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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 08:46

Je ne vous présente plus les éditions du Wombat ni Roland TOPOR, que vous pouvez retrouver ici avec une régularité de métronome chaotique.

L'un va d'ailleurs rarement sans l'autre depuis que le premier s'est lancé dans la réédition de l'oeuvre du second - vous suivez toujours ?

Théâtre Panique que voilà recueille trois pièces de théâtre qui ont en leur temps défrayé la chronique et défrisé critique et public et il est fort à parier que si elles sortaient aujourd'hui elles n'en feraient pas moins de bruit - bien au contraire.

Le Bébé de Monsieur Laurent recueille les remarques, rumeurs, racontars, bruits de couloir, murmures en coin, éclairs de génie, langues fielleuses et autres baves acides vomies par les passants qui passent devant la porte sur laquelle Monsieur Laurent a, comme il se doit, cloué un nouveau né. Comme toujours chez TOPOR, l'horreur absurde nous renvoie à nos propres travers. Bien plus douloureux qu'un simple clou.

Fatidik et Opéra est un pas de deux entre deux amants qui s'autodétruisent tellement ils s'aiment, se détestent, se brusquent, se caressent. Leur danse est une ronde alternative dont chaque chapitre s'achève par un "Fatidik baise Opéra" ou "Opéra baise Fatidique" qui fleure autant la passion dévorante que la relation malsaine. Comme toujours chez TOPOR, la chair est triste, hélas, oh oui qu'elle est triste...

Vinci avait raison, malgré son titre prophétique en matière de parkings et d'autoroutes, nous rappelle combien une simple merde - ici délicatement posée au milieu de la table d'un repas bien propre sur lui - peut bouleverser le monde. Trop scabreux pour vous ? N'oubliez pas la sombre - et nauséabonde - fascination et répulsion que ce concentré de nous provoque à chaque apparition. Comme toujours chez TOPOR, le plus sale et le plus abject n'est pas dans les culs mais dans les têtes.

Champimots paniques

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 08:27

"Être un vrai méchant n'est pas donné à tout le monde.

Le méchant n'est pas un salopard.

Le monstre n'est pas un salopard.

Salopard ? C'est un métier. Il vous faudrait une vision, pour commencer. Quelque chose qui pourrait se résumer par "Je vous emmerde". [...] Il vous faudrait surtout un talent supérieur. Une opiniâtreté sans faille. Et ce sentiment d'impunité qui est la marque des grands, et que le salopard porte au revers de son veston telle une médaille de plomb (médaille que, sans doute, il donnera en douce à un enfant de moins de 36 mois dans l'espoir que ce dernier la lèche)."

Une fois le cadre donné - et quel cadre, et quelle recherche ! - Fabrice COLIN (que l'on croise d'ordinaire sur des mers plus fantastiques ou science-fictionnesques) et Xavier MAUMEJEAN (pas mieux ;) nous proposent une étude précise, détaillée, documentée et universaliste qui ferait pâlir de jalousie DIDEROT et consort (et confrère).

Nous voilà donc embarqués de la lecture de 30 édifiants portraits résumés - et ô combien ! - en moins de 80 pages, histoire de ne quand même pas donner trop de place non plus à ce concentré d'inhumanité.

Les grandes catégories permettent d'opérer un premier tri préalable - après tout, on n'est pas toujours prêt à croiser chaque jour la route de TOUS les salopards, non plus !

Vous attendent donc au coin du bois les mythiques, les psychopathes, les sorciers et les tyrans !

Jeu : sauras-tu dire dans quelle famille ranger "Les présidents coréens", "Luke Skywalker", Monsanto" et "Hetty Green" ?

Vous ne connaissez pas la dernière ? Moi non plus avant la lecture de cet indispensable ouvrage qui, malgré son ton décalé, son humour, et les illustrations d'un Stéphane TRAPIER en grande forme, nous brosse bien trop de portraits bien trop horribles pour ne pas sombrer dans la misanthropie le plus grinçant.

Mais bon, mieux vaut en rire...

 

Champimages et mots qui coincent.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 20:06

MADEMOISELLE MAUD

Que faites-vous donc, Monsieur Laurent ?

 

MONSIEUR LAURENT

Vous voyez bien : je cloue un bébé à ma porte.

 

MADEMOISELLE MAUD

Essayez de ne pas lui faire trop de mal...

 

Roland TOPOR au meilleur de sa forme grâce aux éditions du Wombat !

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 11:58
La Salamandre

""Mais qu'est-ce que tu peux bien faire là" je lui ai demandé.

Et alors, je me suis souvenu..."

Il court, il court, ce petit encravaté à lunettes, il court, il court sans prendre le temps de s'arrêter sur les gens et le temps qui passent.

Il suffit pourtant d'un détail tacheté, d'une petite forme noir et or pour que sa vie passe soudain à rebrousse-temps : le brouhaha et la course folle se suspendent aux lueurs humides de la peau brillante de la salamandre qui leur barre la route.

"Je me suis souvenu de tous ces trésors minuscules que je trouvais pendant mes balades."

