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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 17:45
undefinedEt hop !
Le Ministère de l'Education Nationale continue de multiplier les réformes pour casser l'Ecole tout en noyant le poisson par de beaux effets d'annonce.

Ainsi, alors que le nombre d'heures d'enseignement dans le premier degré devrait baisser de 2h par semaine, l'histoire de l'art fait son entrée dans les programmes...

En parallèle, les nouveaux textes d'orientation pour l'Ecole parlent de rémunération au mérite, de mise en concurrence des écoles...

Le tout dans l'intérêt des élèves et du Service Public d'Education, bien sûr...

On a donc des têtes à avaler des couleuvres aussi grosses ?


Champindigné - et merci à Téléramagritte...
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 22:04
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Un professeur a giflé un élève qui l’a traité de « connard ». L’attitude la plus simple, mais la plus « faux derche », consiste à s’inspirer de Ponce Pilate : « Il ne faut pas qu’un professeur gifle un élève et il ne faut pas que celui-ci insulte un enseignant. » Mais le représentant de Rome en Palestine était un personnage public et il nous faut retourner vers l’hypocrisie et la médiocrité du quotidien : « Il aurait fallu s’arranger en interne, redire la loi à ce préadolescent et rappeler sa mission à l’éducateur. » Il y a donc quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark. 

Cette année, 1 760 dossiers ont été instruits pour insultes, menaces et coups sur le personnel enseignant, c’est beaucoup par rapport aux 57 dossiers d’enseignants accusés d’avoir frappé leurs élèves. Je sens gronder dans vos têtes la pensée individualiste dominante : « Ne touchez pas à mon enfant ! » Mais un enfant peut-il se construire sans l’école ? Doit-on tenir pour quantité négligeable le passeur de culture que représente l’instituteur ? On dirait que monsieur Germain est devenu un mythe. Lisez en annexe du Premier homme d’Albert Camus la lettre de l’instit au petit Albert. Il vient d’avoir le Prix Nobel de littérature ; il a, comme vous le savez, perdu son père très tôt et sa mère est illettrée. Camus dit à son vieil enseignant qu’il a pensé à lui lors de la remise du prix. La réponse du vieil instit est sublime : il décrit la joie et le plaisir qu’il éprouvait tous les matins à retrouver son élève et de voir dans ses yeux le bonheur des découvertes que le pédagogue lui apportait. Ce n’est pas de l’utopie, c’est la vie de Camus. 

L’incroyable chance d’avoir dans notre pays une éducation nationale ouvrant toutes les chances, qu’il ne faut pas confondre avec la réussite sans effort, vaut bien tous les gisements pétroliers du monde. Vous avez compris, je suis du côté de l’école. En traitant son enseignant de « connard », ce jeune garçon détruit le trésor qui lui est proposé. Je pense que le métier des parents, une fois pour toutes, consiste à imposer le respect des profs à leurs enfants. Après « connard », le coup de boule à son père est en marche. L’insulte est un coup qui détruit l’image de soi. 

La fierté des enfants issus d’un milieu modeste ou pas, et qui vont à l’école, c’est d’être le moyen de porter une espérance d’ascension et de changement social en hommage à leurs parents. L’école ne sert plus à rien si les consommateurs gâtés, gavés de présents, ne comprennent pas que c’est un moyen splendide d’évolution. Ton père est migrant, ta mère travaille, ton père est gendarme : ils veulent que tu réussisses mieux. La dignité, c’est le respect de l’autre, l’adaptation à l’autorité. En dehors des performances scolaires si importantes, les parents doivent être fiers qu’on leur déclare la qualité de politesse, de courtoisie et d’adaptation de leurs enfants. Oui, il faut élever ses enfants ! 

Sinon, que restera-t-il ? Le talion, les menaces ? Ce fait divers est passionnant car il nous montre notre confusion sociétale : un élève insulte, un prof gifle et le père gendarme porte plainte. Je suis du côté de l’enseignant, car à notre époque et bien loin des hussards de la IIIième République, il est fragile. Je suis pour la défense absolue des passeurs de culture, contre la barbarie, je suis pour les enseignants de maternelle, du primaire, du collège, du lycée et des facultés. Les parents ont les enfants qu’ils méritent. Vous ne pouvez admettre que votre fils insulte un enseignant, vous penseriez alors que vous avez échoué dans votre mission éducative, voire affective. Bien élever son fils, sa fille, n’est pas une attitude de classe sociale, d’origine, c’est simplement la preuve qu’on les aime.

