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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 09:02

Poule en chocolatEh non ! Contrairement à ce que l'illustration ci-contre pourrait laisser croire, je ne vais pas encore vous présenter la recette de la dinde au chocolat, que j'ai la ferme intention d'essayer un jour, mais pas tout de suite (il faut laisser le temps à cette idée pour le moins exotique de faire son chemin...).

 

Asie toujours, pour rester dans la tonalité et l'aire géographique du plat précédent, avec ce poulet au beurre qui, sous ce nom, cache davantage une recette de poulet aux épices que de poulet sauce normande. Mais il faut bien reconnaître que la recette comporte du beurre (sic), ingrédient pour le moins inhabituel dans la cuisine asiatique (si l'on excepte le beurre de yack dans la cuisine tibétaine, mais pour l'heure je vous en fais grâce. Non, non, ne me remerciez pas !).

 

Vous voilà donc en train de faire revenir dans 80g de beurre un oignon émincé, trois gousses d'ail pilées, trois cuillers à café de paprika doux, deux cuillers à café de garam masala, deux cuillers à café de coriandre moulue, une demi-cuiller à café de poudre de piment et un bâton de cannelle dans une grande casserole.

 

Quand tout cela embaume - bon, ça embaume tout de suite, mais attendez quelques minutes quand même ! - ajoutez deux cuillers à soupe de vinaigre blanc, 425g de purée de tomate, une cuiller à soupe de concentré de tomate, et 180ml de bouillon de poule. Faites bouillir le tout, puis laissez mijoter sans couvercle pendant dix bonnes minutes.

 

Ajoutez alors quatre blancs de poulets coupés en petits ou gros morceaux, au choix. Complètez avec 250ml de crème fraîche et 140g de yaourt (nature de préférence...). Portez de nouveau à ébullition, puis laissez mijoter à découvert durant dix nouvelles minutes.

 

Un peu de riz pour accompagner le tout et profiter de la sauce jusqu'à la dernière goutte, et c'est parfait.

 

Un véritable régal qui, en plus, aura parfumé la maison...

 

Champi miam !!

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:49

CurcumaAh, la magie des épices ! J'ai enfin pu expérimenter une des recettes de l'alléchant (pour les yeux comme le palais) la fabuleuse cuisine de la route des épices, dont je vous avais déjà parlé.

 

Voyager à l'autre bout du monde depuis sa cuisine, c'est un bon début en attendant d'aller fouler les sols étrangers !

Faisons ici un petit tour en Inde, avec le velouté de lentilles corail au curcuma.

 

Hacher une gousse d'ail et deux échalotes, puis faites le revenir dans une grande casserole.

 

Y ajouter une tomate coupée en petits dés, et la laisser mijoter trois minutes.

 

Ensuite, verser une grosse cuiller à soupe de curcuma dans la casserole, puis 400g de lentilles corail. Couvrir le tout de 4 fois le volume d'eau, puis laisser mijoter au moins 10 minutes (en fait, le mieux est de vérifier la cuisson en goûtant).

 

Délayer le tout avec 350 ml de lait de coco et le jus d'un citron puis, hors feu, mixer le tout.

 

Rectifier l'assaisonnement avec un peu de sel et/ou de curcuma, rajouter un peu d'eau si besoin, remettre à chauffer, et servir brûlant.

 

C'est un délice, moins doux qu'on ne pourrait le craindre, aux odeurs subtiles, aux saveurs surprenantes, et aux couleurs enchanteresses. Que demander de plus ?

 

La recette est également valable avec des lentilles vertes ou brunes, mais leur temps de cuisson est plus important, et la couleur du velouté moins brillante.

 

A vous de voir.

 

Bon appétit !

 

Champi à la bouche.

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 11:28

Salon de la BD de Ventabren - 2010On ne le dira jamais assez, Eric CARTIER est un auteur de BD bien trop méconnu. A tort.