Coquilles, branches, feuilles, cailloux, petits objets rouillés, étranges ou tordus.

Des collections et des collections patiemment alignées sur des cahiers d'écolier.

"Où sont-ils passés tous ces trésors ?"

Envolés avec le temps, l'enfance, emportés par les responsabilités, le travail, la vie de grand, le brouhaha, la course.

"Et ce magasin étrange. [...] Comment il s'appelait, ce magasin ?"

Et ses amis, et ses amours, le tout sans emmerdes, alors...

Magie du petit animal couleur sorcellerie, le temps et les souvenirs reviennent, les mots, les images.

Un autre monde caché derrière celui du bruit.

Un monde fait de rêves, d'aventures, de découvertes quotidiennes et de petits émerveillements.

Un cabinet de curiosités à ciel ouvert, disparu sous les nuages des échappements et les dossiers à remplir.

"Et je parie que vous connaissez la formule magique pour voler au-dessus des villes."

Christian VOLTZ, lui, la connaît.

La formule pour voler par-dessus les livres et les vies.

Par ses accumulations et ses montages de petits objets collectés dans la malle aux trésors du monde.

Et alors je me suis souvenu...

La Salamandre

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 10:43

Retrouvé dans les pages d'un magazine Pilote des années 70...

D'une brûlante actualité

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 22:39
Trois petits pois*

"deux petits pois vont prendre l'air"

Pas de majuscule dans ce micro-monde ni de point car les pois suffisent.

Petits, ronds et verts, ils se laissent aller ici et là, en haut, en bas, jusqu'à mettre les... formes ? en terre hostile. Douces feuilles et souriants vers de terre laissent place aux plantes carnivores, rongeurs affamés et mante religieuse bien peu avenante. Que de péripéties jusqu'au pois final !

Si l'histoire de trois petits pois est simple et toute en douceur, sa technique l'est beaucoup moins (simple) : Marine RIVOAL a dû jouer de la plaque métallique, du scotch et de l'acide pour obtenir les transparences souhaitées. Un art millimétré pour un résultat époustouflant de motifs, de nuances et de grains.

Laissant glisser nos doigts sur le papier, on en vient presque à ressentir les aspérités des reliefs.

Un livre à lire et relire pour en saisir tous les détails et la subtilité.

Du grand art.

Champimages au pois.

Trois petits pois*
Trois petits pois*
Trois petits pois*

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 22:18
ABC3D*

Marion BATAILLE observe chiffres, lettres, formes et couleurs depuis des années.

Devenue familière de ce monde qui ne nous l'est pas tant que ça, elle nous offre avec son ABC3D un nouveau regard sur ces 26 lettres que nous pensons si bien connaître.

Jouant des rythmes colorés et plastiques, elle combine, compose, cherche les échos et les "points communs" et les exploite en un ballet scandé par le va-et-vient des languettes animées par notre mouvement des pages.

Du A monumental au Z aux airs de N, elle unit les voisines (C et D, E et F, X et Y...), érige certains monuments (L, M, T...), anime le figé (B, K...) et, de page en page, nous rappelle que ces lettres qui peuplent nos livres, nos affiches, nos écrans, sont aussi des formes belles et réinventables à l'infini.

Un véritable jeu de lettres aussi virtuose (la technique est parfaite !) que poétique.

Un livre pour enfant ? Ben ils en ont bien de la chance, alors, ces enfants !

Champi en toutes lettres.

ABC3D*
ABC3D*

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 11:32

La bague.

Une fois apparue la bague dans le cerveau du brochet Hugues, une fois son arrondi peaufiné en dessin, une fois l'or fondu coulé dans un mini-moule circulaire, une fois l'anneau refroidi sous un banc de corail et serti de paille de diamant, il ne resta qu'à inventer les doigts, et pour ça les mains, et pour ça les humains. Cela prit un peu de temps.

François BEGAUDEAU, L'invention du jeu et autres inventions

L'invention du jeu et autres inventions

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:44

Le grand Umberto ECO a tiré sa révérence hier.

Petit clin d'oeil d'entre les cases, dans les pages de Cybersix, de Carlos TRILLO et Carlos MEGLIA.

Ne nous reste plus qu'à lire, encore et encore...

Chapeau, Umberto !

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:44
L'ivresse du kangourou et autres histoires du bush*

"A ce stade, Les ne gênait personne à Walgett, et si Benny voulait entretenir un relation singulière avec un kangourou, ça ne regardait que lui. Personne n'allait s'y opposer.

Mon père et moi étions devenus bons amis avec Benny et nous l'aidions souvent à attraper son animal et à le ramener chez lui. C'était une activité palpitante qui me procurait un grand plaisir, surtout que le kangourou ne frappait jamais personne d'autre que Benny."

"Quand nous avons laissé Benny, il avait enveloppé Les dans une couverture et lui appliquait des compresses humides sur le front, si tant est que les kangourous aient une front."

"Je me faisais donc étrangler et noyer en même temps, après avoir été à moitié assommé. Tout cela au nom du sauvetage en mer."

Kenneth COOK

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