de quelques cases : frustration, désir, étrangeté, évoluant en heurts dans un monde raide, figé, sclérosant. Seul espoir de changement : une guerre mystérieuse, des attentats dont "on" parle, mais tout semble si loin...

 

La mort de Whitey et la disparition de Wanda bouleversent l'ordre des choses. Les obsessions de David l'entraînent toujours trop loin, Dot essaie de maintenir à flot.  Le reste du monde en décide autrement...

 

Au fil de ses différentes oeuvres, Daniel CLOWES semble être devenu un spécialiste des âmes tourmentées chancelant dans un monde castrateur et indifférent.

La réalité n'est jamais à sa place, les schémas cohérents jamais au rendez-vous, et la complexe psychologie des personnages déteint sur la trame même de l'univers.

David cherche et se cherche. Il se perd souvent, entre l'énigme des cases des comics de son père, et les petits symboles laissés par Wanda. Son obsession labyrinthique l'emporte au plus profond de la noire froideur humaine, au-delà du compréhensible.

C'est sans doute cela : Daniel CLOWES est un patient trameur et détrameur des pulsions, qu'il observe, mêle, démêle avec l'inerte distanciation dont il a le secret, servie par des récitatifs riches et oppressants, et un trait glacial, un peu raide, qui fait la part belle aux regards et aux zones d'ombres.

 

Bien sûr, il y a une histoire. Une enquête.

Bien sûr, tout cela avance, lentement, sûrement, repère par repère.

Pourtant, le malaise demeure et croît au fil des pages, des rencontres, des hallucinations de David, des tensions physiques ou émotionnelles entre les personnages.

 

Difficile de sortir indemne des récits de Daniel CLOWES, qui touche au plus profond de nous, au plus enfoui, au plus douloureux. Là où la mémoire s'étiole pour nous faire oublier nos instincts primaires.

Et, finalement, veut-on savoir ce qui se cache vraiment derrière le regard sans vie de David Boring ?

Mais a-t-on vraiment le choix...

 

Champimages en noir, et blanc, et gris foncé...

 

David Boring - Extrait

 

(Cet extrait en v.o. nous permet de constater que les cases soi-disant extraites des comics du père de David étaient en couleur dans l'édition étasunienne. Dommage que les petits gars de Cornelius n'aient pas conservé ce parti-pris pour l'édition française...)

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 11:02

Bienvenue - CouvertureJe ne vous ai pas encore parlé, je crois, de Raging Bulles. C'est un projet qui a vu le jour à Bordeaux, a grandi à Marseille, et vient maintenant prendre quartier à Toulon.

Un rendez-vous mensuel pour parler BD : je ne pouvais pas manquer ça !

4 critiques, un modérateur (votre humble serviteur, pour le coup), et six albums récents autour desquels débattre chaque dernier jeudi du mois.

 

Bienvenue, de Marguerite ABOUET et SINGEON, fait partie de la première sélection 2010-2011.

Bienvenue n'est pas qu'un hommage à un personnage à modeler créé par mon copain Richard. Je crains d'ailleurs que les auteurs ne connaissent pas, ou peu, ce bonhomme-là.

Ils ont choisi ce nom hors du commun - bien que "figurant sur le calendrier français" - pour leur héroïne en baskets rouges.

Jeune étudiante aux Beaux-Arts, Bienvenue peine à joindre les deux bouts, et ne sait pas vraiment où elle veut aller.

Alors elle se laisse porter par son entourage : sa cousine Lola, avec laquelle elle partage un très petit appartement offrant aussi peu d'intimité à l'intérieur que vis-à-vis des nombreux - et envahissants - voisins de palier. Son amie Rachel, qui vit dans un immeuble très très bourgeois gardé par une concierge très très irrascible. Son ami Olga, qui n'a pas choisi la vie amoureuse la plus simple. Et sa mère, qui vit retirée à la campagne, et qui cherche à faire revenir sa fille à ses côtés.

Sans compter les innombrables rencontres qui émaillent ces premières semaines très mouvementées : une femme dans le métro, un père de famille pour lequel elle fait du baby-sitting, un professeur un peu rude, les autres femmes de l'immeuble, les jeunes hommes de passage...

