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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:20

Balles de ping-pong

 

"Dieu partout ? Allons, je peux l'admettre si l'on veut bien laisser subsister un doute pour ce qui concerne l'intérieur des balles de ping-pong."

 

 

Eric CHEVILLARD

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 12:36

Ciel contrasté 1

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 10:35

Miam Miam n°1Né des efforts coordonnés des associations Les Boutons s'éclatent, Ecrit Plume, et Des Enfants un Quartier la Vie, MiamMiam est le premier opus d'une collection de livres de cuisine que nous espérons promise à un bel avenir.

 

Au programme : des recettes du monde entier proposées par les parents - surtout les mamans, d'ailleurs... - et illustrées par leurs enfants.

Pizza, salade de poivrons, cari de crevettes, tiramisu... De nombreux pays sont invités à la table !

 

Je ne peux résister à l'envie de vous dévoiler les secrets de la première recette : "Pour faire une bonne pizza, il faut un téléphone..."

Tout un programme !

 

Cette belle brochette d'auteurs dédicacera le précieux ouvrage

 

Mercredi 23 juin 2010

De 10h à 12h

A la Librairie Contrebandes

 

A vous de donner du souffle à cette heureuse initiative, et à profiter des petits secrets de la cuisine familiale !

 

Champi-Miam

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 11:16

L'âme du Kuydo - CouvertureSi l'on en croit les informations éditoriales contenues dans L'âme du Kyudo, Hiroshi HIRATA, son auteur, serait un des fondateurs du genre gekiga - donc un gekigaka !

 

Loin de moi l'envie de me lancer dans une stérile exploration de l'histoire des mangas pour rechercher une quelconque paternité - j'apprécie l'exercice, cela m'a même permis d'animer quelques conférences, mais jouer à "c'est lui le premier qui" ne m'a jamais vraiment amusé... - à ce genre d'ailleurs difficilement définissable, regroupant des histoires "plus dramatiques", "plus réalistes" que ce que le manga "grand public" tend à proposer. Considérons donc que L'âme du Kyudo, publié entre 1969 et 1970, fait sans doute partie des oeuvres pionnières du genre.

 

L'auteur nous plonge, avec un style précis et minutieux - afin de coller au plus près à la réalité historique - entre le XVI° et le XVII°siècle, à Kyoto.

Un samouraï, Heibê-Shigemasa ASAOKA, découvre l'étrange temple de Sanjûsangen-Dô, longé par une longue coursive couverte. De 120 mètres de long exactement. Mis au défi par un homme l'accompagnant, le bushi se saisit de son arc, et passe plusieurs heures à essayer de faire parvenir un maximum de flèches à l'autre extrémité du passage couvert, sans toucher ni le toit ni le sol.

 

De ce jour naquit l'épreuve du Tôshiya, affrontement indirect des seigneurs des différentes provinces : fournir le kyudoka - tireur à l'arc - à même de battre le record précédemment établi en faisant franchir l'allée couverte, en 24 heures, à un maximum de flèches.

Une véritable course à l'excellence s'engagea : entraînement des hommes, perfectionnement du matériel, recherche des conditions météorologiques optimales pour fixer un nouveau record...

ASAOKA avait fait franchir cinquante-et-une flèche. Ses successeurs dépassèrent son record de plusieurs milliers de flèches ...

 

Comme souvent dans les mangas, et HIRATA ne déroge pas à la règle, le lecteur est invité à suivre l'histoire d'un jeune homme KANZA. Mû par la vengeance, cet archer de basse extraction se retrouve recruté par un des seigneurs concourant, et entame un entraînement particulièrement éprouvant...

Tensions, découragement, épreuves insupportables, méditation... Tous les ingrédients du manga de ce genre (en l'occurrence une sorte de quête initiatique physique et mentale) se retrouvent ici, mettant en lumière - plus qu'à l'honneur - l'escalade aveugle et stupide à laquelle se livrèrent les seigneurs et leurs hommes. Car derrière le vernis de la recherche de la beauté de l'exploit, HIRATA et ses deux assistants laissent sourdre un discours critique, montrant combien cette épreuve, par les coûts faramineux qu'elle engendrait, ruinait les plus basses couches de la population...

