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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 14:42

Le Tigre noir

 

(...) S'il s'agit de questionner l'impératif moral qui accompagne le recyclage ("ne pas trier,c'est mal"), les enjeux se situent à une échelle tout autre. Tout d'abord, dans les pays riches comme le nôtre, les déchets ménagers représentent à peine plus de 5%, en poids, de l'ensemble des déchets engendrés. En ce sens, le recyclage ménager ne vise que la partie émergée de l'iceberg. Or, en dépit d'incitations fiscales, qui se durcissent, les déchets industriels sont encore peu triés.

 

Le leurre du recyclage réside ensuite dans le fameux "point vert". Vous savez, ce logo - deux flèches courbées et inversées dans un cercle - apposé sur nombre de produits de consommation. Il ne garantit nullement que l'objet soit recyclable. Pensez-vous ! Il indique simplement que son fabricant contribue au financement global des filières de recyclage. Ainsi les industriels français s'achètent-ils une image "écolo-friendly" à bon compte : ils ne s'engagent pas à produire des biens recyclables et, de surcroît, ne financent que 30 à 50% du coût de collecte et de traitement des déchets recyclables - contre 100% en Allemagne.

 

Enfin, bien loin de générer des recettes, le recyclage peut représenter un coût pour les collectivités. Le système mis en place pour les ramasser séparément, les transporter, les trier, les revendre est lourd et onéreux. Le tri est souvent mal fait par les habitants : un quart des déchets arrivant en centre de tri son impossibles à recycler et partiront en enfouissement. Et tous les matériaux ne rencontrent pas le même succès à la revente : malgré un doublement des quantités collectées entre 2000 et 2007, les plastiques usagés continuent de n'être que faiblement recyclés et ne génèrent guère de recettes.(...)

 

Extrait de l'article "Les décharges de Coimbatore", par Jérémie CAVE, à lire dans le Tigre n°05

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 09:10

TRAPIER - Sport et retraite

 

Par TRAPIER, sur Telerama.fr

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:38

Le Tigre noir

 

Au milieu du mois d'avril 2010, plusieurs joueurs de l'équipe de France de football furent entendus par la justice dans le cadre d'une enquête pour proxénétisme. Représentants de l'élite nationale dans une activité consistant en l'affrontement de deux équipes de onze joueurs ayant pour tâche de pousser avec toutes les parties de leur corps à l'exception de leur main un ballon dans un espace délimité appelé "but", ils étaient soupçonnés d'avoir bénéficié des services d'une prostituée, mineure au moment des faits. Au-delà de l'anecdote, cette histoire permet au scientifique d'aujourd'hui de réfléchir au rapport entre deux pratiques dont les archives nous montrent qu'elles se sont souvent rencontrées au début du XXI°siècle : le football et la prostitution.

 

Une interprétation essentialiste - à laquelle on avait régulièrement recours à l'époque - consistait à rapprocher les deux activités du point de vue de la marchandisation des corps. Le raisonnement était le suivant : les meilleurs joueurs de l'activité intitulée football ayant pour habitude de se louer à ceux qui les rétribuaient le mieux, ils ne pouvaient que s'épanouir dans la fréquentation de femmes faisant de même. Convaincant du point de vue logique, cet argument n'aurait pas fonctionné si nos ancêtres avaient pu prendre avec leur objet la distance que nous a donnée l'Histoire : dans les années 2010, le football est loin d'être la seule profession à fonctionner sur le principe de la location au plus offrant, ce n'est donc pas là qu'il faut chercher son rapport privilégié à la prostitution.

 

De ce fait, l'interprétation sociologique est plus satisfaisante. Dans des civilisations occidentales où la formation de familles devenait plus tardive et plus précaire, la communauté des footballeurs se caractérisait par un fonctionnement anachronique. Incités à se marier très jeunes et à devenir pères très tôt par des employeurs qui voyaient là un facteur de stabilité censément bénéfique à la bonne pratique de leur activité, les foofballeurs connaissaient l'ennui domestique bien avant le reste de leurs contemporains. Favorisé par leur fort capital économique, leur absence récurrente de leur foyer et la fréquentation assidue de milieux interlopes, le recours à la prostitution offrait à ces jeunes hommes le moyen le plus pratique de vivre un ersatz ponctuel de leur condition générationnelle.

 

Mais l'interprétation scientifique est comme toujours la plus probante. C'est désormais établi : la pratique du football, excluant l'usage de la main, faisait grand cas du pied. Or, les recherches menées sur le cerveau humain ont montré depuis longtemps que les zones cérébrales réagissant aux stimulations effectuées sur les terminaisons nerveuses du pied étaient étonnamment proches des zones réagissant aux stimulations sexuelles. Ce que nos aïeux savaient confusément : Sigmund Freud, un gourou viennois du début du XX° siècle, lui avait par exemple conféré une signification phallique particulièrement frappante quand il se glissait dans une chaussure et on a pu trouver la trace d'un grand nombre de pratiques déviantes impliquant le pied, depuis les compressions d'orteils au Japon jusqu'au fétichisme du soulier dans toutes les sociétés où l'on en portait. Vérifiée par la science, l'intuition séculaire nous incite à penser le praticien du football en érotomane sans le savoir, obligé de recourir à des partenaires multiples et disponibles à l'envie pour satisfaire ses désirs au rythme de ses frappes de balle.

