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  • : La Tanière du Champi
  • : La Tanière du Champi se veut un lieu où l'on se sent bien pour lire (surtout des BD !), discuter, jouer... Au gré des humeurs, lectures, heures de jeu, j'essaierai de vous faire découvrir tout ce qui se cache sur les étagères poussiéreuses de ce petit mo
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Cases dans le vent

Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois, je rédige des biographies d'auteurs de BD pour des l'encyclopédie en ligne des Editions Larousse.

Afin de vous permettre de retrouver plus rapidement l'ensemble de mes contributions, je vais essayer de les lister ici dans l'ordre de leur parution.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser vos avis !

Champi à tout vent

David B. - Edgar .P. JACOBS - Bob de MOOR - Benoît PEETERS - François SCHUITEN - René GOSCINNY - Astérix - Manu LARCENET - HERMANN - Robert CRUMB - Osamu TEZUKA  - Jean-Pierre GIBRAT -





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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 11:25
Avant l'heure du tigre* - Chronique express

Le Paris des années 20, glorieuse et folle époque qui profite du court répit de l'entre-deux guerres pour se laisser aller à tous les excès, les expériences et les explorations.

La jeune Clara Goldschmidt, n'en déplaise à sa mère et ses frères - son père, lui, a passé l'arme à gauche dès la première page - traduit des poèmes "des chantres de la lutte des classes" et entend dépenser son "argent bourgeois pour l'art avant-gardiste" en soutenant son éditeur en tout liberté.

"Il va falloir que ces messieurs s'habituent à cette indépendance que nous, les femmes, avons gagnée depuis la guerre."

Intelligente et libérée - si tant est qu'elle ait jamais été liée ! - Clara évolue dans des sphères artistiques et culturelles où poésie, peinture, littérature et sculpture se côtoient et s'entrechoquent dans une époque favorable aux mélanges et à l'explosion des genres.

Plus que tout, elle est bercée par les récits et images de voyages découverts durant son enfance et se sent tout autant appelée par la poésie - "quelqu'un de cher m'a dit que je deviendrais un jour une grande poétesse" - que par l'ailleurs.

Jusqu'à ce qu'elle fasse un soir la rencontre d'un homme au regard sombre et à l'air décidé.

André Malraux.

"Un jeune homme est assis parmi une trentaine de personnes [...] et c'est lui qui, pendant des années, comptera plus pour moi que tous les autres êtres.

A cause de lui, j'abandonnerai tout..."

Un bien long voyage commence alors pour celle qui décide de suivre "La voie Malraux" et qui s'apprête à traverser des temps troublés.

Aux côtés d'un homme qui respecte son intelligence dans l'intimité mais semble la mépriser aux yeux du monde, Clara s'accroche, se bat, avance et essaie d'exister face à l'implacable et tempétueuse force de celui qui devient son mari, qui ne doute de rien - surtout pas de lui-même - et qui l'entraîne sur une piste asiatique bien périlleuse.

Invitées lors du précédent festival de BD Bulles en Seyne et rencontrées lors d'une table ronde dont vous lirez un jour ici le compte-rendu (si, si, promis !), Virginie GREINER et Daphné COLLIGNON signent, avec Avant l'heure du tigre, une biographie forte et engagée visant à faire sortir d'une ombre un peu trop monumentale une femme d'exception dont le parcours méritait d'être mis en lumière.

Femme moderne et militante, intelligente et pétrie de poésie, Clara traverse la première moitié du XX°s avec une force et une détermination peu commune.

Nourri par son autobiographie, ce récit semble rendre avec justesse cette vie hors des sentiers battus.

Les dialogues sont parfois un peu trop littéraires - mais pourrait-il en être autrement pour mettre en scène l'intelligentsia de l'époque ? - mais le tout baigne dans l'érudition et la sensibilité sans jamais perdre de vue un propos militant tout autant anti-sexiste qu'anti-colonialiste. Lourde tâche pour une scénariste qui entend rendre aux femmes ayant marqué l'Histoire la place qui leur revient.

Au dessin, Daphné COLLIGNON oublie la couleur mais conserve son trait charbonneux pour planter avec efficacité les visages fermes comme les décors vaporeux. Pliant quand il le faut les pures règles anatomiques, elle confère aux deux principaux protagonistes la force et le caractère qu'ils dégagent sans cesse. Les paysages oscillent entre merveilleux poétique et inquiétant mysticisme, les visages (regards profonds, profils durs) envahissent souvent les cases et la ligne, tantôt ferme, tantôt floue, colle à merveille aux ambiances.

