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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 10:45

CosmofobiaJe vous déjà parlé des soirées littéraires qui me permettaient de découvrir des titres et des auteurs dont je m'approcherais peu, en temps normal, en librairie.

Lucìa ETXEBARRIA avait déjà attiré mon attention il y a quelques années, avec  Aime-moi por favor.

Cosmofobia s'en rapproche, en tricotant avec finesse un dense réseau de personnages présentés à tour de rôle dans des chapitres construits comme des rencontres préliminaires à des reportages ou un ouvrage. 

Cosmophobie (n.f.) : peur morbide du cosmos et de la conscience de la place qu'on y occupe.

Le cosmos ici semble se limiter à Lavapiès, quartier populaire au coeur de Madrid. Destins et personnages s'y croisent, de près ou de loin, autour de la ludothèque, qui relève davantage du centre social pour enfants et mères seules que du terrain de jeux, de la Taverne illuminée, bar et galerie d'art branchés où cohabitent les classes sociales, et du parc, lieu privilégié pour les errances amoureuses ou grisailles. 

En un procédé relevant autant du journalisme que de la fiction - comme elle le détaille en fin d'ouvrage - l'auteure porte un regard tendre et lucide sur un microcosme que tout semble séparer - familles pauvres et souvent immigrées d'un côté, strass et superficialité des milieux artistiques et de la mode de l'autre - mais qui trouve ses ferments dans ce quartier mosaïque. Les hommes y sont violents ou lâches, les femmes amères ou soumises, et rares sont celles et ceux qui sont vraiment heureux : secrets, souffrances, rêves brisés... Rares sont celles et ceux qui peuvent encore prétendre à la réalisation de leurs illusions. Pour les autres, tout est déjà joué, à moins de chercher à rompre le carcan des habitudes et de la monotonie quotidienne. Rude exercice.

Le poids de l'Espagne n'est jamais loin : douleurs du passé franquiste, Movida, conception très latine de la famille, rapport fort et ambigu au Maroc, mais dans tous ces destins surnagent des éclats de "déjà vu" - en français dans le texte -

et le microcosme de Lavipiès n'est finalement qu'un élément caractéristique du macrocosme social.

C'est sans doute parce que nous sommes des poussières d'étoiles que notre éclat est variable. Et que nos destins sont, qu'on le sache ou non, mêlés. Une sorte d'effet papillon du souvenir cosmique ?

Champittéraire

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 09:19

Sauve qui poule - BoîteSi, comme moi, vous aimez les jeux de mots un peu foireux, voici une boîte qui doit vous ravir...

Et si vous aimez les poulets, c'est l'apothéose !

 

Il faut dire que la basse-cours semble être une source d'inspiration intarissable pour les créateurs de jeux pour enfants.

Pique plumes, un succès auprès des familles - et que je chroniquerais sous peu, promis, car ce serait dommage de s'en priver ! - en était la preuve.

Sauve qui ... poule en est un autre bon exemple. Il n'y a pas à dire, Haba fait vraiment bien son boulot...

 

Soit une poule et quatre renards.

Les renards courent pour attraper la poule - logique ! - mais la poule court ... pour rattraper le dernier renard !

Et le gagnant sera le premier a rattraper l'autre : si le renard d'un des joueurs rattrape la poule, il remporte la partie. Si la poule rattrape le dernier renard, tous les renards, donc tous les joueurs, perdent. Damned.

 

Le principe est simple : sur un plateau circulaire, les 4 renards et la poule se mettent en place. Le premier joueur (celui qui imite le mieux la poule, par exemple !) lancer successivement 4 dés rouges, et en attribue chacun à un des 4 renards. Si un renard achève son déplacement sur un chasseur, il recule de deux cases, et s'il l'achève sur un nid garni, il avance de deux cases supplémentaires.

Une fois que les 4 prédateurs ont avancé, le joueur lance le dé blanc qui fait avancer la poule.Sauve qui poule - Plateau

 

Puis on passe au joueur suivant...

 

Mécanisme simple, partie rapide, et idée originale : il faut à la fois amener son renard en pôle position, mais également éviter qu'un autre renard ne se trouve trop à la traîne ... et fasse perdre tous les joueurs !

Une forme de jeu semi-coopératif, en somme.

 

Pour ne rien gâcher, le matériel est de toute beauté, les pions et le plateau joliment dessinés, et la petite stratégie impliquée permet aux petits comme aux grands d'y trouver leur compte.

Que demander de plus ?

Une autre partie, peut-être...

 

Champ'il court il court...

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 09:16

8 août 10 - Tour Royale 2

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:43

OGM j'en veux pasQuestions à Gilles-Eric SERALINI, Président du CRIIGEN, Co-Directeur du Pôle Risques - CNRS - MRSH

 

Votre laboratoire indépendant vient pour la première fois de contre-expertiser des études réalisées par Monsanto qui avaient amené à l'autorisation de commercialisation de certaines plantes OGM. Qu'avez-vous constaté ?