Marcel RUFO

 

 

 

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 22:50
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Tout le reste est sur cet excellent blog, que je vous avais déjà conseillé.

Je ne savais pas vraiment dans quelle catégorie présenter ce dessin, et l'aspect "presse" l'a finalement emporté...

Champil ne faut pas oublier...
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 17:43
En novembre dernier, le magazine Sciences et Avenir a convié 60 savants à répondre à 60 grandes questions.

Pourquoi 60 ? Car il s'agissait du 60ième anniversaire de la revue.
60 questions réparties entre les catégories suivantes :

- l'avenir de l'univers
- l'avenir de la planète
- l'avenir de l'homme
- l'avenir du futur
- l'avenir du passé (non, non, amateurs de Star Trek, vous ne rêvez pas !)

Toujours riches et argumentées, les réponses nous ouvrent quelques portes pour comprendre le monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Voici quelques questions, pour vous encourager à soulever la couverture et à vous plonger dans ce bain de sciences à la portée de tous.

Certaines sont des plus métaphysiques ( A quoi sert la mort ? ), d'autres inquiétantes ( Devrons-nous quitter la Terre ? La Terre va-t-elle s'arrêter de tourner ? Avons-nous notre libre arbitre ? ), d'autres peuvent paraître incongrues ou décalées ( Le poisson a-t-il de l'avenir ? A quand le tourisme dans l'espace ? L'amour rend-il intelligent ? ). Et si certaines sont scientifiques et accessibles - tentées d'un brin de poésie  ( Le Big Bang a-t-il eu lieu ? Est-ce que les continents vont se recoller ?) d'autres font s'écarquiller les yeux du profane ( Le boson de Higgs... et après ?)

Florilège d'érudition très accessible, cet opus nous offre la possibilité de prendre un peu de recul par rapport à notre quotidien.
Ce genre d'occasion se présente bien trop rarement pour la laisser passer. Profitons-en.

Champi dans les étoiles.







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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 10:55
Le Ministère de la Pensée Juste et Unique n'existe pas encore au sein de notre beau gouvernement, mais on peut déjà déceler les signes de sa lente et souterraine mise en place.

Voici donc un extrait du site Film de Culte,  que je vous invite fortement à visiter pour lire l'intégralité de l'article.

Ca fait froid dans le dos, au sens critique et à la libre pensée...


4-months-3-weeks-and-2-days.jpg"Patrice Roturier est vice-président de l’Université Rennes 2. Il est aussi membre du jury de l’Éducation nationale qui, au Festival de Cannes 2007, décerna, la veille de sa consécration, le Prix de l'éducation nationale au film du roumain Christian Mungiu, 4 mois, 3 semaines et 2 jours, Palme d'or de cette soixantième édition du Festival.

Nationalisé en 2003 après 5 années d'expérience locale niçoise, le prix de l'Éducation nationale dépend du ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche (MJENR), qui prétend accorder "une place particulière au cinéma ainsi qu’à l’éducation à l’image filmique dans les programmes généraux, à tous les degrés, et dans les enseignements de spécialité et les options facultatives des lycées." Les textes officiels indiquent ainsi que "le film primé est signalé aux enseignants et aux élèves, et accompagné d'outils pédagogiques, dont un DVD (dans la nouvelle collection «À propos de») réalisé par le Centre régional de documentation pédagogique de Nice, sous la direction de l'IGEN et de la DGESCO, en collaboration avec les producteurs et les distributeurs."

Ce fut donc le cas, successivement, d'Elephant, de La Vie est un miracle, de Cinéma, aspirines et vautours et de Marie-Antoinette. Ce ne sera pas celui de 4 mois, 3 semaines et 2 jours.

Dans un mail dont il souhaite circulation, relayé dans ces colonnes avec conviction, Patrice Roturier signale en effet que "pour la première fois depuis la création du prix, le film primé ne fera pas l’objet d’un DVD pédagogique en vertu du "principe de précaution", comme annoncé dans le courrier du chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos." "

La suite à lire sur le site, donc...