Quelques subtiles références visuelles ponctuent le tout - André DERAIN, cubisme, arts dits "premiers" - et ancrent l'histoire dans l'Histoire.

Heureuse découverte que cet Avant l'heure du tigre - La Voie Malraux, voyage dans le temps, les arts et les moeurs autour d'une figure tout aussi admirable et déterminée que celle de son mari - que l'Histoire décida de retenir avant tout.

Une parfaite mise au point.

Champimages qui voyagent.

Avant l'heure du tigre* - Chronique express
Avant l'heure du tigre* - Chronique express
Avant l'heure du tigre* - Chronique express
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 09:03
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:22
L'encre du passé

Le mois spirituel qui s'ouvre bientôt sur k.bd va nous entraîner sur des voies suspendues et des chemins de traverse, entre réflexion et contemplation.

Point d'ancrage et de départ de ces errances en images, L'encre du passé nous entraîne entre ville et campagne dans le Japon classique.

Môhitsu, calligraphe voyageur, fait une halte bien méritée dans un petit village. Ses geta (ah, lointaines références dofusienne !) sont bien usées, son vieux et fidèle chapeau, lui, peut encore servir et son hakama mérite un rafraîchissement des couleurs. Qu'à cela ne tienne, la jeune Atsuko, employée chez les teinturières, va s'en charger. Avec un talent à la hauteur de son art de tracer motifs animaux et végétaux dont elle a paré "la moindre surface vierge" de la boutique.

Ces lapins, poissons, oiseaux, impressionnent le calligraphe qui y décèle un grand potentiel. Il invite la fillette à le suivre dans son voyage jusqu'à Edo, la capitale au développement incessant.

Une route émaillée de rencontres artistiques et humaines : un duel évité par la grâce d'un mot, un haiku murmuré sur un pont, une cabane dévolue aux voyageurs attendant la fin de l'orage et enfin l'atelier du peintre Nishimura.

Une route marquée par les accidents du passé, deux pierres silencieuses gardées par l'ombre et les fleurs d'un cerisier.

L'art au-delà du temps, des futilités humaines, l'art comme chemin, guide et aboutissement à la fois.

Antoine BAUZA, bien connu des amateurs de jeu de plateau (7 Wonders, c'est lui !) met ici en récit le Japon qu'il a déjà fait vivre à travers nombre de ses titres ludiques (Takenoko, Ghost Stories, Samurai Spirit, Tokaido...). Paysages, philosophie, contemplation, recherche d'une perfection dans le geste (idéogrammes, peintures) ou dans le mot (haiku), rien ne manque.

On sent un attachement fort envers ces pratiques et un profond respect envers leurs praticiens mais le tout dégage, de fait, un petit air d'enchaînement de lieux communs : honneur exacerbé de deux combattants, deuil reclus d'une veuve, non-dits qui gâchent une vie, enseignement comme alternative à la paternité... Autant d'éléments traités avec une grande sensibilité mais qui manquent d'originalité.

Au dessin, MAEL - que nous avons déjà croisé ici entre les pages de Notre mère la guerre - use d'une ligne toujours légèrement chancelante, parfaite pour rendre les vibrations du monde et les émotions et tourments des personnages. Leurs visages sont malheureusement assez instables et de la face au profil on a parfois bien du mal à reconnaître certains protagonistes - Atsuko notamment.

Les couleurs à l'aquarelle rendent à merveille un monde essentiellement rural et sauvage pris entre pluie et poussière, mais elles baignent le tout d'un voile sombre qui laisse peu de place à la lumière.

L'encre du passé s'est diluée dans bien des larmes...

Oeuvre poétique et sensible, cette bande dessinée souffre donc à mes yeux d'un respect trop exhaustif des conventions en matière de Japon médiéval et d'un trait parfois trop inégal.

Récompensée par le Prix oeucuménique de la BD en 2010 à Angoulême, L'encre du passé appuie un peu trop ses effets et manque de la subtilité qu'elle veut mettre en valeur.

Belle errance artistique dans un lieu et une époque qui aujourd'hui relèvent presque du mythe, elle nous invite à découvrir ou redécouvrir les oeuvres d'HOKUSAI ou de KEISAI.

De beaux horizons en perspective.

Champimages un peu convenue.

L'encre du passé
L'encre du passé
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 15:39

Marcel DUCHAMP, 1911

Portrait de joueurs d'échecs
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:32
Les Amateurs* - Chronique express

Les piles gagnent du terrain, le temps se compresse, je dois donc me résoudre à quelques "chroniques express" pour éviter le submergement.