 

Cheville ouvrière des Editions Stakhano à la grande époque de l'underground méridional, il coule aujourd'hui une non retraite tout sauf paisible à   Ventabren.

 

Fort de ses nombreuses amitiés locales - il faut bien reconnaître qu'il est difficile de ne pas devenir son ami, une fois qu'on le connaît ! - il a donc rassemblé une joyeuse et talentueuse bande d'auteurs de BD pour le

 

Premier Salon de la BD de Ventabren

Le Samedi 18 septembre 2010

 

Au programme : dédicaces, ateliers, concours, expositions, animations de rues...

 

Parmi les auteurs invités: Jean-Louis MOURIER, Christophe ARLESTON, Bruno BESSADI, Richard DI MARTINO, Christophe ALLIEL, Thomas ALLART, Eric HENNINOT, Eddy VECCARO, Clément BALOUP, Christophe QUET. Et bien sûr Eric CARTIER !

 

A noter aussi, la présence de l'illustratrice jeunesse Sophie LETA, du collectif "Même pas mal", et de nos amis du fanzine Anachronique.

 

Quelques infos supplémentaires sont sur le site internet de la ville de Ventabren.

 

A vous de buller !

 

Champimages en balade.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:41

le-canard-enchaine.jpg

 

"Il s'appelle Monsif Chabbour. Les flics l'ont cherché pendant des semaines. Ils le soupçonnent d'avoir été le complice du braqueur du casino d'Uriage, qu'ils ont tué cet été lors d'une fusillade dans la quartir de Villeneuve à Grenoble. Fin août, ils l'alpaguent enfin, l'interrogent, le juge d'instruction le met en examen pour "vol à main armée" et "tentative d'homicides volontaires". Mais le juge des libertés le remet en liberté.

Et aussitôt ça se déchaîne. "Acte de forfaiture !", hurlent les flics du syndicat Synergie. "Inadmissible, intolérable, scandaleux !", s'époumonent les flics du syndicat Alliance. Et le premier flic de France Hortefeux d'embrayer : il clame sa "très vive indignation". Et l'ancier premier flic de France Sarkozy d'en rajouter, cette décision du juge étant, dit-il, "difficilement compréhensible".

Petit problème : l'ancien premier flic de France est aujourd'hui président. En France, le Président est, dit la Constitution, garant de l'indépendance de la justice. Qu'il la critique, et on n'est plus en France. On est en Italie, sous Berlusconi, celui qui voit "des juges rouges" partout. Monsif Chabbour est-il innoncent ou coupable des faits qui lui sont reprochés ? On n'en sait fichtre rien. Le juge qui l'a remis en liberté affirme qu'il l'a fait "en son âme et conscience". Il a jugé, disent ses confrères (Le Monde, 4/9) qu'il y a "des charges dans le dossier mais pas d'éléments matériels, pas d'aveux et pas de témoins directs". Et ceux qui nous gouvernent n'ont pas à se mêler de cette décision. Ils n'ont pas à prendre le parti des flics contre la justice.

Partout sauf dans leur camp. Dès que la justice s'intéresse à un sarkozyste, metton au hasard le ministre à la triste figure Eric Woerth, alors là, on assiste au mouvement inverse : cet homme, cet honnête homme évidemment, cet ami, ce courageux réformateur du système de retraites est forcément innocent ! Et on voit même la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, le défendre publiquement bec et ongles. Dans une interview hallucinante à Paris Match (2/9), elle le répète : il n'a rien fait. "On a dit tout et n'importe quoi sur Eric Woerth (...). De quoi voudrait-on qu'il soit coupable ?"

Un procureur de la République et une président de tribunal correctionnel ont ouvert plusieurs enquêtes sur Woerth, et la garde des Sceaux nous explique que toute cette agitation est vaine. C'est plié : Woerth n'est pas seulement "présumé innocent", il est tout simplement innoncent. On en est là."