 

Sous les dehors de la fiction historique, L'âme du Kyudo offre donc également un regard objectif sur une époque d'exagérations, de rivalités meurtrières - combien de bushi firent seppuku, pour ne pas vivre avec le poids de l'échec ! - et fait également découvrir avec une précision presque fascinée une pratique guerrière oscillant entre l'art, le sport et la médiation.

Comme un concentré de culture et de spiritualité extrême-orientale.

 

Au fil de plus de quatre cents pages, le récit prend le temps de se développer, et malgré quelques longueurs ou quelques répétitions, il reste suffisamment intéressant, prenant, et, pour son époque, novateur, pour ne pas lasser le lecteur.

 

A vous de juger.

 

Champyudo

 

L'âme du Kuydo - Extrait

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 19:58
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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 17:43

The Aroma of TeaTroisième incursion dans les mondes animés de Michael DUDOK de WIT avec The Aroma of Tea, nouveau conte poétique qui nous entraîne à la suite d'un petit point, d'un petit grain, au sein de paysages abstraits et fantastiques.

 

Croisant parfois certains de ses pairs, rarement isolés, plus souvent regroupés en constellations figées ou dansantes, ce petit rien avance, en cadence, entre des arabesques évoquant la calligraphie ou une inconnue géométrie organique.

 

Au son d'une musique qui n'est pas sans rappeler celle du Moine et le poisson, ce point voyageur, dont les moindres mouvements lui confèrent un incroyable air... d'humanité !, se faufile, se glisse, flotte, se laisse emporter, à la recherche de ... Telle est la question.

 

Entre la blanche immensité et les courbes brunes, le petit rien est-il en quête du subtil arôme du thé annoncé ?

La couleur et la douceur des petites feuilles infusées baignent de bout en bout cette errance toute en volutes, et nous replongent dans ces moments suspendus durant lesquels, les yeux perdus dans la vapeur s'échappant d'une tasse brûlante, nous nous enfonçons dans cette étrange contemplation ouatée de l'hiver qui pleut à la fenêtre. Dans ces moments durant lesquels la pensée s'échappe, sans savoir où ni pourquoi, suivant des chemins détournés et inattendus qui ne mènent souvent qu'à nous-même.

 

Un arôme sommeille-t-il en chacun d'entre nous ?

Voyageur immobile de ces contrées lointaines qui s'invitent dans nos théières quand le quotidien se fait trop lui-même.

 

L'arôme du thé comme une magie, comme une danse, entre la quête et l'oubli.

Une douce manière de partie en fumée...

 

Champinfusion d'images

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 15:25

Martha ARGERICH"Il est 19h30 sur Arte et la pianiste est assise à son Steinway, au milieu de la scène du festival de Verbier. Sous les épais cheveux gris à peine disciplinés, son visage grave est fugacement traversé d'ondes nerveuses. Un index muet sur le clavier lisse une poussière invisible. Elle s'essuie rapidement les mains avec un mouchoir. L'orchestre a entamé le Concerto n°2 de BEETHOVEN, elle connaît à la seconde près le moment d'y entrer. Depuis le temps qu'elle le joue... Voici Marthe ARGERICH en action, mue par le plus naturel des déclics. Son aversion pour le travail quotidien est légendaire (comme l'atteste Olivier BELLAMY dans sa biographie, L'Enfant et les sortilèges). Sous nos yeux pourtant, court un appareil parfaitement rodé : les mains d'ARGERICH. Pas le temps de s'extasier sur leur forme, et sans doute rien d'esthétique en elles, c'est leur mouvement qui fascine, hypnotise.Le son qu'elles produisent devient nouveau, BEETHOVEN gambade avec son interprète. Sa vitesse donne le vertige. Puis un passage lent par contraste éblouit. Elle occupe tant d'espace qu'on n'a pas entendu se taire l'orchestre. On lit maintenant la sidération sur les visages des musiciens. Quand ils reprennent, on sent que c'est le piano d'ARGERICH qui leur met le feu, autant que les bras du chef. Un léger sourire éclaire un instant la pianiste. Elle ressemble à une grand-mère un peu sorcière, à une fée bienveillante, à une fillette boudeuse, elle a tous les âges et aucun. Quand à la fin elle salue, on réalise qu'on n'a pas été le seul à rester coi pendant une demi-heure : la télé non plus ne disait rien. Grâce à la musique, il arrive que l'image se passe de commentaire et c'est bien. Quand les mots s'effacent pour qu'on voie mieux Martha ARGERICH, c'est tout simplement génial."