"Le devoir d'un artiste est d'aller toujours au-delà des frontières de sa propre perception..."

Jamais les conseils que Pieterjan (Peter Pan ??) donne à ses étudiants des Beaux Arts n'auront trouvé meilleur terrain d'application que sa propre vie...

Invité par Kristof à participer à "la toute première biennale d'art de Beerpoele", l'artiste des villes se retrouve perdu au milieu de ceux des champs - ou en tout cas des bois.

Choc des cultures en vue, et remise en cause (Vraiment ? Difficile d'en être totalement sûr, le cynisme ne semblant jamais loin derrière l'apparente ouverture de la "star") attendent l'enseignant-artiste soudain coupé du monde et de son monde.

Les Amateurs offre une intéressante réflexion sur l'art, les artistes et le monde de l'art - qui nous emmène un peu plus loin, me semble-t-il, que le récent Sculpteur de Scott McCLOUD - en affrontant galeries clinquantes et marché explosif à des pratiques en apparence maladroites (amateures ?) mais viscérales, profondes, vitales. Comme si l'art brut rencontrait de plein fouet Jeff KOONS.

Graphiquement, Brecht EVENS cultive la voie chromatique qui le qualifie désormais : aquarelle en majesté, absence de cases, pleines pages à foison, compositions aux perspectives déréglées et envoûtantes.

Un petit pavé auquel on s'arrache difficilement, porté par les tourbillons graphiques (et les spirales !) et une histoire qui questionne autant qu'elle touche.

Une oeuvre à décortiquer autant qu'à contempler.

Champimages captivantes.

Les Amateurs* - Chronique express
Les Amateurs* - Chronique express
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 10:12
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 10:01

Le compte à rebours a commencé !

Comme chaque année, j'aurais la chance d'y animer les tables rondes :

- samedi 29/08 à 11h, rencontre avec José MUÑOZ

- dimanche 30/08 à 11h, débat avec Eric CARTIER, Florence CESTAC, Michel PLESSIX... sur Le métier d'auteur de BD en 2015

Festival BD de Solliès-Ville
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:43
Le Petit livre de la bande dessinée*

Aussi surnommé "Le Petit Livre Jaune" (non, pas en mousse), dans les milieux autorisés pétris d'Histoire et d'humour chromatodermique (ah, ah <= rire jaune).

Prenez un Art relativement nouveau (légèrement antérieur à GUIMARD, si on y réfléchit), vieux d'un peu plus d'un siècle et demie ou de presque deux siècles, suivant votre propension à voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, et tentez de compiler de la nuit des temps à nos jours (à 2014, plus précisément) les temps forts ou faibles des innombrables palpitations qui l'ont fait respirer, vivre, évoluer, en gros des grottes de Lascaux à Jérémy BASTIAN.

En voilà du grand écart chronologique, graphique et narratif.

De grosses pastilles noires vous permettent de ne pas vous perdre dans cette jungle historique : "11è siècle", "18è siècle", "19è siècle", en trois pages le plus long est fait. Mais pas le plus dense. Bien vite les pastilles s'espacent et, à partir de 1942, il faut au minimum 2 pages pour faire le tour d'horizon de l'année.

L'absence de pagination ne nous permettra pas de faire un ratio "nombre d'années par page" mais je vous laisse le soin de calculer par vous-mêmes lorsque vous entamerez la lecture de cet indispensable des bédéthèques.

Mais j'y reviendrai.

Après un Gon caché dans la première case puis un dialogue - sous case, bien sûr - préhistorique quant à l'apparition du phylactère, l'Histoire s'invite avec quelques incontournables des prémisses du genre BD : papyrus égyptiens, Colonne Trajane romaine, tapisserie de Bayeux... Autant d'occasions de croiser texte et image ou de mettre en scène une évolution chronologique, en somme une séquence, comme dirait Will EISNER.

Quelques siècles d'histoires qui fournissent le terreau nécessaire à l'apparition du genre BD dans une forme enfin aboutie - et désignée comme telle par son auteur - : la "littérature en estampes" de Rodolphe TÖPFFER.

Nous sommes en 1833 et l'h/Histoire ne fait que commencer.

