Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
  • Contact

Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





Contacts

16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 23:09

Contraintes de calendrier obligent, le prochain Raging Bulles aura lieu ce mois-ci une semaine plus tôt : rendez-vous est donc pris jeudi 19 octobre à partir de 19h30 à La Table de Lilith à Toulon (rue Paul Lendrin).

A noter : toutes les dates des Raging Bulles de cette saisons 2017-2018 ! Les jeudis 30/11/17 - 21/12/17 - 18/01/18 - 22/02/18 - 29/03/18 - 19/04/18 - 31/05/18 - 28/06/18

 

Au menu ce mois-ci :

CAZOT Véro & ROCHELEAU Julie, Betty Boob, ed. Casterman.

TRIPP Jean-Louis, Extases, ed. Casterman.

RYAN Johnny, Johnny Ryan touche le fond, ed. Misma.

HARARI Lucas, L'aimant, ed. Sarbacane.

PINÇON-CHARLOT Monique, PINÇON Michel & LECROART Etienne, Panique dans le 16e !, ed. La Ville brûle.

VIGNEAULT François, Titan, ed. Pow Pow.

 

Bonnes bulles !

Raging Bulles à Toulon le 19 octobre 2017
Repost 0
28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 09:37

Vous connaissez sans doute mon attrait pour les oeuvres (écrites, dessinées, voire les deux, de Roland TOPOR).

A l'occasion des vingt ans de sa mort (déjà !), outre une belle exposition à la BNF, l'auteur a bénéficié de nombreuses rééditions de ses titres plus ou moins connus.

Parmi ceux de la deuxième catégorie - il me semble - Un monsieur tout esquinté, recueil de dessins annotés signé "Nicolas et Roland TOPOR". Le père et le fils.

Quand on y regarde d'un peu plus près, on constate que le livre est paru en 1972, alors que Nicolas n'avait que 5 ans. Ce qui ne l'a pas empêché de répondre aux nombreuses questions d'une interview menée par son père que l'on retrouve en préface. Des réponses aussi drôles qu'étranges, comme ces dessins légendés à quatre mains (enfin, à deux mains ;) qui nous mènent à la rencontre d'un "crocodile indien blessé", d'une "sorcière", d'un "serpent avec une massue" ou d'un "cosmonaute avec un perroquet".

"R.T. : Riez-vous souvent ?

N.T. : J'aime rire, mais je ne sais pas."

Davantage de poésie que de grincements dans ces pages. Un salutaire décalage.

Un monsieur tout esquinté*
Repost 0
28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 08:52

Cela fait très longtemps que je veux vous parler de ce livre qui occupe, de fait, un coin de mon bureau, me toisant de sa couverture café.

Le temps qu'enfin je me décide, sa lecture n'est plus qu'un souvenir lointain. Qu'à cela ne tienne. A défaut de relecture, un refeuilletage suffira, d'autant que les mots sont écrinés (oui, placés dans un écrin, non mais) de superbes images.

"Au cours des vingt années qui ont précédé le grand nettoyage, des dizaines d'autres images sont venues enrichir la collection sans que je trouve le temps de les encadrer, de les protéger, avant de les exposer aux regards. Elles s'empilent dans des cartons à dessin où j'ai fini par les oublier comme ce paysage à l'encre de Chine de Heinz vor Furlau, un peintre dont j'ignorais tout. J'avais acquis cette oeuvre pour son support : la couverture d'un recueil de poèmes d'Achille Chavée dont ne subsistaient que quelques mots - "Ephémérides... Entre puces et ..." - cernés par les traits de pinceau. Une phrase de ce surréaliste belge, résistant de surcroît, qui combattit dans les Brigades internationales, m'a longtemps servi de devise : "Je suis un vieux Peau-Rouge qui ne marchera jamais en file indienne."

L'incendie criminel qui a détruit une partie de ma maison, et m'a obligé à la réfection des peintures, m'aura au moins permis de m'apercevoir que le peintre valait le poète sur lequel il s'était appuyé."

S'ensuit une longue enquête de Didier DAENINCKX lui-même dans laquelle, auteur devenu détective, il suit la piste de ce peintre inconnu, insaisissable voyageur de la première moitié du XX°s.