 

François GORIN, Télérama.

 

(Je ne suis pas sùr que le passage filmé que j'ai trouvé soit le bon, mais il me semblait bien correspondre à l'article. Pour la voir, il vous suffit de cliquer sur la photo !)

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 15:11

La fiancée du pirateComme j'ai déjà pu l'écrire sur le blog Artoulon , Toulon ne cesse de réserver des surprisesNathalie NOVI - Pinocchio au creux de ses rues.

 

Dernière découverte en date : une nouvelle galerie d'art spécialisée dans l'illustration jeunesse, La Fiancée du Pirate .

 

La galerie accueille actuellement une très belle exposition de  Nathalie NOVI : des pastels tout en douceur et en regards perdus dans le lointain, qui devraient plaire aux amateurs de Dixit.

 

En face de la galerie se trouve sa petite boutique, riche en gadgets, belles images et objets colorés. De quoi se faire plaisir après la visite.

 

A suivre de très près, pour les amateurs de belles images et de belles histoires que nous sommes...

 

Champillustration jeunesse

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:45
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 19:46

Le locataire chimériqueLa petite présentation que j'ai faite de la foisonnante oeuvre de Roland TOPOR m'a permis de découvrir certains de ses textes, dont Le locataire chimérique.

 

Paru en 1964, ce roman fait partie des oeuvres Panique (notez la majuscule !) de l'auteur.

En deux mots, Panique est un groupe/mouvement que TOPOR crée en 1962 avec  Fernando ARRABAL, Alejandro JODOROWSKY et Jacques STERNBERG. Placé sous l'égide du dieu Pan (comme son nom l'indique), Panique est difficilement définissable en peu de mot... Disons qu'il s'agit d'une sorte de bouillonnement souvent dérangeant, à contre-pied, et par essence ... difficilement définissable (sic). Je pense que vous me suivez...

 

Quelques mots sur Le locataire chimérique vous permettront peut-être d'avoir un meilleur aperçu de tout cela, même si le mieux, en tout logique, serait encore.. de le lire ! Sans parler du plaisir de plonger dans TOUTE l'oeuvre de TOPOR, même si une vie entière n'y suffirait pas...

 

Trelkovksy est en passe de perdre son appartement. Coup de chance, un de ses amis en connaît un autre (d'appartement) qui se libère. L'affaire est donc presque dans le sac.

Mais la concierge n'est pas commode. Trelkovsky sait arrondir les angles.

Mais M. Zy, le propriétaire, n'est pas commode. Il marchande. Trelkovsky ne se laisse pas faire.

Mais la précédente locataire a fortement marqué l'appartement. Trelkovsky joue les curieux.

Mais de l'appartement on peut voir les toilettes situés sur le palier de l'immeuble de l'autre côté de la cour. Et là, il s'y passe des choses plus qu'étranges...

 

Difficile d'en dire plus sans déflorer le roman.

L'inattendu et le bizarre sont au rendez-vous, à travers des voisins particulièrement hostiles aux bruits, d'étranges échos du passé, ou des comportements du héros que lui-même a bien du mal à comprendre...

 

Que se passe-t-il vraiment rue des Pyrénées ?

 

Pour la petite histoire, Roman POLANSKI a adapté ce roman en 1976, sous le titre Le Locataire. A voir peut-être...

 

Champimérique

 

 

 

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