Champinquiet
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 10:15
le-canard-enchaine.jpgEdition du 23 mai 2007

Niquez-votre-m--re.jpg
Et le pire est encore sans doute à venir...

Champinquiet
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 22:40

le-canard-enchaine.jpgLu dans l'édition du 9 mai - 3ième jour de l'An 1 pendant Machin

"(Devenu) président, (il veut) "en finir avec l'héritage de Mai 68" (...)

Grâce au président Sarkozy, revenons donc tous ensemble ouais à l'avant Mai 68. Interdisons aux garçons d'aller dans les résidences des filles. Interdisons aux filles, d'ailleurs, comme avant 68, le port du pantalon. Interdisons-leur la pilule, pur héritage de Mai 68. Revenons aux maîtres à l'autorité incontestée : à la distribution des prix, au classement, aux châtiments corporels, au bonnet d'âne. Retrouvons la France des années 60, tellement bien cloisonnée, rigide, avec son ordre moral triomphant et sa censure tatillonne, interdisons de nouveau le film "La religieuse", relançons la guerre du Vietnam (militer contre la guerre : bêtement soixante-huitard !). Que chacun s'arrête de chercher à se faire plaisir, c'est typiquement soixante-huitard, serrons les dents, obéissons les yeux fermés aux petits chefs, et, surtout, applaudissons la tyrannie de la chaîne de montage et du travail répétitif !"

 

Jean-Luc PORQUET

 

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 08:57
le-canard-enchaine.jpg

Les thuyas ont deux avantages. Un, ils ne coûtent pas cher. Deux, ils poussent à une allure infernale. Quelques saisons à peine, et hop !, les voilà dominant les arbustes alentour et dressant leur muraille contre le regard des voisins.
Les thuyas nous montrent la voie, celle d'un monde où tout le monde n'aurait qu'un seul rêve, devenir propriétaire de son bout de terrain, si possible plus grand que celui du voisin, et parfaitement clos.
Le thuyas ne pense qu'à sa pomme. Il acidifie méchament le sol autour de lui, où ne poussent plus ni herbes ni fleurs. Il a d'énormes besoins en eau et en nutriments. Ses propriétaire, qui généralement s'en désintéressent (a-t-on déjà vu quelqu'un se prendre d'amitié pour un thuya ?), négligent souvent de lui servir sa ration de compost et de fumier. Le voilà alors fragilisé, incapable de résister aux multiples attaques des parasites, pucerons, araignées rouges, buprestes, vers blancs, acariens, champignons, etc... Qu'un seul thuya soit atteint et c'est toute la haie qui succombe et sèche sur pied : sans biodiversité, pas de résistance. Pareil aux sportifs accros aux dopants, il réclame alors sa dose de fongicides et d'insecticides (dont deux, très efficaces et dangereux, sont désormais interdits par les lois européennes). Bref, on se croit tranquille, à l'abri derrière son mur de thuyas, mais ce n'est qu'une illusion.
On croit aussi qu'il protège bien du vent. Mais un bon brise-vent doit être semi-perméable, laisser passer un peu d'air. Sinon à l'arrière se forment des tourbillons, des turbulences qui dévastent le jardin. Les thuyas promettent beaucoup mais tiennent peu. Et pourtant on en voit partout. Ils forment des haies hautes et compactes, d'un méchant vert sombre en toute saison, derrière lesquelles chacun se croit protégé.
Le démographe Hervé LE BRAS n'en a rien à fiche des thuyas. Ce qui l'intéresse, c'est la carte électorale. Le Pen et Sarkozy ont fait le plein de voix là où "le lien social s'est délité". Là où, autrefois, les gens vivaient traditionnellement, "dans des villages ou des villes où les liens de sociabilité étaient très forts : on connaissait ses voisins, on travaillait avec eux, on les rencontrait chez les commerçants, etc.". Mais le temps du grand repli est venu : " A tort ou à raison, les gens ne se sentent plus en sécurité chez eux, ils vont au supermarché, ils ne se croisent plus, le voisin est devenu un ennemi." Et ils s'entourent de thuyas.

Jean-Luc PORQUET
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 16:54
Redite d'image, peut-être, mais ça vaut mieux qu'un long discours...
Toujours extrait du Canard du 4 avril 2007, donc.