Entre les objets accumulés, aussi riches d'époques que d'espace, l'auteur remonte le cours du temps et de ses souvenirs et plonge dans les encres envahissantes du peintre allemand pour en suivre la trace et comprendre l'errance, la quête, la fuite.

Les mots sont précis, les souvenirs aussi, la richesse et la variété des références est vertigineuse mais, tels des îlots de stabilité, les encres de von Furlau permettent d'un peu se poser.

Des corps, des visages, des paysages. Un peu d'exotisme (en Papouasie), beaucoup d'horreur, la Première Guerre Mondiale ayant marqué au fer noir le peintre allemand.

Pour aider l'écrivain dans son impossible quête, outre un universitaire berlinois (Dietrich KRÜGER), l'inévitable Joe G. PINELLI, spécialiste de von Furlau, qui le suit et le compile depuis ses Féroces Tropiques.

La force et la matière des couleurs d'alors laisse ici place à la noirceur de Chine sur fond brun des vieux journaux auxquels von Furlau appuyait la course de son pinceau. Entre les courbes, les lignes, les regards, se glissent parfois des mots - ceux-là même qui autrefois avaient intéressé DAENINCKX - : journaux, prose, poésie, livres de comptes, cartes... l'allemand et le français alternant en toute irrégularité.

Peintre voyageur mais aussi récupérateur, von Furlau recycle son époque et lui donne un souffle nouveau et teinte ses oeuvres d'un brun couleur nostalgie.

Enquête autant que voyage, quête autant que vertige, le Tableau papou de Port-Vila offre une plongée aussi percutante que concise dans une h/Histoire en réécriture permanente, dans une semi-fiction (qui êtes-vous vraiment, M. von Furlau) qui revisite notre siècle d'une horreur à l'autre (des tranchées aux extrémismes qui incendient les maisons) malgré les instants de grâce en mots et en images.

Une oeuvre hybride à plus d'un titre, une découverte incontournable.

Repost 0
27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 07:51

(Désolé pour cette étrange mise en page avec image centrale mais OverBlog n'en fait qu'à sa tête. Passons...)

Au commencement étaient les ténèbres. Des corps étendus au sol, des menaces rampantes et, au loin, une lumière aveuglante. Quel sombre ennemi a tendu un tel piège à Hannah la magicienne et à ses trois acolytes ?

"Dois... m'extirper... des ténèbres...

_ Sévère, la cuite que tu as prise hier soir."

Lecteur qui entre ici, abandonne tout sérieux et tout premier degré ! Car le donjon que Kurtis J. WIEBE et Roc UPCHURCH nous proposent d'arpenter est avant tout un bon moyen d'exploiter les poncifs du genre pour en tirer l'humoristique moelle.

Nos quatre héroïnes (Hannah, donc, qui manie les arts magiques les plus sombres, Betty, l'agile et gloutonne gnome, Violet, la guerrière naine - sans barbe - et Dee l'envoyée des dieux) constituent en effet une équipe d'aventurières au sens le plus classique du terme pour toute personne un tant soit peu familière avec les univers du jeu de rôles (que ce soit sur table, au format numérique ou en grandeur nature) : un guerrier, un voleur, un magicien, un prêtre (enfin, passez le tout au féminin, hein ?), tout pour réussir à surmonter tous les dangers.

Les pires obstacles que notre féminin quatuor doit affronter sont avant tout la rancoeur de leurs contemporains, passablement agacés par leurs exactions alcoolisées entre deux missions : bagarres de tavernes, vitrines éventrées et autres dommages collatéraux surviennent à chacun de leur retour au foyer, dans l'habituellement tranquille ville de Palissade.

Qu'à cela ne tienne, le dirigeant se montre magnanime : "Le maire Kane concèdera à annuler vos peines de donjons si vous acceptez l'une de ces quêtes." Après le début dans une taverne, voici donc la présentation de la quête. Classique. Si ce n'est qu'ici il n'est pas question de refuser et que, de plus, cinq équipes d'aventuriers se retrouvent au charbon. Cinq équipes qui donnent aux auteurs une nouvelle occasion de se moquer des clichés : Les Abricots (aux couleurs sans équivoque), la Confrérie du Catogan (aux coiffures sans équivoque !) ou les Ténèbres Obsidiennes (à la noirceur sans... bon, vous avez compris) vont tour à tour aller s'acquitter de missions en apparence anodines derrières lesquelles se cache un terrible et tentaculaire complot...