 

J.-L.P. Canard Enchaîné du 08/09/10

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 08:28

V pour Vendetta - CouvertureUne nouvelle fois,  K-BD me permet de me pencher sur toute la BD que j'aime (à lire avec le rythme adéquat !), et sur laquelle je ne reviens pas forcément - ou alors avec une fréquence voisine de celle de la comète de Halley, je vous laisse calculer.

 

Voici donc un nouveau bain salutaire au royaume d'Alan MOORE, auteur dont je vous rebats les oreilles régulièrement, mais peut-on faire autrement face au plus grand scénariste que la bande dessinée ait connu ? Et je n'exagère pas - j'invite d'ailleurs ici toute personne partageant mon avis à l'exprimer. Quant aux autres... Non, il ne peut y en avoir d'autres...

 

Nous voilà donc face à un autre monument de papier, que les non-bédéphiles ont pu découvrir il y a quelques années avec son adaptation cinématographique : V pour Vendetta.

 

Paru dès 1988, ce livre-fleuve n'a malheureusement rien perdu de son actualité...

 

Londres, novembre 1997. Après une crise mondiale qui a duré plusieurs années, le Royaume-Uni, repris en main par un pouvoir fort et autoritaire (doux euphémisme), est régi par une organisation mécanique et efficace. A sa tête : le Destin, servi par des ramifications organiques et administratives : la Voix, qui diffuse la bonne parole, l'Oeil, qui contrôle chaque coin et recoin d'espace public et privé, le Nez, qui mène les enquêtes, l'Oreille, à laquelle n'échappe aucun chuchotement, et la Main, force policière et de frappe.

Certes, la vie est rude pour les citoyens britanniques, mais peut-il en être autrement après la presqu'Apocalypse qu'a dû affronter le pays ?

 

Pourtant, toute mécanique, aussi finement huilée soit-elle, rencontre toujours un grain de sable. Surtout lorsqu'elle est machine de guerre plus que d'horlogerie.

Un grain de sable masqué, souriant, maniant le couteau et l'explosif comme personne.

Artisan du Chaos, V fait son apparition. En grande pompe.

Fou irrationnel ? Justicier inespéré ? Romantique lucide ?

Difficile de cerner V, dont les motivations et les actions semblent échapper à toute logique.

Deux personnes, pourtant, se glissent dans ses pas.

Edward FINCH, la tête du Nez (ah ah), qui veut chercher à comprendre, à tout prix.

Et Evey, jeune fille perdue, comme le pays en compte tant, et qui croise la route de V. Pour le meilleur et pour le pire.

 

D'aucuns pourraient trouver le style graphique de  David LLOYD un peu rigide et extrêmement conventionnel. Difficile pourtant d'imaginer V pour Vendetta dessiné autrement : la froideur, la raideur du trait sont un parfait écho à celles de la société mise au pas par un Nouvel Ordre coercitif. La photographie retravaillée s'invite régulièrement dans les cases, offrant, sous forme de vieilles affiches de films ou d'architectures londonniennes, un terrible fond de vérité : et si tout cela n'était pas qu'une fiction... Le trait sait se faire charbonneux lorsque les visages et les corps s'altèrent, et le dépouillement est alors de mise. Une fois encore, Alan MOORE a su tirer le meilleur parti de son collaborateur.

 

Le scénario est, comme toujours avec le maître anglo-saxon, terriblement efficace : le temps se pose, se dépose, se décompose, laissant aux destins tout loisir de se développer ou de se détruire.

La musique, omniprésente dans l'album, déroule une symphonie scénaristique parfaitement orchestrée, berçant le lecteur d'un rythme dont il est difficile de s'extraire.

Car la partition est riche et finement millimétrée, faisant sourdre sous la fiction... de tristes et contemporaines réalités : état policier, disparition du libre arbitre, situation de crise liberticide... Comme un amer goût d'actualité.