Les deux auteurs, jumelles braquées sur les trois grands foyers mondiaux de la BD - tels que considérés actuellement - évoquent auteurs, éditeurs, personnages et temps forts aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et autour du Japon. Les incursions en dehors de ces chantiers (artistiques) battus sont rares et parfois déroutantes (je ne retrouve plus la référence africaine que je voulais citer...) mais, comme le duo l'a fort justement rappelé en prologue : "cet ouvrage est un hommage sincère, quoique forcément subjectif."

Si leurs goûts sont aussi larges que leur champ de vision historique, on les sent avant tout sous le charme d'HERGE, MOEBIUS et FRANQUIN. Difficile de leur en tenir rigueur.

Proportionnellement, il me semble que la BD indépendante y occupe une place plus importante que la BD grand public, mais cette dernière n'a, par définition, pas autant besoin de publicité que la première.

Allez, prenons une année au hasard pour en faire le tour : 1977

- Joost SWARTE invente l'expression "ligne claire"

- le coeur de René GOSCINNY cède

- un anévrisme d'ALEXIS ne fait pas mieux

- Galaxy Express 999 se fait un rail cosmique

- Matt GROENING commence sa série fleuve Life in hell à base de lapins et d'humour

- Le Trombone Illustré fait une entrée remarquée et fracassante dans les pages de Spirou.

- Françoise MOULY est coloriste free-lance pour Marvel Comics

- Les éditions du Square lancent BD, l'hebdo de la bd, qui vécut 1 an

- HERGE est présent à la 3è édition du Festival de BD d'Angoulême

- Guillaume LONG, Lisa MANDEL Pierre MAUREL, OBION, Natacha SICAUD sortent de leur bulle

- CEZARD laisse Arthur le fantôme orphelin

En prime, l'album de l'année est Bazooka Production.

Le concept "d'album de l'année" apparaît avec Zig et Puce à New York, en 1930. L'occasion pour les auteurs de mettre en avant un titre phare, et surtout un bel espace offert à différents auteurs invités (Emmanuel MOYNOT, Christian CAILLEAUX, Jimmy BEAULIEU, Marion MONTAIGNE, Natacha SICAUD, Catherine MEURISSE...) de revisiter les couvertures de grands classiques.

Une bonne occasion pour nous, lecteurs et collectionneurs, de joueur à "mais qui à refait cette couverture ?" ou de s'interroger sur la présence ou l'absence de chaque titre sur nos étagères.

Côté auteurs, justement, difficile de savoir qui d'Hervé BOURHIS ou de TERREUR GRAPHIQUE a fait quoi : certes, BOURHIS a déjà signé d'autres Petits livres (successivement du Rock, des Beatles et de la Cinquième République) mais sa contribution n'est sans doute pas qu'historique. Quant à TERREUR GRAPHIQUE, il semble jouer au caméléon graphique avec un brio lui permettant de passer de la ligne la plus claire à la ligne la plus sale avec aisance. Un trait nourri à toutes les sources.

Le pinailleur que je suis ne pouvait laisser passer deux ou trois erreurs (faire commencer le 20è siècle en... 1900 !! ou orthographier "Cthulhu" autrement que comme ceci, Gemma Bovery redevenue Bovary...) mais difficile de ne pas apprécier l'exploit que constitue ce Petit livre. Les anecdotes y abondent mais bon nombre d'auteurs mineurs ou de faits oubliés sont remis en lumière et permettent de dessiner une Histoire un peu moins lacunaire de ce 9ème Art qui nous tient tant à coeur.

La lecture d'une traite en est fortement déconseillée sous peine d'overdose d'informations et de styles, mais un picorage régulier semble salutaire pour entretenir sa science du genre et l'élargissement de ses horizons graphiques et scénaristiques.

A vous d'y plonger.

Champimages à travers les âges.

Le Petit livre de la bande dessinée*
Le Petit livre de la bande dessinée*
Le Petit livre de la bande dessinée*
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:38
Le Braconnier de Dieu

"A mon avis, le Dieu de tes parents, c'est le Dieu Tout-Puissant, celui qu'on a inventé pour foutre la trouille aux gens ,une espèce d'adjudant du ciel, une sorte de flic qui ne veut pas qu'on fasse l'amour avec plaisir, et qui flanque du remords même dans le pinard. Mon Dieu à moi, à toi aussi, c'est un brave type qui a crée le monde mais qui a été dépassé par les événements. Un Dieu sans défense, et qui peut plus rien contre la guerre, la maladie, la mort et les méchants."

René FALLET, Le Braconnier de Dieu

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 14:50

Erwin BLUMENFELD, Autoportrait, 1945.

Son meilleur profil
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