Mêlant action et humour, Rat Queens (du nom de notre fière équipe d'héroïnes) détourne les canons du genre "jeuderôlistisque" autant pour amuser, force clins d'oeil à l'appui, les amateurs, que pour séduire les curieux attirés par le médiéval-fantastique.

Les auteurs en profitent, entre deux bastons, pour se pencher sur l'histoire de chacune des quatre protagonistes, leur conférant ainsi un peu de profondeur et questionnant certains travers du genre, notamment son machisme (en perte de vitesse ces dernières années, encore que) et son manichéisme (les questionnements religieux de Dee, indépendamment de la "plus-value tentaculaire" qu'ils apportent, sont intéressants).

Rat Queens ne révolutionnera ni le monde ni le genre mais offre des histoires à rebondissements autour d'héroïnes attachantes dont on peut découvrir les fiches de personnages en début de tome 2. Une bonne manière, qui sait, de s'intéresser un peu plus aux jeux de rôles et, pourquoi pas, de tenter cette aventure ludique encore méconnue de beaucoup.

Champimages à lire entre deux donjons.

Rat Queens T1&2
Rat Queens T1&2
Repost 0
24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 16:31

Le Raging Bulles reprend du service pour une nouvelle saison 2017-2018, toujours en partenariat avec la Librairie Contrebandes. La rentrée livresque étant cette année encore riche et chargée, le programme de ce mois-ci l'est tout autant !

Rendez-vous le jeudi 28 septembre 2017 à partir de 19h30 à La Table de Lilith, rue Paul Lendrin à Toulon.

Au programme :

FUJIMOTO Tatsuki, Fire Punch, ed. Kaze.

REY Javi, Intempérie, ed. Dupuis.

BUJAK Alain & MACOLA Piero, Kérosène, ed. Futuropolis.

CONSTANT Michel, La Dame de fer, ed. Futuropolis.

LAROCHE Dominique & MAUREL Pierre, La Prof et l'Arabe, ed. Casterman.

WEYHE Birgit, Madgermanes, ed. Cambourakis.

 

Raging Bulles à Toulon jeudi 28 septembre 2017
Repost 0
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 14:17

Auteure d'albums jeunesse à l'étrangeté décalée, Ilya GREEN réalise également des illustrations (en noir et blanc) déroutantes ou expressionnistes qui ne peuvent laisser indifférent.

La Librairie Contrebandes vous en propose une sélection et vous invite à rencontrer l'artiste samedi 23 septembre 2017 à partir de 17h.

 

Ilya GREEN à Contrebandes
Repost 0
14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 23:19
Arcs en cercles
Repost 0
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 15:46

29 ans et toutes ses bulles !

Le Festival BD de Solliès-Ville souffle ses 29 bougies les 25-26-27 août 2017 (autant dire à partir de demain !).

Cette année encore, j'ai la chance de :

- coordonner l'espace "fanzines, jeunes talents et auto-édition"

- animer deux tables rondes :

* samedi 26/08 à 11h : David B. nous parlera de son itinéraire, de son travail et de l'affiche qu'il a réalisée pour cette 29ème édition.

* dimanche 27/08 à 11h : David B., Eric CARTIER, Tony SANDOVAL et Jean-Louis TRIPP nous parlerons de la bande dessinée auto-biographique.

Un beau programme en vue !

 

 

 

29° Festival BD de Solliès-Ville
Repost 0
14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 18:07

"Argentine, 1925.

Je savais qu'elle m'aurait.

La Pieuvre n'oublie jamais.

Les seules inconnues étaient où et comment... Eh bien voilà.

Un enfant, un flingue et c'est fini, tout s'arrête ici.

Ici, je n'appartenais plus à cette mafia. J'avais ma vie.

Eveillée, consciente.

La vie de Gustave Babel...

Et maintenant je meurs..."

La Pieuvre ? Une organisation criminelle parisienne tenue par le Nez, l'Oeil, la Bouche, l'Oreille. Gustave Babel travaillait pour elle, tuait pour elle. Car la Pieuvre sait tirer parti des Talents de ceux qu'elle emploie.