 

Les roses de l'anarchie que V cultive précieusement et offre avec acidité blessent par leurs épines, mais embellissent le monde par leur fragrance et leur robe. Sublimation d'une vengeance personnelle devenue universelle et idéologique, elles ont un double visage effrayant de contradictions. Feront-elles du monde un jardin ou un charnier ?

A moins que les deux ne soient déjà là, sous nos yeux, mais que ceux-ci ne soient fermés depuis bien trop longtemps.

Ne manque qu'un masque pour nous les rouvrir.

Qui a dit que la logique était la solution ?

 

Le V ne cache pas que la Vendetta...

 

Champimages pour ne pas oublier

 

V pour Vendetta - Extrait 1

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:37

Atelier ParrallèlePetit à petit, l'association Equinoxe fait son chemin.

Même si je ne vous rends plus compte ici de nos différentes activités - par manque de temps, bien sûr ! - je ne peux passer sous silence le nouveau projet mis en place par l'un des nôtres :  L'Atelier Parrallèle, animé par  Julien PARRA.

 

Fort de son expérience au sein de l'atelier de Max MARIGNY, puis des nombreux ateliers qu'il a lui même animés pour l'association Equinoxe, Julien propose différents types d'ateliers aux auteurs de bande dessinée en herbe :

- ateliers Formation : 3 x 3h par mois.

- ateliers Loisir : 2 x 3h par mois

- Master Class : présence d'un autre auteur professionnel une fois par trimestre pour parler de son travail, de sa technique.

 

Toutes les informations sont détaillées sur le site internet de l'atelier.

 

Un vent nouveau souffle sur la bande dessinée varoise. Qu'il mène très loin tous les vaisseaux de papier.

 

Champimages en germe

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 19:56

Jaffa - La mécanique de l'orange

 

Où va Israël ?

Rencontre avec le réalisateur et pacifiste Israélien Eyal Sivan

aprés la projection de son dernier et passionnant documentaire

"Jaffa, la mécanique de l'orange"
Vendredi 17 septembre 18h à la FOL

 Avenue des Lices à Toulon (à coté du Conseil général)

La projection sera suivie d’une pause et d’un débat entre le public et Eyal SEVAN

Entrée gratuite.

Assiette dégustation orientale (4€) lors de la pause, à réserver au 06 73 34 35 66 ou par courriel denis-ecrins@wanadoo.fr

Quelques mots sur "Jaffa, la mécanique de l'orange" :
Presque partout dans le monde, le nom de Jaffa évoque les oranges.
Depuis la fin du XIXe siècle jusque dans les années 1970, cette ville palestinienne florissante a été le premier port exportateur d'oranges du monde.

Aujourd'hui encore, chaque caisse d'oranges exportée d'Israël porte ce nom. Et pourtant il n'y a plus un seul oranger à Jaffa, absorbée par Tel-Aviv.

La ville est devenue une marque. Que s'est-il passé entre-temps ?

L'Israélien Eyal Sivan, réalisateur de l'un des films incontournables sur le Proche-Orient, Route 181, sonde l'histoire extirpée de la mémoire de son pays et donne la parole à de nombreux interlocuteurs, palestiniens et israéliens, historiens, écrivains, chercheurs, ouvriers...

Leurs témoignages étonnants s'articulent autour de riches fonds d'archives, de photos, peintures, vidéo... Des premières photos de 1839 aux films de 1948, nous découvrons d'abord que, dans les années 1920, Arabes et Juifs cultivaient ensemble le fameux agrume. Jusqu'à ce que se mette en place le discours de la « terre arabe mal exploitée et peu fertile », et que l'orange, devenue monopole israélien en 1948, devienne le symbole du nouvel Etat. Un travail de mémoire remarquable.