 

Les maïs OGM sont mal évalués pour la santé publique. Ils ont été testés par la société Monsanto en général, mais seulement au maximum pendant trois mois, en ayant été donnés à consommer à des rats, ce qui n'est pas assez. Nous dénonçons les comités scientifiques qui ont accepté ces insuffisances. De plus, les analyes de sang n'étaient pas publiques ! Les contre-expertises réalisées par le CRIIGEN (www.criigen.org) ont montré que la consommation de maïs OGM révèle des signes de toxicité hépatique et rénale. Ces signes de toxicité observés pourraient être les prémices de pathologies chroniques, elles-mêmes non décelables au bout de quelques mois, comme des maladies cardiaques, des diabètes ou des cancers. Les effets du Maïs MON 863 ressemblent à mon avis à  un syndrome pré-diabétique pour les mâles. Les effets sont spécifiques au sexe et à la dose, comme pour beaucoup de cancers ou maladies hormonales. Pour le MON 810, les effets rénaux sont préoccupants aussi, mais autres, comme si chaque toxine insecticide contenue dans ces deux maïs avait des impacts différents. Pour le NK 603, maïs tolérant au Roundup, les effets cardiaques apparaissent, ce qui n'est pas normal en trois mois seulement. Comme ces aliments concernent des millions des gens et ne sont pas suivis dans la chaîne alimentaire, le risque sanitaire est grand de ne pas mieux les évaluer.

 

Quelles sont les mesures que vous préconisez aux autorités sanitaires en conséquence de ces découvertes ?

 

Tout d'abord, il n'est pas scientifique de dire qu'un produit qui n'a pas été testé, avec des analyses de sang, plus de trois mois sur des mammifères, est inoffensif, d'autant qu'il contient des résidus de pesticides nouveaux. Ensuite, il n'est pas normal de statuer sur des analyses qui restent confidentielles comme le font beaucoup de comités, à l'heure de la transparence et de la multiplication des maladies chroniques possiblement liées aux polluants dans notre société. Pour le moment, un moratoire français est prononcé pour le maïs MON 810.

Pour les autorités, nous préconisons la transparence sur toutes les études et les données brutes qui ont servi à autoriser tous les OGM. Il serait grave de continuer à les cacher, sous prétexte de répondre aux desiderata de secrets industriels injustifiés. C'est sur les méthodes de fabrication des OGM que pourrait, à la rigueur, reposer le secret, mais au grand jamais sur les données sanitaires et environnementales ! Les comités scientifiques, qui ont déjà été en faveur des OGM sur la base des mauvaises statistiques et des tests tronqués de Monsanto, doivent perdre leur crédibilité aux yeux des autorités. Puis la contre-expertise systématique et les tests à long terme (2 ans sur les rats de laboratoire) doivent devenir obligatoires.

 

S!lence n°377, mars 2010

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:04

(A)mère : Folcoche.

 

(P)ère : du temps de nos aïeuls...

 

Tu(t)eur : le Parrain.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:24

Date d'expirationAccumuler des livres comme je sais si bien le faire signifie qu'il me faut ensuite parfois attendre des années avant d'en lire certains ... L'avantage est toutefois que cela me permet de toujours trouver sur mes étagères le livre qui conviendra le mieux au moment présent !

 

N'allez toutefois pas penser, à la lecture de la couverture ci-contre, que je sens ma dernière heure venue...

En fait, Date d'expiration est un petit pavé de littérature fantastique qui attendait le bon moment. Et quel meilleur moment que l'été pour s'attaquer à plus de 500 pages ?

 

Me voilà donc de nouveau plongé dans un de ces univers complexes et détaillés dont Tim POWERS a le secret.

 

Soit un jeune garçon élevé pour être la réincarnation d'un messie hindoux. Des jumeaux qui ont toujours pu terminer les phrases commencées par l'autre, et qui ont vu leur père mourir loin au large. Un clochard manchot avide de fantômes. Une obèse tournant des reportages sur les phénomènes paranormaux et fumant des cigarettes au clou de girofle. Et Thomas Alva EDISON, rien que ça ...

Le tout sur fond de Alice au pays des merveilles, quelque part sur la côte ouest des Etats-Unis...

Et j'allais oublier Harry HOUDINI, la sorcellerie mexicaine, les centrales nucléaires, et le Queen Mary !

 

OK, je n'en jette plus !

Les ingrédients sont nombreux, mais la recette, longue et difficile à réaliser, est excellente.

Donc les fantômes existent, et certaines personnes y sont sensibles. Et parmi elles, certaines s'en nourrissent... Alors quand deux fantômes très puissants refont surface dans un même périmètre, tout ce petit monde s'affole, qu'il le veuille ou non : poursuites, (en)quête, énigmes, et interpénétrations entre le monde réel et le monde éthéré, entre le présent et le passé, émaillent le parcours de trois héros à la merci des forces surnaturelles, et de quelques puissants qui s'adonnent au dernier plaisir à la mode : la consommation de fantômes.