Son Talent ? Parler toutes les langues du monde. Toutes. Sans accent (sans doute, mais allez entendre, entre les pages !), instantanément, avec aisance. De quoi être un parfait passe-partout, un parfait citoyen du monde, un parfait anonyme aussi. Difficile d'exister vraiment, dans te telles conditions.

Que faisait-il en Argentine, en cette année 1925, ce polyglotte de Babel ? Il se cachait. Pour échapper à la Pieuvre, qu'il avait décidé de fuir. Pour échapper aux cauchemars qui le poursuivaient depuis 1913. Peut-être surtout pour laisser derrière lui le terrible passé qui l'avait façonné. Car on ne dispose pas d'un tel Talent impunément.

Argentine, Angleterre, France, Egypte, Allemagne... Les lieux se bousculent autant que les époques alors qu'une carte sanglante se dessine sur sa poitrine. La mort lui laisse le temps de faire le point sur les décennies qui ont changé sa vie - et lui en ont fait changer un paquet, aussi.

Une vie éparpillée comme le fut longtemps sa mémoire. Une vie soumise aux ordres, à la violence et aux cauchemars. Une vie en partie soutenue par la poésie. Baudelaire. "Quand on lit des livres sales, on fait des cauchemars." La beauté n'est décidément pas à la portée de tous. "Par-delà le soleil, par-delà les éthers / Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides."

Un envol permis et accompagné par les "morts qu'il n'a pas tués" et qui le hantent comme autant de bornes jalonnant la route vers son passé. Un fou, un enfant, un homme entre deux âges, un incendie, une noyade, un arbre dans un champ et ces pierres tombales à perte de vue...

 

Comme vous l'aurez compris, rien d'évident dans La Malédiction de Gustave Babel : le temps, l'espace, le rêve, la réalité composent un vaste puzzle dont l'agencement même relève d'une forme de poésie - graphique, narrative, elliptique.

GESS, que l'on connaissait surtout comme dessinateur (je vous en ai souvent parlé ici à travers sa magistrale Brigade Chimérique avec Serge LEHMAN - qui signe la préface) nous livre ici une histoire dense et complète qui navigue dans les mêmes eaux que La Brigade : une époque, des milieux, l'art et le fantastique, un cocktail parfaitement dosé qui nous fait voyager, nous intrigue, nous absorbe. Les nombreux allers et retours dans le temps et à travers le monde ne nuisent en rien à la lisibilité, servis par des tonalités chromatiques savamment travaillées.

On retrouve le dessin souple et parfois sauvage mis au point dans La Brigade, loin de la netteté de Carmen McCallum : parfois peu de détails, des formes toujours mouvantes - à commencer par la tentaculaire chevelure du héros - et des noirs, des noirs, tantôt profonds, tantôt charbonneux, qui soulignent aussi bien les tourments que la noirceur de l'histoire.

Au-delà de ce seul personnage dont il reconstruit la vie, GESS nous livre un univers dense, pour partie insaisissable, qui fait écho à la riche littérature policière et/ou fantastique déjà évoquée, abordée, enrichie dans La Brigade : une organisation criminelle internationale, des tueurs aux étranges Talents, des dizaines de vies croisées et entre-croisées et la richesse sans fin de l'onirisme et du vaste champ de la mémoire.

A peine ce titre refermé que nous voulons en savoir plus, découvrir d'autres vies, d'autres Talents, d'autres histoires. Que Babel ne soit qu'une porte vers mille tomes encore, comme le serait la Tour ou la nouvelle borgésienne éponymes.

Cela tombe bien : l'album est sous-titré "Un récit des contes de la Pieuvre". Ne nous reste donc plus qu'à attendre le prochain conte, en espérant que l'attente ne soit pas trop longue.

Remercions enfin les éditions Delcourt pour le magnifique écrin qu'elles ont offert à l'histoire : une couverture épaisse, soyeuse, où texte et image se découpent en relief ou en creux. Une touche de bibliophilie bien assortie à l'époque mise en scène.

Immersion totale aux côtés de la Pieuvre. Vivement la prochaine plongée.

Champimages denses qui dansent.

 

La Malédiction de Gustave Babel*
La Malédiction de Gustave Babel*
La Malédiction de Gustave Babel*
Repost 0
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 16:19
Mexico sur Garonne
Repost 0