
Non, je n'ai
pas lu
The Growing Pains of Adrian Mole en anglais, mais je suis sûr que j'aurais pu.
Non, je n'ai pas non plus lu
le Journal intime d'Adrian Mole, 13 ans 1/2, premier opus de la série.
Oui, malgré tout, j'ai apprécié ce roman de
Sue TOWNSEND, sous forme, donc, de journal intime.
Celui du jeune - enfin, de moins en moins jeune, et d'autant moins que le roman date de 1986 ! -
Adrian MOLE, donc, en pleine crise d'adolescence, entre des parents en pleine crise eux
aussi - mais pour d'autres raisons, encore que, ils ont su rester très jeunes ! - une histoire d'amour forcément difficile, des élections législatives, et le début de la guerre des
Malouines/Falklands.
Rien que ça.
Avec un détachement et un flegme - sauf lorsqu'il pleure ou veut en finir - tout britanniques,
Adrian commente sa vie, son époque, et ses états d'âme.
"
Il y a une nouvelle chaîne de télévision : BBC4. C'est une chaîne pour les minorités, comme les intellectuels ou les gens qui vont à des clubs de puzzle."
Entre deux mauvaises surprises ou une visite à ses amis - le jeune Kent, dont le frère est parti à la guerre, ou le vieux Bert, qui n'a plus toute sa tête,
Adrian s'adonne à la poésie,
avec ou plus moins d'insuccès, mais des bouffées de lucidité.
"
Je dois préserver ma névrose intacte pour le jour où je devrai vivre de ma plume".
Ses plus grandes incompréhensions portent toujours sur le monde des adultes...
"
Grand-mère a une étrange lueur dans les yeux. Ma mère appelle ça du chauvinisme. Moi, je pense plutôt que c'est un début de cataracte..."
Un bon divertissement d'outre-Manche qui, sous couvert d'humour, dépeint une tranche d'histoire et de sociologie des plus criantes de vérité. Une bien triste vérité parfois...
Champi au pays de Shakespeare.