 

Avec talent, culture et inventivité, Tim POWERS déroule un récit haletant presque aussi bon que Les Voies d'Anubis - dont je n'ai plus qu'un lointain souvenir, pourtant, et que je relirai volontiers d'ici ... quelques années !! -, et tricote Histoire et croyances en un canevas difficile à démêler, et donc particulièrement captivant. Les premiers chapitres peuvent paraître incompréhensibles, mais ils ne sont que l'écho des différents niveaux de réalité, ou tout au moins de perception, qui se superposent.

 

Et quand vous saurez que les fantômes de POWERS sont friands de palindromes, vous comprendrez mon intérêt décuplé pour ce roman sans prétention qui, bien qu'édité dans ces collections que beaucoup ne regardent que du bout des doigts, est un bienvenu remue-méninge.

 

Champi à bout de souffle

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:18

Troll de la cuisine

 

Un Troll porte-bonheur qui veille sur les cuisines, et surtout sur les recette qu'on y concocte.

Miam !

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:02

Orientation

 

 

 

"Si le monde court à sa perte, espérons qu'il n'a pas le sens de l'orientation."

 

 

 

Vincent HAUDIQUET,

Mon boomerang s'appelle reviens.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:40

Le dernier des Mohicans - CouvertureDepuis quelques années, la mode est aux adaptations littéraires en bande dessinée - et aux adaptations de bandes dessinées au cinéma, mais c'est une autre histoire...

Comme si le neuvième art avait besoin de la caution d'un de ses ancêtres pour acquérir de nouvelles lettres de noblesse !

 

A moins qu'il ne s'agisse, au contraire, d'un grand plan fomenté par les pontes de l'édition en petits caractères pour toucher un nouveau public et peut-être l'attirer vers les étals des librairies généralistes... Comme si deux mondes co-existaient hermétiquement : celui de la phrase et celui de la case.

Passons.

 

Toujours est-il qu'à côté du flot de platitudes que certains auteurs - pleins de bonne foi sans doute - adaptent à la virgule près, surnagent quelques bijoux.

Je vous avais déjà ici présenté le merveilleux  Long John Silver de Matthieu LAUFFRAY et Xavier DORISON, véritable appropriation de la prose stevensonienne.

 

Le dernier des Mohicans, "librement adapté" (c'est écrit sur la couverture) par CROMWELL, est à ranger dans cette illustre catégorie.

N'ayant pas (encore) lu le roman de James Fenimore COOPER, je ne saurais mesurer la distance qui sépare l'oeuvre romancée de l'oeuvre bande dessinée. Mais dès les premières images, c'est bien la force du dessin de CROMWELL qui jaillit : la matière, la matière, la matière... Jetée, sculptée, façonnée sur le papier, la peinture s'empâte, s'étire, s'altère sous les doigts de l'artiste improvisant avec génie. La brume brune des sous-bois du nouveau monde s'immisce donc partout dans et entre les cases, nimbant les personnages et les fragiles constructions de son inquiétant halo.

La nature avant tout, peuplée des regards durs et fiers des Indiens déchirés par la guerre que se livrent Français et Anglais (pour changer !).

Les alliances changent à la vitesse des rapides qui déchirent la forêt, et tomahawks et fusils ne connaissent plus le repos. Les uns réclament la vengeance, les autres la conquête, et l'amour que certains tenteraient d'instiller malgré tout ne pèse pas bien lourd face à la tourmente.

 

En suivant tour à tour quatorze personnages emblématiques, CROMWELL - secondé par CATMALOU - brosse ici une adaptation brute, sauvage, qui sublime l'histoire de COOPER en l'habillant d'un mélange de terre et d'écorce graphiques qui nous plonge au coeur de la nature et des instincts les plus indomptés.

 

Résolument rauque, le souffle de l'aventure qui soulève les pages sent l'humus, la nuit fraîche, et le sang des guerriers...

 

Champi des bois

 

Le dernier des Mohicans - Extrait

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:06

Vee Speers

 

Choc du paradoxe reçu lors de la visite du  Fotografiska de Stockholm : dans des pâles nuances délavées, des enfants posant avec froideur dans des postures résolument adultes, le visage empreint d'une terrible gravité aux relents de cataclysme...

Etrange Birthday Party qui distille un malaise teinté de Village des Damnés et de Sa Majesté des Mouches.

Quand le monde de l'enfance éclate soudain pour dévoiler ce qu'il est peut-être devenu : une antichambre glaciale du monde des adultes, une copie avant l'heure du théâtre grisâtre de nos existences figées.

 

Tragique anniversaire, en somme... immortalisé par  Vee SPEERS, dont le sobre et micromaliste site internet offre un silencieux aperçu.

Toutes les bougies semblent froides depuis bien longtemps, sur le gâteau au goût de cendre...

 

Champi en nuances de gris

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