 

Xavier de la PORTE, Le Tigre.

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 08:25

SOULCIE - Disquettes

 

L'oeil de SOULCIE sur Télérama.fr

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 07:36

Hors-la-loi

Hors-la-loi évoque pour la première fois au cinéma les massacres de Sétif, perpétrés en Algérie par l'armée française en 1945, et reconnus récemment par les autorités. Pourtant, avant même d'avoir été visionné à Cannes, le dernier film du réalisateur d'Indigènes, Rachid BOUCHARED, suscite les réactions hostiles de l'extrême-droite, du député UMP Lionnel LUCA, et même d'Hubert FALCO, le secrétaire d'Etat aux anciens combattants.

 

La suite est à lire sur Télérama.fr

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 19:37

SOULCIE - Volcan purée

 

 

Merci Thibaut SOULCIE. Merci Télérama !

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 19:13

Monde Diplomatique

Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept (1)) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d’euros à la suite d’une décision « technique » de l’exécutif.

Il y a dix-huit mois en effet, au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital, laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un joli bénéfice, le gouvernement français a préféré leur consentir un prêt à des conditions inespérées… pour elles. Vingt milliards d’euros de gagnés pour leurs actionnaires, c’est presque autant que le déficit de la Sécurité sociale l’an dernier (22 milliards d’euros). Et quarante fois le montant de l’économie annuelle réalisée par l’Etat lorsqu’il ne remplace qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

 

Le rétablissement électoral du Front national, et plus généralement de l’extrême droite en Europe, n’est pas tout à fait étranger à cette distribution de l’attention publique entre la poutre des polémiques subalternes qu’on enflamme et la paille des sujets prioritaires dont on prétend qu’ils sont trop compliqués pour le commun des mortels. Le fiasco des élections régionales derrière lui, M. Nicolas Sarkozy va s’attaquer à la « réforme des retraites ». L’enjeu social et financier étant considérable, on sait déjà que le gouvernement français s’emploiera à distraire la galerie en relançant le « débat sur la burqa ».

Riposter à cette manœuvre n’impose certainement pas de s’enfoncer sur son terrain boueux en donnant le sentiment de défendre un symbole obscurantiste. Encore moins de taxer de racisme les féministes — hommes et femmes — qui légitimement le réprouvent. Mais comment ne pas juger cocasse qu’une droite qui a presque partout associé son destin à celui des Eglises, du patriarcat et de l’ordre moral se découvre soudain éperdue de laïcité, de féminisme, de libre-pensée ? Pour elle aussi, l’islam accomplit des miracles !

 

En 1988, M. George H. W. Bush succéda à Ronald Reagan après une campagne d’une démagogie insigne, au cours de laquelle il réclama que soit criminalisé le fait de brûler la bannière étoilée — un acte commis entre une et sept fois par an… Avec le courage qu’on imagine, plus de 90 % des parlementaires américains adoptèrent une disposition répressive allant en ce sens — laquelle fut annulée par la Cour suprême. Au même moment éclatait l’un des plus grands scandales de l’histoire économique des Etats-Unis, celui des caisses d’épargne déréglementées par le Congrès, que des aigrefins avaient pillées, enhardis par des sénateurs dont ils avaient financé les campagnes. En 1988, nul ou presque n’avait évoqué le péril d’une telle arnaque, bien qu’il fût déjà connu. Trop compliqué, et puis la défense du drapeau occupait les esprits.

Le contribuable américain a payé 500 milliards de dollars le scandale des caisses d’épargne. On découvrira bientôt ce que cache réellement la « burqa ». Et combien cela coûte.

 

Serge HALIMI

 


(1) D’après un calcul, étrangement précis, de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 07:20
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 06:33
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 06:58
le-canard-enchaine.jpg

"La sortie était passée inaperçue. Auteur, Henri Guaino, invité, le 25 octobre dernier, de l'émission "C Politique" sur France 5. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy y avait exposé, comme le signale l'hebdo "Télé Obs" (5/2), sa vision toute bonapartiste de l'élaboration des programmes scolaires. Il s'agit d'un "choix idéologique et politique", s'est emporté Guaino. Il ne faut plus que ces programmes soient "traités par des spécialistes, des inspecteurs de l'Education Nationale". Par qui, alors, et où ? demande l'interviouveur, Nicolas Demorand. "A l'Assemblée nationale, ou à l'Elysée ?". Réponse : "Les deux !"
Démonstration trois mois plus tard. La commission d'experts chargée de réformer l'enseignement de l'économie en classe de seconde a découvert que, dans son dos, des consignes venues d'en haut avaient modifié les contenus. Les sujets (qui fâchent) liés à l'emploi, au chômage, aux revenus, aux inégalités seront tout bonnement éliminés des futurs programmes. C'est l'une des raisons pour lesquelles le sociologue François Dubet vient de démissionner de cette commission d'experts. Ce n'est qu'un début. Les livres d'Alain Minc, les poèmes de Barbelivien et de Carla Bruni sont bien partis pour devenir obligatoires à la prochaine rentrée."
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