Pavlov est de retour

Les publicitaires n'ont plus que ce mot-là à la bouche : "cortex préfrontal médian". Il faut dire que des chercheurs américains (NDR : étatsuniens) leur ont montré en 2004, images cérébrales à l'appui, que si les consommateurs qui préfèrent le Pepsi achètent du Coca-Cola, c'est tout simplement parce que les publicités de la firme d'Atlanta ont fait mouche dans cette zone de leur cerveau. Du coup, les publicitaires se sont lancés dans le "neuromarketing" : comment manipuler le cerveau pour pousser à la consommation.
La semaine dernière, l'américain (NDR : argh) Omnicom, champion mondial de la pub, a annoncé qu'il lançait en France une agence de neuromarketing. Avec son logiciel mis au point à partir de tests d'imagerie cérébrale réalisés en milieu hospitalier, la société PHD pourra ainsi dire à un fabricant de glaces ou de plats cuisinés quelles zones du cerveau stimuler, et par quel canal (télé, radio ou presse).
Mieux : les chercheurs en neurosciences sont désormais démarchés par les fils de pub, quand ils ne créent pas eux-mêmes leur propre boîte. Un neurologue en poste à l'hôpital neurologique de Lyon et le directeur d'un laboratoire de recherche en sciences cognitives à la fac Lyon-2 se sont ainsi associés avec un spécialiste des médias pour fonder Impact Mémoire, un "cabinet-conseil en efficacité mémorielle publicitaire". Leur charte éthique précise : "Les activités d'IM s'inscrivent dans un processus de valorisation de la recherche en sciences cognitives."
C'est joliment dit ! Parmi les clients qui se bousculent au portillon : Bonduelle, Bongrain, Francine, Kraft Foods, Kronenbourg, LU, Masterfoods, Nestlé, Régilait, Unilever... ou encore le Syndicat national de la publicité télévisuelle, dirigé par la présidente de TF1 Publicité. Une chaîne dont le patron, Patrice Le Lay, expliquait, il y a deux ans : "Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible..."






NDR = Note Du Recopieur
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 16:42

Lu dans le Canard Enchaîne - comme indiqué ci-dessus !! - du 4 avril 2007

File sentimentale

"Plus on y pense, plus on la trouve géniale, cette idée de La Poste. Constatant que les files d'attente se multiplient aux guichets... et qu'embaucher de nouveaux agents est malvenu au moment où le mot d'ordre est plutôt d'en virer un maximum... mais il faudrait quand même faire quelque chose... les penseurs de La Poste ont eu cette trouvaille : puisqu'on ne peut pas diminuer les files d'attente, on va "diminuer le sentiment d'attente". Comment ? En installant des télés dans les bureaux de poste. Les experts sont formels : regarder des images qui bougent permet de réduire de 50% le sentiment d'attente. Magique, non ? Du coup, La Poste a commandé 5000 écrans plats qui iront équiper les bureaux les plus engorgés. (...)
Cette méthode ne mériterait-elle pas (...) d'être généralisée ? Plutôt que de s'attaquer au chômage, par exemple, s'attaquer au "sentiment de chômage". Plutôt que de checher à guérir les malader, s'attaquer à leur "sentiment d'être malades". Plutôt que de lutter contre l'analphabétisme, s'attaquer au "sentiment d'être analphabète". Les possibilités sont infinies ! Plutôt que de réduire la pauvreté, s'attaquer au "sentiment de pauvreté !" L'inégalité ? Pas touche : s'attaquer au "sentiment d'inégalité" ! L'insécurité ? Mieux vaut faire baisser le "sentiment d'insécurité" ! Tiens, à ce propos, c'est exactement ce que fait Sarkozy. (...)
Il vient de nous l'annoncer : Quand je serai président "je ferai régulièrement des conférences de presse". Pourquoi ? Parce qu'"il faut un contact régulier entre le chef de l'exécutif et le peuple". Autrement dit : il fera son show. Du Berlusconi pur sucre. L'insécurité ne baissera pas plus que lorsqu'il était ministre de l'Intérieur ? Pas grave : il fera baisser le "sentiment d'insécurité". Et  "le sentiment d'inégalité". Et "le sentiment de pauvreté". Et tous les autres sentiments désagréables. La France ressemblera à un bureau de poste géant. On ne s'embêtera plus."

Jean-Luc PORQUET

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