 

Vaste et riche galeries de portraits et de vies croisées, parfaitement orchestrée par Marguerite ABOUET. La vie qu'elle a déjà insufflé à sa série Aya de Yopougon se retrouve ici, dans les paysages parisiens, avec la même acuité, la même justesse, et une certaine causticité - Bienvenue cultivant l'acidité avec méticulosité. Les situations sont toutes plus probables les unes que les autres, tout en restant originales, et les dialogues, bien que parfois un peu trop écrits, sonnent très justes. Comme si la scénariste s'était parfaitement glissée dans la peau de chaque protagoniste, et dans des milieux très très différents. Une vraie caméléone !

 

Le trait de SINGEON est à l'image de l'histoire : dynamique, sachant mêler le détail et l'épure, et faisant la part belle aux expressions des visages - exercice d'autant plus difficile quand les visages se résument à quelques traits ! Les décors savent foisonner ou s'effacer au gré des besoins de la narration, et quelques images pleine page rythment avec justesse un récit souvent très dense. Les fonds noirs s'invitent parfois au milieu des hachures, conférant aux cases une densité supplémentaire, mais ils savent aussi laisser la place aux grands aplats colorés composés par le dessinateur et par Clémence.

 

Inutile de chercher dans les pages de Bienvenue le souffle de l'aventure ou de l'humour à chaque case : les auteurs nous offrent avant tout un portrait éclaté de tout un monde gravitant autour de Paris. Rencontres, questions, silences, secrets, sourires... Une comédie humaine des temps modernes, en somme. Avec justesse.

Très plaisant, à défaut d'être vraiment dépaysant.

 

Champimages de nos vies.

 

[En prime, un lien vers le site de l'association créée par Marguerite ABOUET : Des Livres pour Tous.]

 

Bienvenue - Extrait

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 08:26

Le-Voyage-d-Anna-Blume-copie-1.jpgAnna est à la recherche de son frère, qui est parti et qui a disparu.

 

Elle débarque dans une immense cité anonyme frappée par la ruine, la faim, la folie. Avec distanciation, elle décrit la société de survie et de désespoir qui s'y est développée, avant d'y sombrer.

Car la "Cité de la Désolation" (citée en avant-propos, empruntée à Nathaniel HAWTHORNE) est un ogre implacable et sans répit.

 

Après avoir suivi Paul AUSTER dans les rues new-yorkaises, nous voilà juste derrière son épaule, lui-même lisant d'un regard faussement détaché le journal rédigé par Anna, dans un grand cahier bleu qui compte trop peu de pages.

 

Dans cette interminable cité à laquelle on ne peut penser sans imaginer les immenses gratte-ciel de New-York, le froid, la misère, la détresse rôdent bien plus sûrement que des meutes de loups.

Un gouvernement instable et fantôme entretient un semblant d'ordre coercitif et incohérent, et des groupes plus ou moins importants, plus ou moins structurés, organisent un recyclage généralisé ou un acheminent accéléré vers la fin.

 

Et, entre folie(s) et décombres, Anna cherche William.

Un chemin parsemé d'embûches et de rencontres. De bribes d'espoir ou de faux radeaux.

 

Le titre original de l'oeuvre, In the Country of Last Things, en dit long sur la fin du monde qui semble se profiler à chaque page. Dans cette ville atopique et atemporelle, tout est à la fois suspendu et en lent effritement. Chaque souffle désagrège des morceaux de vie, chaque mot tombe comme un nouveau flocon de cendre dansant au-dessus du dernier brasier.

L'ailleurs d'où Anna vient, et auquel elle adresse son journal de voyage, se perd dans une nébuleuse qui n'existe sans doute plus que dans la mémoire. Perdu derrière des murailles que l'armée surveille et surélève.

 

Livre des illusions et de l'inéluctable fin, La Voyage d'Anna Blume en serait presque suffocant, s'il n'était pas aussi bref. Heureusement. Ne disposant que d'un seul cahier, Anna n'a pu tout nous (d)écrire. Heureusement. Le froid commençait à s'immiscer.

 

"J'ai essayé de tout faire tenir, d'arriver au bout avant qu'il ne soit trop tard, mais je me rends compte maintenant que je me suis très lourdement trompée. Les mots ne permettent pas ce genre de choses. Plus on s'approche de la fin, plus il y a de choses à dire. La fin n'est qu'imaginaire, c'est une destination qu'on s'invente pour continuer à avancer, mais il arrive un moment où on se rend compte qu'on n'y parviendra jamais. Il se peut qu'on soit obligé de s'arrêter, mais ce sera uniquement parce qu'on sera à court de temps. On s'arrête, mais ça ne veut pas dire qu'on soit arrivé au bout."

 

Champittéraire

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 23:04

Des hommes et des dieux

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