Organisée par l’association « Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée »

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 16:34

Mathias DURAND REYNALDO - Un couple présidentiel

 

"Le facétieux DURAND REYNALDO pastiche ici le portrait de Napoléon par DAVID, dans un style mi-pompier mi-tabloïd. Il y a Carla, Mickey, les Ray-Ban, la Princesse de Clèves et le Kärcher. Le jeune artiste, faute de galerie, a présenté son tableau à la sorite du dernier Salon du Livre, sous des regards amusés. Puis dans la cour du Louvre, les agents de sécurité lui ont demandé de déguerpir. Soit. Mais rue de Rivoli, quatre hommes surgis d'une voiture banalisée (des flics en civil ?) lui ont intimé l'ordre de remballer Napoléon le Petit, l'ont photographié au téléobjectif et surveillé jusqu'à son parking. La documentariste qui suivait l'artiste a, elle, été interdite de filmer. Circulez, y'a rien à voir."

 

Marie DARRIEUSSECQ pour  Beaux-Arts Magazine.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:39

La Nef des fous T1 - CouvertureAprès  Garulfo, revisitons grâce à K.BD une autre bande dessinée de ma presque jeunesse : La Nef des fous.

Mise à l'eau en 1993, cette nef avait tout pour surprendre : pages de garde aux longues et éclatantes rayures rouges et blanches, cocktails d'éléments issus des contes de fées, du jeu d'échec, du fantastique et de l'improbable, clins d'oeil plus ou moins appuyés à des morceaux de notre réalité à nous, et variété graphique laissant entrevoir l'extraordinaire mais trop rare talent de TURF.

 

Rien ne va plus à Eauxfolles : le Roi Clément XVII n'en finit pas de cauchermarder chaque nuit, hanté par son Grand Coordinateur bien peu affable. Arthur, le fou (du Roi, donc), apparaît et disparaît sans savoir pourquoi ni comment, et fricote avec des oiseaux qu'il offre à la belle Princesse Clorenthe. Baltimore et son Sergent, pétris d'un infaillible sens du devoir, enquêtent sur un trafic de coloquintes, un enlèvement, des rats, et une créature inconnue qui pourrait bien être un monstre (c'est dire !).

Et qui sont ces créatures métalliques que l'on aperçoit parfois au fond des bois ? Quelle est cette lumière rouge sang qui semble parfois sourdre du sous-sol et dans laquelle résonne une voix qu'on imagine caverneuse ? Pourquoi des geysers crèvent-ils la campagne sans crier garde ? Pourquoi les ministres du roi tentent-ils, en vain, de s'envoler des balcons du palais ?

 

Décidément, Eauxfolles porte bien son nom, en cette période troublée où rien ne va plus. Les certitudes vacillent, les sectes - au symbole presque pas mystérieux - s'activent, et le Roi, perdu dans une rêverie presque infinie, semble au centre d'un complexe écheveau de complots ...

 

TURF tisse son univers avec une véritable jouissance scénaristique et graphique, n'hésitant pas à inviter dans la même planche, voire la même case, des techniques différentes. Ainsi, le cerne noir sait s'effacer derrière l'aquarelle, les lavis des paysages, l'acrylique des dessins d'enfants qui illustrent les rêves, ou les rares et inattendus collages qui peuvent surgir à l'improviste.

 

Cet amalgame presque incohérent - mais le titre aurait dû nous mettre en garde ! - peut dérouter, d'autant que l'album pose plus de questions qu'il ne donne de clefs. Logique pour un premier tome. A l'apparente complexité de l'histoire répond un graphisme polymorphe qui, quand il se fait "conventionnel", déforme la réalité comme un miroir trop concave.

 

En somme, la Nef des fous vogue sur un mer bien étrange dont la surface est trompeuse. Le cinquième et dernier tome de la série, intitulé Puzzle, sonne comme un avertissement : rien n'est simple. Rien n'est évident. Rien n'est repère.

Une définition de la folie,en somme...

 

Champimages déformées

 

La Nef des fous T1 - Extrait

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 10:38

Le bruit des glaçons - Affiche

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